L’Enfant Soleil – L’instant présent

L’Enfant Soleil est une association charentaise qui a vu le jour en janvier 1997 sur la commune de Mornac à l’initiative de Madame Bellet-Bonneau. Au fil de toutes ces années, l’association n’a cessé de grandir et d’apporter son aide aux familles charentaises qui ont des enfants en situation de handicap. Depuis 2008, l’association est installée dans les anciens locaux de l’école maternelle George Brassens sur Angoulême. Nos missions sont d’apporter une réponse de proximité et des services adaptés qui permettent aux familles et aux aidants de pouvoir bénéficier de moment de répit mais aussi de donner la possibilité à certains de reprendre une activité professionnelle. Nous souhaitons ainsi rompre l’isolement des familles et être un lieu ressource pour celles-ci. Depuis 2010, nous avons créé un accueil de loisirs pour enfants et jeunes adultes en situation de handicap mental, moteur et ou sensoriel.

L’année 2017 est une année importante pour notre association car elle fête ses 20 ans d’existence.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’instant présent

Association Enfant Soleil -1Afin de sensibiliser au handicap et faire connaitre notre association, nous avons confié à trois jeunes étudiantes du lycée Roc Fleury un projet tutoré afin de réaliser une exposition photo de L’Enfant Soleil. Alexandra, Marc, Christian et David, photographes à l’atelier focale 16 se sont vus confier la mission d’immortaliser ses moments de jeux, d’échanges, de complicités et parfois de tendresse qui résume notre quotidien.

Michel Lamothe – Prix St Benoit – La main… des mains pour dire

Michel Lamothe habite dans la Vienne et pratique la photo amateur depuis quarante ans, longtemps en argentique, puis numérique. Pas de sujet préféré, mais des photos liées aux émotions.

michel.lamothe@free.fr

Michel Lamothe a reçu le 2e prix du Grand Prix d’Auteur festival photographique de Saint-Benoit 2015

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La main… des mains pour dire

La rencontre avec les personnes sourdes aveugles au début des années 70 m’engagera dans la vie professionnelle, et bien plus ! La communication par le corps, le toucher est très riche et peut tellement dire. Elle fait de vous un être de parole singulier.

La main...des mains pour le dire -1 La main...des mains pour le dire -2 La main...desmains pour le direImaginez-vous sourd et aveugle : vous tendriez les mains pour toucher, pour découvrir l’environnement et rencontrer les autres. Né sourd et devenu aveugle vous possédez généralement la langue des signes, né aveugle et devenu sourd vous possédez peut-être le braille et la parole.
Né sourd et aveugle vous chercherez la rencontre, auprès de vos parents ou de vos éducateurs, pour être et pour être avec l’autre. Vous tendrez les mains et découvrirez laborieusement la communication, quelques signes qui vous invite à penser. Mais si cette possibilité est trop tardive ou si elle ne fait pas sens, si vous avez attendu en vain la main de l’autre, si vous n’êtes pas encore, être de parole, la main sera toujours là, l’instrument pour apprivoiser l’autre, l’espace.
Ces quelques photos sont extraites d’une plus grande série réalisée, à leur demande, dans les institutions spécialisées de Poitiers et de Saint- Benoit (Vienne).
L’accueil bienveillant et la liberté de prise de vue m’ont permis d’être très près et avec. Je pense que cela se ressent sur les photos, et elles invitent donc comme le thème du festival Arc’Image à un regard, une rencontre humaniste.

 

Anne-Sophie Mauffré-Rochelet – C’est votre enfant ? Sur les chemins de l’handiparentalité

Anne-Sophie-MauffreAnne-Sophie Mauffré-Rochelet est née à Paris en 1972, étudie à l’école supérieure Estienne et développe ensuite à Prisma Presse pendant une dizaine d’années, ses compétences techniques comme chef de fabrication dans différents magazines. À l’aube de ses 30 ans, alors qu’une marée noire menace les îles Galapagos, Anne-Sophie boucle son sac et part faire un tour du monde en solitaire, voyage qui change sa vie.  Suivre son instinct, rencontrer, voir, témoigner… Dès son retour en France, se libérer du temps pour se nourrir de belles rencontres de hasard devient une douce évidence. Le métier de photographe s’impose alors à elle. Régine David, sa voisine et grand-mère adoptive, artiste peintre parisienne et atteinte de troubles de la mémoire, devient son premier reportage intimiste, d’où est tiré un livre, «Souvent, Régine oublie», témoignage visuel et sonore qui lui permet par la suite de trouver ses premières missions photographiques en économie sociale et solidaire, notamment avec des premières commandes institutionnelles évoquant les carrières médico sociales, le maintien à domicile, le handicap moteur et sensoriel.

