Simon Vansteenwinckel – Nosotros

Simon Vansteenwinckel

Simon VANSTEENWINCKEL
Né en 1978 à Bruxelles, photographe indépendant, amoureux du grain de film, graphiste à ses heures de labeur, amateur de reportage au long cours et autre documentaire au grand air, ouvert à l’Aventure, fermé le week-end et jours fériés. Simon est membre du comité de rédaction de la revue Halogénure depuis 2016 et membre du studio Hans Lucas.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Nosotros

28 août 2014

Carolina, mon épouse, est née à Valdivia, au Chili. Je suis Belge. Et nous avons eu ensemble trois magnifiques petites filles, Anna, Clara, et Élena. Voyage en famille au Chili

Le 2 septembre 2014

Nous partons pour un voyage d’un an, au-delà des Andes, pour y rencontrer la famille de Carolina qui est restée sur place. Ce périple, tant attendu, permettra de montrer à nos filles, leur demi-pays, le Chili. Elles découvriront ces gens qu’elles ne connaissaient que par les récits, voir et regarder ces contrées lovées entre Pacifique et Cordillère, parsemées de volcans, de lagunes, tiraillées entre déserts et glaciers.

Carolina nous raconte souvent qu’à chaque fois qu’elle y retourne, au moment du survole sur la Cordillère, juste avant de plonger vers Santiago, elle ne peut retenir ses larmes. Le sentiment profond, qu’une partie de son être appartient encore au Chili.

Peut-être nos enfants ressentiront-elles la même chose envers ce lieu inconnu ?

Nous sommes à quatre jours du départ et plus grand-chose ne nous retient de partir.

Olivier Touron – Odyssée en Terre de Feu

Olivier Touron
 est né en 1969 en France. Il suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier.
portait de Olivier TouronEn 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…)
Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.
Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines.
En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).
Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises (Veolia) ou par le biais d’agences.

www.oliviertouron.fr
http://www.divergence-images.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Odyssée en Terre de Feu

À la rencontre d’un mythe de voyageur, sur les traces de Magellan.

Terrre de feu

26 mars 2017. Chili. Sur la mer de feu. A l’intersection du canal Whiteside et du fjord Seno Almirantazgo, une colonie de manchots de Magelllan peuple les îlots Tucker. 4000 d’entre eux ont l’habitude de venir y nidifier, s’y reproduire et élever leurs petits. Printemps 2017, du 23 mars au 1er avril. © Olivier Touron / Divergence

Fin mars, début avril 2017. Fin de l’été austral. Il y a des noms de ville qui font fantasmer plus que d’autres. Ushuaia en est. Qui n’a pas rêvé d’aller au bout du monde, aux limites d’un continent, et de se retrouver à la fin des fins d’une route. Nous y étions. De l’autre côté du ponton, la terre de feu, dernier territoire avant le pôle sud ! Avec mon collègue Sébastien Desurmont, en mission pour le magazine Géo France, nous étions là, incrédules, à toucher des yeux le fameux détroit de Magellan. Nous étions là où il y a un peu moins de cinq cents ans le navigateur entrait dans la légende. Aujourd’hui près de Punta-Arenas, dernière ville chilienne de Patagonie, il est possible de voir la reproduction à l’échelle un de la goélette du célèbre navigateur, le premier à tracer la voie de l’Atlantique au Pacifique. Dans notre périple nous accompagnait le descendant du célèbre viceamiral Fitzroy capitaine du HMS Beagle chargé au début du XIXe siècle de missions en Terre de Feu. Nous refaisions une partie du voyage par Charles Darwin. Restait encore à rencontrer le mythe : le terrifiant Cap Horn. Passer le cap est pour tout marin et navigateur un honneur et un challenge. Dans la marina d’Ushuaia, en Argentine, cette ville autrefois prison, devenue un hub commercial et touristique, les plaisanciers de l’extrême sud ont tous cet exploit comme horizon. Se poser sur le 58° parallèle sud, séparé de l’Antarctique par le difficile passage de Drake, y rencontrer son gardien et sa famille, en poste à l’année, fut une émotion rare. Il est des voyages d’où on ne revient jamais vraiment.

