Didier Bizet – L’interminable hiver en mer d’Aral

Après un diplôme des beaux-arts, je travaille en direction artistique pour le compte de clients internationaux. Portrait de Didier BizetEn 2015, je rejoins l’agence Hans Lucas. Mes attirances vont vers les anciens pays du bloc soviétique, où la mélancolie du temps se laisse facilement photographier. L’esthétisme est pour moi un cadre obligatoire, l’information que je dévoile doit être simple, tel un plan cinématographique. Entre photographie d’auteur et documentaire, la photographie est pour moi un vrai apprentissage de l’environnement. Elle me facilite et parfois me donne des réponses à mes propres questionnements sur les sociétés.
dbizet@orange.fr
http://www.didierbizet.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’interminable hiver en mer d’Aral

Mer d 'Aral

Toujours une bonne humeur malgré un travail difficile.

L’hiver, au bord de la mer d’Aral, la température avoisine les –20°. Les yourtes des anciens nomades des steppes kazakhes ont été remplacées par des maisons en briques dont les sols surchauffés au feu de bois sont encore recouverts de tapis. Située à 90km, soit onze heures de piste enneigée, de la ville d’Aral, la petite population de Tastubek s’organise pour sa survie hivernale. L’eau courante fait défaut, et quand le camion-citerne arrive à se frayer un chemin à travers les congères balayées par le vent glacial, on est heureux. Si cette mer de glace est de toute beauté pour les rares touristes se risquant à venir en hiver, la mer d’Aral est pour les Kazakhs une ressource alimentaire de première importance.

Depuis la construction du barrage de Kokaral en 1995, l’eau abondante de poissons est de retour dans la petite mer d’Aral. La pêche en hiver est particulièrement difficile, les filets sont parfois entreposés à plusieurs kilomètres du rivage, et la banquise peut être fragile en voiture ou à moto à la fin de la saison. La saison est longue et ennuyeuse, le froid ralentit la vie. Vêtus de survêtements ou de combinaisons récupérées sur des chantiers, les Kazakhs de la mer d’Aral ne reculent devant aucun sacrifice. Pour certains, l’hiver semble être leur saison préférée, l’été est trop chaud, et au printemps, les pistes boueuses deviennent impraticables.

Mer d'Aral

Les derniers bateaux épaves qui ont fait le tour du monde ne sont plus qu’au nombre de deux. Ils auront disparus d’ici 6 mois, et cela annonce la fin du tourisme en mer d’Aral. En hiver et par -20°, l’accès aux bateaux est très difficile, seules les Jeeps Russes VAZ y parviennent, plus hautes et plus légères, elles roulent tant bien que mal sur la mer d’Aral gelée et enneigée.

Lambert Coleman – Tomsk

J’ai découvert la photographie lors de mes études, durant un séjour en Afrique centrale. Je souhaitais alors axer mon travail sur les interactions entre l’homme et son environnement, par la représentation d’une réalité le plaçant au centre de son microcosme. Donner une autre vision de cette Afrique trop souvent associée aux images réductrices de guerres, d’épidémies, de problèmes politiques. Depuis, j’ai réalisé des projets photographiques au Népal, en Russie et en France.
Dans mon travail, que l’on peut qualifier d’anthropologie photographique, je m’attache à suivre une démarche méthodologique proche de celle du chercheur en sciences sociales, faite d’observations et d’échanges, tout en veillant à l’esthétique de mes photos.