La vocation profonde d’Anne-Sophie est celle de raconter des jolies histoires, simples et vraies. Son éthique n’est pas de faire du spectaculaire mais de rendre compte de la vie quotidienne des hommes. Depuis un reportage réalisé sur Thich Nhat Hanh et la communauté bouddhiste du Village des Pruniers à Thénac en Dordogne, puis une immersion 24h/24 parmi les résidents dans un EPHAD en Bourgogne avec une vieille chambre photographique datant du 19ème siècle, photographier devient pour elle un vrai temps de prière et de méditation. S’investir depuis 1 an dans le projet Handiparentalité à Bordeaux est une vraie source de joie pour elle. Anne-Sophie vit actuellement à Bergerac avec son mari et leurs deux petits garçons.Portrait Anne -Sophie Mauffré

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : C’est votre enfant ? Sur les chemins de l’handiparentalité

Sage femme vivant en fauteuil roulant, Béatrice Idiard Chamois crée à l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM), à Paris, la première consultation française d’obstétrique, dédiée aux femmes en situation de handicap moteur ou sensoriel. En écoutant une émission à la radio sur son parcours, je décide de la rencontrer sur son lieu de travail. Sa spontanéïté est telle qu’elle me met immédiatement en contact avec Florence Mejecase Neugebauer, maman d’un enfant, et présidente de l’association Handiparentalité en Aquitaine (33). Florence a elle aussi créé un lieu d’entraide spécifique pour les parents en situation de handicap moteur ou sensoriel au sein du Centre papillon, lieu associatif déjà existant sur Bordeaux pour les parents valides. Cette structure unique est composée de professionnels de la petite enfance, de la santé et de la justice. L’association met en outre à disposition le prêt de matériel de puériculture adapté ou adaptable.
Florence vit à 100 à l’heure dans son fauteuil roulant avec sa maladie des os de verre, elle donne des conférences, rencontre les partenaires, a toujours un mot gentil au téléphone pour 
aider les parents à surmonter leurs propres doutes et à s’affranchir davantage du regard des gens. Florence, épaulée par sa collègue puéricultrice, accompagne avec joie les parents à trouver des solutions très pratiques comme l’aménagement de leur environnement avec l’arrivée de bébé.

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L’idée du projet photographique se pose très naturellement entre femmes devenues mamans. Notre désir est de briser les idées préconçues sur le handicap et la parentalité. Je commence alors à me rendre régulièrement chez AdelineFlorenceAntinéaJessica et Valérie, des Mam’handis pétillantes et militantes ! Ce travail débuté depuis un an est dévoilé à Barrobjectif en commençant par la vie de Florence et aussi celle d’Adeline, une autre femme pleine d’énergie, professeure d’allemand et maman de deux enfants, dont une petite fille née au tout début du projet.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Anne-Sophie Mauffré : Souvent, Régine oublie

A.J Cassaigne – La part de l’obscur

A.Cassaigne-18 A.Cassaigne-l'obscur10Lors de la réalisation de cette démarche photographique, Josyane et Alain Cassaigne étaient photographes professionnels free-lance depuis quelques années. Ils ont collaboré sous une même signature à plusieurs revues et en se passionnaient pour des thématiques d’auteurs sur le long terme pour leurs propres ouvrages.
Ils ont à leur actif de nombreuses expositions noir et blanc et couleur, dans divers domaines tels que le voyage, le social et l’humain. Ils sont également les auteurs d’une dizaine de livres sur diverses thématiques dont les châteaux pour la plus récente. Curieux des rencontres pétries par le hasard et leurs errances, recherchant constamment cet attachement à la sensibilité humaine, à l’écriture de la lumière, ils fonctionnent par coups de coeur, voire défis, pour vivre l’intime interprétation de leurs émotions et de leur vécu.Auteur A.J.CASSAIGNE Habitants la région d’Argenton sur Creuse, ce travail issu de leur collaboration et présenté aujourd’hui est salué unanimement comme un travail inspiré, à la fois intime et impressionnant d’engagement. Josyane et Alain Cassaigne sont à présent séparés et travaillent indépendamment. Alain Cassaigne continu un travail d’auteur, toujours en photographie et sous le label artistique indépendant.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : La part de l’obscur

