Gigacircus – Hospitalité en actionS : re-sculpter le monde

Routes Transhumaines

Routes Transhumaines.

GIGACIRCUS FRANCE
L’oeuvre artistique menée par Sylvie Marchand avec Gigacircus est au coeur des questions anthropologiques, éthiques et esthétiques que posent la mutation des formes de mobilités humaines dans le monde d’aujourd’hui.

Artistes polymorphes dont le champ d’expérimentation se situe aux points de contacts entre groupes humains, Gigacircus nourrit une « écologie des relations », ‘branchant’ des connections, renforçant des liens, créant des dialogues.

Environnements multisensoriels et laboratoire, interface et lieu de vie, leurs dispositifs artistiques reflètent la complexité des enjeux aigus qui traversent le monde contemporain, et l’étendue des possibilités esthétiques qu’autorisent les technologies mobiles en réseau appliquées aux scénographies interactives implantées dans l’espace public.

http://gigacircus.net/fr/creations/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Hospitalité en actionS – Re-sculpter le monde

Ils sont arrivés d’Afghanistan, d’Érythrée et du Soudan avec leur culture, avec leurs langues, leurs musiques, leur corps, et avec la volonté farouche de survivre ; ils embellissent nos esprits de nouvelles images, de couleurs, de saveurs. Ensemble nous envisageons la vision d’un autre monde, capable de faire surgir la beauté et le renouvellement de la perception des frontières.

« Re-sculpter le monde » présente une mosaïque d’images réalisées d’avril 2017 à juin 2018 pour ‘Hospitalité en Actions’.

La substance artistique qui cimente cette création ‘relationnelle’ est le fruit d’ « Hospitalité en ActionS« , un projet de rencontres entre habitants et réfugiés mené par Sylvie Marchand, Lionel Camburet et le réseau d’artistes Gigacircus.

Cette œuvre artistique est une invitation au dialogue, à la conversation, elle active un désir de langage, elle met à l’épreuve la communication entre les êtres, l’obligation envers l’Autre.

Chaque semaine, nous invitons anciens et nouveaux habitants à marcher ensemble à la découverte des paysages et patrimoines locaux. Les jeunes collectent des images avec caméra et appareils photos. Ils nous livrent leur regard sur nos paysages.
Ces ballades sont suivies d’ateliers de création musique, vidéo, peinture et performance.
Parallèlement nous nous réunissons autour d’un programme de films, spectacles, expositions et conférences afin de convoquer un dialogue transculturel fertile autour des notions d’humanité, d’art et de migration.
Enfin en Juillet dernier la Fête de l’Hospitalité nous a tous réunis sur la place publique autour d’un bal, de musiques, de lectures, de jeux et d’un banquet somptueux !

Le Jeudi 20 septembre à 20h30, une projection-rencontre à la salle des fêtes de Barro. Venez dialoguer avec les jeunes artistes afghans, érythréens et soudanais du réseau Gigacircus.

Sur les deux weekends du Festival, « le Café de l’Hospitalité » vous accueille au cœur de Barrobjectif !

Pierre Faure – France périphérique

Portrait Pierre FaurePierre FAURE – FRANCE
Né en 1972 et vit en France, il a étudié les sciences économiques.
De 2012 à 2014 il aborde les thèmes de la grande précarité et de l’exclusion. Il passe une année sur un bidonville « Tziganes », en 2012 et deux années en centre d’hébergement d’urgence et centre d’hébergement et de réinsertion sociale « Les Gisants », 2013, « Le Bateau », 2014. Devenu membre du studio Hans Lucas en 2013, il documente la montée de la pauvreté en France, en parcourant l’ensemble du pays depuis 2015.
Prix Roger Pic, 2016 I Prix I shot it, 2017 I Prix Albert Kahn, 2018 I Prix Fidal, 2018

Association Camille LeapgePierre Faure à reçu le prix Camille Lepage en 2017

L’association Camille Lepage – On est ensemble décerne depuis 2015 un prix aux photographes engagé(e)s dans un projet au long cours. Ce prix doté de 8OOO€ est remis durant le festival  » Visa pour l’image « . Depuis 2 ans la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix .

EXPOSITION PARTENAIRE : France périphérique

Montée de la pauvreté en France, témoignage photographique.

Depuis 2015, je documente la montée de la pauvreté en France en privilégiant les zones rurales et péri-urbaines. Ce travail a pour but de rendre visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes.

Le titre « France Périphérique » est emprunté à l’ouvrage éponyme du géographe Christophe Guilluy qui aborde les problématiques politiques, sociales et culturelles de la France contemporaine par le prisme du territoire. Il s’intéresse à l’émergence d’une « France périphérique » qui s’étend des marges périurbaines les plus fragiles des grandes villes jusqu’aux espaces ruraux en passant par les petites villes et villes moyennes. Il souligne que désormais 60 % de la population — et les trois quarts des nouvelles classes populaires — vit dans cette « France périphérique », à l’écart des villes mondialisées.

La France compte 8,8 millions de pauvres (INSEE, 2016) et 2,3 millions de personnes vivent au mieux individuellement avec 672 euros par mois. Comble pour l’un des premiers producteurs agricoles mondiaux, pour manger, près de deux millions de personnes auraient eu recours à l’aide alimentaire en 2015 (Observatoire des inégalités).

Économiste de formation, je m’intéresse aux évolutions qui modifient la société française en profondeur, sur le long terme. La pauvreté a baissé à partir des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000 avant d’augmenter.

Depuis 2004, le nombre de personnes pauvres a progressé de 1,2 million (+ 30 %). Ce mouvement de hausse constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays. La dégradation économique enregistrée depuis 2008 pèse tout particulièrement sur les moins favorisés (source : L’Observatoire des inégalités).

Mon objectif est donc de réaliser un témoignage photographique de la hausse structurelle de la pauvreté dans l’hexagone.
Montée de la pauvreté en France

Au-delà des statistiques, le phénomène est peu visible. Pourquoi  ? Les analyses de Pierre Bourdieu et Michel Legros peuvent nous éclairer. Selon le premier, l’invisibilité sociale est un effet de la domination. L’espace social est un espace clivé, divisé entre dominants et dominés. Dans la conception la plus large, l’invisibilité concerne tous ceux que les dominants estiment ne pas relever d’une vie normale et accomplie.
Pour Michel Legros (Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale), l’invisibilité peut constituer un mode de régulation de la pauvreté. Il s’agit alors de rendre les pauvres invisibles. Les politiques urbaines visent notamment à « nettoyer » l’espace public en évitant que les pauvres ne l’occupent trop massivement pour ne pas déranger le reste de la population. La rénovation urbaine a pu conduire à repousser les pauvres toujours plus loin en périphérie, et la politique de mixité sociale passe en réalité par l’expulsion plus ou moins directe et négociée de catégories que l’on ne souhaite plus voir dans les espaces rénovés. (ONPES).
Je souhaite que ce témoignage rende visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes. Que des visages se substituent aux statistiques afin d’apporter au public des éléments de sensibilisation et de compréhension.
Car le regard des Français sur les pauvres se fait plus dur. Selon une enquête du Crédoc (1) portant sur un échantillon représentatif de 2 000 personnes, effectuée de décembre 2013 à janvier 2014, et publiée le 12 septembre 2014, 37 % des Français pensent que les personnes qui vivent dans la pauvreté n’ont pas fait d’efforts pour s’en sortir alors qu’ils n’étaient que 25 % en 2009, au déclenchement de la crise.

(1) CREDOC : Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

Narciso Contreras – Traverser la Libye : le marché humain

Narciso Contreras Narciso CONTRERAS – MEXIQUE Né au Mexique en 1975. Photojournaliste, depuis 2010 il couvre diverses questions en Asie du sud et au Moyen-Orient, ce qui l’amène à se focaliser sur le coût humanitaire des conflits économiques et autres. Son travail contribue à construire notre image mentale du monde qu’il nous montre. Ses études de philosophie, ainsi que la photo et l’anthropologie visuelle l’ont amené à vivre et étudier dans un monastère en Inde pendant qu’il photographiait des communautés religieuses. Depuis, Narciso a suivi avec son appareil des histoires telles que les conflits ethniques au Myanmar et la guerre oubliée au Yémen, aussi bien que des évènements majeurs contemporains, y compris les bouleversements politiques à Istanbul, le conflit de Gaza, le coup d’état en Égypte, la guerre syrienne, et les troubles entre ethnies au Libye. Son travail sur la Syrie lui a valu un Pulitzer en 2013, et ses photos ont été publiées et exposées dans des galeries autour du monde.