Terre de feu

30 mars 2017. Chili. Sur l’île du Cap Horn. Gardé par Victor Arriagada, sergent de l’armée chilienne originaire de Punta Arenas, âgé de 38 ans, en poste pour un an après avoir réussi les tests d’aptitude. Il y vit avec sa famille, Evelyn, 31 ans , son épouse, et leurs trois enfants, Eric, 13 ans, Nicolas, 8 ans, et Sofia, 2 ans. Durant les 6 mois de l’année praticables, 1000 touristes viennent visiter le site. 80% réussissent à accoster. Seulement 5 % peuvent « passer » le cap selon les conditions climatiques souvent extremes. © Olivier Touron / Divergence

Terre de feu

Prientemps 2017, du 23 mars au 1er avril. Croisière en Patagonie sur les traces de Magellan dans les fjords qui dessinnent le tracé de la Terre de Feu, entre Chili et Argentine, entre Punta Arenas et Ushuia, en passant par le Cap Horn, à la rencontre de ceux qui vivent de cet extreme monde, aux confins des mers. // © Olivier Touron / Divergence

Olivier Touron exposition  2016 : Écosse
Olivier Touron exposition 2015 : Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire
Olivier Touron exposition 2014 :  Les vacances à l’Usine ! Voyage au cœur du mythe industriel allemand

Alexandre Sattler – Monde de beauté – éclats de joie

« Le voyage et l’immersion culturelle occupent une place déterminante dans les photographies et les documentaires sonores réalisés par Alexandre Sattler.

Né en 1980, Alexandre a grandi dans les montagnes. Son terrain de jeu était la forêt et les fermes avoisinantes. Très vite, il a développé le goût du vivant. Son amour de la nature l’a amené à suivre des études de naturaliste. Par soif de découverte, il décide de partir en Afrique à 20 ans, puis il rentre en France pour finir ses études d’accompagnateur en montagne et de guide naturaliste et reprend la route dès que possible. Alexandre décide en 2002 de partir 6 mois en Australie à la rencontre des peuples aborigènes. Il obtient une bourse de Jeunesse et Sport pour mettre en place une conférence diaporama sur les espèces animales et végétales australiennes.

Dès lors, les voyages et missions en tant qu’expatrié à l’étranger se sont enchaînés, sur les 10 dernières années. Alexandre, photographe voyageur humaniste, a été plus de la moitié de son temps sur les routes à la découverte de la planète et de ses habitants (Japon, Australie, Birmanie, Inde, Népal, Mongolie, Togo, Ghana, Russie, Corée, Laos, Vietnam, Bangladesh, Chine, Maroc, etc.). Dans ses nombreuses pérégrinations, Alexandre s’est toujours appliqué à partager ses expériences de vie à travers la photographie ou la création d’émissions radio.

En 2006, il fonde l’association Regard’Ailleurs, toujours dans l’idée de partager les différences qui nous éloignent et nous unissent.

Quand il est en France, il travaille pour une radio libre et se forme au journalisme pour les radios indépendantes. Il produit des documentaires sonores, interviews et reportages diffusés sur plus de 50 radios en France. Carbone Zéro et Regard’Ailleurs sont ses émissions diffusées les plus connues.

Que ce soit pour la photographie ou la radio, son studio est le terrain sur lequel il évolue avec son regard curieux et ses oreilles attentives aux rencontres et aux différences.

2014, 2015, 2017 finaliste du concours « Les photographies de l’année » dans la catégorie reportage.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Monde de beauté – éclat de joie

« L’exposition “éclats de joie” accompagne la sortie du livre du même nom. Le livre est le projet de deux citoyens du monde : Alexandre, photographe globe-trotter, et Stéphanie, petite plume intrépide.

Tous deux croient en une idée simple : aimer ce monde nous donne l’énergie de le rendre meilleur.

Vieille dame de l’éthnie des Xi en Chine dans la province du Yunann.

