Cyrille Bernon – Indoméni – Une enfance dans les camps

Cyrille BernonCyrille BERNON – FRANCE
Cela fait 20 ans que je suis photographe professionnel. Issu d’une formation urbanisme et environnement et passionné de photo, j’ai commencé à travailler pour des collectivités territoriales ( conseil général, CAUE ) et avec l’Observatoire photographique du paysage ( ministère de l’environnement ) pour mettre ma passion au service du patrimoine et de l’environnement. J’ai ensuite travaillé sur des commandes en architecture, puis une année au Conseil régional Languedoc Roussillon comme photographe dela dite région (institutionnel, reportages …) Puis une parenthèse de quelques années pour travailler dans le graphisme, fonder une famille, être instit …. Je suis revenu à mes premiers amours en me spécialisant dans la photo de mariage, que je pratique avec passion depuis bientôt 10 ans.
Depuis quelques années, je développe également une activité de reportage sur l’artisanat, sur les gens passionnés qui font vivre nos territoires … Très engagé dans le milieu associatif et humanitaire je fais également des reportages sur des sujets de société qui me tiennent à cœur. C’est ma façon d’aider, de me sentir utile, de m’engager. Mon dernier reportage sur le camp de réfugiés d’Idomeni a déjà fait l’objet de quelques expositions et projections-débats dans des cinémas. Mes images interpellent, bouleversent, font évoluer les mentalités … c’est là que mon métier prend tout son sens !
Depuis que j’ai fait ce premier reportage sur les réfugiés en Grèce, j’ai participé à certains concours …SIPA / VISA pour l’image  / Les rencontres d’Arles / Festival Présence Photographie / Festival de la photographie de Dax / Les Photographies de l’année / Amnesty international / Concours Sophot / Festival du Cinéma Europeen / La Quinzaine des tiers monde / CIMAD / MRAP

Le festival de la photographie de Dax. Du 2 au 22 juillet 2018. Depuis 2011, la ville de Dax organise et installe les travaux de photographes émergents, dans divers lieux de la ville. Cyrille Bernon y a exposé son reportage sur le camp informel des réfugiés d’Idomeni en 2017.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Idomeni, Europe, 2016 – Une enfance dans les camps

GRÈCE – CAMP INDOMÉNI – MARS 2016

Début mars 2016, j’ai passé 3 semaines en tant que volontaire avec des réfugiés dans le camp d’Idoméni au nord de la Grècela Macédoine venait juste de fermer sa frontière.

Ils arrivaient chaque jour plus nombreux, en famille, épuisés après un long et dangereux voyage. Mais ils étaient heureux parce que persuadés qu’ils allaient pouvoir continuer leur route vers la terre promise, le nord de l’Europe.
Routes migratoires vers L'Europe du nord

Mais depuis peu, Idoméni, n’était plus qu’un cul-de-sac synonyme de désespoir et de misère où végètent des milliers de familles. Je les ai vus jour après jour se transformer, perdre la raison, être avalés par ce camp inhumain. Mais comment pourrait-il en être autrement quand on a tout perdu, parfois même sa famille et que l’on a plus d’espoir, plus de but à atteindre ?

Mais le 08 mars 2016, en officialisant la fermeture de la route des Balkans, l’Europe a mis fin à tout espoir.

L’Europe avait rendez-vous avec l’histoire ! Elle a raté ce rendez-vous. Lorsqu’une civilisation se referme sur elle-même, qu’elle construit des murs plutôt que des ponts, elle s’appauvrit, et finit par s’éteindre !

J’ai ramené des photos à travers lesquelles  j’ai souhaité rendre compte de leur quotidien, de leur histoire, de leurs espoirs, et surtout de leur désespoir. Mon reportage s’est naturellement orienté vers les enfants et la famille. Peut être parce que j’ai moi même deux petites filles et que je ne pouvais m’empêcher de penser à elles en voyant tous ces enfants. Probablement me rappelaient ils aussi à moi père de famille, à quel point ces hommes et ces femmes étaient courageux.

Le camp d’Idomeni a été évacué fin mai 2016. Ces photos n’en sont que plus importantes. Elles témoignent de ce qu’ont vécu ces familles, chez nous, en Europe en 2016.