Lambert Coleman

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Tomsk

A trois mille kilomètres à l’est de Moscou, au coeur d’une vasteTomsk-1
étendue de forêts boréales, le temps s’écoule lentement à Tomsk. Nous sommes en février, le thermomètre affiche souvent en dessous de –25 degrés et la douceur des mois de juillet et d’aout paraît bien lointaine.
Fondée en 1604, Tomsk incarne l’expansion du royaume russe vers l’ouest, lors de la conquête de la Sibérie. Située sur l’ancienne route commerciale reliant Moscou à Pékin, on y construit la première université de Sibérie. Tomsk était alors surnommée « Athènes de Sibérie », et était la plus grande ville de la partie asiatique de la Russie. Exclue du tracé du transsibérien, elle laissa sa place de capitale sibérienne à Novossibirsk, située plus au sud, le long de cet axe qui modifiera à jamais le centre d’attraction de cette vaste région.
Aujourd’hui, Tomsk est une ville pleine de contrastes. Ses universités drainent une population jeune qui la rend dynamique malgré son isolement géographique. Son centre ville dégage une impression d’intemporalité ; ici les maisons en bois, symboles de l’architecture sibérienne, côtoient les blocs d’immeubles soviétiques et les bâtiments flambants neufs fraichement construits. Dans un même espace, la pauvreté apparente s’entremêle à des signes de richesse ostentatoire. Le poids du passé et des traditions cohabite avec un présent plein de paradoxes et de contradictions.
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Jean-Éric Fabre – Ad Terrae acta : correspondances congolaises

Éric Fabre, dit Jean-Éric, né à Paris. Après des études à l’école EFET, je travaille quelques années comme tireur noir&blanc.

portrait de Jean-Eric Fabre par Stephen Bartels. London, Pimlico (UK)

© Stephen Bartels. London, Pimlico (UK)

Lors d’un de mes voyages, je m’attarde au Congo où je reste plusieurs années. Ce voyage au long cours me marquera de son empreinte, et oriente ma carrière de photographe que j’ai reprise à part entière dès le début des années 2000. Je documente la vie en brousse depuis 1993. Mes images et reportages sont diffusés par des agences et sont à destination de la presse, y compris scolaire et de jeunesse, de l’édition, et des muséums d’histoire naturelle.
Ad Terrae acta présente un extrait de mon projet de livre, entre poésie et documentaire.

EXPOSITION BARROBJECTIF 20017 : Ad Terrae acta : correspondances congolaises

Ad Terrae acta est le journal de ma vie en Afrique. J’ai vécu sur cette Terre, au-delà du Mayombé, dans les grandes plaines de la vallée du Niari au Congo. J’étais forestier en Afrique là, à deux pas des contreforts de la vieille montagne, l’Équateur à 260 miles plus au nord, le vent venu de l’Atlantique laissait de temps à autre s’installer un climat plus serein que partout ailleurs (ne l’appelions-nous pas la petite Suisse du Congo ?).
Pourtant rien ne me disposait à vivre ici, parmi les arbres, loin de toute vie tracée au cordeau. Du passage sur une piste, d’un pont traversé, d’un recoin de forêt ou de savane visité, d’un animal observé, d’une rencontre furtive dans un village, il subsistera, tapi au fond de votre cœur, un sentiment léger d’une époque à jamais révolue. Une photo attestera peut-être de ces moments, mais au fin fond de la brousse, des générations s’en souviendront pour les avoir vécus ou entendus de la bouche des anciens.Ad Terrae acta 4
Laissez-moi vous conter, à travers mes photos, ces tranches de vie. Et puis ces lettres, peu empruntées au qu’on dira-t-on, collectées au fil des années, adressées à ma femme, à des tiers ou à moi-même. Ces lettres vous sont livrées telles quelles pour en garder l’authenticité.

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Je suis lié à ces gens, à cette Terre.

Hubert Sacksteder – Domicile : cimetière

Portrait de Hubert SackstederMon premier appareil photo a été confisqué durant mon service militaire à Berlin, en 1970, alors que je faisais des photos à l’intérieur de l’unité. A cette époque-là, je voulais devenir journaliste, je suis devenu linguiste.
Quarante ans plus tard, à l’âge de la retraite, j’ai toujours la passion des gens, de la vie, du regard sur la vie et je retrouve la photographie, enfin !
Hubert Sacksteder