Les images colorées, pleines d’humanité d’Alexandre et la poésie lumineuse de Stéphanie s’unissent alors pour partager leurs plus belles émotions. Des sourires, des paysages, des regards, de l’amour et de la joie…

Alexandre part à la rencontre de cette joie que nous avons oubliée, dans sa sincérité. Les personnes qu’il photographie lui partagent ce qu’ils ont de plus vrai : leur cœur. Car c’est un véritable moment de complicité que cet artiste crée avant de prendre une image. Au-delà d’une simple photo, il saisit chaque instant dans la pureté de la relation.
C’est au travers de toutes les cultures qu’il a côtoyées qu’il nous livre aujourd’hui son bel ouvrage. De ces liens qu’il crée naturellement et avec bienveillance, Alexandre réapprend la joie et nous la transmet avec tendresse et poésie. »

MBirmanie, trois moines se promène dans une pagode avec leur ombrelle pour se protéger des rayons du soleil, au Myanar, dans la ville de Bagan

Hubert Sacksteder – Domicile : cimetière

Portrait de Hubert SackstederMon premier appareil photo a été confisqué durant mon service militaire à Berlin, en 1970, alors que je faisais des photos à l’intérieur de l’unité. A cette époque-là, je voulais devenir journaliste, je suis devenu linguiste.
Quarante ans plus tard, à l’âge de la retraite, j’ai toujours la passion des gens, de la vie, du regard sur la vie et je retrouve la photographie, enfin !
Hubert Sacksteder

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Domicile : cimetière

Cimetière de Carreta à Cebu

Vue partielle sur le cimetière Carreta, à Cebu

Cimetière : terrain, le plus souvent clos de murs, dans lequel on enterre les morts.
Aux Philippines cependant, particulièrement dans les grandes métropoles comme Manille
ou Cebu, de nombreuses familles vivent dans les cimetières, parfois depuis plusieurs
générations.
Ainsi, le North Cemetery de Manille, lieu pour les morts certes, compte près de deux mille habitants. Lieu de vie donc. Les conditions de vie y sont bien moins précaires que celles des sans-abri qui vivent sur les trottoirs de ces villes-là. Les mausolées servent d’habitat, il y a plusieurs points d’eau dans l’enceinte du cimetière, la pollution est bien moindre que dans les rues congestionnées de la ville. Chaque jour, il y a une vingtaine d’inhumations dans ce cimetière. Et la mort procure du travail : les hommes construisent et entretiennent les tombes et les mausolées, portent les cercueils lors des obsèques, procèdent aux exhumations, taillent et gravent les plaques funéraires, conduisent les tricycles pour transporter les gens qui viennent rendre visite à leurs défunts. Les femmes s’occupent des enfants, du ménage, de la cuisine, élèvent des poules, cultivent des fleurs, fabriquent et vendent des cierges.
Les enfants, comme partout, jouent…

Jean-Éric Fabre – Ad Terrae acta : correspondances congolaises

Éric Fabre, dit Jean-Éric, né à Paris. Après des études à l’école EFET, je travaille quelques années comme tireur noir&blanc.

portrait de Jean-Eric Fabre par Stephen Bartels. London, Pimlico (UK)

© Stephen Bartels. London, Pimlico (UK)

Lors d’un de mes voyages, je m’attarde au Congo où je reste plusieurs années. Ce voyage au long cours me marquera de son empreinte, et oriente ma carrière de photographe que j’ai reprise à part entière dès le début des années 2000. Je documente la vie en brousse depuis 1993. Mes images et reportages sont diffusés par des agences et sont à destination de la presse, y compris scolaire et de jeunesse, de l’édition, et des muséums d’histoire naturelle.
Ad Terrae acta présente un extrait de mon projet de livre, entre poésie et documentaire.

