Hugo Aymar – Paris 19e

Hugo- AymarHugo AYMAR photojournaliste français, né en 1988, basé à Paris. Membre de l’agence HAYTHAM PICTURES. Mes travaux personnels s’inscrivent dans une photographie à tendance documentaire, qui accorde du temps aux sujets traités. Ces reportages au long cours placent l’humain au cœur de mon travail, avec une volonté constante de témoignage, que ce soit celui d’une culture, d’un bouleversement sociétal, économique, politique, ou plus simplement d’une époque.

Je travaille également régulièrement avec la presse française et internationale. Mes images sont publiées dans Le Monde, Libération, l’Humanité, La Croix, Le Figaro, Les Echos, Paris Match, L’Obs, Le Point, Pèlerin, Grazia, Causette, Les Néon, The Times, Der Spiegel, De Standaard Weekblad, Vice.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Paris 19e

Bienvenue dans le Nord-Est parisien. Loin des cartes postales de la capitale, des élégantes avenues haussmanniennes, des monuments et des dorures des beaux quartiers, les pavés du 19e résonnent au son d’un Paris populaire. Historiquement quartier ouvrier, la forte concentration de logements sociaux a conservé ce caractère populaire depuis les années 1950 et 1960.

Paris 19e

Le 19e est le quartier où se trouve la plus grande communauté musulmane de la capitale.

Les impressionnants grands ensembles de logements sociaux du nord-est parisien, tels que la Place des Fêtes ou des Orgues de Flandres, donnent à l’arrondissement une identité unique, un trait d’union entre la capitale et sa banlieue. Trait d’union aussi économique, le revenu moyen d’un habitant du 19e étant près de deux fois inférieur à celui de Paris. Le 19e arrondissement captive également par son multiculturalisme : dans l’un des plus importants quartiers juifs d’Europe, les Loubavitchs côtoient notamment la plus importante communauté musulmane de la capitale. L’arrondissement est aussi le poumon de Paris : avec le parc de la Villette et les Buttes-Chaumont, il comprend les deux plus grands parcs de la capitale.

Le 19e est aussi un arrondissement en pleine mutation. Aujourd’hui, avec des loyers relativement bas par rapport au reste de la capitale, il attire de nouvelles populations. Les jeunes ménages s’y installent et transforment peu à peu le quartier, provoquant une hausse des prix de l’immobilier. À terme, la présence de classes populaires au sein de la capitale parait remise en question.

Antoine Bergeal – Urban Archi

Antoine BergealAntoine BERGEAL, ado, je faisais déjà de la photo, en argentique dans le labo du club photo de mon lycée, et puis je m’en suis éloigné, manquant de temps et de contacts photo dans ma vie active. Puis est arrivée l’ère du numérique et de ses logiciels ! Je m’y suis mis, sans beaucoup d’aide et j’ai découvert la magie de la photographie numérique qui est rapidement redevenue un de mes loisirs favoris : de la chasse à l’image, jusqu’à son traitement, tout me passionne  !
De plus, j’ai eu la chance de voyager un peu, ce qui m’a donné la possibilité de lancer mes yeux dans des environnements surprenants, inspirants  !
La photo m’a toujours permis d’aborder différemment les choses et de partager ainsi mes regards sur les environnements.
Proposer mes photos pour être exposées est une grande première pour moi . On me l’a déjà proposé, au centre culturel d’ici, à la médiathèque de là-bas, dans le resto ou le bar, mais jusque là je n’ai jamais sauté le pas.
Je suis déjà venu deux fois aux expos du festival Barrobjectif et je m’étais toujours dit « pourquoi pas ». Cette année, je passe le pas, ne sachant bien entendu même pas si mon travail vous plaira…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Urban Archi

Grand amateur de photos de villes, j’aime toujours essayer de trouver des axes de prises de vue mettant en scène les immeubles, jouant sur les lignes, la perspective.

Architecture noir et balnc

Et l’architecture moderne en particulier se marie à merveille avec ce noir et blanc, permettant de jouer avec les lignes à des jeux de contraste permettant de mettre en scène également les matières de ces constructions, et de jouer avec le ciel, utilisant parfois des poses longues.

