Les photographies de l’année – Les lauréats 2017

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée.

Le samedi 18 mars dernier, à Bellême dans le Perche, la 9ème édition des Photographies de l’année a consacré les plus belles photographies réalisées par des photographes professionnels.
Ce concours unique est devenu un rendez-vous important pour tous les photographes professionnels, de toutes catégories confondues. Le palmarès, témoin d’une photographie vivante, récompense le savoir-faire, la créativité, l’originalité et la sensibilité d’auteurs photographes.

Premier prix Photographies de l’année dans la catégorie Architecture 2017 – La Grande Motte © Éric Forey

Les trophées des photographies de l’année ont été décernés à :

  • Éric FOREY (architecture)
  • Cécile TERRASSE (animalier)
  • Rémy HAMEL (création numérique)
  • Dominique DROUET (culinaire)
  • Claude TRAVERS (humaniste)
  • Stephan AMALINCK (mariage)
  • Guillaume RUOPPOLO (nature et environnement )
  • Vincent CHAMBON (nu)
  • Gaetan LECIRE (mode)
  • Nicolas ORILLARD-DEMAIRE (paysage)
  • Laurent BELET (portrait)
  • Cyril ZEKSER (publicité)
  • Cyrille BERNON (reportage)

Pauline Beugnies – Génération Tahrir

Pauline Beugnies est née à Charleroi en 1982. Basée au Caire pendant cinq ans, arabophone, elle travaille sur des projets documentaires. Elle a fait ses études de journalisme à l’Ihecs (Institut des hautes études des communications sociales) à Bruxelles. Son premier reportage était consacré aux enfants des rues de Kinshasa, au Congo. Pauline crée le collectif belge Out of Focus en 2007. Elle parcourt ensuite le Bangladesh, l’Albanie et bien sûr la Belgique. L’humain, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, comment il se défend, est la valeur centrale de son travail. Aujourd’hui, elle se concentre sur le monde arabe, dans l’idée d’établir des ponts, de déconstruire les stéréotypes. En 2011, Pauline a reçu une bourse du Fond pour le journalisme belge pour commencer un travail sur la jeunesse égyptienne. Sa première exposition solo a eu lieu au Brakke Grond à Amsterdam en avril 2012. Elle coréalise le webdocumentaire « Sout al Shabab » (la voix des jeunes), en partenariat avec France Culture, le projet est sélectionné dans plusieurs festivals et gagne le prix du journalisme méditerranéen de la fondation Anna Lindh. Fin 2013, elle reçoit le grand prix du Nikon Press Photo Award pour son sujet « Battir, l’intifada verte« . Elle réalise un livre Génération Tahrir. Elle collabore notamment avec Le Monde, Libération, Télérama, L’Express, Elle Belgique, De Morgen, Helsingin Sanomat, The New York Times, Colors…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Génération Tahrir

Prix Camille Lepage – On est ensemble 2016

En janvier 2011, la jeunesse égyptienne a entraîné le pays dans la révolte, déboulonnant Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Système éducatif médiocre, chômage, corruption… C’est cette réalité insupportable qui a donné aux jeunes le courage de faire tomber le régime qui paralysait leurs parents.

Cinq ans plus tard, l’État militaire omnipotent est de retour et la répression contre les opposants est meurtrière.

Gehad, un étudiant en sociologie, célèbre son mariage avec Abdullah, jeune journaliste d’Al Jazeera. Elle est vue avec son ami Eman, les deux dissidents des Frères musulmans.

Danse de la jeunesse lors d’un concert Mahragan au Greek Club au centre-ville du Caire. La musique, un mélange de Rap, Electro et le rythme Chaabi traditionnel, sont sortis des quartiers informels du Caire et jouent maintenant dans les clubs. Leurs chansons abordent les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les jeunes et les idées de révolution.

