Laurent Blandin – Sri Lanka – La mer comme quotidien

Laurent BlandinLaurent BLANDIN – FRANCE
Né en 1982 et vit à Nantes. C’est par hasard, la veille du départ d’un tour du monde qu’il décide de s’équiper d’un appareil photo. Là, c’est le déclic, sa passion naît et ne le quittera plus. Ancien graffeur, il retrouve une certaine adrénaline et le goût des compositions graphiques au travers de la photo. Irrésistiblement attiré par la rencontre en voyage et curieux de l’environnement qui l’entoure, son travail photographique s’oriente aujourd’hui autour de 2 axes majeurs : la découverte du monde et les faits de société. Autodidacte, son inspiration s’est nourrie de quelques photographes s’inscrivant dans la tradition du photojournalisme ou de la photographie humaniste.

L’humain dans sa singularité et sa propension à lutter est au cœur de ses projets personnels.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Sri Lanka – La mer comme quotidien

Le village de Nilaveli - côte Est du Sri Lanka

Focus sur des pêcheurs en voie d’extinction.

C’est un petit paradis sur terre. La nature est luxuriante et les nombreux animaux font partie du décor. Les plages sont d’un bleu transparent, la vie y est douce et tranquille, les villageois entretiennent sourire et bienveillance.
Cet endroit, c’est Nilaveli. Petite bourgade de pêcheurs nichée sur la côte Est du Sri Lanka à une quinzaine de kilomètres au nord de Trincomalee. La vie du village s’organise autour de la pêche, chacun y trouve sa place selon ses aptitudes. À 5 h 30, le soleil se lève et amène avec lui les pêcheurs, détendus et souriants, par petits groupes le long du rivage. Certains partiront en bateau pour la pêche au filet ou pour la « pêche au gros » à l’hameçon, d’autres tireront un long filet de plus de 500 mètres pour attraper les poissons plus près des côtes. Les jours coulent paisiblement dans ce village où le poisson est de loin la principale ressource.

Cependant Nilaveli, à l’image de nombreux villages de pêcheurs du pays, est confronté aux mêmes problématiques, la douceur de vivre n’est qu’apparence quand les gros poissons s’en mêlent.

Après 30 ans de guerre civile, les pêcheurs ont enfin pu reprendre la mer avec l’espoir de pouvoir à nouveau gagner leur vie ainsi. Depuis la défaite des rebelles tamouls en 2009 les restrictions sur la pêche ont peu à peu été levées sur l’une des zones les plus fertiles des océans de la planète et pourtant de nouveaux problèmes sont vite venus remplacer les anciens. Les grosses entreprises de pêche utilisent de la dynamite et d’autres pratiques interdites qui détruisent les fonds marins autant que les petits poissons et leurs œufs. Par conséquent, les réserves s’amenuisent considérablement. D’autre part, les infrastructures hôtelières tendent à se développer fortement dans cette partie de l’île jusqu’à présent épargnée par le tourisme de masse. Chaque nouvel hôtel restreint un peu plus l’espace de ces pêcheurs, souvent installés depuis des générations le long des plages, jusqu’au jour où il n’y aura malheureusement plus d’espace pour eux.

C’est ce quotidien que j’ai voulu figer avant que ces pêcheurs disparaissent.

Antoine Bergeal – Urban Archi

Antoine BergealAntoine BERGEAL – FRANCE
Ado, je faisais déjà de la photo, en argentique dans le labo du club photo de mon lycée, et puis je m’en suis éloigné, manquant de temps et de contacts photo dans ma vie active. Puis est arrivée l’ère du numérique et de ses logiciels ! Je m’y suis mis, sans beaucoup d’aide et j’ai découvert la magie de la photographie numérique qui est rapidement redevenue un de mes loisirs favoris : de la chasse à l’image, jusqu’à son traitement, tout me passionne  !
De plus, j’ai eu la chance de voyager un peu, ce qui m’a donné la possibilité de lancer mes yeux dans des environnements surprenants, inspirants  !
La photo m’a toujours permis d’aborder différemment les choses et de partager ainsi mes regards sur les environnements.
Proposer mes photos pour être exposées est une grande première pour moi . On me l’a déjà proposé, au centre culturel d’ici, à la médiathèque de là-bas, dans le resto ou le bar, mais jusque là je n’ai jamais sauté le pas.
Je suis déjà venu deux fois aux expos du festival Barrobjectif et je m’étais toujours dit « pourquoi pas ». Cette année, je passe le pas, ne sachant bien entendu même pas si mon travail vous plaira…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Urban Archi