Laurent Blandin – Sri Lanka – La mer comme quotidien

Laurent BlandinLaurent BLANDIN est né en 1982 et vit à Nantes. C’est par hasard, la veille du départ d’un tour du monde qu’il décide de s’équiper d’un appareil photo. Là, c’est le déclic, sa passion naît et ne le quittera plus. Ancien graffeur, il retrouve une certaine adrénaline et le goût des compositions graphiques au travers de la photo. Irrésistiblement attiré par la rencontre en voyage et curieux de l’environnement qui l’entoure, son travail photographique s’oriente aujourd’hui autour de 2 axes majeurs : la découverte du monde et les faits de société. Autodidacte, son inspiration s’est nourrie de quelques photographes s’inscrivant dans la tradition du photojournalisme ou de la photographie humaniste.

L’humain dans sa singularité et sa propension à lutter est au cœur de ses projets personnels.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Sri Lanka – La mer comme quotidien

Le village de Nilaveli - côte Est du Sri Lanka

Focus sur des pêcheurs en voie d’extinction.

C’est un petit paradis sur terre. La nature est luxuriante et les nombreux animaux font partie du décor. Les plages sont d’un bleu transparent, la vie y est douce et tranquille, les villageois entretiennent sourire et bienveillance.
Cet endroit, c’est Nilaveli. Petite bourgade de pêcheurs nichée sur la côte Est du Sri Lanka à une quinzaine de kilomètres au nord de Trincomalee. La vie du village s’organise autour de la pêche, chacun y trouve sa place selon ses aptitudes. À 5 h 30, le soleil se lève et amène avec lui les pêcheurs, détendus et souriants, par petits groupes le long du rivage. Certains partiront en bateau pour la pêche au filet ou pour la « pêche au gros » à l’hameçon, d’autres tireront un long filet de plus de 500 mètres pour attraper les poissons plus près des côtes. Les jours coulent paisiblement dans ce village où le poisson est de loin la principale ressource.

Cependant Nilaveli, à l’image de nombreux villages de pêcheurs du pays, est confronté aux mêmes problématiques, la douceur de vivre n’est qu’apparence quand les gros poissons s’en mêlent.

Après 30 ans de guerre civile, les pêcheurs ont enfin pu reprendre la mer avec l’espoir de pouvoir à nouveau gagner leur vie ainsi. Depuis la défaite des rebelles tamouls en 2009 les restrictions sur la pêche ont peu à peu été levées sur l’une des zones les plus fertiles des océans de la planète et pourtant de nouveaux problèmes sont vite venus remplacer les anciens. Les grosses entreprises de pêche utilisent de la dynamite et d’autres pratiques interdites qui détruisent les fonds marins autant que les petits poissons et leurs œufs. Par conséquent, les réserves s’amenuisent considérablement. D’autre part, les infrastructures hôtelières tendent à se développer fortement dans cette partie de l’île jusqu’à présent épargnée par le tourisme de masse. Chaque nouvel hôtel restreint un peu plus l’espace de ces pêcheurs, souvent installés depuis des générations le long des plages, jusqu’au jour où il n’y aura malheureusement plus d’espace pour eux.

C’est ce quotidien que j’ai voulu figer avant que ces pêcheurs disparaissent.

Stéphane Brouchoud – Soldats inconnus…retrouvons la mémoire

Stephane Brouch

Stéphane BROUCHOUD
L’aventure commence dans le début des années 90, le jour ou j’ai emprunté et jamais rendu le konica TCX de mon père, en couleur au début, puis très vite, en noir et blanc.
Un peu frustré et mécontent de mes premiers résultats, je décide d’intégrer le photo club de Salaise-sur-Sanne, s’ensuit alors une intense activité photographique et une pratique assidue du labo. Dans les effluves acétiques, je découvre la difficulté de l’art du tirage. Quelques voyages plus loin, au bout de ces nuits noires et de ces rêves barytés, nous créons en 1998 avec 3 amis photographes, le collectif en marge qui nous permet de mettre au point de nombreux projets d’exposition. Le collectif existe toujours aujourd’hui et réalise des travaux d’illustration et d’exposition.
Dans les années 2000, ma pratique photographique évolue et devient plus locale, plus de proximité, elle permet ainsi de mettre au point plusieurs projets en relation avec le territoire qui m’entoure. Adepte du noir et blanc argentique, je mixe souvent les procédés analogique et numérique afin de mener à bien mes travaux.
Depuis 2011, je suis membre de l’association autochtone, structure grâce à laquelle j’ai pu mener à bien différents projets d’exposition, et qui me permet aujourd’hui de travailler sur plusieurs sujets, le fleuve Rhône et les « terres froides en Isère » notamment.
En activité salariée dans le privé, je suis un « photographe ouvrier » ou un « ouvrier photographe », et ma pratique photographique tend à révéler les émotions, et quand bien même cela n’arrive pas, je m’imagine sous l’ovule pâle du jour doué d’existence.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Soldats inconnus…retrouvons la mémoire