Génération Tahrir dresse pourtant le portrait d’une génération en marche. Les photographies de Pauline Beugnies, qui vivait au Caire pendant le soulèvement, dialoguent avec les dessins percutants de l’artiste Ammar Abo Bakr et les textes du journaliste Ahmed Nagy. Ensemble, ils restituent avec énergie et optimisme une part décisive de l’histoire en train de s’écrire.

Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega est destiné à soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions souvent difficiles et sur des zones pouvant comporter des risques pour assurer la diffusion d’une information libre et indépendante. Il a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Les participants devront présenter un reportage photographique traitant d’une situation de conflit (guerres civiles ou militaires, émeutes, attentats ou manifestations publiques), d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, de leurs conséquences pour les populations civiles.

Organisé en partenariat avec la Mairie de Paris, le magazine Polka et avec le soutien de Reporters sans frontières ; le Prix Lucas Dolega récompensera chaque année un photographe d’une dotation Nikon d’une valeur de 10.000 euros, d’une exposition à Paris et d’une parution dans l’album de RSF. Par ailleurs, le lauréat verra tout ou un partie de son reportage publié dans un numéro de Polka magazine et se verra offrir par Polka la production d’un autre reportage.

L’association Lucas Dolega

Après la disparition de Lucas, le 17 janvier 2011 à Tunis pendant qu’il couvrait la « Révolution du Jasmin », Nathalie, sa compagne, et nous, ses parents, ses amis et collègues, avons décidé de lui rendre hommage par la création d’une association.

Pour le garder avec nous, il fallait retracer son parcours, raconter son histoire, montrer ses photos. Nous devions garder une trace de son énergie et de la passion qu’il avait pour ce travail. Sa curiosité pour les autres impliquait aussi de regarder devant : de là est née l’envie d’ouvrir une plate-forme d’échange et d’information dédiée aux photojournalistes. Il s’agit de les soutenir dans la préparation de leurs reportages, dans leurs démarches sur le terrain, et de les aider à diffuser leurs travaux.

Enfin, parce que Lucas est mort en Tunisie, aux premiers moments de la Révolution du Jasmin, il fallait rappeler que pour rapporter ces images du monde que, chaque jour, nous avons tous sous les yeux, des femmes et des hommes prennent des risques. C’est à ces objectifs de mémoire, de soutien aux photographes indépendants et de sensibilisation de l’opinion que l’association Lucas Dolega veut se consacrer.

http://www.lucasdolega.com/

Prix Lucas Dolega 2019 : Javier Arcenillas
Prix Lucas Dolega 2018 : Narcisos Contreras
Prix Lucas Dolega 2017 : Brennan O’Connor
Prix Lucas Dolega 2016 : Hashem Shakeri
Prix Lucas Dolega 2015 : Sébastien Van Malleghem
Prix Lucas Dolega 2014 : Majid Saeedi
Prix Lucas Dolega 2013 : Alessio Romenzi
Prix Lucas Dolega 2012 : Emilio Morenatti

Hashem Shakeri – Prix Lucas Dolega 2016


Hashem Shakeri est né à Téhéran en 1988. Parallèlement à ses études d’architecture en Australie, il suit un cours de photographie dans la même université. Il débute sa carrière de photographe documentaire en 2010. Il travaille depuis comme freelance sur des projets en Iran, Turquie, Corée, Malaisie.


Son but principal est d’explorer les relations humaines et la justice sociale. A travers ses photographes, il essaie de décrire l’identité perdue de l’homme et de la femme modernes.
Hashem Shakeri a travaillé pour plusieurs agences de presse et journaux iraniens depuis 2008. Son travail a reçu de nombreuses récompenses et a été publié à travers le monde. Il est membre de la Société des Photographes Iraniens depuis 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Iran, une identité multiple

 

Hashem Shakeri à recu le PRIX LUCA DOLEGA 2016

Le Prix Lucas Dolega est destiné à tous les photographes
freelance qui prennent des risques pour informer.

http://www.lucasdolega.com/

Les Photographies de l’année – Les lauréats 2016

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée.
Le 20 mars dernier, la soirée de remise des trophées de la septième édition a consacré Didier Mayhew, dans le cadre prestigieux de l’abbaye de l’Épau au Mans, dans la Sarthe.