Grand amateur de photos de villes, j’aime toujours essayer de trouver des axes de prises de vue mettant en scène les immeubles, jouant sur les lignes, la perspective.

Architecture noir et balnc

Et l’architecture moderne en particulier se marie à merveille avec ce noir et blanc, permettant de jouer avec les lignes à des jeux de contraste permettant de mettre en scène également les matières de ces constructions, et de jouer avec le ciel, utilisant parfois des poses longues.

Hugo Aymar – Paris 19e

Hugo- AymarHugo AYMAR FRANCE  Photojournaliste français, né en 1988, basé à Paris. Membre de l’agence HAYTHAM PICTURES. Mes travaux personnels s’inscrivent dans une photographie à tendance documentaire, qui accorde du temps aux sujets traités. Ces reportages au long cours placent l’humain au cœur de mon travail, avec une volonté constante de témoignage, que ce soit celui d’une culture, d’un bouleversement sociétal, économique, politique, ou plus simplement d’une époque.

Je travaille également régulièrement avec la presse française et internationale. Mes images sont publiées dans Le Monde, Libération, l’Humanité, La Croix, Le Figaro, Les Echos, Paris Match, L’Obs, Le Point, Pèlerin, Grazia, Causette, Les Néon, The Times, Der Spiegel, De Standaard Weekblad, Vice.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Paris 19e

Bienvenue dans le Nord-Est parisien. Loin des cartes postales de la capitale, des élégantes avenues haussmanniennes, des monuments et des dorures des beaux quartiers, les pavés du 19e résonnent au son d’un Paris populaire. Historiquement quartier ouvrier, la forte concentration de logements sociaux a conservé ce caractère populaire depuis les années 1950 et 1960.

Paris 19e

Le 19e est le quartier où se trouve la plus grande communauté musulmane de la capitale.

Les impressionnants grands ensembles de logements sociaux du nord-est parisien, tels que la Place des Fêtes ou des Orgues de Flandres, donnent à l’arrondissement une identité unique, un trait d’union entre la capitale et sa banlieue. Trait d’union aussi économique, le revenu moyen d’un habitant du 19e étant près de deux fois inférieur à celui de Paris. Le 19e arrondissement captive également par son multiculturalisme : dans l’un des plus importants quartiers juifs d’Europe, les Loubavitchs côtoient notamment la plus importante communauté musulmane de la capitale. L’arrondissement est aussi le poumon de Paris : avec le parc de la Villette et les Buttes-Chaumont, il comprend les deux plus grands parcs de la capitale.

Le 19e est aussi un arrondissement en pleine mutation. Aujourd’hui, avec des loyers relativement bas par rapport au reste de la capitale, il attire de nouvelles populations. Les jeunes ménages s’y installent et transforment peu à peu le quartier, provoquant une hausse des prix de l’immobilier. À terme, la présence de classes populaires au sein de la capitale parait remise en question.

Théo Synchro X – Un arrière goût de choux de Bruxelles

Portrait de Théo Synchro XThéo est né en 1971 à Soyaux (Charente), il vit et travaille à Angoulême. Photographe reporter indépendant depuis 1995, Théo couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse française et étrangère. Ses photographies sont régulièrement publiées dans de nombreux journaux (Paris Match, Figaro Magazine, Stern, New York Times, Elle, Télérama etc.). Des expositions ont été montées à partir de ces reportages comme « Bosnie, réapprendre à vivre », « Irak, le peuple des roseaux », « Enfants soldats », « 15 SAMU »…

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Un arrière goût de choux de Bruxelles

Making of du film « Le goût des choux de Bruxelles « de Michaël Terraz

Photos réalisées lors du tournage du film « Le goût des choux de Bruxelles »,Théo était le photographe de plateau.