« Soldats inconnus… retrouvons la mémoire » est un projet photographique sur la Première Guerre mondiale. Porté par l’association Autochtones et conçu par le photographe Stéphane Brouchoud, ce travail de mémoire a été labellisé en mars 2016 par la mission centenaire sur la guerre 14-18 au niveau national.

Au début de l’année 2014, la première partie du projet m’a entrainé dans une quête photographique à la recherche de visages de soldats isérois morts pendant la Première Guerre mondiale. J’ai visité plus de 300 cimetières en Isère, et trouvé peu de traces existantes. Beaucoup de ces témoignages visuels sont aujourd’hui à peine visibles, car les traits des visages s’estompent et se confondent avec la couleur de fond du support. Parfois, la rouille trace des trainées couleur de sang le long du portrait, parfois la céramique a éclaté à la manière d’un impact de balle. Cent ans que cela dure, cent ans que les éléments s’acharnent sur le visage de nos aïeux : c’est l’ultime témoignage d’une génération qui s’évapore. Fini le temps des bombes, fini le temps des regrets, oubliée la blancheur des os, bienvenue dans l’inconnu. Mémoire soldats inconnus

La prise de vues des lieux de combat et de décès de ces hommes formait la deuxième partie du projet. Après de longues recherches, j’ai pu déterminer le plus précisément possible le lieu des paysages linceuls et parcourir l’ancien front, de Belgique en Alsace. J’ai traversé les champs de boue de Champagne, erré dans les mornes plaines de la Somme, marché dans les forêts de Verdun nourries du sang des soldats, à la recherche d’un indice m’indiquant le passage de ces hommes et j’ai peut-être mis mes pas dans leurs pas.

Nous sommes des « machines à oublier ». Le sujet s’est imposé à moi comme une évidence, il fallait témoigner pour préserver le souvenir. Tous ces regards sortis du passé nous interrogent sur notre rapport à la mémoire et notre faculté d’oubli. Rendre hommage à cette génération sacrifiée, conserver le souvenir de ces hommes en leur redonnant une identité visuelle, une réalité, tels sont les buts du projet. Chaque visage photographié est une tragédie dans la tragédie : des centaines de destins se sont liquéfiés dans la masse confuse de l’histoire. Aujourd’hui, je pense aux autres, à ceux d’Artois, des Vosges, de l’Aisne, de Champagne, à ceux que je n’ai pas pu photographier et dont les âmes errent en quête de gratitude.

Le 10 juin 2016, je suis de passage au cimetière d’Izeaux en Isère, pour refaire le portrait de Justin Marchand qui ne me plait pas. Je connais l’emplacement de sa tombe, je m’y rends directement et je trouve la place nette, débarrassée de la vieille croix en ferraille et du portrait qui y était accroché : des graviers blancs reflètent désormais l’écume des jours. Justin, tu n’es pas mort glorieusement, tu es mort à 26 ans de maladie pendant la guerre, pauvre piou-piou, pauvre vie insignifiante, « mort pour la France ». Le passant ne s’arrêtera plus devant ton portrait, bienvenue dans l’inconnu…

Pierre Faure – France périphérique

Portrait Pierre FaurePierre FAURE est né en 1972 et vit en France, il a étudié les sciences économiques. De 2012 à 2014 il aborde les thèmes de la grande précarité et de l’exclusion. Il passe une année sur un bidonville « Tziganes », en 2012 et deux années en centre d’hébergement d’urgence et centre d’hébergement et de réinsertion sociale « Les Gisants », 2013, « Le Bateau », 2014. Depuis 2015 il documente la montée de la pauvreté en France, en parcourant l’ensemble du pays.

Prix Roger Pic, 2016
Prix I shot it, 2017
Prix Albert Kahn, 2018
Prix Fidal, 2018

Association Camille LeapgePierre Faure à reçu le prix Camille Lepage en 2017.