EXPOSITION BARROBJECTIF 20017 : Ad Terrae acta : correspondances congolaises

Ad Terrae acta est le journal de ma vie en Afrique. J’ai vécu sur cette Terre, au-delà du Mayombé, dans les grandes plaines de la vallée du Niari au Congo. J’étais forestier en Afrique là, à deux pas des contreforts de la vieille montagne, l’Équateur à 260 miles plus au nord, le vent venu de l’Atlantique laissait de temps à autre s’installer un climat plus serein que partout ailleurs (ne l’appelions-nous pas la petite Suisse du Congo ?).
Pourtant rien ne me disposait à vivre ici, parmi les arbres, loin de toute vie tracée au cordeau. Du passage sur une piste, d’un pont traversé, d’un recoin de forêt ou de savane visité, d’un animal observé, d’une rencontre furtive dans un village, il subsistera, tapi au fond de votre cœur, un sentiment léger d’une époque à jamais révolue. Une photo attestera peut-être de ces moments, mais au fin fond de la brousse, des générations s’en souviendront pour les avoir vécus ou entendus de la bouche des anciens.Ad Terrae acta 4
Laissez-moi vous conter, à travers mes photos, ces tranches de vie. Et puis ces lettres, peu empruntées au qu’on dira-t-on, collectées au fil des années, adressées à ma femme, à des tiers ou à moi-même. Ces lettres vous sont livrées telles quelles pour en garder l’authenticité.

Ad Terrae acta 15

 

Je suis lié à ces gens, à cette Terre.

Lambert Coleman – Tomsk

J’ai découvert la photographie lors de mes études, durant un séjour en Afrique centrale. Je souhaitais alors axer mon travail sur les interactions entre l’homme et son environnement, par la représentation d’une réalité le plaçant au centre de son microcosme. Donner une autre vision de cette Afrique trop souvent associée aux images réductrices de guerres, d’épidémies, de problèmes politiques. Depuis, j’ai réalisé des projets photographiques au Népal, en Russie et en France.
Dans mon travail, que l’on peut qualifier d’anthropologie photographique, je m’attache à suivre une démarche méthodologique proche de celle du chercheur en sciences sociales, faite d’observations et d’échanges, tout en veillant à l’esthétique de mes photos.

Lambert Coleman

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Tomsk

A trois mille kilomètres à l’est de Moscou, au coeur d’une vasteTomsk-1
étendue de forêts boréales, le temps s’écoule lentement à Tomsk. Nous sommes en février, le thermomètre affiche souvent en dessous de –25 degrés et la douceur des mois de juillet et d’aout paraît bien lointaine.
Fondée en 1604, Tomsk incarne l’expansion du royaume russe vers l’ouest, lors de la conquête de la Sibérie. Située sur l’ancienne route commerciale reliant Moscou à Pékin, on y construit la première université de Sibérie. Tomsk était alors surnommée « Athènes de Sibérie », et était la plus grande ville de la partie asiatique de la Russie. Exclue du tracé du transsibérien, elle laissa sa place de capitale sibérienne à Novossibirsk, située plus au sud, le long de cet axe qui modifiera à jamais le centre d’attraction de cette vaste région.
Aujourd’hui, Tomsk est une ville pleine de contrastes. Ses universités drainent une population jeune qui la rend dynamique malgré son isolement géographique. Son centre ville dégage une impression d’intemporalité ; ici les maisons en bois, symboles de l’architecture sibérienne, côtoient les blocs d’immeubles soviétiques et les bâtiments flambants neufs fraichement construits. Dans un même espace, la pauvreté apparente s’entremêle à des signes de richesse ostentatoire. Le poids du passé et des traditions cohabite avec un présent plein de paradoxes et de contradictions.
Tomsk-2

Didier Bizet – L’interminable hiver en mer d’Aral

Après un diplôme des beaux-arts, je travaille en direction artistique pour le compte de clients internationaux. Portrait de Didier BizetEn 2015, je rejoins l’agence Hans Lucas. Mes attirances vont vers les anciens pays du bloc soviétique, où la mélancolie du temps se laisse facilement photographier. L’esthétisme est pour moi un cadre obligatoire, l’information que je dévoile doit être simple, tel un plan cinématographique. Entre photographie d’auteur et documentaire, la photographie est pour moi un vrai apprentissage de l’environnement. Elle me facilite et parfois me donne des réponses à mes propres questionnements sur les sociétés.
dbizet@orange.fr
http://www.didierbizet.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’interminable hiver en mer d’Aral

Mer d 'Aral

Toujours une bonne humeur malgré un travail difficile.