Narciso CONTRERAS à reçu le prix Lucas Dolega 2018, décerné par l’association Lucas Dolega . Ce prix honore les photographes freelance qui prennent des risques pour informer.
Prix Lucas Dolega

EXPOSITION PARTENAIRE 2018 : Traverser la Libye – Le marché humain

Ce reportage révèle l’horreur du trafic d’êtres humains au sein de la complexité de la société tribale de l’après-Kadhafi libyen, mettant à nu le déroulement d’une crise humanitaire. Migrants, réfugiés, demandeurs d’asile se trouvent à la merci des milices qui les exploitent pour un gain pécuniaire. Détenus dans des centres pour les illégaux, ils subissent un traitement inhumain, entassés, sans sanitaires, battus même.

Un migrant clandestin subsaharien, malade mental, isolé dans l’un des centres de détention de Surman pour migrants illégaux sur la côte ouest de la Libye.

Le reportage suit le périple des migrants qui franchissent des frontières, pénètrent au cœur du Sahara, suivent la route des trafiquants vers la zone principale de repêchage au large de la côte libyenne.
Dans un contexte de violences sectaires, de corruption, de bureaucratie, le reportage contourne les voies officielles pour frayer son propre chemin. Les contacts avec milices, trafiquants, tribus, ONG, ont permis de saisir de près la réalité du trafic humain à travers la Libye.
Au lieu d’être un lieu de transit pour les migrants qui veulent gagner l’Europe, la Libye s’est transformée en un marché où quotidiennement des êtres humains sont vendus et achetés, révélant ainsi l’horreur complexe dont souffrent ces migrants anonymes.

Cyrille Bernon – Indoméni – Une enfance dans les camps

Cyrille BernonCyrille BERNON – FRANCE
Cela fait 20 ans que je suis photographe professionnel. Issu d’une formation urbanisme et environnement et passionné de photo, j’ai commencé à travailler pour des collectivités territoriales ( conseil général, CAUE ) et avec l’Observatoire photographique du paysage ( ministère de l’environnement ) pour mettre ma passion au service du patrimoine et de l’environnement. J’ai ensuite travaillé sur des commandes en architecture, puis une année au Conseil régional Languedoc Roussillon comme photographe dela dite région (institutionnel, reportages …) Puis une parenthèse de quelques années pour travailler dans le graphisme, fonder une famille, être instit …. Je suis revenu à mes premiers amours en me spécialisant dans la photo de mariage, que je pratique avec passion depuis bientôt 10 ans.
Depuis quelques années, je développe également une activité de reportage sur l’artisanat, sur les gens passionnés qui font vivre nos territoires … Très engagé dans le milieu associatif et humanitaire je fais également des reportages sur des sujets de société qui me tiennent à cœur. C’est ma façon d’aider, de me sentir utile, de m’engager. Mon dernier reportage sur le camp de réfugiés d’Idomeni a déjà fait l’objet de quelques expositions et projections-débats dans des cinémas. Mes images interpellent, bouleversent, font évoluer les mentalités … c’est là que mon métier prend tout son sens !
Depuis que j’ai fait ce premier reportage sur les réfugiés en Grèce, j’ai participé à certains concours …SIPA / VISA pour l’image  / Les rencontres d’Arles / Festival Présence Photographie / Festival de la photographie de Dax / Les Photographies de l’année / Amnesty international / Concours Sophot / Festival du Cinéma Europeen / La Quinzaine des tiers monde / CIMAD / MRAP

Le festival de la photographie de Dax. Du 2 au 22 juillet 2018. Depuis 2011, la ville de Dax organise et installe les travaux de photographes émergents, dans divers lieux de la ville. Cyrille Bernon y a exposé son reportage sur le camp informel des réfugiés d’Idomeni en 2017.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Idomeni, Europe, 2016 – Une enfance dans les camps

GRÈCE – CAMP INDOMÉNI – MARS 2016

Début mars 2016, j’ai passé 3 semaines en tant que volontaire avec des réfugiés dans le camp d’Idoméni au nord de la Grècela Macédoine venait juste de fermer sa frontière.

