Laurence Fleury – Les nouvelles bergères des Pyrénées

Laurence Fleury, journaliste indépendante, rédactrice, photographe et réalisatrice depuis vingt ans, collabore avec tous types de médias : Presse quotidienne régionale, presse magazine spécialisée, presse institutionnelle et chaines TV.
Après avoir démarré sa carrière comme photo journaliste free-lance pour des magazines de montagne, et avoir couru le monde et les sommets, Laurence Fleury s’intéresse aux montagnes qui l’entourent, les Pyrénées, et à la vie dans les estives. Ce qui a donné lieu en 2015 à un documentaire « Des brebis et des femmes» et en 2016 à un travail photo, en cours, dont sont issus les quinze clichés joints.Portait de Laurence FleuryCe qui l’anime : La rencontre avec l’Autre.

Au coin de la rue ou au bout du monde, elle croise les gens dans leur quotidien, les écoute, les raconte, capte leurs émotions. En un mot, elle se fait témoin.
Le voyage, la montagne, les rencontres humaines… Beaucoup de curiosité et l’envie d’ailleurs sont ses moteurs.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Les nouvelles bergères des Pyrénées

Il y a trente ans, le métier de berger était presque exclusivement masculin. Aujourd’hui, près de la moitié des cabanes d’estive en Béarn sont occupées par des couples ou des familles, et plus d’un tiers par des bergères ; des femmes qui restent tout l’été en montagne et qui font le même travail pastoral que les hommes. La profession rajeunit, se conjugue désormais au féminin et séduit bon nombre de citadines.

« Une amie m’a invitée à suivre une transhumance, lorsque les brebis redescendent de la montagne à la fin de l’été. Je me suis retrouvée face à quatre cents brebis qui pacageaient tranquillement. Le berger a sifflé son chien et en une fraction de seconde, tout le troupeau a dégringolé la pente. C’était magnifique ! J’ai pleuré. Et je me suis dit : “C’est ça ! C’est ça que je veux faire !” Je ne savais même pas que ça existait. »

Isabelle est bergère depuis dix ans et partage sa cabane d’estive avec Nils, son fils de quatre ans, et Anne, son associée, citadine elle aussi, originaire de Rouen. Ni l’une ni l’autre n’avaient mis les pieds en montagne avant d’arriver dans les Pyrénées.

En Béarn, de plus en plus de femmes choisissent de quitter la ville pour embrasser ce métier. Et le pourcentage de salariées à l’estive l’été dépasse presque les 50 %. Un désir de retour à la nature et à une vie plus saine. Au lycée agricole d’Oloron (Pyrénées-Atlantiques) qui propose la formation « Berger-vacher transhumant », on constate une augmentation constante du nombre de femmes depuis vingt ans. Elles étaient une ou deux par classe au début, pour arriver à la parité dans les dernières promotions.

Le Béarn, situé entre le Pays basque et la Bigorre, compte deux cents estives sur soixante-cinq mille hectares de pâturages, et cent cinquante cabanes fromagères, dont la moitié n’est accessible qu’à pied, à plus d’une heure de marche de la route, en moyenne. Les cabanes d’estives sont des maisonnettes construites dans la montagne pour accueillir les bergers durant les quatre mois d’été, de juin à fin septembre. Ils gardent leurs brebis là-haut, qu’ils traient matin et soir et fabriquent leur fromage dit « d’estive », qui se distingue du fromage fabriqué l’hiver à l’exploitation, parce que plus riche et plus goûteux. Les cabanes plus éloignées sont à plus de trois heures de marche de la route. Soixante-deux sur cent cinquante abritent des couples ou des familles, et une bonne dizaine est occupée par des femmes, seules ou à deux.

Un métier longtemps réservé aux hommes

 Il y a quarante ans, la profession était encore l’apanage des hommes et en particulier des cadets, célibataires. Ils transhumaient, l’été, d’une cabane à l’autre à mesure que l’herbe venait à manquer, et partaient l’hiver dans le Gers ou en Gironde, là où il y avait de quoi faire pâturer le troupeau. Bien souvent, le métier était subi par ces hommes qui ne l’avaient pas choisi.

Aujourd’hui, il est pour les jeunes qui l’embrassent une passion, un choix de vie. Un engagement presque militant, aux antipodes du consumérisme et des turpitudes citadines. Pour toutes ces femmes, c’est très clair : vivre du pastoralisme, c’est vouloir vivre autrement. Il y a vingt ans, aucune d’entre elles n’y avait sa place, cantonnée à la ferme et aux tâches ménagères.

Le métier, qui jusque-là se transmettait de père en fils, n’est plus un destin comme jadis, tracé par héritage.