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Domicile : cimetière

Cimetière de Carreta à Cebu

Vue partielle sur le cimetière Carreta, à Cebu

Cimetière : terrain, le plus souvent clos de murs, dans lequel on enterre les morts.
Aux Philippines cependant, particulièrement dans les grandes métropoles comme Manille
ou Cebu, de nombreuses familles vivent dans les cimetières, parfois depuis plusieurs
générations.
Ainsi, le North Cemetery de Manille, lieu pour les morts certes, compte près de deux mille habitants. Lieu de vie donc. Les conditions de vie y sont bien moins précaires que celles des sans-abri qui vivent sur les trottoirs de ces villes-là. Lesmausolées servent d’habitat, il y a plusieurs points d’eau dans l’enceinte du cimetière, la pollution est bien moindre que dans les rues congestionnées de la ville. Chaque jour, il y a une vingtaine d’inhumations dans ce cimetière. Et la mort procure du travail : les hommes construisent et entretiennent les tombes et les mausolées, portent les cercueils lors des obsèques, procèdent aux exhumations, taillent et gravent les plaques funéraires, conduisent les tricycles pour transporter les gens qui viennent rendre visite à leurs défunts. Les femmes s’occupent des enfants, du ménage, de la cuisine, élèvent des poules, cultivent des fleurs, fabriquent et vendent des cierges.
Les enfants, comme partout, jouent…

Alexandre Sattler – Monde de beauté – éclat de joie

« Le voyage et l’immersion culturelle occupent une place déterminante dans les photographies et les documentaires sonores réalisés par Alexandre Sattler.

Né en 1980, Alexandre a grandi dans les montagnes. Son terrain de jeu était la forêt et les fermes avoisinantes. Très vite, il a développé le goût du vivant. Son amour de la nature l’a amené à suivre des études de naturaliste. Par soif de découverte, il décide de partir en Afrique à 20 ans, puis il rentre en France pour finir ses études d’accompagnateur en montagne et de guide naturaliste et reprend la route dès que possible. Alexandre décide en 2002 de partir 6 mois en Australie à la rencontre des peuples aborigènes. Il obtient une bourse de Jeunesse et Sport pour mettre en place une conférence diaporama sur les espèces animales et végétales australiennes.

Dès lors, les voyages et missions en tant qu’expatrié à l’étranger se sont enchaînés, sur les 10 dernières années. Alexandre, photographe voyageur humaniste, a été plus de la moitié de son temps sur les routes à la découverte de la planète et de ses habitants (Japon, Australie, Birmanie, Inde, Népal, Mongolie, Togo, Ghana, Russie, Corée, Laos, Vietnam, Bangladesh, Chine, Maroc, etc.). Dans ses nombreuses pérégrinations, Alexandre s’est toujours appliqué à partager ses expériences de vie à travers la photographie ou la création d’émissions radio.

En 2006, il fonde l’association Regard’Ailleurs, toujours dans l’idée de partager les différences qui nous éloignent et nous unissent.

Quand il est en France, il travaille pour une radio libre et se forme au journalisme pour les radios indépendantes. Il produit des documentaires sonores, interviews et reportages diffusés sur plus de 50 radios en France. Carbone Zéro et Regard’Ailleurs sont ses émissions diffusées les plus connues.

Que ce soit pour la photographie ou la radio, son studio est le terrain sur lequel il évolue avec son regard curieux et ses oreilles attentives aux rencontres et aux différences.

2014, 2015, 2017 finaliste du concours « Les photographies de l’année » dans la catégorie reportage.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Monde de beauté – éclat de joie

« L’exposition “éclats de joie” accompagne la sortie du livre du même nom. Le livre est le projet de deux citoyens du monde : Alexandre, photographe globe-trotter, et Stéphanie, petite plume intrépide.

Tous deux croient en une idée simple : aimer ce monde nous donne l’énergie de le rendre meilleur.

Vieille dame de l’éthnie des Xi en Chine dans la province du Yunann.