L’hiver, au bord de la mer d’Aral, la température avoisine les –20°. Les yourtes des anciens nomades des steppes kazakhes ont été remplacées par des maisons en briques dont les sols surchauffés au feu de bois sont encore recouverts de tapis. Située à 90km, soit onze heures de piste enneigée, de la ville d’Aral, la petite population de Tastubek s’organise pour sa survie hivernale. L’eau courante fait défaut, et quand le camion-citerne arrive à se frayer un chemin à travers les congères balayées par le vent glacial, on est heureux. Si cette mer de glace est de toute beauté pour les rares touristes se risquant à venir en hiver, la mer d’Aral est pour les Kazakhs une ressource alimentaire de première importance.

Depuis la construction du barrage de Kokaral en 1995, l’eau abondante de poissons est de retour dans la petite mer d’Aral. La pêche en hiver est particulièrement difficile, les filets sont parfois entreposés à plusieurs kilomètres du rivage, et la banquise peut être fragile en voiture ou à moto à la fin de la saison. La saison est longue et ennuyeuse, le froid ralentit la vie. Vêtus de survêtements ou de combinaisons récupérées sur des chantiers, les Kazakhs de la mer d’Aral ne reculent devant aucun sacrifice. Pour certains, l’hiver semble être leur saison préférée, l’été est trop chaud, et au printemps, les pistes boueuses deviennent impraticables.

Mer d'Aral

Les derniers bateaux épaves qui ont fait le tour du monde ne sont plus qu’au nombre de deux. Ils auront disparus d’ici 6 mois, et cela annonce la fin du tourisme en mer d’Aral. En hiver et par -20°, l’accès aux bateaux est très difficile, seules les Jeeps Russes VAZ y parviennent, plus hautes et plus légères, elles roulent tant bien que mal sur la mer d’Aral gelée et enneigée.

Vendredi 13 janvier à 20H30 à la salle des fêtes de Barro (entrée gratuite)

Pédro et Sophie de « Voyage en marche » qui ont exposé à BarrObjectif 2016 nous présenteront le film de leur aventure et échangeront avec le public sur leur voyage à pied. 400 jours, 350 nuits en bivouac, et 7000 kilomètres. Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg se sont lancés dans un périple à pied à travers le monde.

Ils nous entraînent dans leur aventure et nous font partager leur passion pour la marche.

voyage-en-marche-1

La bande annonce du film :

Un extrait du film voyage en marche : 

Venez nombreux prolonger avec nous la magie de BarrObjectif !

Vendredi 13 janvier 2017 à 20H30 à la salle des fêtes de Barro
(entrée gratuite)

A très bientôt

Olivier Touron – Écosse

©Touron-Ecosse-rails

Olivier Touron
 est né en 1969 en France. Il suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier.

En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…)
Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.Royal Scotsman Belmond : le voyage de l'ouest
Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines.
En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).
Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises (Veolia) ou par le biais d’agences.

EXPOSITION Barrobjectif 2016 : L’Écosse

Chez nous, à Géo, deux univers de confrères et consoeurs collaborent avec notre mensuel : le petit monde, bien chanceux, du journalisme de tourisme, habitués au faste de la grande hôtellerie et au tapis rouge que leur tirent les tour-operateurs vers les endroits les plus préservés et précieux de notre petite planète ; et celui, moins confort, plus à l’arrache, des professionnels envoyés sur des terrains difficiles, qu’il s’agisse d’aborder de plus épineuses questions géopolitiques, environnementales ou  sociétales pour un lectorat qui cherche pourtant à rêver. ©Touron-Ecosse-trainLe photojournaliste Olivier Touron appartient à cette seconde catégorie de professionnels : pas froid aux yeux et un regard d’une grande chaleur et acuité. Alors quand il s’est agit de traverser le rubicond pour embarquer à bord du plus luxueux des trains à sillonner l’Ecosse,  il ne s’est pas fait prier. Moi non plus d’ailleurs. Je ne connaissais pas personnellement Olivier avant de monter avec lui à bord de ce six étoiles Edwardien sillonnant les Highlands, parmi un aéropage de britanniques, disons du genre conservateur en vacances, au moment même ou l’Ecosse s’apprêtait à envoyer au parlement d’Holyrood une majorité-un tsunami- de députés du Scottish National Party. Durant ce voyage en palace sur rails, nous avons lié amitié. Bien sur, nos pensées furent aussi tournées vers ceux et celles-pour moi ce fut particulièrement ma mère, vivant sur la Rochelle, et mon épouse, très jalouse avec qui nous n’aurons jamais l’occasion de mener cette itinérance.Touron-Ecosse-train-femme

En tout cas, les images d’Olivier leur permettent de vivre par procuration ces quelques jours et nuits rythmés par l’excellence du service, le raffinement de la haute-cuisine, l’exotisme des grands malts, et surtout cette lenteur devenue aujourd’hui l’apanage du nouveau luxe.