Ils arrivaient chaque jour plus nombreux, en famille, épuisés après un long et dangereux voyage. Mais ils étaient heureux parce que persuadés qu’ils allaient pouvoir continuer leur route vers la terre promise, le nord de l’Europe.
Routes migratoires vers L'Europe du nord

Mais depuis peu, Idoméni, n’était plus qu’un cul-de-sac synonyme de désespoir et de misère où végètent des milliers de familles. Je les ai vus jour après jour se transformer, perdre la raison, être avalés par ce camp inhumain. Mais comment pourrait-il en être autrement quand on a tout perdu, parfois même sa famille et que l’on a plus d’espoir, plus de but à atteindre ?

Mais le 08 mars 2016, en officialisant la fermeture de la route des Balkans, l’Europe a mis fin à tout espoir.

L’Europe avait rendez-vous avec l’histoire ! Elle a raté ce rendez-vous. Lorsqu’une civilisation se referme sur elle-même, qu’elle construit des murs plutôt que des ponts, elle s’appauvrit, et finit par s’éteindre !

J’ai ramené des photos à travers lesquelles  j’ai souhaité rendre compte de leur quotidien, de leur histoire, de leurs espoirs, et surtout de leur désespoir. Mon reportage s’est naturellement orienté vers les enfants et la famille. Peut être parce que j’ai moi même deux petites filles et que je ne pouvais m’empêcher de penser à elles en voyant tous ces enfants. Probablement me rappelaient ils aussi à moi père de famille, à quel point ces hommes et ces femmes étaient courageux.

Le camp d’Idomeni a été évacué fin mai 2016. Ces photos n’en sont que plus importantes. Elles témoignent de ce qu’ont vécu ces familles, chez nous, en Europe en 2016.

Mojahed Abo Al-Jood – Goodbye Aleppo

Portrait-Mojahed-Abo-Al-JoodMojahed ABO AL-JOOD (Ahmad Mojahed Attar) – SYRIE
Je suis né il y a 23 ans, dans le quartier ouest d’Alep, au Nord-est de Damas. Mon père est fabricant de tissus (entreprise familiale). J’ai trois sœurs, et deux frères. Mon frère ainé a été tué par la police du régime.
J’ai rejoint les manifestants, devenus insurgés lors du « printemps arabe » en 2011. Je préparais alors mon bac. Je suis un des membres fondateurs de l’AMC «  Aleppo Media Center  » créé pour témoigner contre la propagande officielle d’une opposition à la dictature. Par la suite, il a fallu témoigner de la violence de la répression, d’une opposition civile non armée, et démonter la propagande du régime qui la présentait dans un amalgame de terrorisme et d’islamisme. C’est ainsi que je suis devenu journaliste, et que j’ai travaillé pour plusieurs chaines (ITV, CNN, BBC).
J’ai été cameraman dans plusieurs films sur la Syrie tels que « Last men in Aleppo» qui a remporté 35 prix dans le monde (Sundance Festival, Copenhagen Festival, nominé aux oscars 2018).
J’ai gagné le «  Rory Peck Trust  » pour le film «  Goodbye Aleppo  » en 2017 et le prix «  Best off short » du festival « Middle east now  » à Florence en 2018.
Arrivée à Blagnac en novembre 2017, la France m’a accordé le droit d’asile en mars 2018.
J’étudie assidument le français depuis mon arrivée, dans l’objectif de parfaire ma formation dans le domaine des médias, en université à la rentrée 2018.

EXPOSITION PARTENAIRE : Les journées du reportage de Bourisp

Le petit village de Bourisp dans les Hautes Pyrénnées a exposé Mojahed Abo Al-Jood et seize autres photoreportages en plein air du 6 au 15 juillet 2018. Une formule à l’identique du festival de Barro.