Les images colorées, pleines d’humanité d’Alexandre et la poésie lumineuse de Stéphanie s’unissent alors pour partager leurs plus belles émotions. Des sourires, des paysages, des regards, de l’amour et de la joie…

Alexandre part à la rencontre de cette joie que nous avons oubliée, dans sa sincérité. Les personnes qu’il photographie lui partagent ce qu’ils ont de plus vrai : leur cœur. Car c’est un véritable moment de complicité que cet artiste crée avant de prendre une image. Au-delà d’une simple photo, il saisit chaque instant dans la pureté de la relation.
C’est au travers de toutes les cultures qu’il a côtoyées qu’il nous livre aujourd’hui son bel ouvrage. De ces liens qu’il crée naturellement et avec bienveillance, Alexandre réapprend la joie et nous la transmet avec tendresse et poésie. »

MBirmanie, trois moines se promène dans une pagode avec leur ombrelle pour se protéger des rayons du soleil, au Myanar, dans la ville de Bagan

Olivier Touron – Odyssée en Terre de Feu

Olivier Touron
 est né en 1969 en France. Il suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier.

portait de Olivier Touron

En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…)
Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.
Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines.
En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).
Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises (Veolia) ou par le biais d’agences.

www.oliviertouron.fr
http://www.divergence-images.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Odyssée en Terre de Feu

À la rencontre d’un mythe de voyageur, sur les traces de Magellan.

Terrre de feu

26 mars 2017. Chili. Sur la mer de feu. A l’intersection du canal Whiteside et du fjord Seno Almirantazgo, une colonie de manchots de Magelllan peuple les îlots Tucker. 4000 d’entre eux ont l’habitude de venir y nidifier, s’y reproduire et élever leurs petits. Printemps 2017, du 23 mars au 1er avril. © Olivier Touron / Divergence

Fin mars, début avril 2017. Fin de l’été austral. Il y a des noms de ville qui font fantasmer plus que d’autres. Ushuaia en est. Qui n’a pas rêvé d’aller au bout du monde, aux limites d’un continent, et de se retrouver à la fin des fins d’une route. Nous y étions. De l’autre côté du ponton, la terre de feu, dernier territoire avant le pôle sud ! Avec mon collègue Sébastien Desurmont, en mission pour le magazine Géo France, nous étions là, incrédules, à toucher des yeux le fameux détroit de Magellan. Nous étions là où il y a un peu moins de cinq cents ans le navigateur entrait dans la légende. Aujourd’hui près de Punta-Arenas, dernière ville chilienne de Patagonie, il est possible de voir la reproduction à l’échelle un de la goélette du célèbre navigateur, le premier à tracer la voie de l’Atlantique au Pacifique. Dans notre périple nous accompagnait le descendant du célèbre viceamiral Fitzroy capitaine du HMS Beagle chargé au début du XIXe siècle de missions en Terre de Feu. Nous refaisions une partie du voyage par Charles Darwin. Restait encore à rencontrer le mythe : le terrifiant Cap Horn. Passer le cap est pour tout marin et navigateur un honneur et un challenge. Dans la marina d’Ushuaia, en Argentine, cette ville autrefois prison, devenue un hub commercial et touristique, les plaisanciers de l’extrême sud ont tous cet exploit comme horizon. Se poser sur le 58° parallèle sud, séparé de l’Antarctique par le difficile passage de Drake, y rencontrer son gardien et sa famille, en poste à l’année, fut une émotion rare. Il est des voyages d’où on ne revient jamais vraiment.

Terre de feu

30 mars 2017. Chili. Sur l’île du Cap Horn. Gardé par Victor Arriagada, sergent de l’armée chilienne originaire de Punta Arenas, âgé de 38 ans, en poste pour un an après avoir réussi les tests d’aptitude. Il y vit avec sa famille, Evelyn, 31 ans , son épouse, et leurs trois enfants, Eric, 13 ans, Nicolas, 8 ans, et Sofia, 2 ans. Durant les 6 mois de l’année praticables, 1000 touristes viennent visiter le site. 80% réussissent à accoster. Seulement 5 % peuvent « passer » le cap selon les conditions climatiques souvent extremes. © Olivier Touron / Divergence

Terre de feu

Prientemps 2017, du 23 mars au 1er avril. Croisière en Patagonie sur les traces de Magellan dans les fjords qui dessinnent le tracé de la Terre de Feu, entre Chili et Argentine, entre Punta Arenas et Ushuia, en passant par le Cap Horn, à la rencontre de ceux qui vivent de cet extreme monde, aux confins des mers. // © Olivier Touron / Divergence