Le regretté jeune photographe Dan Eldon, tué en 1993 à Mogadiscio, Somalie, disait the Journey is the destination. C’est le voyage qui est une destination. Slainthe Mhath Olivier !

Site de Olivier Touron

Mail de Olivier Touron

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les vacances à l’usine !

Marta Rossignol – Indian Vertigo

Bénarès, Vârânasî… !? Peu importe. Point de convergence des corps et des âmes. Je marche sur le fil de l’existence. Les Ghats, ce chemin entre la vie et la mort.

Nulle part ailleurs, je ne me sens aussi vivante, aussi mortelle. Ma raison vacille, perd pied. Une sorte de distorsion de ma perception. D’un coté la présence physique, de l’autre l’abime spirituel. Entre les deux, des corps, du feu, de l’eau, du sang, des couleurs, des senteurs, des chants, des prières. Je m’étourdis de cette atmosphère. Mélange d’un univers matériel et spirituel, condensé de larmes, d’espoir, de rires, de silences.

Ma raison vacille, ma vue se trouble. Suis-je bien présente ? Le sont-ils vraiment ? La vie glisse sur les marches, se noie dans les eaux, renait dans les chants, s’envole dans la fumée, s’enferme dans les cendres, remplit le vent…

Cet homme n’en sera bientôt plus un. Cette femme prépare son passage vers un ailleurs. Cet enfant prend le temps de vivre. Il sait qu’un cycle est en cours, passager éphémère du vivant. Je respire, au bord de la suffocation. Je regarde, proche de la cécité. Je touche, à la limite de la brûlure.

Je suis…

Ses expositions récentes :

    • 2016  « Amish, un monde décalé » Le Splendid, Langoiran
    • 2015 Festival Présence photographie, Montélimar  

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Indian Vertigo

L’Inde est un choc pour les voyageurs, un quitte ou double de l’esprit, qui s’adapte ou se fracasse sur l’incompréhension culturelle. Bénarès réserve la même épreuve aux plus aguerris des voyageurs. L’accoutumance doit se faire, le cerveau doit s’imprégner du tumulte de la ville.

« Boat, roupies, hachich !… » Les malades et les mendiants réclament une aumône ; les corps brûlent sur les bûchers, les plus pauvres flottent dans le fleuve. Votre esprit est au bord de l’implosion, vos sens au bord de la saturation. Mais vous auriez tort de buter sur ces aspects mercantiles, morbides et misérables de la ville. L’âme de Bénarès s’apprivoise peu à peu.

Le souffle spirituel est bien là, l’essence de ce lieu saint se respire tard le soir dans les ambiances nocturnes aux lueurs pâles, ou tôt le matin dans les nuages de brume, bercé par les rames d’une barque. Les couleurs se révèlent, ou s’estompent, les senteurs s’évaporent et se diffusent. Les Sâdhus s’emmitouflent dans la nuit ou guettent les premières lueurs de soleil pour réchauffer leurs corps.

Les balades sur les Ghats prennent alors une tout autre allure, une marche entre la vie et la mort, entre le palpable et le spirituel. D’un côté les eaux sombres du Gange, de l’autre les marches, les murs décrépis couverts de graphismes colorés, hindi tout en courbes comme un labyrinthe d’émotions. Entre les deux mon esprit vacille, obscurité, couleurs, sentiment flou entre deux mondes, à peine distants l’un de l’autre, reliés par un simple souffle. Sentiment que naitre à la vie, c’est aussi naitre à la mort. Fissure du moi, qui fait sombrer dans un entre deux méditatif.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Amish un monde décalé

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Lalibela