Making of du film « Le goût des choux de Bruxelles »

Réalisateur : Michaël Terraz
Court métrage – 20 min
Casting : Jean-Luc Bideau, Joséphine Derenne, Pauline Lefèvre et Nicky Naudé

Prix de la Meilleur réalisation au Festival Paul Simon 2016
– Sélectionné au Neuchâtel International Fantastic Film Festival 2016 – Suisse
– Sélectionné au Festival du Film Merveilleux et Imaginaire 2016 – France
– Sélectionné au Tournez Court Festival International du court métrage de Saint-Etienne 2016 – France
– Sélectionné au Incorto Film Festival 2016 – Mexique
– Sélectionné au festival Un Court Tournable de Paris 2016 – France

 

 

Serge Simon – Birmanie secrète

Serge Simon photographe professionnel depuis 1976. J’ai travaillé pour la presse, l’édition et la publicité. Je suis également auteur de nombreux ouvrages, en collaboration avec Dominique Simon, mon épouse pour les textes. Pendant plus de 20 ans j’ai photographié la faune sauvage d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’Europe. Ensuite, les animaux de compagnie ont été le sujet principal de mon travail, suite à de nombreuses commandes.
En 2004, je m’oriente vers une photographie humaniste en noir et blanc et reste fidèle à l’argentique. (je développe mes films et fais mes tirages consacrés essentiellement aux expositions.)
Passionné par les peuples au mode de vie différent du nôtre, j’ai rencontré et photographié les Peuls et les Toubous au Sahel, les nomades mongols dans le désert de Gobi, les femmes Meena et les Raïkas au Rajasthan ; plus récemment les ethnies Padaung, Karen, Kayah et Chin en Birmanie.

Mes photos sont un témoignage modeste et respectueux de la vie quotidienne de ces   hommes. Je ne cherche pas l’image-choc qui provoque l’horreur ou la pitié ; au contraire, je recherche plutôt le sourire ou la tendresse qui évoque la sérénité, sinon le bonheur, dans l’art de vivre de ces peuples.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Birmanie secrète
(République du Myanmar)

Ce qui frappe le voyageur dans ce pays resté à l’écart des circuits touristiques pendant des décennies, c’est la gentillesse, le sourire et la sérénité des Birmans. Les 52 millions d’habitants se répartissent sur une surface de 676 000 km2, bordée par la Thailande et le Laos à l’est, la Chine au nord, l’Inde et le Bangladesh à l’ouest.
Les paysages sont très variés, de l’immense plaine du fleuve Irrawady où l’on cultive le riz aux chaînes de montagnes de l’est et de l’ouest, couvertes d’une forêt tropicale où l’on exploite le teck. Le pays est essentiellement agricole et l’artisanat très varié joue encore un rôle important.
La Birmanie offre une des plus grandes diversités ethniques au monde (plus de 130).

L’ethnie birmane est la plus importante avec 70 % de la population. Certaines ne sont représentées que par quelques milliers d’individus : les Padaung par exemple, bien connus pour les colliers en laiton que les femmes portent autour du cou ; leur région longtemps en conflit avec la junte birmane les a poussés à se réfugier en Thailande ; ils reviennent aujourd’hui dans leurs villages suite au cessez-le-feu d’octobre 2015 ; leur territoire est ouvert aux étrangers comme celui d’une minorité Chin isolée à la frontière du Bangladesh, où vivent encore les dernières femmes au visage tatoué d’une toile d’araignée.