Olivier Touron exposition  2016 : Écosse
Olivier Touron exposition 2015 : Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire
Olivier Touron exposition 2014 :  Les vacances à l’Usine ! Voyage au cœur du mythe industriel allemand

Vendredi 13 janvier à 20H30 à la salle des fêtes de Barro (entrée gratuite)

Pédro et Sophie de « Voyage en marche » qui ont exposé à BarrObjectif 2016 nous présenteront le film de leur aventure et échangeront avec le public sur leur voyage à pied. 400 jours, 350 nuits en bivouac, et 7000 kilomètres. Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg se sont lancés dans un périple à pied à travers le monde.

Ils nous entraînent dans leur aventure et nous font partager leur passion pour la marche.

voyage-en-marche-1

La bande annonce du film :

Un extrait du film voyage en marche : 

Venez nombreux prolonger avec nous la magie de BarrObjectif !

Vendredi 13 janvier 2017 à 20H30 à la salle des fêtes de Barro
(entrée gratuite)

A très bientôt

Céline Anaya Gautier – Santiago au pays de Compostelle/ Le voyage initiatique d’un petit homme

Santiago au Pays de CompostelleDe 6 à 18 ans, Céline Anaya Gautiera vécu au Pérou, dont elle est originaire. De retour en France elle a exercé la profession d’hôtesse de l’air. Lors de ses escales, elle a visité avec passion les pays qu’elle a traversés, s’est confrontée à la misère et a décidé de s’investir dans l’action humanitaire, notamment au Pérou. Elle a d’abord travaillé à la Posadita del buen pastor à Lima, avec des enfants atteints du Sida, souvent orphelins, et toujours rejetés. Elle s’est également occupée d’enfants des rues exploités dans des usines à briques.
En 2003, elle a entamé son premier travail photographique Coeur de Femmes. Durant 2 années, elle a accompagné des femmes de la rue, de passage à la Halte, à Paris. « Être photographe répond à une volonté de témoigner, de transmettre une réalité poussée au-delà du premier regard. » Pour ce travail, elle a obtenu, d’une part, la bourse du Talent reportage Kodak, une bourse Défi jeune du Ministère de la Jeunesse et des Sports, et a fait partie des lauréats de la bourse Marcel Bleustein-Blanchet. Elle a publié, d’autre part, le livre Coeur de Femmes, en mars 2004, aux éditions de La Martinière.
En décembre 2004, elle a entrepris un reportage sur les coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine: Esclaves au Paradis. Elle a été à l’origine d’une campagne internationale de dénonciation des conditions d’esclavage auxquelles étaient soumis les coupeurs de canne dans les plantations dominicaines. Celle-ci a, entre autres, été soutenue par Amnesty International, la FIDH, le maire de Paris, Bertrand Delanoë et le rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination Doudou Diène.
Pour ce travail, Céline Anaya Gautier a été finaliste du grand Prix CARE International du reportage humanitaire et lauréate du prix de l’enquête du Festival du Scoop d’Angers en 2007. Ce sujet a déjà fait l’objet d’une centaine de publications dans la presse nationale et internationale.
Le livre Esclaves au Paradis, accompagné d’un CD de chants traditionnels des coupeurs de canne haïtiens, a été publié en avril 2007 aux éditions Vents d’ailleurs.

En 2008, elle publie son troisième livre « Le vrai goût du Cambodge » qui invite le lecteur à découvrir le pays « du sourire » à travers son art culinaire et sa culture.

En 2010, Elle réalise pour le cinquantième anniversaire de la Fondation Bleustein Blanchet 50 portraits de lauréats dont Allain Bougrain-Dubourg, Laurence Zigvogel, Yves Coppens, etc.