Mojahed Abo Al-Jood – Goodbye Aleppo

Portrait-Mojahed-Abo-Al-JoodMojahed ABO AL-JOOD (Ahmad Mojahed Attar) – SYRIE
Je suis né il y a 23 ans, dans le quartier ouest d’Alep, au Nord-est de Damas. Mon père est fabricant de tissus (entreprise familiale). J’ai trois sœurs, et deux frères. Mon frère ainé a été tué par la police du régime.
J’ai rejoint les manifestants, devenus insurgés lors du « printemps arabe » en 2011. Je préparais alors mon bac. Je suis un des membres fondateurs de l’AMC «  Aleppo Media Center  » créé pour témoigner contre la propagande officielle d’une opposition à la dictature. Par la suite, il a fallu témoigner de la violence de la répression, d’une opposition civile non armée, et démonter la propagande du régime qui la présentait dans un amalgame de terrorisme et d’islamisme. C’est ainsi que je suis devenu journaliste, et que j’ai travaillé pour plusieurs chaines (ITV, CNN, BBC).
J’ai été cameraman dans plusieurs films sur la Syrie tels que « Last men in Aleppo» qui a remporté 35 prix dans le monde (Sundance Festival, Copenhagen Festival, nominé aux oscars 2018).
J’ai gagné le «  Rory Peck Trust  » pour le film «  Goodbye Aleppo  » en 2017 et le prix «  Best off short » du festival « Middle east now  » à Florence en 2018.
Arrivée à Blagnac en novembre 2017, la France m’a accordé le droit d’asile en mars 2018.
J’étudie assidument le français depuis mon arrivée, dans l’objectif de parfaire ma formation dans le domaine des médias, en université à la rentrée 2018.

EXPOSITION PARTENAIRE : Les journées du reportage de Bourisp

Le petit village de Bourisp dans les Hautes Pyrénnées a exposé Mojahed Abo Al-Jood et seize autres photoreportages en plein air du 6 au 15 juillet 2018. Une formule à l’identique du festival de Barro.

EXPOSITION PARTENAIRES 2018 : Goodbye Aleppo

Le choc de perdre son fils après les bombardements – Alep

La révolution syrienne avait commencé en mars 2011, pour demander la liberté d’expression et les droits démocratiques.
Le régime de Al-Assad a attaqué les militants civils, et il a détenu la plupart d’entre eux.
En 2012 à Alep, la capitale économique de la Syrie, le régime a commencé à attaquer l’est de ville par des roquettes d’avions, cela a causé la mort de milliers et de milliers de citoyens.
Grâce à la Russie et à l’Iran, Al-Assad a pu assiéger l’est d’Alep, ce qui a conduit à une nouvelle catastrophe humaine.
Depuis 2012, le régime syrien a détruit la plus grande partie d’Alep, et à la fin de 2016, il a fait évacuer la population afin qu’elle reste en vie.

Brennan O’Connor – Prix Lucas Dolega – Paix et développement

Brennan O’ Connor  a travaillé pour les grands médias de son pays avant de se consacrer aux événements négligés par la presse. C’est en 2010 qu’il est parti dans le sud-est de l’Asie, poursuivant ses travaux sur les ethnies minoritaires de la Birmanie. Voyageant ainsi dans toute la région, il a photographié rebelles, migrants et réfugiés aux marges de cette société. N’acceptant que rarement des commissions, il s’autofinance et se concentre sur ce projet.
Son travail a été vu aux festivals photo d’Angkor et de Yangon, et inclus dans les journées photographiques Fotograf Vakfı en 2016. Ses photos des marges birmanes feront l’objet d’une publication en livre.
Il a reçu le Prix Lucas Dolega 2017

www.brennanoconnor.photoshelter.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Paix et développement

Paix et développement -1

Les enfants soldats qui ont quitté l’armée de Birmanie sont détenus à Laiza, siège de l’Armée de l’Indépendance de Kachin (KIA) situé près de la frontière chinoise. Le KIA s’est battu avec le gouvernement depuis son licenciement de dix-sept ans en 2011, la même année, des réformes ont été introduites.