EXPOSITION PARTENAIRES 2018 : Goodbye Aleppo

Le choc de perdre son fils après les bombardements – Alep

La révolution syrienne avait commencé en mars 2011, pour demander la liberté d’expression et les droits démocratiques.
Le régime de Al-Assad a attaqué les militants civils, et il a détenu la plupart d’entre eux.
En 2012 à Alep, la capitale économique de la Syrie, le régime a commencé à attaquer l’est de ville par des roquettes d’avions, cela a causé la mort de milliers et de milliers de citoyens.
Grâce à la Russie et à l’Iran, Al-Assad a pu assiéger l’est d’Alep, ce qui a conduit à une nouvelle catastrophe humaine.
Depuis 2012, le régime syrien a détruit la plus grande partie d’Alep, et à la fin de 2016, il a fait évacuer la population afin qu’elle reste en vie.

Au fil des Femmes

Au fil des FemmesNous sommes une association récente hébergée à Soyaux en Charente.
Nous nous appelons Au Fil des Femmes.

Notre association a pour objet de promouvoir les femmes des quartiers populaires dans leurs compétences autour du lien social et dans le vivre ensemble.


Les femmes ont souvent été oubliées dans le débat public sur les quartiers, alors qu’elles s’investissent dans la vie locale et dans des actions qui favorisent le lien social, la solidarité, la participation de tous à la vie de la société.
Nous souhaitons les mobiliser afin de les soutenir dans de telles démarches. Mais aussi en leur donnant de la place dans l’espace public, en faisant remonter leur parole, en les rendant visibles et entendues.
Jusqu’à présent nous avons mené des actions de distribution de soupe dans la rue sur des temps ponctuels, et des temps d’animation de la vie de quartier (repas partagés, projets culturels…). Nous réalisons aussi des événements ludiques auprès d’enfants porteurs de handicap afin de travailler sur la discrimination du handicap dans les quartiers. Nous menons nos actions principalement pour l’instant sur les quartiers du Champ de Manœuvre à Soyaux et de la Grande-Garenne/Basseau.
Notre équipe se compose de femmes et d’hommes également, d’origines diverses et de religions diverses aussi, qui luttent en faveur des droits des femmes et de l’expression de leur citoyenneté pour une société mixte, égalitaire et non discriminante.
Parmi elles, parmi eux, nous avons la chance d’avoir un artiste militant et photographe Gérard Truffandier dont les compétences nous permettent d’orienter notre travail vers une dimension artistique que nous n’aurions jamais pu concevoir sans lui.

SOIRÉE – PROJECTION PHOTOS-VIDÉO ET DÉBAT : Ce que je sais d’elles

Jeudi 20 septembre à partir de 20h30 – Salle des fêtes de Barro

Prépartion du couscous par Au Fil des Femmes

Au fil des femmes-Cuisine

Nous avons réalisé une exposition de photo sur les savoirs informels des femmes, avec l’aide d’un photographe professionnel militant d’Au Fil des Femmes, Gérard Truffandier. Il s’agit d’un travail collectif dont le photographe est un maillon qui nous a permis de réaliser ce reportage photographique sur un repas partagé, un couscous réalisé par les femmes dans le quartier de Soyaux à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Tout le monde, toutes les communautés religieuses, ethniques, culturelles, étaient invitées à partager ce moment festif, de partage autour du couscous. Les femmes ont eu beaucoup de plaisir à cuisiner ensemble et à transmettre, autant qu’elles en ont eu à recevoir les personnes et à partager ce moment.

L’idée est de valoriser les savoirs informels des femmes de notre association. De montrer comment ces savoirs informels (la cuisine, la couture, la capacité à se rassembler pour prendre des décisions, pour s’entraider, ou tout simplement faire la fête, prendre du plaisir, être heureux) sont transmis et permettent aux personnes de différentes cultures, origines, milieux sociaux de vivre tous ensemble.

