Vendredi 13 janvier à 20H30 à la salle des fêtes de Barro (entrée gratuite)

Pédro et Sophie de « Voyage en marche » qui ont exposé à BarrObjectif 2016 nous présenteront le film de leur aventure et échangeront avec le public sur leur voyage à pied. 400 jours, 350 nuits en bivouac, et 7000 kilomètres. Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg se sont lancés dans un périple à pied à travers le monde.

Ils nous entraînent dans leur aventure et nous font partager leur passion pour la marche.

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La bande annonce du film :

Un extrait du film voyage en marche : 

Venez nombreux prolonger avec nous la magie de BarrObjectif !

Vendredi 13 janvier 2017 à 20H30 à la salle des fêtes de Barro
(entrée gratuite)

A très bientôt

Céline Anaya Gautier – Santiago au pays de Compostelle/ Le voyage initiatique d’un petit homme

Santiago au Pays de CompostelleDe 6 à 18 ans, Céline a vécu au Pérou, dont elle est originaire. De retour en France elle a exercé la profession d’hôtesse de l’air. Lors de ses escales, elle a visité avec passion les pays qu’elle a traversés, s’est confrontée à la misère et a décidé de s’investir dans l’action humanitaire, notamment au Pérou. Elle a d’abord travaillé à la Posadita del buen pastor à Lima, avec des enfants atteints du Sida, souvent orphelins, et toujours rejetés. Elle s’est également occupée d’enfants des rues exploités dans des usines à briques.
En 2003, elle a entamé son premier travail photographique Coeur de Femmes. Durant 2 années, elle a accompagné des femmes de la rue, de passage à la Halte, à Paris. « Être photographe répond à une volonté de témoigner, de transmettre une réalité poussée au-delà du premier regard. » Pour ce travail, elle a obtenu, d’une part, la bourse du Talent reportage Kodak, une bourse Défi jeune du Ministère de la Jeunesse et des Sports, et a fait partie des lauréats de la bourse Marcel Bleustein-Blanchet. Elle a publié, d’autre part, le livre Coeur de Femmes, en mars 2004, aux éditions de La Martinière.
En décembre 2004, elle a entrepris un reportage sur les coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine: Esclaves au Paradis. Elle a été à l’origine d’une campagne internationale de dénonciation des conditions d’esclavage auxquelles étaient soumis les coupeurs de canne dans les plantations dominicaines. Celle-ci a, entre autres, été soutenue par Amnesty International, la FIDH, le maire de Paris, Bertrand Delanoë et le rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination Doudou Diène.
Pour ce travail, Céline Anaya Gautier a été finaliste du grand Prix CARE International du reportage humanitaire et lauréate du prix de l’enquête du Festival du Scoop d’Angers en 2007. Ce sujet a déjà fait l’objet d’une centaine de publications dans la presse nationale et internationale.
Le livre Esclaves au Paradis, accompagné d’un CD de chants traditionnels des coupeurs de canne haïtiens, a été publié en avril 2007 aux éditions Vents d’ailleurs.

En 2008, elle publie son troisième livre « Le vrai goût du Cambodge » qui invite le lecteur à découvrir le pays « du sourire » à travers son art culinaire et sa culture.

En 2010, Elle réalise pour le cinquantième anniversaire de la Fondation Bleustein Blanchet 50 portraits de lauréats dont Allain Bougrain-Dubourg, Laurence Zigvogel, Yves Coppens, etc.

Santiago au Pays de Compostelle

Aujourd’hui, à 39 ans, Céline a écrit son premier récit «Dis maman, c’est encore loin Compostelle ?» sortie aux Editions Le Passeur pour lequel elle est lauréate du prix du témoignage 2015 du Pèlerin Magazine.Coeur de Femmes
En avril 2016, son nouveau livre-photo «Santiago au Pays de Compostelle» sortira aux Editions de la Martinière. Elle accompagne l’itinérance de ses expositions. Elle publie son travail personnel et collabore avec plusieurs magazines en France et à l’étranger. Elle est aujourd’hui représentée par la VOZ’Galerie.

Céline Anaya Gautier expose depuis 2003. En liste ses dernières expositions depuis 2008.