Le combat que depuis plus de soixante ans l’armée de Birmanie mène contre les ethnies minoritaires a fracturé ce pays. Les réformes tentées par le régime quasi-civil qui a remplacé la dictature militaire n’ont pas abouti à une paix durable. Le nombre de réfugiés qui fuient devant les combats, se poursuivant en grande partie dans le nord du pays, crée une situation grave, situation qui n’a pas vu d’amélioration depuis l’accession au pouvoir du gouvernement NLD sous la tutelle d’Aung San Suu Ky.

Ce projet trace le processus de réforme depuis ses débuts en Birmanie, et montre une image saisissante des efforts vers la paix dans ce pays troublé. Des lignes de démarcation entre les groupes armés, dont certains ont cessé le feu, d’autres non, qui se battent contre l’armée et quelquefois entre eux, jusqu’aux camps où des milliers de villageois déplacés et oubliés contemplent un avenir incertain, privé des subventions des agences de l’ONU.
Là où un cessez-le-feu a ouvert la voie aux finances internationales, ces photos montrent les effets que, sous le nom de développement, ces projets miniers ou énergétiques pourront avoir sur les minorités ethniques.

Paix et développement-2

Un soldat de l’armée de l’indépendance de Kachin détient des mines terrestres qu’il a faites dans un camp de l’armée de première ligne. Deux semaines plus tard, il a été tué après avoir explosé en la plantant dans la jungle.

Jean-François Mutzig – Des éléphants et des hommes

©Aline Weiss

Sa vocation commence à Lille où il est né en 1962. Il a 14 ans lorsque son oncle l’initie au travail du laboratoire de développement : mystère des secrets de manipulations dans l’obscurité, magie de l’apparition de l’image, moment incomparable où l’artiste se fait artisan. Le goût de ce travail ne le quittera plus, même lorsqu’il passera naturellement à la photographie numérique.

Placé sous de tels auspices, il entre apprendre le métier à l’École de Photographie de Lille en 1980, formation suivie de trois années d’activité en laboratoire professionnel de développement noir et blanc. En 1984, il va à la lumière et s’installe à Manosque dans les Alpes de Haute Provence.

Depuis 1990, Jean-François Mutzig mène de front une activité de journaliste dans la presse régionale et un travail de reporter free-lance qui l’amène à publier ses images.

Jean-François Mutzig porte un regard ébloui sur sa région d’adoption. Ses photographies ont fait l’objet de plusieurs livres et publications dans des magazines. Il a partagé pendant un an au gré du vent le quotidien des pilotes de la société France Montgolfières, aventure dont il a tiré la matière de l’album «La Provence en ballon».

En tant que reporter, Jean-François Mutzig s’intéresse à l’évolution du monde actuel et ses conséquences culturelles ou environnementales. Il pose un œil bienveillant sur l’humanité sous toutes les latitudes : des images prises dans un grand respect du sujet, qui en font ressortir toute la dignité et qui mettent en avant des liens de confiance entre le photographe et la personne photographiée.

Son projet au long cours sur le thème «Des éléphants et des hommes» synthétise l’esprit de sa démarche de photographe. Pendant douze ans, Jean-François Mutzig a sillonné l’Asie pour portraiturer l’animal dans sa relation ancestrale avec l’homme. Ce travail lui a valu le Prix Spécial du Jury au prestigieux «Days Japan» International Photojournalism Awards 2017 pour son reportage sur le débardage des bois précieux en Birmanie.

En ces moments de mondialisation effrénée et d’uniformisation des modes de vie, il va à la découverte de comportements humains authentiques. Ses images s’attachent à montrer l’homme dans son activité quotidienne et à débusquer comme des valeurs rares mais sûres, l’harmonie et la paix qu’il entretient avec ses congénères et son environnement.

Jean-François Mutzig s’est vu décerner en 2015 la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres par la ministre Fleur Pellerin.