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Ce travail photographique en milieu psychiatrique n’est pas un reportage, ce n’est pas non plus une recherche thématique ou esthétisante… C’est une plongée en eau profonde, une plongée avec un appareil photo, un peu comme on voyage avec un vieil ami sans se préoccuper du retour. C’est un voyage au pays des peurs et des angoisses, un pays où l’autre est roi et ami… Cette démarche n’est qu’une recherche de la profondeur humaine dans ses aspects les plus complexes, un voyage au fil du temps où les hommes restent dans la quête d’eux-mêmes. Une errance dans un univers de gestes et de regards, dans un lieu où tout a un sens, même le plus anodin des murmures, et où, tout se vivant, rien n’a besoin d’être expliqué… La douleur d’être soi ne se raconte pas. Les photographies présentées sont autant de miroirs où la dignité et la souffrance se mêlent.
Regards, portraits serrés, émotions vivantes dans un constant mélange de lumière : mosaïque du soleil de la vie et de son incoercible « Part de l’Obscur ».

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Il y a des visages, des figures, des visages défigurés, des figures dévisagées. Des mains qui vibrent pour un langage qui ne vient plus. Il y a des douleurs et des cris de joie, des regards qui fuient l’angoisse et des pieds qui, au fil d’un couloir monotone, recomptent l’addition misérable de leurs pas inutiles. C’est avant tout une rencontre, un hymne à la différence et un lieu où dérivent les hommes dans l’indifférence d’une société. Un retour initiatique dans les limbes où enfantent des mondes extraordinaires et torturés. Une errance dans un univers de gestes et de regards, dans un lieu où tout a un sens, même le plus anodin des murmures, et où, se télescopent tous les paradoxes…
Josyane et Alain Cassaigne ont su, avec le temps, se faire accepter. Devenir les amis, les confidents, avant même de réaliser la première photographie. A l’opposé de toute notion de rentabilité, de retour financier ou d’utilisation d’image, cette volonté (pour ne pas dire démarche) est le fruit d’une rencontre entre l’homme et lui-même, pour le goût de l’autre et de l’échange, avec toujours ce choix de ne pas rester dans une logique de reportage, ne pas travailler le fond et la forme, le contexte ou le social, n’être plus rien, si ce n’est l’outil d’un transfert thérapeutique en attention flottante.

Jean-Luc Gelin – Les ébouillantés

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Né en 1961 dans la région de Poitiers, je découvre l’appareil photographique dès mon plus jeune âge et me prend rapidement de passion pour cet outil qui m’offre un nouveau regard sur le monde.
Apprenant la photographie en autodidacte, j’effectue une première série de travaux personnels avant d’intégrer, pour quelques mois, la presse locale.

Mais mon « désir de liberté », dans mon travail artistique comme dans ma vie, me pousse finalement à pratiquer le reportage de façon indépendante. La photographie de voyage devient dès lors mon thème favori, pour les possibilités d’introspection et d’ouverture sur le monde qu’elle m’offre.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les ébouillantés

Les ébouillantés est un témoignage du traitement des maladies mentales par les sociétés africaines, fortement imprégné du poids des croyances traditionnelles.

A son arrivée dans le village de Tchalo, au Togo, le malade a le crâne rasé, est entravé et parfois même, pour les djinns les plus virulents, ligoté. Aux abords de ce village fait de huttes, de paille et de terre, des centaines de marmites, dispersées dans les clairières d’une grande forêt de teck, chauffent sous un feu constant activé par des hommes et des enfants. Le rituel est toujours le même : deux fois par jour, au lever et au coucher du soleil, les possédés, seuls ou accompagnés, regagnent les clairières. Les décoctions sont alors à ébullition et les feux crépitent sous les chaudrons.

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Pour la plupart entravés, ils avancent lentement, mais tous sont conscients que le combat quotidien avec leur démon intérieur est proche. Arrivé à son emplacement, chacun en silence se dénude, se lave, se savonne et se rince abondamment. Une toilette corporelle cruciale, qui prépare le patient à la lutte contre son djinn. Leur combat est à l’eau bouillante : ils puisent dans leurs marmites des calebasses d’eau fumante pour s’en asperger de la tête aux pieds dans le but de rendre l’habitat de leur démon si inconfortable qu’il n’aura d’autre choix que de le quitter. A l’issu de cette séance rituelle, les malades regagnent le village, où visages et corps ébouillantés sont alors soignés.»

Joana Choumali – De l’ombre à la lumière

Née en 1974 à Abidjan Côte d’Ivoire, Joana Choumali est une photographe free-lance ivoirienne basée à Abidjan.

Elle a étudié les Arts graphiques à Casablanca (Ecole Art’Com) et a travaillé en tant que Directrice Artistique pour l’agence McCann-Erickson avant d’entamer sa carrière de photographe free-lance.