À rebours des idées reçues sur le paupérisme intellectuel et social véhiculé par les médias sur les quartiers populaires et notamment sur les femmes de quartiers, nous voulons mettre en lumière comment ces femmes sont porteuses de l’espoir du vivre ensemble, du souhait du bonheur, de la transmission de ces savoirs non formels. Elles sont la source du renouveau de ces quartiers pour peu qu’on les écoute et qu’elle réaffirment toute leur place. C’est pour nous un projet ambitieux et un nouveau regard sur le devenir des quartiers. Nous avons le projet de présenter notre travail partout où ce sera possible localement, afin de rendre visibles les compétences de ces femmes et le travail artistique autour de la photographie que nous avons pu réaliser avec le concours précieux et tout le talent de Gérard Truffandier.

Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars Angoulême-Charente
est un rassemblement informel d’associations et de personnes qui agit pour l’égalité femmes-hommes sur le territoire du Grand Angoulême et de Charente. À travers ses actions, le Collectif veut contribuer à la visibilité des inégalités femmes-hommes, la mobilisation des habitant·es pour les droits des femmes, la réflexion et la formation des militant·es, la synergie entre les acteurs locaux et une prise en compte réelle de l’égalité dans les politiques publiques – et les budgets – des collectivités. Le Collectif n’est pas une association, la liste de ses participant·es n’est pas figée. Les membres se rencontrent régulièrement, réfléchissent et travaillent sur des projets communs en fonction de leurs intérêts, disponibilités et compétences. Depuis plusieurs années, et sur différentes actions, le Collectif a déjà rassemblé de nombreux·ses citoyen·nes, ainsi que des associations dont ACSEF / Freinésie / Adheos / Amnesty International / Association d’Entraide des femmes Franco-Africaines / ASProS / Au Fil des Femmes / Baobab / Campus en Festival / Collectif inter-LGBT / Femmes Solidaires / Genre en Action / Planning Familial 16 / la Maison des Peuples et de la Paix CIDFF / RMF16 / Réseau 16 de prévention des Mutilations Sexuelles Féminines et des Mariages Forcés / Sisyphe Vidéo, mais aussi des artistes, des Centres Sociaux (Ma campagne, Grande Garenne, Roullet-St- Estèphe…), des établissements scolaires, des services de l’état et des collectivités…

SOIRÉE – PROJECTION PHOTOS-VIDÉO ET DÉBAT : Je me donne le droit

Marche en faveur de l'égalité Femmes-Hommes

 

Pour le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le Collectif a choisi comme thème « je me donne le droit ». Des femmes et hommes de toutes générations et origines ont réalisé des affiches puis ont marché dans le centre d’Angoulême, en faisant halte devant des lieux « symboliques » de l’(in)égalité femmes-hommes dans le domaine social, économique, politique ou culturel : pôle emploi, l’agence régionale de santé, le palais de justice, la mairie, la rue, les médias, le conservatoire etc. À chaque arrêt, avec des textes, des chiffres, des chansons ou des gestes, le Collectif a partagé des constats sur les inégalités en Charente, en France et dans le monde. Un moment festif mais sérieux pour affirmer que, même si nous sommes sur la bonne voie, la route est encore longue !

Projection – photos – débat  : jeudi 20 septembre à partir de 20h30 à la salle des fêtes de Barro 16700

Brennan O’Connor – Prix Lucas Dolega – Paix et développement

Brennan O’ Connor  a travaillé pour les grands médias de son pays avant de se consacrer aux événements négligés par la presse. C’est en 2010 qu’il est parti dans le sud-est de l’Asie, poursuivant ses travaux sur les ethnies minoritaires de la Birmanie. Voyageant ainsi dans toute la région, il a photographié rebelles, migrants et réfugiés aux marges de cette société. N’acceptant que rarement des commissions, il s’autofinance et se concentre sur ce projet.
Son travail a été vu aux festivals photo d’Angkor et de Yangon, et inclus dans les journées photographiques Fotograf Vakfı en 2016. Ses photos des marges birmanes feront l’objet d’une publication en livre.
Il a reçu le Prix Lucas Dolega 2017

www.brennanoconnor.photoshelter.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Paix et développement

Paix et développement -1

Les enfants soldats qui ont quitté l’armée de Birmanie sont détenus à Laiza, siège de l’Armée de l’Indépendance de Kachin (KIA) situé près de la frontière chinoise. Le KIA s’est battu avec le gouvernement depuis son licenciement de dix-sept ans en 2011, la même année, des réformes ont été introduites.