La religion bouddhiste est omniprésente : 90 % de la population la pratique et plus de 500 000 moines la représentent. Le site de Bagan est le plus spectaculaire avec ses 2000 pagodes et stoupas. Pour tous les bouddhistes, les hauts lieux de pèlerinage sont la pagode Shwedagon à Yangon et le Rocher d ’Or.                                                   La Birmanie… un monde fascinant et unique.

Birmanie secrète-3

Serge Simon 2013 – Les Toubous du Sahara
Serge Simon 2014 – Pélérinage des hassidim à Lelow

Arnaud Roiné – Les coulisses du « Palais »

Arnaud Roiné est photographe militaire depuis plus de 20 ans. D’abord photographe officiel du président de la République pendant plus de 6 ans, il est maintenant photoreporter à l’ECPAD *. Sa mission première consiste à témoigner des engagements de l’armée française partout dans le monde, de l’Afghanistan à la Centrafrique, en passant par le Mali ou la Guinée par exemple.

Portrait de Arnaud Roiné

C’est pendant son passage à l’Élysée qu’il décide de s’intéresser aux petits métiers, aux savoirs-faire des hommes et des femmes qui oeuvrent en coulisse. Il passera presque 3 ans à observer ce qui se passe derrière le grand bal diplomatique qui se joue chaque jour dans les salons de l’Élysée.

Si son métier de photographe militaire pousse son objectif vers des impératifs de communication opérationnelle, voire institutionnelle, Arnaud Roiné s’attèle à ne jamais dérober son regard de la réalité des faits et des parcours de vie qu’il est amené à photographier. Ainsi, au-delà des images de conflit ou d’aide humanitaire qu’il effectue pour la communication, il s’attache également à capter des instantanés de vie au profit des archives nationales de la Défense, l’affranchissant de la vision « du parti ».

Son envie « d’aller voir » le pousse notamment à retourner en Guinée Conakry avec ses propres deniers pour terminer l’histoire qu’il avait commencée en retrouvant, en 2016, des survivants du virus Ebola sauvés par le service français de santé des armées. Observateur attentif et pugnace, il s’attache à être présent où les autres ne sont pas. C’est dans ce sens qu’il a voulu traiter Ébola et c’est avec cette même volonté qu’il entend traiter ce sujet sur les lycéens en bac professionnel. Convaincu qu’il faut du temps pour raconter l’histoire des gens qu’il rencontre, cela fait près de deux ans qu’Arnaud participe aux cours et passe ses week-end avec « ses lycéens ». Ce sujet, tout comme celui sur Ébola, marque le début d’une transition vers une nouvelle vie qu’il ne conçoit que dans le photojournalisme.

*Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Les coulisses du « Palais »

« Le Palais ». C’est comme ça qu’ils en parlent. Avec beaucoup de respect, d’affection et une pointe de fierté. Ils, ce sont les 800 personnes qui font de ce navire un ambassadeur du savoir-faire à la française. Ce navire qui peut faire figure de croiseur imprenable est un lieu des plus, mais connu de tous. Les gens qui le composent servent la République et le plus haut personnage de l’État : le président de la République.

Palais de l'Élysée -1

Coup de feu dans les cuisines du Palais. Après trois jours de préparation, c’est le moment où tout se joue. Les plats doivent être envoyés le plus parfaitement possible.

Jacques Lanzmann décrivait l’Élysée du temps de François Mitterrand comme «  une maison au-dessus de toutes les autres, plus haute que les plus perchés de nos châteaux forts, plus inaccessible que l’ultime refuge du Mont-blanc. S’y succèdent les hommes au sommet de l’État : ceux qui y vivent et ceux qui y travaillent le temps d’un septennat. Symbole du pouvoir suprême, l’Élysée, nichée au cœur de paris, est tout à la fois le Palais des puissants et des plus obscurs en fait une petite France en microcosme. Bien des métiers s’y exercent, bien des corporations y sont représentées. De l’homme de ménage au Président, du lustrier au général, près de mille personnes travaillent au rayonnement de la France, chacun à sa place, chacun selon ses moyens. »

Palais de l'Élysée -2

Dans le salon Murat du palais de l’Élysée. À la veille du conseil des ministres, les garçons de vestibule prennent un soin tout particulier à la mise en place de l’horloge du conseil. Cette horloge à la particularité d’être lisible des 2 cotés. Une face pour le président, une face pour le premier ministre.