Georges Rinaudo

Deuxième prix au concours « Les photographies de l’année » édition 2017, dans la catégorie paysage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Des éléphants et des hommes

La main sur la trompe Laos (2013)

Ma première rencontre avec l’éléphant remonte à 1999 au zoo d’Hanoï où je terminais mon reportage sur les mineurs du Fleuve Rouge. Je m’apprêtais à photographier une éléphante lorsque celle-ci a fouillé de sa trompe mon sac photo sous les yeux des enfants rieurs, médusés par la scène qui venait de se jouer devant eux.

Sur les bords du Gange Inde (2015)

Ce fut un contact déterminant, car je réalisais alors qu’il existait entre l’homme et cet animal mythique, omniprésent dans la culture asiatique, une relation très forte établie par des siècles de cohabitation et de collaboration. Mais je constatais aussi, malheureusement, que l’éléphant courait à l’extinction.

Mon travail photographique privilégie ce lien entre l’éléphant et l’homme. Du Sri Lanka au Vietnam, en passant par le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, la Birmanie l’Inde et le Népal, je me suis attaché à saisir les gestes attentionnés des cornacs et les réactions de l’animal. Plus généralement, j’ai photographié l’éléphant au milieu des populations locales pour caractériser cette relation ancestrale, faite d’affection et de domination.

La Toilette de l’éléphant Sri Lanka 2006

À l’état sauvage, les éléphants peuplaient autrefois les forêts du Sud-est asiatique. La démographie galopante des pays d’Asie a réduit drastiquement leur espace naturel de vie. Ils ne sont plus que quarante mille aujourd’hui et la pyramide des âges n’inspire pas un grand optimisme quant à la perpétuation de l’espèce.

Très largement utilisés pour le débardage dans les forêts, c’est encore le cas au Myanmar, les éléphants domestiques sont concurrencés par la machine. Ils ne sont plus rentables. De nos jours, ils sont destinés aux attractions touristiques, une basse besogne qui leur confère néanmoins un nouveau statut de travailleur. Le Laos, pays du million d’éléphants n’en compte plus qu’un millier et demi.

Pour parfaire son malheur, il est pourchassé, car la contrebande de son ivoire alimente un juteux commerce.
La survie de l’éléphant dépend donc d’initiatives particulières, mais surtout de décisions politiques radicales que certains états commencent à mettre en œuvre. La protection de l’animal relève de mesure d’urgence.
À ma manière et avec mes moyens, j’entends sensibiliser le public à la sauvegarde de l’animal pour enrailler la dynamique infernale qui le conduit à sa perte.
Un travail qui au fil de mes reportages publiés et présentés sous forme d’exposition participe à ce mouvement de prise de conscience. Ainsi s’amorce une synergie porteuse de l’espoir qu’un jour renaisse dans le monde l’harmonie entre l’éléphant et l’homme.

Les photographies de l’année – Les lauréats 2017

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée.

Le samedi 18 mars dernier, à Bellême dans le Perche, la 9ème édition des Photographies de l’année a consacré les plus belles photographies réalisées par des photographes professionnels.
Ce concours unique est devenu un rendez-vous important pour tous les photographes professionnels, de toutes catégories confondues. Le palmarès, témoin d’une photographie vivante, récompense le savoir-faire, la créativité, l’originalité et la sensibilité d’auteurs photographes.

Premier prix Photographies de l’année dans la catégorie Architecture 2017 – La Grande Motte © Éric Forey

Les trophées des photographies de l’année ont été décernés à :

  • Éric FOREY (architecture)
  • Cécile TERRASSE (animalier)
  • Rémy HAMEL (création numérique)
  • Dominique DROUET (culinaire)
  • Claude TRAVERS (humaniste)
  • Stephan AMALINCK (mariage)
  • Guillaume RUOPPOLO (nature et environnement )
  • Vincent CHAMBON (nu)
  • Gaetan LECIRE (mode)
  • Nicolas ORILLARD-DEMAIRE (paysage)
  • Laurent BELET (portrait)
  • Cyril ZEKSER (publicité)
  • Cyrille BERNON (reportage)