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Expositions

Octobre 2000 : Goethe Institute Abidjan, festival bi-annuel « les Rencontres du Sud », série plastique « Birth », 1999.

Septembre 2011: « Bicici, Amie des Arts » Abidjan, série documentaire ‘Ces Invisibles’.

Octobre 2011: “Petite revue de l’art moderne et contemporain de Côte d’Ivoire ” exposition d’art contemporain, Galerie Rotonde des Arts, série documentaire ‘Ces Invisibles’.

Dec 2011– Jan 2012 : Eureka Galerie , Abidjan exposition série plastique « Nappy ».

Mai 2012 : Ecole internationale Jules Verne, série documentaire « Instants de vie » , Abidjan.

Juin 2012 : « OFA 2012 Olympics of Arts » Jeux Olympiques de Londres, série plastique « Nappy » Londres.

Septembre 2012 : « Bicici, Amie des Arts » Abidjan, série plastique ‘Akan’ ,

Novembre 2012 : Projection « On the Roof « , Cinémathèque du musée National de Bamako . Biennale africaine de la photographie, 9ème édition. Bamako série documentaire ‘Ces Invisibles’.

Mai 2013 : Mois de la Photographie. » l’Emoi photographique » Espace Franquin Série plastique « Nappy », Angoulême.

Octobre / Décembre 2013 : Siège ASCOMA, Abidjan exposition série plastique “émotions à nu”.

Avril 2014: Mois de la Photographie. » l’Emoi photographique » Série plastique « Hââbré*, la dernière génération »(* écriture/scarification en langue Kô), Angoulême.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : De l’ombre à la lumière

Cette série est le fruit d’un travail effectué pendant 2 ans .Tous issus d’un milieu social modeste, ces jeunes font l’objet de discrimination, d’un rejet de leur entourage… souvent contraints d’arrêter leurs études et de voir se « débrouiller » lorsqu’ils deviennent non voyants, ils se retrouvent socialement isolés, assistés..L’association et la formation d’une troupe leur permet d’apprendre un métier, avoir un but dans la vie, de créer une autre famille, et d’avoir une lueur d’espoir pour l’avenir.

Je me suis rendue sur les lieux de formation deux fois par semaine, à Yopougon dans un quartier populaire d’Abidjan. Ce travail documentaire s’articule autour des répétitions de danses traditionnelles, d’ expression corporelle, théâtre, chants…du quotidien, pour témoigner des efforts sans cesse fournis par ces jeunes hommes et jeunes filles qui souhaitent devenir autonomes et se réinsérer dans la société. Les côtoyer a été une belle leçon de vie..j’ai été témoin de moments d’émotion, de partage, d’entraide, de joies et de peines, de déceptions et de progrès.. mais une chose est constante : leur désir de se battre contre les préjugés, et apprendre pour s’en sortir. 

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Passer de l’ombre à la lumière et changer son destin…

OES’42:16 est une ONG artistique et culturelle, interconfessionnelle, apolitique et à but non lucratif dont la mission est la réinsertion, la réhabilitation et la promotion des personnes handicapées visuelles par les arts, l’action culturelle, la pratique du sport et les actions communautaires, l’évangélisation par les arts de la scène et la promotion du gospel.

Dans le cadre de ses activités, l’ONG OES’42:16 a entrepris depuis 5 ans des événements socioculturels et artistiques pour promouvoir et sensibiliser la population, sur l’importance de l’intégration des personnes en situation d’handicap visuel dans le tissu social et ainsi que des ateliers de formations artistiques(danses traditionnelles, expression corporelle, théâtre, chants)

le but de cette ONG est de restaurer spirituellement la personne handicapée visuelle, rendre accessible la pratique des arts de la scène, de l’expression corporelle et du sport aux personnes handicapées visuelles, assurer la formation et le renforcement des capacités et l’appui à la professionnalisation dans le domaine artistique et culturel et réaliser des activités socio-éducatives et culturelles avec des personnes handicapées visuelles et des personnes valides afin de favoriser leur intégration et leur ouverture aux autres. Elle manque cruellement de soutien et de moyens de développement de son activité. L’ONG et les jeunes vivent grâces à des dons (trop rares), et souhaite vivement trouver un moyen d’étendre ses activités avec un réel soutien financier.