Lors de la cérémonie de remise des trophées, les nominés et la centaine d’invités ont été séduits par la majesté des lieux et par la convivialité de l’accueil. Ils n’ont pas oublié de le dire sur les réseaux sociaux notamment. « Grâce à un partenariat fort avec le Conseil général de la Sarthe et le centre culturel de la Sarthe, la soirée de remise des trophées a eu lieu pour la troisième année consécutive à l’abbaye de l’épau et a été une grande réussite. » explique Pascal Quittemelle, créateur du concours des Photographies de l’année.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Les lauréats 2016

    • Sophie BOURGEIX (lauréate catégorie portrait)
    • Nicolas BOUTRUCHE (lauréat catégorie création numérique)
    • Didier CHARRE (lauréat catégorie nature et environnement)
    • Martin ITTY (lauréat catégorie publicité et entreprise)
    • William LAMBELET (lauréat catégorie mariage)
    • Hervé LE RESTE (lauréat catégorie nu)
    • Sylvie LÉZIER (lauréate catégorie mode et beauté)
    • Nicolas ORILLARD-DEMAIRE (lauréat catégorie animalière et catégorie paysage)
    • Jacques PION (lauréat catégorie reportage)
    • Michel RIEHL (lauréat catégorie architecture)
    • Isabelle SERRO (lauréate catégorie humaniste)
    • Cyril ZEKSER (lauréat catégorie culinaire)

Voir les photographies des lauréats sur le site www.photographiesdelannee.com

Romain Laurendeau – prix « Camille Lepage – on est ensemble / Visa pour l’Image »

Romain-Laurendeau-prix-camille-lepage-02Romain Laurendeau / Prix Camille Lepage créé par l’Association « Camille Lepage – On est ensemble » et Visa pour l’Image – Perpignan

Romain Laurendeau est un photographe né en 1975.
Longtemps amateur, il décide de se consacrer entièrement à la photo en 2011, après une transplantation cornéenne qui lui sauve la vue et la vie.
Dés lors, il n’a de cesse de réaliser des reportages de news et des documentaires en immersion.
Récompensé plusieurs fois, il obtient le prix AFD puis le prix Camille Lepage pour son travail en Algérie.
Il fait partie aujourd’hui de l’agence Hans Lucas.

 ASSOCIATION CAMILLE  LEPAGE :

Chaque année, les photos du lauréat du prix Camille Lepage décerné à Visa pour l’image à Perpignan en septembre (n-1) seront exposées lors du festival BarrObjectif (n). En 2015, le prix « Camille Lepage – On est ensemble » et Visa pour l’Image a été décerné à Romain Laurendeau.association-camile-lepage

L’Association « Camille Lepage – On est ensemble » a été créée le  20 septembre 2014, quelques mois après la mort de Camille Lepage en Centrafrique. Cette association a pour but de promouvoir la mémoire,  l’engagement et le travail de Camille. CDP Éditions – Collection des photographes a eu la gentillesse de publier un  livre du dernier travail de Camille Lepage en Centrafrique, République  centrafricaine : On est ensemble. L’intégralité des ventes de ce livre est reversée par CDP Éditions au profit de l’Association « Camille Lepage – On  est ensemble ». Cette initiative de Denis Cuisy permet donc à l ’Association « Camille  Lepage – On est ensemble » de créer et de soutenir ce prix, doté de  8 000 euros, pour encourager le travail d’un photojournaliste engagé au long cours.

