Javier ARCENILLAS _ Prix Lucas Dolega 2019_ Latidoamerica : La violence en Amérique Latine

Herman Omar Benegas Palma membre de la Mara MS, abattu à l’intérieur de sa voiture sur la route du Miracle à Villanueva San Pedro Sula, son véhicule reçoit 40 coups de feu.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Latidoamerica – La violence en Amérique Latine

Un essai sociologique sur l’Amérique Latine, la zone la plus violente du monde, avec tous les drames et misères qu’elle engendre. L’impuissance de la douleur et l’enfer vécu par les victimes d’assassins dans ce décor quotidien qu’est la guerre, où la violence fait toujours la une sanglante de l’actualité.

Il est absolument nécessaire de montrer et d’expliquer cette histoire pour montrer la vraie nature de la violence, car les journaux, la télévision et les magazines ne le font pas actuellement. C’est vraiment dommage, car il est malheureusement nécessaire que ces histoires trouvent leur voix dans la société.

L’Amérique Centrale est considérée comme étant un des endroits les plus violents du monde. Chaque jour, dans les rues de villes comme San Pedro Sula, Guatemala City, Tegucigalpa, San Salvador et Mexico City, meurtres, vols, et autres actes de violence, sont de plus en plus fréquents.

Les derniers maillons grotesques de cette chaîne de violence sont le narco-tourisme en Colombie, et le tourisme extrême en Amérique Centrale, qui transforment ces territoires déjà tâchés de sang et de larmes en cirque.

Les politiques internes de ces régions sont inefficaces et instables, le trafic de drogue vers les États-Unis incontrôlable et dangereux, sous la houlette des Maras, ou le contrôle de la frontière par les Zetas, ce qui fait de l’endroit une zone de guerre quotidienne. Le rapport de l’Organisation des États-Unis montre que dans un pays comme le Honduras, il y a une mort violente toutes les 74 minutes, alors que le pays n’est pas en état de guerre. En 2012, c’était le pays le plus violent du monde, avec un total de 7104 meurtres rapportés à la police.

Dans ces endroits, c’est un travail courant pour des enfants et des jeunes que d’être utilisés et entraînés à devenir des Sicarios (hommes de main). Ils sont attirés par l’argent facile et se sentent respectés et craints. Cette formation de jeunes tueurs, venus des strates les plus basses de la société, ne fait qu’augmenter le nombre de morts. Le peu de protection et de défense des enfants dans ces sociétés et dans ces situations de violence est alarmant.

EXPOSITION PARTENAIRE : Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega est destiné à soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions souvent difficiles et sur des zones pouvant comporter des risques pour assurer la diffusion d’une information libre et indépendante. Il a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Javier Acenillas à reçu le prix Lucas Dolega 2019

BIOGRAPHIE

Humaniste, psychologue à l’Université Complutense de Madrid. Javier Arcenillas enseigne le photojournalisme et la photographie à l’école Internationale PICA.

Il développe des essais humanitaires où les personnages principaux sont intégrés dans des sociétés qui cloisonnent et attaquent la raison et les droits de l’homme, dans un monde de plus en plus indifférent.

Plusieurs récompenses lui ont été attribuées, pour en citer quelques-unes :
– Le prix Art Press, KODAK, Jeune photographe
Le prix Atlanta Journalism (meilleur photographe)
Une bourse du Fonds Social Européen
Le prix Fujifilm Fotopress
POYi
Le prix Sony World Photographic, 2010
Fotoevidence 2011
Le Terry O’Neill Award, 2012 et 2014
Photographe de l’année 2014, Moscou Photo Award 2014
Bourse Getty Image 2015
POYi Latam 2017
Photo de presse mondiale 2018

Tout au long de ces années, il a réalisé des projets sur l’Amérique Latine, comme “Territorios”, en JamaÏque, un travail qui se rapproche de “Traffic of Marihuana” ou de celui sur l’école Olympique de Boxe de La Havane. En 2013, il entre dans le dictionnaire des photographes espagnols. Il a publié quatre livres, “City Hope” sur les villes satellites qui émergent près des décharges d’Amérique Latine, “Welcome”, qui raconte l’histoire de réfugiés Rohingya de Myanmar dans le camp Kutupalong, “Sicarios”, sur les hommes de main en Amérique Centrale et UFOPRESENCES en 2018. En 2016, La Fabrica publie un Photobolsillo dans la collection des Photographes Espagnols. Ses articles les plus complets en dehors de la presse espagnole peuvent se trouver dans Time, CNN, iL Magazine, Leica Magazine, Der Spiegel, Stern, GEO, VICE News, National Geographic, TRIP, El Mundo, El Pais Semanal, Planeta Futuro, Zazpika, El Periodico de Guatemala, pour les magazines les plus importants. En ce moment, il travaille sur un projet pour Photographie Humanitaire. Ses articles et publications se retrouvent dans El Pais et El Mundo, El Confidential et Libero.