J’ai, moi aussi, servi le président de la République de 1998 à 2008, à ma manière, en tant que photographe. Et, au cours de cette décennie, j’ai arpenté les coursives de ce grand navire, de la cale à la passerelle de commandement. J’y ai jeté mon œil indiscret par les sabords et exercé mon regard dans les bordées, pour tenter de mettre en lumière, avec authenticité, les hommes et les femmes qui font que chaque jour cette institution montre le meilleur d’elle-même.

Palais de l'Élysée -3

Les cavaliers de la garde républicaine font une pause café dans les sous-sols du Palais après avoir rendu les honneurs à un invité de marque du Président.

Le 55, rue du Faubourg Saint-Honoré est le palais de tout un peuple où une poignée perpétue des traditions centenaires. Traditions qui, paradoxalement, cohabitent en harmonie avec l’avancée inexorable du temps. Et ce, grâce aux employés de l’Élysée qui, plus que suivre leurs vies, suivent la marche de la France et du monde. Et, à leur manière, avec leurs compétences et expertises, ils participent au rayonnement de la France et maintiennent en vie, par leur créativité, les plus beaux savoir-faire de l’art et de l’artisanat. Argentiers, lustriers, tapissiers, horlogers ou encore lingères, grâce à eux, l’Élysée est une vitrine internationale unique du savoir-faire et du savoir-vivre à la Française.

Cette série noir et blanc a fait l’objet d’un ouvrage aux éditions Télémaque, en collaboration avec Patrick Kovarik, photographe de l’Agence France Presse (AFP).

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : J’ai vu Ébola

Brennan O’Connor – Prix Lucas Dolega – Paix et développement

Brennan O’ Connor  a travaillé pour les grands médias de son pays avant de se consacrer aux événements négligés par la presse. C’est en 2010 qu’il est parti dans le sud-est de l’Asie, poursuivant ses travaux sur les ethnies minoritaires de la Birmanie. Voyageant ainsi dans toute la région, il a photographié rebelles, migrants et réfugiés aux marges de cette société. N’acceptant que rarement des commissions, il s’autofinance et se concentre sur ce projet.
Son travail a été vu aux festivals photo d’Angkor et de Yangon, et inclus dans les journées photographiques Fotograf Vakfı en 2016. Ses photos des marges birmanes feront l’objet d’une publication en livre.
Il a reçu le Prix Lucas Dolega 2017

www.brennanoconnor.photoshelter.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Paix et développement

Paix et développement -1

Les enfants soldats qui ont quitté l’armée de Birmanie sont détenus à Laiza, siège de l’Armée de l’Indépendance de Kachin (KIA) situé près de la frontière chinoise. Le KIA s’est battu avec le gouvernement depuis son licenciement de dix-sept ans en 2011, la même année, des réformes ont été introduites.

Le combat que depuis plus de soixante ans l’armée de Birmanie mène contre les ethnies minoritaires a fracturé ce pays. Les réformes tentées par le régime quasi-civil qui a remplacé la dictature militaire n’ont pas abouti à une paix durable. Le nombre de réfugiés qui fuient devant les combats, se poursuivant en grande partie dans le nord du pays, crée une situation grave, situation qui n’a pas vu d’amélioration depuis l’accession au pouvoir du gouvernement NLD sous la tutelle d’Aung San Suu Ky.

Ce projet trace le processus de réforme depuis ses débuts en Birmanie, et montre une image saisissante des efforts vers la paix dans ce pays troublé. Des lignes de démarcation entre les groupes armés, dont certains ont cessé le feu, d’autres non, qui se battent contre l’armée et quelquefois entre eux, jusqu’aux camps où des milliers de villageois déplacés et oubliés contemplent un avenir incertain, privé des subventions des agences de l’ONU.
Là où un cessez-le-feu a ouvert la voie aux finances internationales, ces photos montrent les effets que, sous le nom de développement, ces projets miniers ou énergétiques pourront avoir sur les minorités ethniques.