Appel Candidature Prix Lepage 2016

Le jury de la première édition du prix Camille Lepage 2015 s’est réuni le 11 juin 2015. Il était composé de Barbara Clément / Elle, Magali Jauffret / L’Humanité,  Catherine Lalanne /  Pèlerin Magazine, Dan Torres / Jeune  Afrique, Lorenzo Virgili et Maryvonne Lepage, la présidente du jury. Le lauréat de cette première édition est Romain Laurendeau. Grâce à ce prix, Romain Laurendeau souhaite rester plusieurs mois en  Algérie pour s’intéresser à la jeunesse algérienne, dans la continuité d’un  reportage sur la jeunesse à Bab el Oued. Il se penchera plus précisément sur  la place du foot et des « Dikis » dans la société (lieux secrets où les jeunes  peuvent se rencontrer pour boire, fumer, se faire tatouer…).

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Bad El Oued

5 octobre 88. La révolte des jeunes enflamme le quartier populaire de Bab El Oued, puis de l’Algérie. En tirant sur la foule, provoquant plusieurs dizaine de mort, le gouvernement venait, sans le vouloir, de livrer la rue aux islamistes. Les mosquées du quartier deviennent alors le berceau le l’intégrisme religieux qui allait plonger les algériens dans près de 10 ans d’une guerre sanglante.

Romain-Laurendeau-prix-camille-lepage-3-barrobjectif-2016

Aujourd’hui, la paix est revenu dans le quartier le plus pauvre d’Alger. Mais les stigmates de la « décennie noire » sont toujours bien présents.

Son héritage de quartier populaire aux ambiances toutes méditerranéennes d’amitié et de solidarité ne suffit pas à faire oublier l’état de décrépitude des cités, le chômage qui atteint des sommets, les mœurs qui se radicalisent alors que de nouvelles drogues apparaissent.

Le « bricolage », les petits trafiques, l’ennuie partout sont palpables, de l’ancien et de ses valeurs datant d’une époque révolue, aux jeunes, prisonniers d’une histoire qu’ils subissent et d’un avenir qu’ils pensent inexistant. Tous essaient d’avancer entre colère et renoncement. Romain-Laurendeau-prix-camille-Lepage-Barrobjectif-2016

Bab El Oued étouffe à nouveau, abandonné d’un gouvernement pourtant riche, et semble plus que jamais cristalliser le marasme dont semble souffrir le peuple algérien.

 

Sébastien Van Malleghem – Prix Lucas Dolega 2015

Van Malleghem.

© Nanna Dis 2014Sébastien Van Malleghem
Est un photographe indépendant né en Belgique en 1986. Il a étudié la photographie à Bruxelles de 2006 à 2009.
Ses projets à long terme mettent l’accent sur l’idée de justice dans l’Europe contemporaine.
Pendant quatre ans, il a suivi le travail quotidien des policiers et de leur interaction avec le public. Il est en train de documenter les prisons belges.
En 2008, Sébastien a fait un stage d’un mois avec le photographe Tomas Van Houtryve (VII) à Cuba. Il a travaillé comme son assistant personnel en 2010 et a été sélectionné pour l’Atelier Eddie Adams aux Etats-Unis.
Sébastien est allé en Libye en 2012 pour travailler sur « les ruines » après la mort de Kadhafi. Couvert par un reportage la vie quotidienne des personnes vivant dans les rues de Berlin pendant cinq mois en 2013.
Il a réalisé un reportage sur les prisons belges qui a débuté en 2011.

Son travail a été publié en ligne à temps, le Blog de New York Temps Lens et dans les journaux et les magazines Le Soir (be), Le Monde, Le Vif L’Express, La Croix, Le Temps), De Standaard, Polka Magazine, Photographe, De Morgen, l’Oeil de la photographie.
Exposée en Grèce, Canada, Belgique, France, Hollande, Géorgie, Norvège, Argentine, Allemagne.
Sa première monographie livre « POLICE » a été publié en Janvier 2013 par Yellow Now édition.