    • Avril 2016 Exposition Santiago au Pays de compostelle – Voz’Galerie – Boulogne Billancourt
    • Mars 2013 Exposition Coeur de Femmes – boutographies – Rencontres Photographiques de Montpellier
    • Septembre 2011 1950 2010 voir avec le regard de l’autre – exposition collective – Royal Monceau, Paris
    • Juillet 2010 Exposition 60 ans picto en Arles – exposition collective
    • Décembre 2009 Diaporama théâtre Marigny 50 portraits – 50 ans de la Fondation Bleustein Blanchet pour la vocation
    • Juin 2009 Exposition Coeur de Femmes – 9ème Festival de la rue – Parvis de Notre Dame, Paris
    • Mai 2009 Exposition Esclaves au Paradis – Espace Landowsi, Boulogne Billancourt, France
    • Novembre 2008 Projection Esclaves au Paradis – Angkor Photography Festival, Cambodge

 Bourses et prix

    • Novembre 2015 Prix du Témoignage Pèlerin Magazine pour « Dis maman, c’est encore loin Compostelle? »/li>
    • Mai 2014 Finaliste du Prix Hipa Internationale cathégorie « Street Life »
    • Mai 2014 Subvention pour le travail sur la Chasse à Courre par la Société de Vènerie de France
    • Avril 2008 Prix du livre Gourmand pour Le vrai goût du Cambodge – Périgueux
    • Novembre 2006 Prix de l’enquête pour le projet Esclaves au paradis – Festival du Scoop d’Angers

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Santiago au pays de Compostelle/ Le voyage initiatique d’un petit homme

Après avoir passé deux ans avec les femmes SDF à Paris pour son travail « Coeur de Femmes », Céline, photographe, part sur le chemin de Compostelle. Elle le parcourt maintenant depuis 10 ans. Pour elle, c’est un espace de silence, de partage, de recueillement où elle peut loin de tout mais entourée de la vie poser ses expériences, les digérer, les assimiler et se retrouver.Santiago au Pays de Compostelle

D’origine Franco-Péruvienne, elle a toujours été attirée par les rites de passage des anciennes civilisations. Elle prépare son fils Santiago, depuis ses 4 ans, à cette épreuve. Une épreuve où, pour devenir un petit homme, il devra se surpasser, physiquement mais aussi émotionnellement et spirituellement. En commençant par choisir lui-même son épreuve, et le moment où il sera prêt à la surmonter. Une nuit de ses 7 ans, Santiago a enfin choisi : « Maman, je veux aller sur mon chemin, le chemin de Santiago de Compostella et je te promets que, même si j’ai mal aux pieds, j’irai jusqu’au bout. » 13Petit_Homme©Céline_Anaya_GautierD’abord perplexe, elle l’avertit de la difficulté de son entreprise. Comme depuis le berceau elle lui répète qu’il est le descendant direct des Quechuas, qu’il est un petit guerrier des Andes et que « difficile n’est pas impossible », elle décide d’accepter, de le préparer et de l’accompagner dans cette aventure.

Mais elle, est-elle vraiment prête ?

Dossier de presse de l’exposition de Céline ANAYA GAUTIER
Santiago au Pays de Compostelle

Jean-Daniel Guillou – La caravane amoureuse

Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : La caravane amoureuse

Notre société tend à nous diviser, à nous contraindre à fixer des normes. J’ai rencontré pourtant des personnes qui aspirent à expérimenter autre chose que la limitation et la souffrance inconsciente que la société consumériste nous plonge quotidiennement.

Marc Vella et sa caravane Amoureuse : des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons partent pour exprimer en musique leur émerveillement aux autres. C’est en Ethiopie, dans la vallée de l’Omo que nous avons rencontrés les ethnies Dorzé, Mursi, Konzo, Hamer, Karo, Marc se met au piano et la magie opère, les notes s’égrènent. Les enfants ont envie de danser, les farandoles se lancent. Hommes et femmes regardent puis jouent en duo avec Marc. La musique est un langage universel qu’hommes et femmes de tous pays comprennent.

La musique possède tellement d’effets positifs, bénéfiques provenant d’un langage affectif qui a des répercussions sur la globalité du corps, avec un lien direct au cœur. On écoute avec nos oreilles, mais on vibre avec l’ensemble de notre être. Tout comme un instrument, notre corps est une caisse de résonance servant à recevoir et amplifier les vibrations extérieures ; les rencontres, les émotions.

En ce début de 3ème millénaire, les hommes doivent encore faire bien du chemin avant de comprendre que tous, quelles que soient leurs différences, restent avant tout des êtres humains dignes du plus grand respect. S’il est difficile de s’aimer, il sera d’autant plus difficile d’aimer les autres.