Le combat que depuis plus de soixante ans l’armée de Birmanie mène contre les ethnies minoritaires a fracturé ce pays. Les réformes tentées par le régime quasi-civil qui a remplacé la dictature militaire n’ont pas abouti à une paix durable. Le nombre de réfugiés qui fuient devant les combats, se poursuivant en grande partie dans le nord du pays, crée une situation grave, situation qui n’a pas vu d’amélioration depuis l’accession au pouvoir du gouvernement NLD sous la tutelle d’Aung San Suu Ky.

Ce projet trace le processus de réforme depuis ses débuts en Birmanie, et montre une image saisissante des efforts vers la paix dans ce pays troublé. Des lignes de démarcation entre les groupes armés, dont certains ont cessé le feu, d’autres non, qui se battent contre l’armée et quelquefois entre eux, jusqu’aux camps où des milliers de villageois déplacés et oubliés contemplent un avenir incertain, privé des subventions des agences de l’ONU.
Là où un cessez-le-feu a ouvert la voie aux finances internationales, ces photos montrent les effets que, sous le nom de développement, ces projets miniers ou énergétiques pourront avoir sur les minorités ethniques.

Paix et développement-2

Un soldat de l’armée de l’indépendance de Kachin détient des mines terrestres qu’il a faites dans un camp de l’armée de première ligne. Deux semaines plus tard, il a été tué après avoir explosé en la plantant dans la jungle.

Jean-François Mutzig – Des éléphants et des hommes

©Aline Weiss

Sa vocation commence à Lille où il est né en 1962. Il a 14 ans lorsque son oncle l’initie au travail du laboratoire de développement : mystère des secrets de manipulations dans l’obscurité, magie de l’apparition de l’image, moment incomparable où l’artiste se fait artisan. Le goût de ce travail ne le quittera plus, même lorsqu’il passera naturellement à la photographie numérique.

Placé sous de tels auspices, il entre apprendre le métier à l’École de Photographie de Lille en 1980, formation suivie de trois années d’activité en laboratoire professionnel de développement noir et blanc. En 1984, il va à la lumière et s’installe à Manosque dans les Alpes de Haute Provence.

Depuis 1990, Jean-François Mutzig mène de front une activité de journaliste dans la presse régionale et un travail de reporter free-lance qui l’amène à publier ses images.

Jean-François Mutzig porte un regard ébloui sur sa région d’adoption. Ses photographies ont fait l’objet de plusieurs livres et publications dans des magazines. Il a partagé pendant un an au gré du vent le quotidien des pilotes de la société France Montgolfières, aventure dont il a tiré la matière de l’album «La Provence en ballon».

En tant que reporter, Jean-François Mutzig s’intéresse à l’évolution du monde actuel et ses conséquences culturelles ou environnementales. Il pose un œil bienveillant sur l’humanité sous toutes les latitudes : des images prises dans un grand respect du sujet, qui en font ressortir toute la dignité et qui mettent en avant des liens de confiance entre le photographe et la personne photographiée.

Son projet au long cours sur le thème «Des éléphants et des hommes» synthétise l’esprit de sa démarche de photographe. Pendant douze ans, Jean-François Mutzig a sillonné l’Asie pour portraiturer l’animal dans sa relation ancestrale avec l’homme. Ce travail lui a valu le Prix Spécial du Jury au prestigieux «Days Japan» International Photojournalism Awards 2017 pour son reportage sur le débardage des bois précieux en Birmanie.

En ces moments de mondialisation effrénée et d’uniformisation des modes de vie, il va à la découverte de comportements humains authentiques. Ses images s’attachent à montrer l’homme dans son activité quotidienne et à débusquer comme des valeurs rares mais sûres, l’harmonie et la paix qu’il entretient avec ses congénères et son environnement.

Jean-François Mutzig s’est vu décerner en 2015 la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres par la ministre Fleur Pellerin.