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« Faute d’être en mesure de fonder par magie un état du monde tel qu’on le souhaite, il convient de sauver ce qui reste d’un monde souhaitable »

Antoine de St Exupery

Claudette Le Moël – Nous aussi, nous entrons dans la Ronde…

Moitié Charentaise, moitié Bretonne, je revendique mes racines et mon identité Bretonne, aujourd’hui plus qu’hier puisque je vis maintenant sur les « 2 Terres »…

Depuis de nombreuses années je fais de la photo en amateur.
Mon  « Maitre » était Robert DOISNEAU. Nous avions beaucoup de points communs et entre autre la date de naissance sauf bien entendu l’année…
Après avoir été une inconditionnelle du noir et blanc et de la diapo pendant des années, c’est en 2004 que je me suis mise à la photo couleur notamment en ce qui concerne la photo de spectacles.
Depuis je n’arrête plus… dès que l’on aperçoit du bleu on devine qui est celle qui se cache derrière l’appareil photo… On me voit déambuler dans de nombreuses salles de spectacles, dans les festivals du département et en Bretagne. Toujours présente dans les rues où se fait l’actualité, les actions sociales et les grandes causes humaines.
C’est par souci financier que depuis 2008 seulement je me suis mise au numérique tout en gardant mes différents boîtiers pour faire encore de l’argentique au gré de mes envies.
Je fais partie de l’équipe des photographes du Festival Musiques Métisses à Angoulême, des Sarabandes à Rouillac et de l’Imprévu à Montemboeuf. Je réalise aussi pour la commune de Champniers des reportages photos lorsqu’elle organise différentes manifestations.
J’ai exposé des photos de spectacles dans différents lieux du Département.

Bénévole à Barrobjectif depuis plusieurs années et secrétaire de la nouvelle association Barrophoto, j’ai voulu, pour ce Festival qui tient une grande place pour moi, pour cette 3ème exposition parler de la culture qui a aussi tenu une part importante dans ma vie professionnelle.

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 Exposition Barrobjectif 2012 : La route 66 Mystique

 

Exposition Barrobjectif 2014 : « Nous aussi, entrons dans la Ronde… »

Ces différentes  photos ont été prises depuis 2008 au Festival de l’IMPREVU à Montemboeuf jusqu’en 2013. Ce festival constitue l’une des rares manifestations qui sans distinction mêle dans sa programmation artistes handicapés ou non, professionnels ou non. Le week-end dernier le Festival de l’Imprévu a fêté ses 15 ans.

Cette expo je la dédie entre autre  au Président de l’Imprévu, Jean Claude LANN,  c’était aussi un Breton, qui nous a quitté en mars pour son dernier voyage et pour qui :

La philosophie du Festival est restée la même depuis le début « la Culture pour Tous » .

Ainsi l’Utopie demeure et nous guide irrésistiblement vers un Autre Univers où la dimension humaine reste présente et prioritaire. Le festival crée des situations offre des opportunités dans lesquelles chacun peut aller à la rencontre de sa « propre » singularité. Ainsi nous bousculons bon nombre d’idées reçues.

A travers ces images, où ces Femmes et ces Hommes qui viennent des IME et des EASAT, de la Charente, de la Région  et  d’autres Départements de France, sont acteurs ou spectateurs mais participent à cette Ronde, à travers la Musique,  le Chant, la Danse, le Théâtre, et donnent cette joie de vivre. Ces artistes singuliers nous invitent à vivre des moments uniques de grandes émotions. Cependant pas de sensiblerie, pas de voyeurisme, nous sommes tous dans le même bateau…

Depuis des années  des liens se sont tissés entre eux et moi, et par ces quelques photos je déclare : L’utopie demeure et la Culture est bien un DROIT pour tous…

Non, tout n’est point si triste pour l’Humanité
Comme dit Pierrot que du bonheur en somme…

«…  La belle que voilà la laiss’rons nous danser
Entrer dans la danse, voyez comme on danse,
Sautez, dansez embrassez qui vous voudrez… »

(Ronde enfantine 15ème siècle)

Festival de l'Imprévu Claudette Le Moël

Festival de l’Imprévu Claudette Le Moël

Festival de l'Imprévu © Claudette Le Moël

Festival de l’Imprévu © Claudette Le Moël

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Festival de l’Imprévu © Claudette Le Moël

Francis Selier – Bulles é’Merveilles

Francis Selier, la cinquantaine et père de trois enfants.
Mon métier n’est pas de copier ce que je vois, mais de faire ressortir toute la charge émotionnelle d’un instant.

Francis Selier Photographe d’instants précieux.