Pauline Beugnies – Génération Tahrir

Pauline Beugnies est née à Charleroi en 1982. Basée au Caire pendant cinq ans, arabophone, elle travaille sur des projets documentaires. Elle a fait ses études de journalisme à l’Ihecs (Institut des hautes études des communications sociales) à Bruxelles. Son premier reportage était consacré aux enfants des rues de Kinshasa, au Congo. Pauline crée le collectif belge Out of Focus en 2007. Elle parcourt ensuite le Bangladesh, l’Albanie et bien sûr la Belgique. L’humain, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, comment il se défend, est la valeur centrale de son travail. Aujourd’hui, elle se concentre sur le monde arabe, dans l’idée d’établir des ponts, de déconstruire les stéréotypes. En 2011, Pauline a reçu une bourse du Fond pour le journalisme belge pour commencer un travail sur la jeunesse égyptienne. Sa première exposition solo a eu lieu au Brakke Grond à Amsterdam en avril 2012. Elle coréalise le webdocumentaire « Sout al Shabab » (la voix des jeunes), en partenariat avec France Culture, le projet est sélectionné dans plusieurs festivals et gagne le prix du journalisme méditerranéen de la fondation Anna Lindh. Fin 2013, elle reçoit le grand prix du Nikon Press Photo Award pour son sujet « Battir, l’intifada verte« . Elle réalise un livre Génération Tahrir. Elle collabore notamment avec Le Monde, Libération, Télérama, L’Express, Elle Belgique, De Morgen, Helsingin Sanomat, The New York Times, Colors…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Génération Tahrir

Prix Camille Lepage – On est ensemble 2016

En janvier 2011, la jeunesse égyptienne a entraîné le pays dans la révolte, déboulonnant Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Système éducatif médiocre, chômage, corruption… C’est cette réalité insupportable qui a donné aux jeunes le courage de faire tomber le régime qui paralysait leurs parents.

Cinq ans plus tard, l’État militaire omnipotent est de retour et la répression contre les opposants est meurtrière.

Gehad, un étudiant en sociologie, célèbre son mariage avec Abdullah, jeune journaliste d’Al Jazeera. Elle est vue avec son ami Eman, les deux dissidents des Frères musulmans.

Danse de la jeunesse lors d’un concert Mahragan au Greek Club au centre-ville du Caire. La musique, un mélange de Rap, Electro et le rythme Chaabi traditionnel, sont sortis des quartiers informels du Caire et jouent maintenant dans les clubs. Leurs chansons abordent les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les jeunes et les idées de révolution.

Génération Tahrir dresse pourtant le portrait d’une génération en marche. Les photographies de Pauline Beugnies, qui vivait au Caire pendant le soulèvement, dialoguent avec les dessins percutants de l’artiste Ammar Abo Bakr et les textes du journaliste Ahmed Nagy. Ensemble, ils restituent avec énergie et optimisme une part décisive de l’histoire en train de s’écrire.

Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega est destiné à soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions souvent difficiles et sur des zones pouvant comporter des risques pour assurer la diffusion d’une information libre et indépendante. Il a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Les participants devront présenter un reportage photographique traitant d’une situation de conflit (guerres civiles ou militaires, émeutes, attentats ou manifestations publiques), d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, de leurs conséquences pour les populations civiles.

Organisé en partenariat avec la Mairie de Paris, le magazine Polka et avec le soutien de Reporters sans frontières ; le Prix Lucas Dolega récompensera chaque année un photographe d’une dotation Nikon d’une valeur de 10.000 euros, d’une exposition à Paris et d’une parution dans l’album de RSF. Par ailleurs, le lauréat verra tout ou un partie de son reportage publié dans un numéro de Polka magazine et se verra offrir par Polka la production d’un autre reportage.

L’association Lucas Dolega

Après la disparition de Lucas, le 17 janvier 2011 à Tunis pendant qu’il couvrait la « Révolution du Jasmin », Nathalie, sa compagne, et nous, ses parents, ses amis et collègues, avons décidé de lui rendre hommage par la création d’une association.

Pour le garder avec nous, il fallait retracer son parcours, raconter son histoire, montrer ses photos. Nous devions garder une trace de son énergie et de la passion qu’il avait pour ce travail. Sa curiosité pour les autres impliquait aussi de regarder devant : de là est née l’envie d’ouvrir une plate-forme d’échange et d’information dédiée aux photojournalistes. Il s’agit de les soutenir dans la préparation de leurs reportages, dans leurs démarches sur le terrain, et de les aider à diffuser leurs travaux.