L’association Camille Lepage – On est ensemble décerne depuis 2016 un prix aux photographes engagé(e)s dans un projet au long cours. Ce prix est remis durant le festival  » Visa pour l’image « .

EXPOSITION PARTENAIRE : France périphérique

Montée de la pauvreté en France, témoignage photographique.

Depuis 2015, je documente la montée de la pauvreté en France en privilégiant les zones rurales et péri-urbaines. Ce travail a pour but de rendre visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes.

Le titre « France Périphérique » est emprunté à l’ouvrage éponyme du géographe Christophe Guilluy qui aborde les problématiques politiques, sociales et culturelles de la France contemporaine par le prisme du territoire. Il s’intéresse à l’émergence d’une « France périphérique » qui s’étend des marges périurbaines les plus fragiles des grandes villes jusqu’aux espaces ruraux en passant par les petites villes et villes moyennes. Il souligne que désormais 60 % de la population — et les trois quarts des nouvelles classes populaires — vit dans cette « France périphérique », à l’écart des villes mondialisées.

La France compte 8,8 millions de pauvres (INSEE, 2016) et 2,3 millions de personnes vivent au mieux individuellement avec 672 euros par mois. Comble pour l’un des premiers producteurs agricoles mondiaux, pour manger, près de deux millions de personnes auraient eu recours à l’aide alimentaire en 2015 (Observatoire des inégalités).

Économiste de formation, je m’intéresse aux évolutions qui modifient la société française en profondeur, sur le long terme. La pauvreté a baissé à partir des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000 avant d’augmenter.

Depuis 2004, le nombre de personnes pauvres a progressé de 1,2 million (+ 30 %). Ce mouvement de hausse constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays. La dégradation économique enregistrée depuis 2008 pèse tout particulièrement sur les moins favorisés (source : L’Observatoire des inégalités).

Mon objectif est donc de réaliser un témoignage photographique de la hausse structurelle de la pauvreté dans l’hexagone.
Montée de la pauvreté en France

Au-delà des statistiques, le phénomène est peu visible. Pourquoi ? Les analyses de Pierre Bourdieu et Michel Legros peuvent nous éclairer. Selon le premier, l’invisibilité sociale est un effet de la domination. L’espace social est un espace clivé, divisé entre dominants et dominés. Dans la conception la plus large, l’invisibilité concerne tous ceux que les dominants estiment ne pas relever d’une vie normale et accomplie.
Pour Michel Legros (Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale), l’invisibilité peut constituer un mode de régulation de la pauvreté. Il s’agit alors de rendre les pauvres invisibles. Les politiques urbaines visent notamment à « nettoyer » l’espace public en évitant que les pauvres ne l’occupent trop massivement pour ne pas déranger le reste de la population. La rénovation urbaine a pu conduire à repousser les pauvres toujours plus loin en périphérie, et la politique de mixité sociale passe en réalité par l’expulsion plus ou moins directe et négociée de catégories que l’on ne souhaite plus voir dans les espaces rénovés. (ONPES).
Je souhaite que ce témoignage rende visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes. Que des visages se substituent aux statistiques afin d’apporter au public des éléments de sensibilisation et de compréhension.
Car le regard des Français sur les pauvres se fait plus dur. Selon une enquête du Crédoc (1) portant sur un échantillon représentatif de 2 000 personnes, effectuée de décembre 2013 à janvier 2014, et publiée le 12 septembre 2014, 37 % des Français pensent que les personnes qui vivent dans la pauvreté n’ont pas fait d’efforts pour s’en sortir alors qu’ils n’étaient que 25 % en 2009, au déclenchement de la crise.

(1) CREDOC : Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

Anthony Hamidovic – New Black in NYC

Anthony HamidovicAnthony HAMIDOVIC, je suis photographe autodidacte, né en 1976. Je voyage avec mon appareil photo dans les villes qui captent mon attention esthétique et émotionnelle (Paris, Lisbonne, New York, etc.).
Entre photos de rue ou clichés architecturaux, ses photographies se composent d’un minimum de détails temporels.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : New Black in NYC

NYC 21e siècle

 

 

Série photographique qui nous plonge en apnée dans les rues new-yorkaises. Cette traversée en noir et blanc capte le mouvement d’une ville américaine atypique, bloquée entre le fleuve Hudson et l’océan.
Souvent caractérisée comme surdimensionnée et cosmopolite, NYC se découvre réfractaire à l’ordre établi pour devenir une ville sanctuaire en perpétuelle réinvention.