Mon seul sujet est l’être humain dans toutes ses différences. Chaque rendez-vous est une rencontre, une expérience extraordinaire. Lors des prises de vues, vous avez la liberté totale d’être et de faire. J’ai le choix de l’instant. L’alchimie qui en résulte est révélatrice de vos sentiments et est pour moi l’unique beauté de l’être.
Mon style est très marqué par l’attitude naturelle des personnes avec une touche d’originalité. La retouche numérique est quasi inexistante. Le noir et blanc est mon compagnon de route, pour son coté graphique et contemporain. J’aime ses valeurs de beauté, sa simplicité et sa façon de valoriser l’humain. Je partage l’idée qu’il contient l’essentielle ou simplement l’âme du sujet.
Mon travail personnel est toujours centré sur le même sujet. J’ai suivi des journées entre amis lors de la cuisine traditionnelle du cochon. J’ai eu la chance d’immortaliser des pièces de théâtre ou des spectacles de rues. Mais l’émotion la plus forte a été de partagé avec deux couples, le moment le plus intime mais aussi le plus émouvant de leur existence, à savoir la naissance d’un de leurs enfants. Je travaille actuellement avec des enfants qui ont un handicap. Ils ont ce petit plus ou ce petit moins qui fond deux des êtres extraordinaires.

 

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Mes jouets sont la lumière, les rires et la bonne humeur mais aussi la tendresse, le désir, la passion. Mon compagnon de toujours : le Noir et Blanc.

Prix

– 2012 – Fiof awards Nikon 2 Argent et 2 Bronze en portrait
– 2012 – Eté des portraits awards Bronze en portrait
– 2012 – Médailles de la Photographie Professionnelle Française Bronze en mariage
– 2011 – Maître Artisan Photographe
– 2010 – FEP : awards Argent Photographe européenne professionnel en mariage
– 2010 – FEP : awards Argent Photographe européenne professionnel en reportage
– 2009 – Objectif d’or trophée Noir et Blanc
– 2008 – 1er prix concours National Fuji : émotions dans le mariage<
– 2007 – FEP Qualified European Photographer option Portrait
– 2005 – GNPP Portraitiste de France Excellence
– 2003 – GNPP Portraitiste de France
– 2001 – GNPP Portraitiste de France
– 1999 – GNPP Portraitiste de France

Expositions

– Exposition Angoulême : Lumière sur la vie
– Exposition Angoulême : Un autre regard sur le handicap
– Exposition à Paris maison des photographes : Portrait
– Exposition à « l’Eté des portraits » photo de naissance
– Exposition à Cognac portraits en Noir et Blanc 
– Exposition BarrObjectif  (2 fois)

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Bulles é’Merveilles

Que dire de cette expérience ? Qu’elle m’a grandement enrichi. J’ai été agréablement surpris de voir autant de présence dans ce lieu. Je n’imaginais pas pouvoir échanger des regards ou des mots. Je ne voulais pas être celui qui vient, qui prend et qui part. J’ai sans doute appris que dans chaque regard, il y a la vie.

Pourquoi ce titre ? Une bulle est un objet symbolique. Elle peut être à la fois un jeu et un conte merveilleux. Un monde qui isole mais protège et rassure comme le ventre d’une mère.

Ce qui m’a le plus marqué ? La joie déclenchée à chaque réussite est un point d’exaltation. Aller jusqu’au bout d’un projet provoque un bien-être. L’accumulation de bonheur est synonyme d’avancement, d’évolution, d’identité, voire de ….liberté ! Celle-ci est basée sur l’instant présent et ignore l’avenir. Le rire est un atout majeur de l’évolution humaine. C’est sans doute, avec la parole, le moyen le plus important dans la communication avec autrui.  La parole et les gestes ont parfois manqué. Mais c’est dans les regards que naissent les expressions et parlent les sentiments. Bref, après avoir remercié toute l’équipe de « L’enfant Soleil » ainsi que les stagiaires de l’école de l’IUT  de Sillac, je finirai par dire que je suis sous un charme indéfinissable de ces regards et j’espère qu’il en sera de même pour vous.

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Anne-Sophie Mauffré – Souvent, Régine oublie

AsMauffréElle étudie à l’École Supérieure Estienne et développe ensuite à Prisma Presse ses compétences techniques comme chef de fabrication dans différents magazines. À l’aube de ses 30 ans, elle largue tout du jour au lendemain pour un tour du monde en solitaire qui change sa vie.

Suivre son instinct, rencontrer, voir, témoigner… se libérer du temps pour se nourrir de belles rencontres de hasard devient alors sa priorité ! À son retour de voyage, le métier de photographe s’impose à elle.

site de la photographe : www.transhumaines.com

livre : Souvent, Régine oublie, A.-S. Mauffré & Régine David, éditions Transhumaines, €23,50

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : « Souvent, Régine oublie »

Régine David, sa voisine et grand-mère adoptive à Paris XIVe, est le premier reportage d’Anne-Sophie Mauffré.