Distinctions et récompenses
• Prix: deuxième place versez «Prisons», Jours de portefeuille, Centre national de l’audiovisuel, le Luxembourg, Février 2014.
• Mention honorable pour «Prisons», prix XXI / France Info Jeune Reporter
• Prix national, pour le festival vidéo «Police» 5/5, concours de court-métrage documentaire, Belgique, Octobre 2013.
• Troisième prix lors de l’examen Mois Européen de la Photographie de folio, Berlin, Allemagne, Novembre 2012
• résidence d’artiste au AirBerlinAlexanderPlatz, Berlin, Allemagne, Octobre – Novembre 2012
• résidence d’artiste au Halsnøy Kloster, Norvège, Août 2012
• Prix national de «Jeune artiste plasticien» pour la police Collection Rtbf / Canvas Collectie, Belgique, mai 2012

Site internet

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Prisons

Ce travail découle d’un rapport d’auto-financé sur les prisons qui a débuté en 2011, au cours de laquelle je me suis rendu pas moins de dix prisons. Cela fait suite à une étude de plusieurs années au long de la police belge et ses actions dans le domaine.
Prisons vise à ouvrir les yeux sur les détenus; mettant en lumière les défaillances d’un système judiciaire et pénal obsolète, qui reste à ce jour inscrits dans le pays qui m’a enseigné les idéaux de justice et d’humanité.

Le Livre « Prisons«  sera en vente sur le festival Barrobjectif. 

PRISONS
SÉBASTIEN VAN MALLEGHEM
Textes et photographies : Sébastien Van Malleghem
208 pages, format 21 x 25,8 cm
couverture rigide
95 images en bichromie
langue : bilingue, français/anglais
ISBN : 979-10-92265-31-6
avec le soutien d’Eubelius

prix : 39,50 €

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Pourquoi fermons nous les yeux sur ces vies brisées ? Sur ceux dont les vies sont ruinés ?
Ces images montrent les fissures et, dans cette optique, révèle le lacher prise par un modèle de société qui porte sur la tension et l’agressivité, l’amplification de l’échec, l’excès et la folie, la foi et la passion, de la pauvreté. Ils exposent la façon dont il est difficile de gérer ce qui sort de la ligne, à une époque où cette ligne est de plus en plus définie par les couleurs retouchées de la normalisation, de la web et la télé-réalité. Toujours plus loin de la vie, de notre vie: enfermé dans le cadre idyllique, encore confiné, l’espace de nos écrans de télévision et d’ordinateur.

Pourtant, ce qui est en question ici est pas la nécessité de mettre de côté et de garder un œil sur les criminels. Mes photos signifient pour condamner la clôture archaïque et opaque construit autour de ces hommes et femmes sur le côté, ce mur érodant leur humanité, sous le prétexte de crime, ou de folie.VanMalleghem_Sebastien04 Cette déclaration signifie de montrer la misère résultant de la privation de liberté et des relations humaines, de se cantonner dans les cellules dignes de romans gothiques ou les films d’horreur, de l’échec aussi. A défaut d’une véritable évasion seulement pour échapper à la drogue et les relations malsaines. Ce funeste, visages hagards, la victime et le miroir des passions nées dans nos théâtres urbains, sont de notre côté sombre. Effrayant. Rassurant aussi, dans le vide laissé par un exil permettant l’oubli, l’ignorance et l’auto-satisfaction.