Camilo León-Quijano – Les Rugbywomen : plaquer les stéréotypes

Camilo LEON-QUIJANO est né Camilo León -Quijanoen 1991 à Bogotá (Colombie). Il est titulaire de deux Masters en sociologie et vit en France depuis 2012. Photographe autodidacte, il explore les liens entre photographie et recherche en sciences sociales au sein d’un doctorat en sociologie visuelle à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales depuis 2015. En 2017 il a été lauréat du Prix du Diaporama Sonore (Libération et Fisheye Magazine). Cette même année il a été sélectionné pour la Nikon-NOOR Academy à Paris et a reçu le Prix Robert Lemelson de la Society for Visual Anthropology (American Anthropological Association). En 2018, il a été lauréat (1st Prize) du Rachel Tanur Prize for Visual Sociology, finaliste du LUMIX Festival for Young Photojournalism et du Days Japan International Photojournalism Awards.

EXPOSITION BARROBJECTIF2018 : Les Rugbywomen – plaquer les stéréotypesSport féminin à Sarcelles

Sarcelles est une ville de banlieue située à 15 kilomètres au nord de Paris. Cette ville nouvelle est à présent une ville marquée par une forte stigmatisation socio-spatiale. La ville compte environ 60 000 habitants, une population jeune (presque 50 % a moins de 29 ans), un taux de chômage supérieur à 23 % et un revenu moyen de 16 891 € annuel. 35 % de la population est non diplômée et 50,7 % vit dans des HLM (INSEE, 2015). Le décompte de la population immigré-e-s est d’environ 18 000 individus, la plupart venue de l’Afrique du Nord, de l’Afrique Sub-saharienne et de la Turquie.

J’ai voulu explorer la ville sous l’angle du sport et de la jeunesse. De ce fait, en 2017 j’ai photographié le quotidien d’un groupe de jeunes joueuses de rugby inscrites à l’UNSS du Collège Chantereine de Sarcelles, l’un des centres éducatifs le plus stigmatisés de la ville. En photographiant leur quotidien, j’ai découvert la manière dont elles vivaient et interagissaient dans la ville.

En me plongeant dans leur vie personnelle et collective, j’ai appris l’importance de ce sport dans leur vie quotidienne : le rugby est un moyen de « plaquer » certains stéréotypes sociaux (filles de banlieue) mais aussi de genre (un « sport de garçons »).

Regarder la ville en chaussant les lunettes de ces jeunes joueuses a été l’occasion de photographier la banlieue autrement. Bien que des problématiques sociales persistent, le sport est un moyen de s’émanciper et de retrouver une dignité très souvent reniée par les institutions et les médias.
À la fin du projet et en vue mettre en valeur l’engagement sportif des jeunes rugbywomen du collège Chantereine, nous avons réalisé une exposition photographique «  éphémère » dans leur collège : 22 images en grand format ont été collées sur les murs de l’établissement pour mettre en valeur cette expérience.

Patrice Mariolan – Plumes

Patrice MoriolanPatrice MORIOLAN De l’horizon lointain à l’œilleton étroit, de l’émotion de l’instant à la maitrise du « clic« , la photo a changé mon regard sur la vie qui m’entoure et tout devient image. La lumière redessine à chaque instant le paysage, jamais à l’identique.
Elle rythme la vie animale, actrice de cet enchantement quotidien.

J’ai choisi le noir et blanc pour épurer l’image et conduire le regard à l’essentiel de l’attitude, du mouvement, de l’action.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Plumes

« Fascinants oiseaux ! Ils ressentent, expriment, réagissent, en êtres singuliers.

Jet de lumière dans la transparence des barbules déployées, virtuoses des turbulences, ils sont à chaque instant notre inaccessible rêve d’Icare.

Dans l’épure du noir et blanc et la poésie des mots, PLUMES rend hommage à cette élégante fragilité. »

Théo Synchro X – Un arrière goût de choux de Bruxelles

Portrait de Théo Synchro XThéo est né en 1971 à Soyaux (Charente), il vit et travaille à Angoulême. Photographe reporter indépendant depuis 1995, Théo couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse française et étrangère. Ses photographies sont régulièrement publiées dans de nombreux journaux (Paris Match, Figaro Magazine, Stern, New York Times, Elle, Télérama etc.). Des expositions ont été montées à partir de ces reportages comme « Bosnie, réapprendre à vivre », « Irak, le peuple des roseaux », « Enfants soldats », « 15 SAMU »…

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Un arrière goût de choux de Bruxelles

Making of du film « Le goût des choux de Bruxelles « de Michaël Terraz

Photos réalisées lors du tournage du film « Le goût des choux de Bruxelles »,Théo était le photographe de plateau.