La différence est encore trop souvent un obstacle aujourd’hui, afin que les hommes communiquent en toute simplicité. Elle deviendra vraiment une richesse lorsque chaque individu se rendra enfin compte qu’il ne peut prétendre faire partie de la meilleure race qui soit, qu’il ne peut prétendre croire le meilleur Dieu, qu’il ne mène pas la vie la plus exemplaire qui soit, qu’il ne détient pas à lui seul la vérité absolue. Ce jour-là n’est pas encore venu mais le monde de demain ne peut se construire en gommant les différences mais plutôt en les additionnant.

Il n’existe pas de baguette magique qui va tout solutionner mais j’ai vécu une exceptionnelle aventure en Ethiopie un « retour » dans le berceau de l’humanité. J’ai vécu des rencontres simples, puissantes et libératrices. Cette rencontre avec l’autre c’est accueillir ce qui est là pour nous, en ce moment, que ce soit du découragement, de la peine ou quelques belles émotions que ce soit. Ouvrons la porte de notre cœur et invitons ce qui est là. Laissons-nous toucher par les émotions qui nous habitent sans nous y attacher. Lorsque notre cœur est ouvert, prenons conscience de ce qui est là et acceptons cette émotion, ressentons-là avec délicatesse et légèreté. Ne cherchons pas à nous débarrasser de quoique ce soit. Soyons présent et laissons là nous toucher. Il n’y a rien à faire. C’est la présente aimante qui accueille tout en son sein.

C’est que du bonheur ! comme dit mon ami Pierrot.D

Marc Vella, a parcouru avec son piano environ 200000 km sur les chemins de plus de quarante pays pour célébrer l’humain. Il a reçu de nombreuses récompenses, prix de Composition à Paris en 1985 et 1er prix de Composition à Rome au TIM en 1999. Conférencier et écrivain, il est le créateur des concerts d’émergence et donne régulièrement des Master Class. Concepteur de la caravane amoureuse entrant dans la décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix avec comme chef de file : L’UNESCO. Il emmène avec lui des personnes pour dire je t’aime aux autres.

Jean-Daniel Guillou / Faïza photographie

Jean-Daniel Guillou expose au festival depuis 2015. Retrouvez ces anciens reportages et sa biographie en suivant les liens ci-dessous.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 de J-D Guillou : Sara la Kali
EXPOSITION BARROBJECTIF 2014  de J-D Guillou : Le petit Gaël
EXPOSITION BARROBJECTIF 2013  de J-D Guillou : Toutes à l’école, Happy Chandara
EXPOSITION BARROBJECTIF 2012 de J-D Guilou : Les yeux du monde

Olivier Remualdo – Dhaka Beats

©Olivier-Remualdo
Olivier Remualdo est originaire de Nice et il est passionné par la culture indienne. Après des études de commerce à Cannes et d’Arts Plastiques à l’université Paris VIII, il commence à voyager en Europe, en Amérique et en Asie.

Reconnaissance :
Son travail est primé à plusieurs reprises, notamment en France et aux États-Unis. La première maquette du livre a été élue

    • Grand Prize Winner » au «Best Blurb Book Contest» dans la catégorie voyage parmi près de 1800 participants (2009).
    • Prix Lucien Clergue 2011 dans le cadre du Sept Off à Nice.
    • Le projet Sâdhus a été Lauréat de la correspondance visuelle du magazine Compétences Photo, finaliste du Concours Samsung Launching People en 2013 et élu « coup de cœur » du magazine Les Inrocks.
    • BARROBJECTIF 2016 : Sâdhus

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Dhaka Beats

Dhaka est deuxième au classement 2015 des pires villes au monde pour les expatriés – après Damas. Cette mégapole de 20 millions d’habitants est dure, verticale, obstruée. Il est difficile d’y exister au-delà de son apparence d’Occidental.
Et pourtant, un photographe s’y est plu…
Dans cette ville où tout est compartimenté, l’impression d’enfermement est constante, que se soit dans un véhicule, un hôtel, ou dans une tour. Les fenêtres et les balcons sont grillagés, à l’instar des CNG (autorickshaws). Les entrées d’immeubles sont systématiquement surveillées par des gardiens en uniforme et les rez-de-chaussée sont des parkings, un espace de transition avec la rue.
Dans les rues justement, une multitude de gens, parfois l’immense masse avance, le plus souvent à contre-courant, comme dans une lutte interminable où chaque pas est arraché à la foule. Sur les avenues bondées de véhicules, les files d’embouteillages se perdent à l’horizon. A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité.  A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité. Les hommes, innombrables et petits dans cette urbanité verticale et anarchique, semblent étouffer.
Et pourtant, tout ceci manifeste la vie dans une pulsation omniprésente. Dhaka recèle sans doute un trésor bien caché. Peut-être faut-il le chercher dans le cœur de ses habitants, sur le visage d’un enfant. Peut-être faut-il simplement se laisser porter par les flots de la rivière Burriganga, dans une frêle embarcation au milieu de géants d’aciers. Peut-être faut-il simplement observer le spectacle d’une ville impénétrable…