Petit à petit, sans faire trop de bruit, et bien qu’elles viennent souvent de la ville, les femmes s’imposent, surprennent et redonnent une perspective d’avenir à ce métier dont on disait qu’il fallait y être né pour l’exercer.

Si j’ai souhaité suivre ces bergères dans leur quotidien, c’est pour comprendre leur choix de vie, en dépit des conditions difficiles, et cet acharnement qu’elles ont à réussir à tout prix.

Il y a vingt ans, lorsque je me suis installée dans les Pyrénées, les cabanes étaient occupées par de vieux bergers rustres et sales. Après eux, le pastoralisme allait mourir, pensait-on, parce qu’il n’y avait pas de relève.

La relève s’est faite, petit à petit, par les femmes qui aujourd’hui révolutionnent le monde pastoral.

Laurence Fleury

Jean-Michel Nossant – La classe maternelle d’Élouan

Portrait Jean-Michel NossantJean-Michel Nossant est né le 21 décembre1959 à Angoulême, il a une vaste expérience professionnelle, tant pour les médias que pour les clients corporatifs. Pigiste à différents magazines, il a fait des reportages grand public, et ses photos ont connu une large diffusion dans la presse à l’étranger, aux États-Unis et au Japon.
www.jmnossant-photographe.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La classe maternelle d’Élouan

Élouan ne va pas à l’ ecole maternelle, lui sa maternelle c’est participer et s’ épanouir en participant aux activités de ses parents qui sont agriculteurs biologiques.Bioussac, France-2017

Au lieu-dit Oyer, près du village de Bioussac en Charente, Lucie, Jonas et leurs deux enfants, Nouria 10 ans, et Élouan 5 ans, vivent dans la ferme familiale depuis six ans.Élouan ne fréquente pas l’école maternelle, ses parents préfèrent l’école de la vie à la ferme. Ils ont choisi l’instruction en famille : « Élouan ira à l’école quand il sera prêt. » Élouan est épanoui et a plaisir à apprendre avec ses parents les choses de la vie.

La LGV – Un évènement dans le paysage

La LGV : Un évènement dans le paysage – Campagnes photographiques 2011, 2013, 2014, 2015

20 communes du Pays Ruffécois sont traversées par la LGV : Cellettes, Charmé, Coulonges, Courcôme, Juillé, La Chèvrerie, La Faye, Londigny, Luxé, Montignac, Montjean, Raix, Saint Amant de Boixe, Saint-Martin-du-Clocher, Vervant, Villefagnan, Villiers le Roux, Villognon, Vouharte et Xambes.

Les paysages du territoire vont donc être profondément modifiés sur de larges superficies. Les élus, conscients de l’attachement de la population à son cadre de vie quotidien ont décidé de mettre en œuvre un observatoire photographique pour garder une mémoire des paysages du Ruffécois et en observer les évolutions.

Cette exposition va présenter les quatre premières campagnes photographiques réalisées en 2011, 2013, 2014 et 2015  sur les paysages les plus emblématiques et les plus impactés du territoire.

Elle est le fruit d’un partenariat entre le Pays du Ruffécois, initiateur du projet ; le Conseil Régional de Poitou-Charentes ; dont le Service Général de l’Inventaire a assuré le suivi photographique ; LISEA qui finance l’exposition et l’association Barrophoto qui l’accueille.

Olivier Touron – Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire

Bretagne préservée

Olivier Touron
 est né en 1969, France, suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier. En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…) Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.
Portrait-Crozon-Olivier Touron Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines. En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).

Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises ou institutions, ou par le biais d’agences.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire

Pendant toute l’année 2015, le magazine GEO arpente la France Nature.

Belle, spectaculaire, poétique et secrète, cette France-là bruisse de mille babillages d’oiseaux, bourdonne, stridule, ulule ou croasse. Cette France est jungle, marais, vasière, désert, falaise, estran, plage, îlot, glacier, prairie, forêt, friche industrielle, vignoble ou champ bien ordonné. Ici, elle résonne des sonnailles de la transhumance. Là, elle suspend son souffle à l’approche des récoltes. Ailleurs, elle titille les narines du promeneur insouciant avec un bouquet aromatique qui dit à lui seul toute la douceur d’une contrée. Ce n’est pas un monde perdu. C’est une France du XXIe siècle, consciente de son patrimoine naturel exceptionnel et de la terrible fragilité des équilibres. Un pays composé de multiples petits pays. Une terre qui a parfois besoin d’être réparée et qu’il faudra léguer dans sa diversité aux générations futures. Il faut le rappeler, l’Hexagone a été sacrement gâté par Dame Nature. Il y aura beaucoup à léguer… Si l’on sait préserver cet héritage.