Parce que le principe de réalité ne respecte pas l’oubli ni le déni. Derrière les portes closes des prisons, il s’impose par des cris de haine, de rage ou de désespoir. Cris qui se mêlent avec les portes en acier claquant sur des cellules surpeuplées. Il donne naissance à des enfants dans des cages sales, dans des enceintes surmontées de barbelés. Il favorise la violence psychologique, l’abus de pouvoir, la contrebande, la corruption et cède la place, probablement plus d’acuité que sur l’extérieur, à la puissance de l’argent.
En prison, les principes de la privation et de punition sont mis en évidence: aucun contact avec les membres de la famille, pas de soutien moral ou affectif, pas de cour, l’isolement extrême dans six mètres carrés « trous » puant de matières fécales, d’imprégnation murs aveugles …

Pour contenir cette violence croissante, l’explosion de ces tensions, l’État embauche: l’assurance d’un emploi stable pour un salaire moyen …
Officier de la prison: l’assurance d’un travail fastidieux et méconnu, parfois dangereux et souvent trop loin de la maison; l’assurance d’un salaire mensuel, pour sûr, mais certainement trop faible pour éviter la corruption.
Les enseignants: si le crime exécute dans vos veines, quel espoir y a t-il pour la réhabilitation une fois que vous avez payé votre dette à la société?
Psychologues: l’assurance de se sentir impuissant face d’un système pathogène, une administration en décomposition, les patients provocants, déficients mentaux ou aliénés. L’observation faite par un psychologue qui travaille dans un établissement de protection sociale (prison pour ceux qui ont été jugés mentalement incapable) est édifiante: «Ici, il est le pire, vous ne pouvez pas aller plus bas dans la structure sociale, pour beaucoup, il est la fin de la route « . Bien sûr, il y a toujours des médicaments disponibles, la possibilité de louer des consoles de jeux; la dépendance et de l’irresponsabilité en lieu et place d’assistants pénitentiaires.

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Pour atteindre ces êtres humains, huit mois de recherche ont été nécessaires, huit mois de demandes adressées à une administration assez timide, mais prêt à diffuser des images témoins de la réalité à la place des points de vue et les discours des ministres. Cette réalité est sordide; elle affecte la notion de «être humain», et non pas à travers la question du crime lui-même, mais celle de la réponse donnée par la société et par le système judiciaire, et la façon dont la peine est effectuée.

Christian Thibaud – Mer de lumières…

Troisième prix du Grand Prix d’Auteur du festival photographique 2013 de Saint-Benoit (86)

Ma quête …
J’ai toujours aimé et pratiqué la photo mais ce n’est que depuis une dizaine d’années que cette pratique est devenue une passion exclusive à laquelle je consacre l’essentiel de mon temps libre. Je suis à la recherche constante de ces moments rares et privilégiés où tous les éléments se conjuguent harmonieusement pour obtenir une belle image. Ma quête est celle de la Lumière, la Belle Lumière, celle qui transforme des lieux parfois banals en instants magiques. Ce sont des moments où photographe et nature entrent en harmonie, des moments de Beauté et de Plénitude que j’essaie, au moins en partie, de retransmettre à travers mes photographies.SONY DSC

Mes deux thèmes de prédilection sont les Lumières de la Terre et de la Mer. Ces deux thèmes, en dehors de ce Grand Prix d’Auteur, sont toujours représentés car, pour moi, ils sont complémentaires et me sont tous deux nécessaires comme peuvent l’être le Ying et le Yang.

Informations techniques
J’effectue moi-même tous mes tirages. L’effet ductile, laiteux de l’eau sur la plupart des photos de mer, l’effet de filé, de mouvement des nuages sur certaines photos, ne sont pas dus à une manipulation logicielle mais tout simplement à la pose longue. C’est-à-dire que le temps de pose est de plusieurs secondes avec l’appareil-photo obligatoirement sur trépied. La couleur bleue de certaines photos est due à l’heure de la prise de vue, à savoir après le coucher du soleil, ce que l’on appelle « l’heure bleue ».

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Mer de lumières…

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Toutes les photos présentées ont été réalisées en Vendée et en Charente-Maritime.

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Site internet : www.christianthibaud.fr
Mél : christian@christianthibaud.fr

Les Photographies de l’année – Les lauréats 2015

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée. Le 20 mars dernier, la soirée de remise des trophées de la septième édition a consacré Didier Mayhew, dans le cadre prestigieux de l’abbaye de l’Épau au Mans, dans la Sarthe.