Santiago au Pays de Compostelle

Aujourd’hui, à 39 ans, Céline a écrit son premier récit «Dis maman, c’est encore loin Compostelle ?» sortie aux Editions Le Passeur pour lequel elle est lauréate du prix du témoignage 2015 du Pèlerin Magazine.Coeur de Femmes
En avril 2016, son nouveau livre-photo «Santiago au Pays de Compostelle» sortira aux Editions de la Martinière. Elle accompagne l’itinérance de ses expositions. Elle publie son travail personnel et collabore avec plusieurs magazines en France et à l’étranger. Elle est aujourd’hui représentée par la VOZ’Galerie.

Céline Anaya Gautier expose depuis 2003. En liste ses dernières expositions depuis 2008.

    • Avril 2016 Exposition Santiago au Pays de compostelle – Voz’Galerie – Boulogne Billancourt
    • Mars 2013 Exposition Coeur de Femmes – boutographies – Rencontres Photographiques de Montpellier
    • Septembre 2011 1950 2010 voir avec le regard de l’autre – exposition collective – Royal Monceau, Paris
    • Juillet 2010 Exposition 60 ans picto en Arles – exposition collective
    • Décembre 2009 Diaporama théâtre Marigny 50 portraits – 50 ans de la Fondation Bleustein Blanchet pour la vocation
    • Juin 2009 Exposition Coeur de Femmes – 9ème Festival de la rue – Parvis de Notre Dame, Paris
    • Mai 2009 Exposition Esclaves au Paradis – Espace Landowsi, Boulogne Billancourt, France
    • Novembre 2008 Projection Esclaves au Paradis – Angkor Photography Festival, Cambodge

 Bourses et prix

    • Novembre 2015 Prix du Témoignage Pèlerin Magazine pour « Dis maman, c’est encore loin Compostelle? »/li>
    • Mai 2014 Finaliste du Prix Hipa Internationale cathégorie « Street Life »
    • Mai 2014 Subvention pour le travail sur la Chasse à Courre par la Société de Vènerie de France
    • Avril 2008 Prix du livre Gourmand pour Le vrai goût du Cambodge – Périgueux
    • Novembre 2006 Prix de l’enquête pour le projet Esclaves au paradis – Festival du Scoop d’Angers

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Santiago au pays de Compostelle/ Le voyage initiatique d’un petit homme

Après avoir passé deux ans avec les femmes SDF à Paris pour son travail « Coeur de Femmes », Céline, photographe, part sur le chemin de Compostelle. Elle le parcourt maintenant depuis 10 ans. Pour elle, c’est un espace de silence, de partage, de recueillement où elle peut loin de tout mais entourée de la vie poser ses expériences, les digérer, les assimiler et se retrouver.Santiago au Pays de Compostelle

D’origine Franco-Péruvienne, elle a toujours été attirée par les rites de passage des anciennes civilisations. Elle prépare son fils Santiago, depuis ses 4 ans, à cette épreuve. Une épreuve où, pour devenir un petit homme, il devra se surpasser, physiquement mais aussi émotionnellement et spirituellement. En commençant par choisir lui-même son épreuve, et le moment où il sera prêt à la surmonter. Une nuit de ses 7 ans, Santiago a enfin choisi : « Maman, je veux aller sur mon chemin, le chemin de Santiago de Compostella et je te promets que, même si j’ai mal aux pieds, j’irai jusqu’au bout. » 13Petit_Homme©Céline_Anaya_GautierD’abord perplexe, elle l’avertit de la difficulté de son entreprise. Comme depuis le berceau elle lui répète qu’il est le descendant direct des Quechuas, qu’il est un petit guerrier des Andes et que « difficile n’est pas impossible », elle décide d’accepter, de le préparer et de l’accompagner dans cette aventure.

Mais elle, est-elle vraiment prête ?

Dossier de presse de l’exposition de Céline ANAYA GAUTIER
Santiago au Pays de Compostelle

Jean-Daniel Guillou – La caravane amoureuse

Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : La caravane amoureuse

Notre société tend à nous diviser, à nous contraindre à fixer des normes. J’ai rencontré pourtant des personnes qui aspirent à expérimenter autre chose que la limitation et la souffrance inconsciente que la société consumériste nous plonge quotidiennement.