©Olivier-Remualdo

Site auteur photographe Remualdo
Site Olivier Remualdo
Sâdhus

©Olivier-Remualdo

Marta Rossignol – Indian Vertigo

Bénarès, Vârânasî… !? Peu importe. Point de convergence des corps et des âmes. Je marche sur le fil de l’existence. Les Ghats, ce chemin entre la vie et la mort.

Nulle part ailleurs, je ne me sens aussi vivante, aussi mortelle. Ma raison vacille, perd pied. Une sorte de distorsion de ma perception. D’un coté la présence physique, de l’autre l’abime spirituel. Entre les deux, des corps, du feu, de l’eau, du sang, des couleurs, des senteurs, des chants, des prières. Je m’étourdis de cette atmosphère. Mélange d’un univers matériel et spirituel, condensé de larmes, d’espoir, de rires, de silences.

Ma raison vacille, ma vue se trouble. Suis-je bien présente ? Le sont-ils vraiment ? La vie glisse sur les marches, se noie dans les eaux, renait dans les chants, s’envole dans la fumée, s’enferme dans les cendres, remplit le vent…

Cet homme n’en sera bientôt plus un. Cette femme prépare son passage vers un ailleurs. Cet enfant prend le temps de vivre. Il sait qu’un cycle est en cours, passager éphémère du vivant. Je respire, au bord de la suffocation. Je regarde, proche de la cécité. Je touche, à la limite de la brûlure.

Je suis…

Ses expositions récentes :

    • 2016  « Amish, un monde décalé » Le Splendid, Langoiran
    • 2015 Festival Présence photographie, Montélimar  

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Indian Vertigo

L’Inde est un choc pour les voyageurs, un quitte ou double de l’esprit, qui s’adapte ou se fracasse sur l’incompréhension culturelle. Bénarès réserve la même épreuve aux plus aguerris des voyageurs. L’accoutumance doit se faire, le cerveau doit s’imprégner du tumulte de la ville.

« Boat, roupies, hachich !… » Les malades et les mendiants réclament une aumône ; les corps brûlent sur les bûchers, les plus pauvres flottent dans le fleuve. Votre esprit est au bord de l’implosion, vos sens au bord de la saturation. Mais vous auriez tort de buter sur ces aspects mercantiles, morbides et misérables de la ville. L’âme de Bénarès s’apprivoise peu à peu.

Le souffle spirituel est bien là, l’essence de ce lieu saint se respire tard le soir dans les ambiances nocturnes aux lueurs pâles, ou tôt le matin dans les nuages de brume, bercé par les rames d’une barque. Les couleurs se révèlent, ou s’estompent, les senteurs s’évaporent et se diffusent. Les Sâdhus s’emmitouflent dans la nuit ou guettent les premières lueurs de soleil pour réchauffer leurs corps.

Les balades sur les Ghats prennent alors une tout autre allure, une marche entre la vie et la mort, entre le palpable et le spirituel. D’un côté les eaux sombres du Gange, de l’autre les marches, les murs décrépis couverts de graphismes colorés, hindi tout en courbes comme un labyrinthe d’émotions. Entre les deux mon esprit vacille, obscurité, couleurs, sentiment flou entre deux mondes, à peine distants l’un de l’autre, reliés par un simple souffle. Sentiment que naitre à la vie, c’est aussi naitre à la mort. Fissure du moi, qui fait sombrer dans un entre deux méditatif.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Amish un monde décalé

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Lalibela

Olivier Touron – Écosse

©Touron-Ecosse-rails

Olivier Touron
 est né en 1969 en France. Il suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier.

En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…)
Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.Royal Scotsman Belmond : le voyage de l'ouest
Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines.
En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).
Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises (Veolia) ou par le biais d’agences.