Making of du film « Le goût des choux de Bruxelles »

Réalisateur : Michaël Terraz
Court métrage – 20 min
Casting : Jean-Luc Bideau, Joséphine Derenne, Pauline Lefèvre et Nicky Naudé

Prix de la Meilleur réalisation au Festival Paul Simon 2016
– Sélectionné au Neuchâtel International Fantastic Film Festival 2016 – Suisse
– Sélectionné au Festival du Film Merveilleux et Imaginaire 2016 – France
– Sélectionné au Tournez Court Festival International du court métrage de Saint-Etienne 2016 – France
– Sélectionné au Incorto Film Festival 2016 – Mexique
– Sélectionné au festival Un Court Tournable de Paris 2016 – France

 

 

Serge Simon – Birmanie secrète

Serge Simon photographe professionnel depuis 1976. J’ai travaillé pour la presse, l’édition et la publicité. Je suis également auteur de nombreux ouvrages, en collaboration avec Dominique Simon, mon épouse pour les textes. Pendant plus de 20 ans j’ai photographié la faune sauvage d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’Europe. Ensuite, les animaux de compagnie ont été le sujet principal de mon travail, suite à de nombreuses commandes.
En 2004, je m’oriente vers une photographie humaniste en noir et blanc et reste fidèle à l’argentique. (je développe mes films et fais mes tirages consacrés essentiellement aux expositions.)
Passionné par les peuples au mode de vie différent du nôtre, j’ai rencontré et photographié les Peuls et les Toubous au Sahel, les nomades mongols dans le désert de Gobi, les femmes Meena et les Raïkas au Rajasthan ; plus récemment les ethnies Padaung, Karen, Kayah et Chin en Birmanie.

Mes photos sont un témoignage modeste et respectueux de la vie quotidienne de ces   hommes. Je ne cherche pas l’image-choc qui provoque l’horreur ou la pitié ; au contraire, je recherche plutôt le sourire ou la tendresse qui évoque la sérénité, sinon le bonheur, dans l’art de vivre de ces peuples.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Birmanie secrète
(République du Myanmar)

Ce qui frappe le voyageur dans ce pays resté à l’écart des circuits touristiques pendant des décennies, c’est la gentillesse, le sourire et la sérénité des Birmans. Les 52 millions d’habitants se répartissent sur une surface de 676 000 km2, bordée par la Thailande et le Laos à l’est, la Chine au nord, l’Inde et le Bangladesh à l’ouest.
Les paysages sont très variés, de l’immense plaine du fleuve Irrawady où l’on cultive le riz aux chaînes de montagnes de l’est et de l’ouest, couvertes d’une forêt tropicale où l’on exploite le teck. Le pays est essentiellement agricole et l’artisanat très varié joue encore un rôle important.
La Birmanie offre une des plus grandes diversités ethniques au monde (plus de 130).

L’ethnie birmane est la plus importante avec 70 % de la population. Certaines ne sont représentées que par quelques milliers d’individus : les Padaung par exemple, bien connus pour les colliers en laiton que les femmes portent autour du cou ; leur région longtemps en conflit avec la junte birmane les a poussés à se réfugier en Thailande ; ils reviennent aujourd’hui dans leurs villages suite au cessez-le-feu d’octobre 2015 ; leur territoire est ouvert aux étrangers comme celui d’une minorité Chin isolée à la frontière du Bangladesh, où vivent encore les dernières femmes au visage tatoué d’une toile d’araignée.

La religion bouddhiste est omniprésente : 90 % de la population la pratique et plus de 500 000 moines la représentent. Le site de Bagan est le plus spectaculaire avec ses 2000 pagodes et stoupas. Pour tous les bouddhistes, les hauts lieux de pèlerinage sont la pagode Shwedagon à Yangon et le Rocher d ’Or.                                                   La Birmanie… un monde fascinant et unique.

Birmanie secrète-3

Serge Simon 2013 – Les Toubous du Sahara
Serge Simon 2014 – Pélérinage des hassidim à Lelow