Lors de la cérémonie de remise des trophées, les nominés et la centaine d’invités ont été séduits par la majesté des lieux et par la convivialité de l’accueil. Ils n’ont pas oublié de le dire sur les réseaux sociaux notamment. « Grâce à un partenariat fort avec le Conseil général de la Sarthe et le centre culturel de la Sarthe, la soirée de remise des trophées a eu lieu pour la troisième année consécutive à l’abbaye de l’épau et a été une grande réussite. » explique Pascal Quittemelle, créateur du concours des Photographies de l’année.

Autre sujet de satisfaction, les nombreux partenaires de l’événement. Notamment Déclic Éditions qui a fourni l’exposition des 15 lauréats, l’imprimerie Escourbiac ou encore Jingoo. Côté partenaires média, Chasseur d’images, plus gros tirage de la presse photo en Europe confirme son soutien aux photographes professionnels et a publié 5 pages sur le concours dans son numéro de juin 2015 et douze pages sur le lauréat 2015 Didier Mayhew.

Plusieurs nouveautés cette année et quelques (belles) surprises. Tous les finalistes ont reçu un sac Cullmann « Sydney pro maxima 425+ », offert par Kerpix d’une valeur de 100 €.

Tous les finalistes ont reçu un diplôme offert par Jingoo. Tous les finalistes ont reçu un abonnement à Chasseur d’Images d’une valeur de 37 €. Et à Nat’Images d’une valeur de 28 €.

Depuis 5 ans Pixtrakk suit l’utilisation des photos sur plus de mille publications papier. Dans la continuité de ce service, Pixtrakk suit maintenant l’utilisation des photos sur des millions de sites web. Pixtrakk offrira un abonnement d’un an pour 1000 photos d’une valeur de 99 € à tous les finalistes.

Tous les lauréats ont reçu un tirage de leur œuvre réalisé en mini12 + 1 cadre magnétique pour une valeur unitaire de 39 €. Offert par les éditions mini 12.

Tous les lauréats ont reçu une boîte avec les quatorze photos gagnantes plus la photographie de Gérard Vandystadt, offert par Jingoo.

Enfin, il faut également noter le soutiens d’organisations professionnelles telles le GNPP et l’UPP, sans oublier la Saif, la société d’auteur des photographes, qui remet tous les ans le trophée d’honneur, cette année à Gérard Vandystadt .

Pierre Delaunay, lauréat de la catégorie humaniste a reçu un Leica X d’une valeur de près de 2000 euros. Remis par Laurent Pidancet responsable marketing de Leica.

Patrick André, lauréat de la catégorie publicité et entreprise a reçu un kit XT-1 + le zoom XF 18-55 mm offert par Fujifilm et remis par Franck Portelance, responsable des relations extérieures.

Tous les lauréats ont reçu 100 cartes postales de leur photo gagnante, un abonnement d’un an à Profession Photographe.

Un grand merci aussi aux festivals de Dax, Cholet, BarrObjectif, La Loupe, qui accueilleront l’exposition des Photographies de l’année ou qui exposeront des lauréats des Photographies de l’année durant leurs festivals. Sans oublier le conseil général de la Sarthe ou l’exposition a été exposé plusieurs mois et le Salon de la Photo où nous serons du 5 au 9 novembre prochains.

Didier Mayhew a reçu le trophée de la Photographie de l’année grâce à une photo extraite d’un travail intitulé « L’attente des enfants nomades ».