Enfin, parce que Lucas est mort en Tunisie, aux premiers moments de la Révolution du Jasmin, il fallait rappeler que pour rapporter ces images du monde que, chaque jour, nous avons tous sous les yeux, des femmes et des hommes prennent des risques. C’est à ces objectifs de mémoire, de soutien aux photographes indépendants et de sensibilisation de l’opinion que l’association Lucas Dolega veut se consacrer.

http://www.lucasdolega.com/

Prix Lucas Dolega 2019 : Javier Arcenillas
Prix Lucas Dolega 2018 : Narcisos Contreras
Prix Lucas Dolega 2017 : Brennan O’Connor
Prix Lucas Dolega 2016 : Hashem Shakeri
Prix Lucas Dolega 2015 : Sébastien Van Malleghem
Prix Lucas Dolega 2014 : Majid Saeedi
Prix Lucas Dolega 2013 : Alessio Romenzi
Prix Lucas Dolega 2012 : Emilio Morenatti

Hashem Shakeri – Prix Lucas Dolega 2016


Hashem Shakeri est né à Téhéran en 1988. Parallèlement à ses études d’architecture en Australie, il suit un cours de photographie dans la même université. Il débute sa carrière de photographe documentaire en 2010. Il travaille depuis comme freelance sur des projets en Iran, Turquie, Corée, Malaisie.


Son but principal est d’explorer les relations humaines et la justice sociale. A travers ses photographes, il essaie de décrire l’identité perdue de l’homme et de la femme modernes.
Hashem Shakeri a travaillé pour plusieurs agences de presse et journaux iraniens depuis 2008. Son travail a reçu de nombreuses récompenses et a été publié à travers le monde. Il est membre de la Société des Photographes Iraniens depuis 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Iran, une identité multiple

 

Hashem Shakeri à recu le PRIX LUCA DOLEGA 2016

Le Prix Lucas Dolega est destiné à tous les photographes
freelance qui prennent des risques pour informer.

http://www.lucasdolega.com/

Les Photographies de l’année – Les lauréats 2016

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée.
Le 20 mars dernier, la soirée de remise des trophées de la septième édition a consacré Didier Mayhew, dans le cadre prestigieux de l’abbaye de l’Épau au Mans, dans la Sarthe.

Lors de la cérémonie de remise des trophées, les nominés et la centaine d’invités ont été séduits par la majesté des lieux et par la convivialité de l’accueil. Ils n’ont pas oublié de le dire sur les réseaux sociaux notamment. « Grâce à un partenariat fort avec le Conseil général de la Sarthe et le centre culturel de la Sarthe, la soirée de remise des trophées a eu lieu pour la troisième année consécutive à l’abbaye de l’épau et a été une grande réussite. » explique Pascal Quittemelle, créateur du concours des Photographies de l’année.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Les lauréats 2016

    • Sophie BOURGEIX (lauréate catégorie portrait)
    • Nicolas BOUTRUCHE (lauréat catégorie création numérique)
    • Didier CHARRE (lauréat catégorie nature et environnement)
    • Martin ITTY (lauréat catégorie publicité et entreprise)
    • William LAMBELET (lauréat catégorie mariage)
    • Hervé LE RESTE (lauréat catégorie nu)
    • Sylvie LÉZIER (lauréate catégorie mode et beauté)
    • Nicolas ORILLARD-DEMAIRE (lauréat catégorie animalière et catégorie paysage)
    • Jacques PION (lauréat catégorie reportage)
    • Michel RIEHL (lauréat catégorie architecture)
    • Isabelle SERRO (lauréate catégorie humaniste)
    • Cyril ZEKSER (lauréat catégorie culinaire)

Voir les photographies des lauréats sur le site www.photographiesdelannee.com

Romain Laurendeau – prix « Camille Lepage – on est ensemble / Visa pour l’Image »

Romain-Laurendeau-prix-camille-lepage-02Romain Laurendeau / Prix Camille Lepage créé par l’Association « Camille Lepage – On est ensemble » et Visa pour l’Image – Perpignan

Romain Laurendeau est un photographe né en 1975.
Longtemps amateur, il décide de se consacrer entièrement à la photo en 2011, après une transplantation cornéenne qui lui sauve la vue et la vie.
Dés lors, il n’a de cesse de réaliser des reportages de news et des documentaires en immersion.
Récompensé plusieurs fois, il obtient le prix AFD puis le prix Camille Lepage pour son travail en Algérie.
Il fait partie aujourd’hui de l’agence Hans Lucas.