Georges Rinaudo

Deuxième prix au concours « Les photographies de l’année » édition 2017, dans la catégorie paysage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Des éléphants et des hommes

La main sur la trompe Laos (2013)

Ma première rencontre avec l’éléphant remonte à 1999 au zoo d’Hanoï où je terminais mon reportage sur les mineurs du Fleuve Rouge. Je m’apprêtais à photographier une éléphante lorsque celle-ci a fouillé de sa trompe mon sac photo sous les yeux des enfants rieurs, médusés par la scène qui venait de se jouer devant eux.

Sur les bords du Gange Inde (2015)

Ce fut un contact déterminant, car je réalisais alors qu’il existait entre l’homme et cet animal mythique, omniprésent dans la culture asiatique, une relation très forte établie par des siècles de cohabitation et de collaboration. Mais je constatais aussi, malheureusement, que l’éléphant courait à l’extinction.

Mon travail photographique privilégie ce lien entre l’éléphant et l’homme. Du Sri Lanka au Vietnam, en passant par le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, la Birmanie l’Inde et le Népal, je me suis attaché à saisir les gestes attentionnés des cornacs et les réactions de l’animal. Plus généralement, j’ai photographié l’éléphant au milieu des populations locales pour caractériser cette relation ancestrale, faite d’affection et de domination.

La Toilette de l’éléphant Sri Lanka 2006

À l’état sauvage, les éléphants peuplaient autrefois les forêts du Sud-est asiatique. La démographie galopante des pays d’Asie a réduit drastiquement leur espace naturel de vie. Ils ne sont plus que quarante mille aujourd’hui et la pyramide des âges n’inspire pas un grand optimisme quant à la perpétuation de l’espèce.

Très largement utilisés pour le débardage dans les forêts, c’est encore le cas au Myanmar, les éléphants domestiques sont concurrencés par la machine. Ils ne sont plus rentables. De nos jours, ils sont destinés aux attractions touristiques, une basse besogne qui leur confère néanmoins un nouveau statut de travailleur. Le Laos, pays du million d’éléphants n’en compte plus qu’un millier et demi.

Pour parfaire son malheur, il est pourchassé, car la contrebande de son ivoire alimente un juteux commerce.
La survie de l’éléphant dépend donc d’initiatives particulières, mais surtout de décisions politiques radicales que certains états commencent à mettre en œuvre. La protection de l’animal relève de mesure d’urgence.
À ma manière et avec mes moyens, j’entends sensibiliser le public à la sauvegarde de l’animal pour enrailler la dynamique infernale qui le conduit à sa perte.
Un travail qui au fil de mes reportages publiés et présentés sous forme d’exposition participe à ce mouvement de prise de conscience. Ainsi s’amorce une synergie porteuse de l’espoir qu’un jour renaisse dans le monde l’harmonie entre l’éléphant et l’homme.

Les photographies de l’année – Les lauréats 2017

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée.

Le samedi 18 mars dernier, à Bellême dans le Perche, la 9ème édition des Photographies de l’année a consacré les plus belles photographies réalisées par des photographes professionnels.
Ce concours unique est devenu un rendez-vous important pour tous les photographes professionnels, de toutes catégories confondues. Le palmarès, témoin d’une photographie vivante, récompense le savoir-faire, la créativité, l’originalité et la sensibilité d’auteurs photographes.

Premier prix Photographies de l’année dans la catégorie Architecture 2017 – La Grande Motte © Éric Forey

Les trophées des photographies de l’année ont été décernés à :

  • Éric FOREY (architecture)
  • Cécile TERRASSE (animalier)
  • Rémy HAMEL (création numérique)
  • Dominique DROUET (culinaire)
  • Claude TRAVERS (humaniste)
  • Stephan AMALINCK (mariage)
  • Guillaume RUOPPOLO (nature et environnement )
  • Vincent CHAMBON (nu)
  • Gaetan LECIRE (mode)
  • Nicolas ORILLARD-DEMAIRE (paysage)
  • Laurent BELET (portrait)
  • Cyril ZEKSER (publicité)
  • Cyrille BERNON (reportage)