EXPOSITION Barrobjectif 2016 : L’Écosse

Chez nous, à Géo, deux univers de confrères et consoeurs collaborent avec notre mensuel : le petit monde, bien chanceux, du journalisme de tourisme, habitués au faste de la grande hôtellerie et au tapis rouge que leur tirent les tour-operateurs vers les endroits les plus préservés et précieux de notre petite planète ; et celui, moins confort, plus à l’arrache, des professionnels envoyés sur des terrains difficiles, qu’il s’agisse d’aborder de plus épineuses questions géopolitiques, environnementales ou  sociétales pour un lectorat qui cherche pourtant à rêver. ©Touron-Ecosse-trainLe photojournaliste Olivier Touron appartient à cette seconde catégorie de professionnels : pas froid aux yeux et un regard d’une grande chaleur et acuité. Alors quand il s’est agit de traverser le rubicond pour embarquer à bord du plus luxueux des trains à sillonner l’Ecosse,  il ne s’est pas fait prier. Moi non plus d’ailleurs. Je ne connaissais pas personnellement Olivier avant de monter avec lui à bord de ce six étoiles Edwardien sillonnant les Highlands, parmi un aéropage de britanniques, disons du genre conservateur en vacances, au moment même ou l’Ecosse s’apprêtait à envoyer au parlement d’Holyrood une majorité-un tsunami- de députés du Scottish National Party. Durant ce voyage en palace sur rails, nous avons lié amitié. Bien sur, nos pensées furent aussi tournées vers ceux et celles-pour moi ce fut particulièrement ma mère, vivant sur la Rochelle, et mon épouse, très jalouse avec qui nous n’aurons jamais l’occasion de mener cette itinérance.Touron-Ecosse-train-femme

En tout cas, les images d’Olivier leur permettent de vivre par procuration ces quelques jours et nuits rythmés par l’excellence du service, le raffinement de la haute-cuisine, l’exotisme des grands malts, et surtout cette lenteur devenue aujourd’hui l’apanage du nouveau luxe.

Le regretté jeune photographe Dan Eldon, tué en 1993 à Mogadiscio, Somalie, disait the Journey is the destination. C’est le voyage qui est une destination. Slainthe Mhath Olivier !

Site de Olivier Touron

Mail de Olivier Touron

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les vacances à l’usine !

Sidi-omar Alami – « Se retrouver là-bas »

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S-O-Alami-photographe Sidi-Omar Alami

Portrait de Sidi-Omar Alami

Je m’appelle Sidi-Omar Alami, j’ai 21 ans, je suis né le 22/09/1993 à Senlis dans l’Oise. J’exerce en tant que photographe depuis 2014. Voici mon histoire : après un échec en Faculté de Médecine, j’ai décidé de me lancer dans la photographie.
Ayant découvert l’art de la photographie depuis 3 ans en autodidacte. Depuis 1 an, je me consacre pleinement à cette discipline, parcourant le monde seulement accompagné de mon appareil photo et de mon sac à dos. J’aime à partager des expériences uniques, découvrir d’autres cultures et apprendre plus sur moi-même et afin de me reconstruire d’où le titre

 » Se retrouver là-bas « .
Ce périple a duré 9 mois, et j’ai traversé plusieurs pays dont : Les Etats-Unis dont Hawaï, L’Islande, La Suède, Le Quatar, Le Maroc, La Belgique, L’Allemagne, La Suisse, L’Espagne, Singapour, La Malaisie, L’Indonésie, ainsi que L’Australie.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Se retrouver là-bas 

C’est en Juin 2014, n’ayant alors que 20 ans, que je décide de prendre  mon premier vol et ce pour les Etats-Unis. Débute alors une expérience incroyable d’un mois dans la ville de New-York City. skateboarding-in-ArizonaNe connaissant alors personne sur le territoire américain, j’ai du me débrouiller seul et j’ai cherché à me loger chez l’habitant. En effet j’ai été  hébergé par des gens fantastiques à Brooklyn et  par un Trader français dans un building à Broadway ( Manhattan ) qui m’a ouvert les portes de son appartement luxueux pendant une dizaine de jours, alors que je m’apprêtais à me retrouver à la rue. Je prenais un plaisir fou à discuter avec des « sans-abris » New-yorkais,  apprenant ainsi de leurs histoires.
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On-the-road-somwhereJe vous assure que pour un gamin de 20 ans c’était une expérience incroyable que d’arpenter les rues new-yorkaises avec son sac à dos et son appareil photo.