 ASSOCIATION CAMILLE  LEPAGE :

Chaque année, les photos du lauréat du prix Camille Lepage décerné à Visa pour l’image à Perpignan en septembre (n-1) seront exposées lors du festival BarrObjectif (n). En 2015, le prix « Camille Lepage – On est ensemble » et Visa pour l’Image a été décerné à Romain Laurendeau.association-camile-lepage

L’Association « Camille Lepage – On est ensemble » a été créée le  20 septembre 2014, quelques mois après la mort de Camille Lepage en Centrafrique. Cette association a pour but de promouvoir la mémoire,  l’engagement et le travail de Camille. CDP Éditions – Collection des photographes a eu la gentillesse de publier un  livre du dernier travail de Camille Lepage en Centrafrique, République  centrafricaine : On est ensemble. L’intégralité des ventes de ce livre est reversée par CDP Éditions au profit de l’Association « Camille Lepage – On  est ensemble ». Cette initiative de Denis Cuisy permet donc à l ’Association « Camille  Lepage – On est ensemble » de créer et de soutenir ce prix, doté de  8 000 euros, pour encourager le travail d’un photojournaliste engagé au long cours.

Appel Candidature Prix Lepage 2016

Le jury de la première édition du prix Camille Lepage 2015 s’est réuni le 11 juin 2015. Il était composé de Barbara Clément / Elle, Magali Jauffret / L’Humanité,  Catherine Lalanne /  Pèlerin Magazine, Dan Torres / Jeune  Afrique, Lorenzo Virgili et Maryvonne Lepage, la présidente du jury. Le lauréat de cette première édition est Romain Laurendeau. Grâce à ce prix, Romain Laurendeau souhaite rester plusieurs mois en  Algérie pour s’intéresser à la jeunesse algérienne, dans la continuité d’un  reportage sur la jeunesse à Bab el Oued. Il se penchera plus précisément sur  la place du foot et des « Dikis » dans la société (lieux secrets où les jeunes  peuvent se rencontrer pour boire, fumer, se faire tatouer…).

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Bad El Oued

5 octobre 88. La révolte des jeunes enflamme le quartier populaire de Bab El Oued, puis de l’Algérie. En tirant sur la foule, provoquant plusieurs dizaine de mort, le gouvernement venait, sans le vouloir, de livrer la rue aux islamistes. Les mosquées du quartier deviennent alors le berceau le l’intégrisme religieux qui allait plonger les algériens dans près de 10 ans d’une guerre sanglante.

Romain-Laurendeau-prix-camille-lepage-3-barrobjectif-2016

Aujourd’hui, la paix est revenu dans le quartier le plus pauvre d’Alger. Mais les stigmates de la « décennie noire » sont toujours bien présents.

Son héritage de quartier populaire aux ambiances toutes méditerranéennes d’amitié et de solidarité ne suffit pas à faire oublier l’état de décrépitude des cités, le chômage qui atteint des sommets, les mœurs qui se radicalisent alors que de nouvelles drogues apparaissent.

Le « bricolage », les petits trafiques, l’ennuie partout sont palpables, de l’ancien et de ses valeurs datant d’une époque révolue, aux jeunes, prisonniers d’une histoire qu’ils subissent et d’un avenir qu’ils pensent inexistant. Tous essaient d’avancer entre colère et renoncement. Romain-Laurendeau-prix-camille-Lepage-Barrobjectif-2016

Bab El Oued étouffe à nouveau, abandonné d’un gouvernement pourtant riche, et semble plus que jamais cristalliser le marasme dont semble souffrir le peuple algérien.