« Entre les vallées de Katmandou et de Pokhara (Népal), un groupe de familles itinérantes, venu des plaines du Terraï, vit sous tente et se déplace d’un lieu à l’autre à la recherche de moyens de subsistance. Chaque jour, les enfants restent seuls au camp pendant que leurs parents parcourent les villes pour récupérer de vieux tissus qu’ils raccommodent et revendent. Ces petits nomades ne sont pas scolarisés et errent sans but, partagés entre les joies et les désenchantements de leur liberté quotidienne. Le camp et ses alentours sont leur terrain de jeu, mais aussi le lieu de leur solitude. Livrés à eux- mêmes mais bougrement débrouillards, ils assurent les tâches quotidiennes et s’épaulent entre eux dans les bons comme dans les mauvais jours. À la nuit tombante, chacun attend fébrilement ses parents et accueille leur retour avec soulagement. »

Didier Mayhew, qui était venu spécialement du Népal pour la cérémonie a donc été le grand gagnant de la septième édition des Photographies de l’année. Cette photo avait remporté la catégorie reportage. Il a également terminé troisième de la catégorie humaniste.

Il repart avec un chèque de 3000 €, offert par Audiens. Un trépied Cullmann « concept one 628 C » d’une valeur de près de 500 € offert par Kerpix, un tirage noir et blanc haut de gamme, sur papier baryté et fine art, en « piezography », offert par Déclic éditions ! Sans oublier que Net-Folio lui offrira un site internet en pack Agence pour une durée de 1 an, au titre de lauréat de la catégorie reportage 2015. A savoir : Un site internet Rubis, avec 80 Go d’espace, nom de domaine offert. 2.000 images sur le réseau PixPalace. Un lot d’une valeur de 2.268 € H.T.!

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les lauréats 2015 des photographies de l’année

  • Michel Rieh (catégorie animalière)
  • Jacques Pion (catégorie architecture)
  • Eulalie Varenne (catégorie création numérique)
  • Pedro Ribeiro (catégorie culinaire)
  • Frédéric Reglain (catégorie mariage)
  • Alain Ernoult (catégorie nature et environnement)
  • Flora Bevilacqua (catégorie paysage)
  • Gaelle Le Berre (catégorie portrait)
  • Patrick André (catégorie publicté et entreprise)
  • Didier Mayhew (catégorie reportage)
  • Bernard Brault (catégorie spectacle)
  • Christophe Bricot (catégorie sport)
  • Gérard Vandystadt (photographe à l’honneur)
  • Pierre Delaunay (catégorie humaniste)
  • Martial Lenoir (catégorie mode et beauté)

Yves Phelippot – Train de nuit

Deuxième prix du Grand Prix d’Auteur du festival photographique 2013 de Saint-Benoit (86) 

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Passionné de musique contemporaine et de musique baroque, Yves Phelippot pratique la photographie couleur depuis 40 ans. Il a eu pour maître John Batho.
Il donne depuis 1998 des conférences sur « l’Art et la Photographie Contemporaine » et anime des visites commentées d’expositions.

  

 EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Train de nuit

La nuit, moment indispensable et privilégié pour le passage d’un monde à un autre.
Elle contribue à aiguiser le sentiment de dépaysement et d’aventure.
Et la vitesse semble purifier les voyageurs en éloignant le passé et en rendant « liquide » l’univers.

Cette série offre un aspect du thème qui traverse les travaux d’yves Phelippot « Se déplacer » aller d’un endroit connu vers un autre endroit éloigné et mal connu, et ainsi fermer des portes derrière soi.

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Ainsi que l’écrit et l’expose le philosophe Paul VIRILIO, l’individu du XXI , toujours en mouvement dans le Monde, ne se caractérisera plus par son identité mais par sa traçabilité. Toujours en mouvement, toujours en mutation…

« TRAIN DE NUIT » est une allégorie de notre monde actuel
enfermés dans notre capsule, nous avons une impression d’immobilité alors que tout évolue et s’élargit très vite autour de nous. Et nous nous retrouvons projetés dans un autre univers.

Site internet : www.phelippotyves.fr
Mél : y.phelippot@orange.fr