 

Stephane Blanchet-Nicoud – My « American Standard » Nights

Mon travail photographique, initié fin 2011, s’inscrit généralement dans un style urbain, déshumanisé avec très souvent une obsession du détail comme pour pouvoir ancrer davantage ce travail dans le réel. Mes sujets/genres de prédilection sont principalement l’architecture pour l’exploitation du graphisme que l’on peut en faire, et également (et surtout !) la photographie de nuit. Au fil des mois, la photographie est devenue pour moi une véritable catharsis. Reste donc à vous de choisir entre une lecture de type Fenêtre ou Miroir….

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : My « American Standard » Nights

03:00am, une banlieue nord-américaine.

Me revoilà seul, face aux symboles de ce continent qui m’attire tant. Les lieux se sont vidés, avec comme uniques traces de vie, ces maigres lumières qui résistent face à l’envahissante obscurité. Confronté à ces oasis de lumières, perdu quelque part entre deux mondes, je suis saisi d’un cruel sentiment de manque, d’absence. Paralysé par le silence glacial qui enveloppe les lieux, j’attends un signe.
La vie a-t-elle définitivement disparue ou est-elle juste en sommeil ?

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Philippe Geslin – Ceux du grand pouce

GESLIN PORTRAIT

Philippe Geslin

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Ethnologue, je suis né en France en 1960. Mon métier, l’ethnologie, me permet de bourlinguer en observateur attentif, en acteur inquiet, toujours soucieux de rendre compte avec minutie des liens qui se tissent entre les Hommes et les choses dans des univers contrastés. Des portions de vie partagées, au bout du Monde, en Afrique, en Asie, en Amérique, au Groenland où je partage la vie des derniers chasseurs inuit depuis cinq ans. Des rencontres surtout, au fil de terrains incroyables, aux plaisirs évidents, aux souffrances moches.

J’enseigne en Suisse, à Neuchâtel, une ville au sein de laquelle je dirige un laboratoire de recherches en anthropologie. En parallèle à un parcours académique national et international, ces rencontres m’ont permis d’élaborer une anthropologie spécifique, discrète et reconnue, au plus proche de la réalité sociale. Une anthropologie « impliquée » répondant aux demandes de ceux qui furent jadis et sont encore les objets de nos enquêtes ethnographiques.

La photographie m’accompagne toujours dans ces vies entre deux cultures. Elle est pour moi un véritable mode d’expression littéraire. Exposée simplement ou mise en scène, elle me permet d’atteindre un plus large publique, de rendre compte par le sensible du « fantastique social » cher à Pierre Mac Orlan, avec ses joies, ses inquiétudes et le regard qu’il nous incite à porter sur notre société. Elle me permet enfin de retrouver dans ma pratique cette combinaison subtile qui fait de l’ethnologue un glaneur d’émotions, celles d’autrui façonnées par les siennes propres.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ceux du grand pouce

Dire la continuité des mondes. Rechercher dans les moindres détails les attitudes intactes du passé. Celles décrites par nos aînés les voyageurs. Celles de nos rêves de gosses. En ethnologue, je sais que cette collecte est vaine ou presque. Et pourtant chacun de mes voyages est un recommencement, un quasi entêtement. Prendre le temps, en vagabond sensible, curieux et exigeant. Déplier les territoires des êtres et des choses, en révéler les coulisses, en suivre les méandres, en restituer le sensible et l’anodin. Dans ces contrées lointaines, c’est dans l’imperceptible et le ténu qu’on saisit l’univers. Mon appareil photographique en carnet d’aquarelle plus qu’en carnet de note. Elle permet la caresse et le chevauchement, à la touche de lumière, avec cette palette étrange réduite au noir et blanc pour dire l’inquiétude. J’aime l’effort d’exploration, le temps de pause qu’elle demande à ceux qui la regardent. Un regard au plus proche de celui que je vis sur mes terrains comme ici, au cœur du Groenland, aux confluences des baies de Melville et de Baffin.

« Ceux du grand pouce », c’est ainsi qu’ils se nomment, sont les derniers chasseurs inuit. Ils vivent encore au rythme des saisons, de la banquise et de la mer, des tempêtes et du froid. Extrêmes. Ils guettent la présence des phoques, celle, plus rare, des bancs de bélougas à la peau claire. Sur la banquise, les chiens, presque des loups, attendent l’hypothétique départ pour la chasse. Attentes. Tout semble en suspens pour ces peuples du nord. Quotidiens malmenés. Dans cet univers minéral, on se résigne, aux coups de boutoir du pétrole, des quotas et des mines. Ruptures. Ils font gueuler plus fort l’esthétique du pôle.

Site internet de Philippe Geslin