Paix et développement-2

Un soldat de l’armée de l’indépendance de Kachin détient des mines terrestres qu’il a faites dans un camp de l’armée de première ligne. Deux semaines plus tard, il a été tué après avoir explosé en la plantant dans la jungle.

Jean-François Mutzig – Des éléphants et des hommes

©Aline Weiss

Sa vocation commence à Lille où il est né en 1962. Il a 14 ans lorsque son oncle l’initie au travail du laboratoire de développement : mystère des secrets de manipulations dans l’obscurité, magie de l’apparition de l’image, moment incomparable où l’artiste se fait artisan. Le goût de ce travail ne le quittera plus, même lorsqu’il passera naturellement à la photographie numérique.

Placé sous de tels auspices, il entre apprendre le métier à l’École de Photographie de Lille en 1980, formation suivie de trois années d’activité en laboratoire professionnel de développement noir et blanc. En 1984, il va à la lumière et s’installe à Manosque dans les Alpes de Haute Provence.

Depuis 1990, Jean-François Mutzig mène de front une activité de journaliste dans la presse régionale et un travail de reporter free-lance qui l’amène à publier ses images.

Jean-François Mutzig porte un regard ébloui sur sa région d’adoption. Ses photographies ont fait l’objet de plusieurs livres et publications dans des magazines. Il a partagé pendant un an au gré du vent le quotidien des pilotes de la société France Montgolfières, aventure dont il a tiré la matière de l’album «La Provence en ballon».

En tant que reporter, Jean-François Mutzig s’intéresse à l’évolution du monde actuel et ses conséquences culturelles ou environnementales. Il pose un œil bienveillant sur l’humanité sous toutes les latitudes : des images prises dans un grand respect du sujet, qui en font ressortir toute la dignité et qui mettent en avant des liens de confiance entre le photographe et la personne photographiée.

Son projet au long cours sur le thème «Des éléphants et des hommes» synthétise l’esprit de sa démarche de photographe. Pendant douze ans, Jean-François Mutzig a sillonné l’Asie pour portraiturer l’animal dans sa relation ancestrale avec l’homme. Ce travail lui a valu le Prix Spécial du Jury au prestigieux «Days Japan» International Photojournalism Awards 2017 pour son reportage sur le débardage des bois précieux en Birmanie.

En ces moments de mondialisation effrénée et d’uniformisation des modes de vie, il va à la découverte de comportements humains authentiques. Ses images s’attachent à montrer l’homme dans son activité quotidienne et à débusquer comme des valeurs rares mais sûres, l’harmonie et la paix qu’il entretient avec ses congénères et son environnement.

Jean-François Mutzig s’est vu décerner en 2015 la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres par la ministre Fleur Pellerin.

Georges Rinaudo

Deuxième prix au concours « Les photographies de l’année » édition 2017, dans la catégorie paysage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Des éléphants et des hommes

La main sur la trompe Laos (2013)

Ma première rencontre avec l’éléphant remonte à 1999 au zoo d’Hanoï où je terminais mon reportage sur les mineurs du Fleuve Rouge. Je m’apprêtais à photographier une éléphante lorsque celle-ci a fouillé de sa trompe mon sac photo sous les yeux des enfants rieurs, médusés par la scène qui venait de se jouer devant eux.

Sur les bords du Gange Inde (2015)

Ce fut un contact déterminant, car je réalisais alors qu’il existait entre l’homme et cet animal mythique, omniprésent dans la culture asiatique, une relation très forte établie par des siècles de cohabitation et de collaboration. Mais je constatais aussi, malheureusement, que l’éléphant courait à l’extinction.