À l’aggravation des troubles de mémoire de son amie peintre en 2002, Anne-Sophie lui propose un projet informel sous forme de jeu, en nommant Régine rédactrice en chef du livre de sa vie d’artiste, pour rester en lien avec elle, stimuler la mémoire sélective, partir à la recherche de Léonard, l’homme qu’elle a tant aimé… Elles partent aussi régulièrement faire le tour du monde à Paris, en se déguisant en touristes étrangères et en dormant à l’hôtel au coin de la rue. Un prix attribué lors d’un concours radiophonique, organisé sur France Inter par Sandrine Mercier les encourage à partager avec le grand public ce témoignage émouvant, drôle et pétillant. Un livre paraît qui reçoit le coup de cœur des libraires.

« Je voulais changer le regard sur la démence, explique la photographe. On ne renvoie à ces gens que l’image de ce qu’ils sont devenus alors qu’ils ont tant été ! »

La maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés n’ont pas entamé le mordant de la vieille dame, et encore moins sa joie de vivre ! Régine, 103 ans aujourd’hui, est une femme splendide, aimante, vivante et libre ; elle soigne sa maladie au jaune d’œuf et au cognac. Cinq auxiliaires de vie se relaient pour que Régine finisse tranquillement sa vie chez elle, dans l’appartement où elle est née il y a plus d’un siècle.

Un magnifique message d’espoir pour tous les proches de ceux qui, un jour, oublient…

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Jane Evelyn Atwood-HAITI – Mines anti-personnels – Femmes en prison

Jane Evelyn Atwood est née à New York et vit en France depuis 1971. Son oeuvre traduit la profonde intimité qu’elle entretient avec ses sujets sur de longues périodes. Fascinée par les gens et par la notion d’exclusion, elle a réussi à pénétrer des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer.

Elle est l’auteur de dix livres, dont Nächtlicher Alltag (Mahnert-Lueg, 1981), consacré aux prostituées de Paris ; Legionnaires (Hologramme, 1986) ; Extérieur Nuit, sur les aveugles (Actes Sud, Photo Poche Société, 1998) ; Trop de Peines, femmes en prison (Albin Michel) et Too Much Time, Women in Prison (Phaidon, 2000), résultat de 10 années de travail qui reste, jusqu’à aujourd’hui, la référence photographique déterminante sur l’incarcération féminine ; ainsi que Sentinelles de l’ombre (Seuil, 2004), l’aboutissement d’un travail de quatre ans au Cambodge, au Mozambique, en Angola, au Kosovo et en Afghanistan, sur les ravages de mines antipersonnel.

A Contre Coups (avec Annette Lucas),quinze portraits de femmes françaises confrontées à la violence, est publié en 2006 (Xavier Barral). En 2008 est publié Haïti, le résultat de trois années de travail (Actes Sud), ainsi que Badate, une histoire intime sur la phénomène des femmes d’Ukraine qui s’occupent des personnes âgées en Italie (Silvana Editoriale, Milan). En 2010, elle entre dans la prestigieuse série Photo Poche monographie avec Jane Evelyn Atwood #125 (Actes Sud). En 2011, son tout premier travail sur la prostitution est re-édité chez Xavier Barral dans Rue Des Lombards.

L’oeuvre de Jane Evelyn Atwood a été récompensée par des prix internationaux les plus prestigieux, dont : le premier bourse décernée par la Fondation W. Eugene Smith en 1980; un Prix de la Fondation du World Press Photo d’Amsterdam en 1987 ; en 1990, le Grand Prix Paris Match du Photojournalisme ainsi que le Grand Prix du Portfolio de la Société Civile des Auteurs Multimédia (SCAM) ; le Prix Oskar Barnack/Leica Camera en 1997 ; et un Prix Alfred Eisenstaedt en 1998. En 2005, elle s’est vue décerner le Charles Flint Kellogg Award in Arts and Letters de Bard College, U.S.A.

Jane Evelyn Atwood a exposé internationalement et en 2011, La Maison Européenne de la Photographie à Paris présente plus de 200 de ses images dans une première rétrospective, Jane Evelyn Atwood : 1975 – 2011.

Son site : http://www.janeevelynatwood.com/ 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2012 : HaitiI – Mines anti personnels – Femmes en prison

HAITI

J’ai photographié Haiti entre 2005 – 2008.