Marc Vella et sa caravane Amoureuse : des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons partent pour exprimer en musique leur émerveillement aux autres. C’est en Ethiopie, dans la vallée de l’Omo que nous avons rencontrés les ethnies Dorzé, Mursi, Konzo, Hamer, Karo, Marc se met au piano et la magie opère, les notes s’égrènent. Les enfants ont envie de danser, les farandoles se lancent. Hommes et femmes regardent puis jouent en duo avec Marc. La musique est un langage universel qu’hommes et femmes de tous pays comprennent.

La musique possède tellement d’effets positifs, bénéfiques provenant d’un langage affectif qui a des répercussions sur la globalité du corps, avec un lien direct au cœur. On écoute avec nos oreilles, mais on vibre avec l’ensemble de notre être. Tout comme un instrument, notre corps est une caisse de résonance servant à recevoir et amplifier les vibrations extérieures ; les rencontres, les émotions.

En ce début de 3ème millénaire, les hommes doivent encore faire bien du chemin avant de comprendre que tous, quelles que soient leurs différences, restent avant tout des êtres humains dignes du plus grand respect. S’il est difficile de s’aimer, il sera d’autant plus difficile d’aimer les autres.

La différence est encore trop souvent un obstacle aujourd’hui, afin que les hommes communiquent en toute simplicité. Elle deviendra vraiment une richesse lorsque chaque individu se rendra enfin compte qu’il ne peut prétendre faire partie de la meilleure race qui soit, qu’il ne peut prétendre croire le meilleur Dieu, qu’il ne mène pas la vie la plus exemplaire qui soit, qu’il ne détient pas à lui seul la vérité absolue. Ce jour-là n’est pas encore venu mais le monde de demain ne peut se construire en gommant les différences mais plutôt en les additionnant.

Il n’existe pas de baguette magique qui va tout solutionner mais j’ai vécu une exceptionnelle aventure en Ethiopie un « retour » dans le berceau de l’humanité. J’ai vécu des rencontres simples, puissantes et libératrices. Cette rencontre avec l’autre c’est accueillir ce qui est là pour nous, en ce moment, que ce soit du découragement, de la peine ou quelques belles émotions que ce soit. Ouvrons la porte de notre cœur et invitons ce qui est là. Laissons-nous toucher par les émotions qui nous habitent sans nous y attacher. Lorsque notre cœur est ouvert, prenons conscience de ce qui est là et acceptons cette émotion, ressentons-là avec délicatesse et légèreté. Ne cherchons pas à nous débarrasser de quoique ce soit. Soyons présent et laissons là nous toucher. Il n’y a rien à faire. C’est la présente aimante qui accueille tout en son sein.

C’est que du bonheur ! comme dit mon ami Pierrot.D

Marc Vella, a parcouru avec son piano environ 200000 km sur les chemins de plus de quarante pays pour célébrer l’humain. Il a reçu de nombreuses récompenses, prix de Composition à Paris en 1985 et 1er prix de Composition à Rome au TIM en 1999. Conférencier et écrivain, il est le créateur des concerts d’émergence et donne régulièrement des Master Class. Concepteur de la caravane amoureuse entrant dans la décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix avec comme chef de file : L’UNESCO. Il emmène avec lui des personnes pour dire je t’aime aux autres.

Jean-Daniel Guillou / Faïza photographie

Jean-Daniel Guillou expose au festival depuis 2015. Retrouvez ces anciens reportages et sa biographie en suivant les liens ci-dessous.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 de J-D Guillou : Sara la Kali
EXPOSITION BARROBJECTIF 2014  de J-D Guillou : Le petit Gaël
EXPOSITION BARROBJECTIF 2013  de J-D Guillou : Toutes à l’école, Happy Chandara
EXPOSITION BARROBJECTIF 2012 de J-D Guilou : Les yeux du monde

Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg – Voyage en marche

L'arrivée au pied du volcan Licancabur marque la fin de notre périple en Bolivie

L’arrivée au pied du volcan Licancabur marque la fin de notre périple en Bolivie

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Voyage en marche

Marche ou rêve…

Marcher: mettre un pied devant l’autre et répéter ce geste à l’infini. On n’a encore rien trouvé de mieux pour découvrir le monde en prenant son temps. Avec des rêves d’aventures plein la tête, nous avons quitté en mai 2015 notre petit village d’Esse en Charente limousine et nous nous sommes mis en marche pour une année de voyage à pied et à cheval en itinérance. Après avoir traversé la France, nous avons rejoint les Pyrénées ariégeoises avec nos chevaux de Mérens. Nous nous sommes ensuite envolés vers la NouvelleZélande à l’assaut du Te Araroa. Ce sentier, d’une longueur de 3 300 kilomètres, traverse intégralement les deux îles, depuis Cape Reinga, au Nord, jusqu’à Bluff, au Sud. Puis, nous avons marché plusieurs mois en Amérique du sud, en Patagonie et en Bolivie.

12-Otago Nouvelle-Zélande

Qu’est-ce qui nous a poussé à nous lancer dans une marche de plusieurs mois ? Pourquoi decideton un jour de traverser un pays à pied ? Ces questions nous ont été posées de nombreuses fois par les personnes croisées en chemin. Quand les gens se rendaient compte que nous voyagions à pied, il y avait d’abord une réaction d’étonnement. « Mais vous êtes fous ! » s’exclamaientils, bien souvent. Comme si, seule la folie pouvait expliquer que l’on ait l’idée saugrenue de marcher sur une si longue distance. La surprise laissait ensuite place à l’enthousiasme et parfois même aux encouragements ou aux félicitations. Aux yeux des autres, nous étions certes fous mais des fous dotés d’une certaine bravoure, ce qui dans un sens est louable. De notre point de vue, nous n’avons pas l’impression d’avoir fait quelque chose d’extraordinaire ou d’insensé. Nous avons juste marché, mis un pied devant l’autre pour atteindre un col, puis un autre col, et encore un autre, jusqu’à parcourir ces milliers de kilomètres. Certains pensent que nous avons accompli un exploit pourtant, marcher tout le monde peut le faire. Ce n’est pas la folie qui a guidé nos pas pendant plusieurs mois. Les raisons qui nous ont amenés à ce projet sont multiples : envie de se mesurer à un défi physique, volonté de privilégier un mode de déplacement lent pour prendre le temps d’observer les paysages, pour aller à la rencontre des gens, pour réfléchir, besoin de vivre en pleine nature…

Une nouvelle journée démarre...

Une nouvelle journée démarre…

Marcher, une philosophie

Le voyage à pied est une initiation : l’opportunité, à tout moment de la vie, de vous découvrir et de devenir. La vie nomade apporte de l’humilité. Elle vous soumet à une vision juste de ce que vous êtes vraiment – de ce que sont forces et aussi vos faiblesses. Les vies actuelles sont bien remplies – peut-être un peu trop même ? Ceux qui ont déjà marché plusieurs jours ou semaines savent quel sentiment de liberté elle procure. Voyager à pied impose de n’emporter que le strict nécessaire – ce qui vous conduit à l’essentiel. Chaque objet est choisi avec discernement : utile ou futile? Vais-je l’utiliser tous les jours ? Un sac trop rempli sur le dos, la marche peut devenir une torture. La force des choses vous apprend à vous détacher du superflu. Le dépouillement peut aussi faire renaître en chacun la capacité d’émerveillement, une faculté souvent affaiblie par des vies trop chargées. Ressentir la pluie sur votre visage; emplir vos poumons de l’odeur de la mousse humide dans un sous bois; écouter autour de vous, le souffle du vent, le bourdonnement des insectes, le ruissellement de l’eau, le chant des oiseaux, contempler un paysage en vous imprégnant de chaque détail, apprécier la chaleur se dégageant dans votre corps après avoir avalé une gorgée de thé. Faire communier la nature avec votre corps. Vivre en pleine conscience. Le soleil dicte la marche – de l’aube au crépuscule. L’ombre du marcheur indique l’avancement de la journée. L’instantanéité du monde contemporain n’a pas sa place dans le lent déroulement du pas. Le voyage accomplit le miracle de ralentir le temps.

Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg

Texte en PDF Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg
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