Mon travail photographique privilégie ce lien entre l’éléphant et l’homme. Du Sri Lanka au Vietnam, en passant par le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, la Birmanie l’Inde et le Népal, je me suis attaché à saisir les gestes attentionnés des cornacs et les réactions de l’animal. Plus généralement, j’ai photographié l’éléphant au milieu des populations locales pour caractériser cette relation ancestrale, faite d’affection et de domination.

La Toilette de l’éléphant Sri Lanka 2006

À l’état sauvage, les éléphants peuplaient autrefois les forêts du Sud-est asiatique. La démographie galopante des pays d’Asie a réduit drastiquement leur espace naturel de vie. Ils ne sont plus que quarante mille aujourd’hui et la pyramide des âges n’inspire pas un grand optimisme quant à la perpétuation de l’espèce.

Très largement utilisés pour le débardage dans les forêts, c’est encore le cas au Myanmar, les éléphants domestiques sont concurrencés par la machine. Ils ne sont plus rentables. De nos jours, ils sont destinés aux attractions touristiques, une basse besogne qui leur confère néanmoins un nouveau statut de travailleur. Le Laos, pays du million d’éléphants n’en compte plus qu’un millier et demi.

Pour parfaire son malheur, il est pourchassé, car la contrebande de son ivoire alimente un juteux commerce.
La survie de l’éléphant dépend donc d’initiatives particulières, mais surtout de décisions politiques radicales que certains états commencent à mettre en œuvre. La protection de l’animal relève de mesure d’urgence.
À ma manière et avec mes moyens, j’entends sensibiliser le public à la sauvegarde de l’animal pour enrailler la dynamique infernale qui le conduit à sa perte.
Un travail qui au fil de mes reportages publiés et présentés sous forme d’exposition participe à ce mouvement de prise de conscience. Ainsi s’amorce une synergie porteuse de l’espoir qu’un jour renaisse dans le monde l’harmonie entre l’éléphant et l’homme.

Mila Plum’s – Speed dating

Mila Plum’s est photographe-amateur. Sa série s’est construite sur 2 ans au Centre Pompidou de Metz.
Elle a posé mon regard sur les différentes expositions mais également sur l’architecture du lieu en y incluant toujours un homme.

Pourquoi  » Speed dating  » ?
Parce que tout est éphémère,
l’exposition comme la visite de l’homme dans ce musée, un monde en perpétuelle mutation esthétique.
Elle a voulu montrer qu’il peut exister une symbiose sentimentale, aussi furtive soit elle, entre l’homme et l’œuvre d’art ou le lieu. depuis un peu plus de 3 années, elle reste autodidacte dans l’âme.
Mila Plum’s est littéralement passionnée par le noir et blanc avec une attirance particulière pour les scènes de rue, l’homme restant son sujet de prédilection.
Elle attache beaucoup d’importance à ses compositions, tout doit être bien en place afin de pouvoir conter une histoire. Chaque image doit avoir du sens et ne pas se limiter à une simple prise de vue.
Au fil du temps, elle s’est suis dirigée vers le graphisme urbain et l’architecture. Elle passe de nombreuses heures à arpenter les musées et parcours de nombreux kilomètres pour trouver des lieux particuliers avec toujours comme axe de recherche des lignes, une présence humaine et surtout de belles lumières.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Speed dating

Ma série s’est construite sur 2 ans au Centre Pompidou de Metz.
J’ai posé mon regard sur les différentes expositions mais également sur l’architecture du lieu en y incluant toujours un homme.
Pourquoi  » Speed dating  » ?
Parce que tout est éphémère, l’exposition comme la visite de l’homme dans ce musée, un monde en perpétuelle mutation esthétique.J’ai voulu montrer qu’il peut exister une symbiose sentimentale, aussi furtive soit elle, entre l’homme et l’œuvre d’art ou le lieu.