Dans les années 2000, la violence a monté d’un cran en Haïti, avec les prises d’otages incluant des journalistes, dont deux ont été sauvagement torturés et tués. Dans ce climat d’insécurité et de terreur, j’ai voulu me concentrer sur la vie quotidienne de la population vivant sur l’île.  La presse se focalisait sur Port au Prince et Cité  Soleil – j’allais partout ailleurs.

Ces photos ont été prises aux Gonaïves, à Jérémie, Port-de-Paix, Anse Rouge, Fatima la Coupe, La Pointe, Anse – à – Foleur, Sainte – Anne, Chansolme, Saint-Louis – du – Nord, Sources Chaudes,  et Bassin Bleu.

J’ai effectuée un dernier voyage six semaines après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a détruit Port-au-Prince, faisant plus de 230.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 millions de sans-abris.

MINES ANTI PERSONNELS

« Au cours des vingt dernières années, plus de trois cent soixante types de mines antipersonnel ont été développés. Une fois en place, ces armes restent en sommeil, jusqu’à ce qu’elle explosent, par simple contact, ou sous la pression d’un poids. Les modèles les plus récents sont en plastique, afin d’échapper aux détecteurs de métaux dont se servent les démineurs. Ces mines sont souvent de couleurs vives et attirent les enfants, qui les ramassent. Elles ne visent pas des victimes précises mais elles mutilent sans discrimination. En 2002, plus du 85 % du nombre total de victimes de mines antipersonnel étaient des civils, parmi lesquels de nombreux enfants. Les mines antipersonnel sont conçues pour estropier, non pour tuer. Ceux qui réchappent à ces accidents sont amputés. Les répercussions psychologiques des accidents causés par les mines s’avèrent aussi traumatisantes que leurs effets physiques.

Après une commande pour Handicap International au Cambodge en 2000,  j’ai  voyagé pour moi-même dans quatre autres pays particulièrement dévastés par des mines-antipersonnels. Ce travail m’a conduite au cœur de pays ravagés par des décennies de guerre, de pays infestés de mines par des puissances extérieures, puis de nouveau minés par leur propre population durant des guerres civiles sans merci.

Cambodge, Mozambique, Kosovo, Angola, Afghanistan – ces pays ont été saignés à blanc jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les gens, des êtres humains extraordinaires qui, envers et contre tout, ont réussi à survivre – sans jambes, sans bras, aveugles, les chairs déchiquetées, avec ou sans prothèse, leurs enfants cassés et mutilés pour toujours. »

FEMMES EN PRISON

J’ai commencé à photographier les femmes incarcerées en 1989.

Pendant dix ans,  je me suis concentrée sur les criminelles de droits commun dans quarante prisons – maisons d’arrêts, centres de détention et pénitentiaires  – dans neuf pays en Europe, Europe de l’Est et les Etas-Unis jusque dans des couloirs de la mort. Au départ, la curiosité était mon principal motif. La surprise, le choc et la stupeur ont pris le relais. La rage m’a portée jusqu’au bout.

Dés le début, j’ai été frappée par l’immense manque affectif des prisonnières. Elles avaient été écrasées non seulement par l’ignorance, la pauvrèté et une vie de famille éclatée, qui sont le lot commun de presque tous les détenus,  mais aussi par des années – quand ce n’est pas une vie entière – d’abus physiques et sexuels exercés sur elles par les hommes. Souvent, ces même femmes purgeaient une peine pour des actes qu’un homme avait commis, ou pour des actes qu’elles n’auraient jamais commis toute seule.

Trop souvent,  la politique mise en oeuvre dans les prisons de femmes consiste à humilier plutôt qu’à réhabiliter. Des femmes qui étaient brisées dehors continuent, en prison, à être traitées comme des citoyennes de seconde zone.

Une large pourcentage des femmes incarcérées le sont pour des délits non violents.  Est-ce vraiment nécessaire de les mettre en prison?  Une fois incarcérées, elles ont moins de chances de s’en sortir que les hommes, les programmes de formation et les possibilités de travail des femmes sont limités et débilitants.

Pour chaque femme qui a accepté de participer à ce travail, des centaines ont refusé : elles craignaient les représailles des gens à l’éxterieur, ou des gardiens (nes) à l’intérieur, si elles disaient la vérité. Dans le monde entier, les administrateurs de prison prétendent protéger les détenues de l’exploitation ; en vérité, ils font tout leur possible pour les empêcher de s’exprimer sur la réalité de ce qu’elles vivent derrière les barreaux. La honte empêche certaines femmes de parler. Pour beaucoup d’autres, c’est la peur. Mais la grande majorité d’entre elles est tout simplement réduite au silence.