Gilles Mercier – Zona de Alb

Autodidacte, Gilles Mercier, s’installe à Paris à la fin des années 90 afin de parfaire ses connaissances techniques (Centre Iris).
Photoreporter collaborant avec des fondations de type Raoul Follereau, ou encore avec des  collectifs tels Lumen et SynchroX, Gilles Mercier participera à différentes expositions collectives (Espace Confluences…)

 

Se perfectionnant dans un même temps aux techniques de laboratoires argentiques, il assurera des missions d’assistants techniques auprès de AC Barbier. Suite à différents travaux, dont le premier Opus de « Zona de Alb », Gilles Mercier décide de s’investir pleinement dans le champ de l’action sociale. Aujourd’hui Directeur de résidences sociales, il réinvestit le médium photographique.

2017

Membre de la Fondation Taylor
– Zona de Alb / Photographe du mois / Social Documentary Network
– Zona de Alb /  Exposition La Maison de l’image / Namur
– Zona de Alb /   Shortlist aux Boutographies
– Zona de Alb /   Sélection RDVi Strasbourg
Terrain de JE / Exposition « Regards » / Alençon
Terrain de JE / Exposition Galerie SOphot,  http://www.sophot.com

2016

DAM’ / Exposition la Passerelle, MK2 STore, L’Oeuf Galerie, Galerie Artd’Amand, Résidence

www.gillesmercier.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Zona de Alb (1999-2016)

Gilles Mercier PDF à télécharger (155 téléchargements)

Ouvert dans les années 30, Tichilesti, petit village roumain proche du Delta du Danube, est un lieu d’exil pour les personnes atteintes de la lèpre. Les résidents ont retrouvé leur liberté de circulation depuis les années 90 et ont reconstruit leur vie sociale extérieure avec difficulté. Tichilesti demeure à l’heure actuelle la terre d’accueil de ces personnes frappées par la vengeance divine, déracinées, « effacées » et oubliées de toute mémoire familiale et collective pendant des décennies.
« En 1999, j’arpente un chemin de terre m’éloignant de l’axe routier principal longeant le Delta du Danube.
Passant le portillon, je m’engage alors dans un ensemble de bâtiments anachroniques, en raison l’énergie qui s’en dégage…
Les premières rencontres répondent également à cette étrange sensation d’intemporalité que connaissent ces hommes et femmes « frappés de la vengeance divine » .
La plupart des 40 résidents sont ici depuis plusieurs décennies même si la maladie a été contenue, même si elle a été dépistée et soignée suffisamment tôt …
Aujourd’hui stabilisés, mais marqués dans leur chair, les patients ont su reconstruire une vie sociale et affective en quasi-autarcie matérielle, vivant dans des habitats de 10m2 pour la plupart, s tout en respectant l’intimité de chacun.
Et malgré le déracinement subi, ils font tous preuve d’une humanité incroyable.
Cette même humanité qui après mon premier séjour parmi eux m’a incité à séjourner à nouveau chez eux.
En 2016, de retour parmi eux, je constate qu’avancées scientifiques et avancées sociales n’ont pas eu le même cheminement … Soins, décès et inactivité meublent leur quotidien, mais l’équipe médicale et technique sur site, au minima soit elle à ce jour, constitue le liant de leur vie sociale.
Pacha, Imma, Grisha...ne différencient espoir, désillusions, satisfaction de cette situation qui s’affiche pourtant fièrement dans divers médias nationaux comme « en voix d’extinction ». Chacun a banalisé cet itinéraire forcé, des souvenirs violents de désocialisation qui se conjuguent à une vie extérieure autorisée.
Certains connaissent les joies de vie familiale reconstruite grâce à des naissances intra-muros, annonciatrices d’ouverture hors murs.
Nombreux gardent un lien de part les visiteurs bénévoles, ou encore les rares fermiers des terres mitoyennes ayant acceptés leur présence, leur existence.
Les 14 derniers résidents sont intimement attachés à ce village qu’ils ont érigé et aucun ne se résout à abandonner ces terres à l’avenir incertain du fait de restrictions budgétaires et de la disparition de ces malades frappés de la vengeance divine. »

Un devoir de mémoire, hymne à la dignité de ces personnes qui, silencieuses, demeurent des martyrs contemporains.