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GEO est donc allé à la rencontre de ceux qui travaillent à la préservation de cette France Nature. Des anges gardiens souvent anonymes, toujours passionnés, encore optimistes, jamais à court de convictions quand il s’agit d’expliquer ce qu’ils font au quotidien. Ces hommes et ces femmes sont éco-gardes, ornithologues, entomologistes, éleveurs, jardiniers, viticulteurs, apiculteurs, ostréiculteurs, mytiliculteurs, marins, enseignants, chercheurs. Parfois, ce sont de simples citoyens. Tous racontent à quel point l’écologie de terrain constitue une richesse et une véritable source de développement économique. Un investissement utile. Un cercle vertueux. Une manne, en somme, dont on ne soupçonne pas l’étendue.

En Poitou-Charentes, les modèles à suivre pullulent. Le photographe Olivier Touron a passé plusieurs semaines en compagnie de ceux qui s’impliquent pour que la région reste ce qu’elle est.Touron-009

Il y eut, par exemple, cette nuit blanche les pieds dans l’eau en compagnie des « bagueurs » de la Réserve naturelle de Moëze-Oleron : 6700 hectares entre mer et polders où font escale chevaliers, barges, bécasseaux et autres migrateurs au long cours. L’opération de baguage sert à mieux comprendre les itinéraires, et donc les besoins, de ces incroyables routiers du ciel capables de voler sur plus de 6000 km de distance – de la Scandinavie à l’Afrique de l’Ouest- pour décrocher une place au soleil.

Instantanées également d’une partie de pêche à pied en compagnie des éco-gardes de l’Ile de Ré. De quoi découvrir à quoi sert le péage à l’entrée du pont qui mène jusqu’à ce paradis : précisément à financer la protection de ce paradis insulaire.

Il y eut aussi l’inspection des bouchots en compagnie des producteurs de moules de la baie de l’Aiguillon. Les photos sont prises au printemps dernier, au moment le plus délicat, celui de la reproduction, celui où l’on peut tout perdre, comme ce fut le cas il y a un an. Preuve que la préservation d’un milieu marin exceptionnel garantit aussi la protection d’une activité artisanale, d’une activité qui fait vivre soixante familles, d’un savoir-faire mytilicole que l’on perfectionne ici depuis le Moyen-Age (depuis 1235, très exactement).

Touron004Site internet d’Olivier Touron

Matthieu Chazal – Les apprentis

Le photographe Matthieu Chazal, né en 1975, a débuté en 2012 un projet documentaire sur le thème de la ruralité en Charente. Il veut proposer une vision du monde rural, de ses mouvements et ses transitions à travers différentes séries de photographies en noir et blanc. Ce travail tentera de proposer un arrêt, un temps de pause, propice à la réflexion sur le devenir agricole et rural. Il propose ici la série « Les Apprentis », faits de portraits posés et de scènes prises sur le vif. Un regard sur les futurs agriculteurs, le travail à la ferme, leurs relations à la terre et aux animaux.
Diplômé en philosophie et en journalisme, Matthieu Chazal a été journaliste, notamment au journal « Sud Ouest », jusqu’en 2005, avant de se lancer dans la photographie documentaire. Après des reportages au Niger sur les Touaregs et au Sénégal sur la lutte, sport national, il s’installe à Istanbul en 2007. Il s’intéresse aux minorités, aux frontières et aux migrants, de la Mer Noire à la Mésopotamie. Le projet sur la ruralité en Charente, département où il a grandit, est un retour aux sources : il installe un labo photo argentique à l’association Thélème, située à Chasseneuil-sur-Bonnieure, et y anime des ateliers photo, notamment avec les élèves de la MFR de La Péruse. Il tente de trouver l’équilibre entre des projets aux longs cours dans des territoires lointains, et des sujets en Charente, proche et familière.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les apprentis

Ils ont entre 14 et 18 ans et se destinent à une carrière agricole. Octavien, Vincent, Thomas ou Valentin sont en apprentissage à la Maison familiale et rurale (MFR) de la Péruse, en Charente-Limousine.
Cette MFR fait partie d’un réseau de 440 établissements créés à partir de 1937 et répartis en zone rurale sur tout le territoire français. Les MFR forment en alternance plus de 70 000 jeunes et adultes par an aux métiers agricoles, surtout, mais aussi aux métiers de bouches, services à la personne, commerce…
La MFR de la Péruse accompagne des jeunes vers la filière agriculture et élevage. Certains sont fils d’agriculteurs, d’autres en recherche d’une rapide autonomie professionnelle, d’autres encore en situation d’échec scolaire dans le système classique. Aux cours théoriques en salle de classe, tous les jeunes préfèrent les ateliers pratiques sur le terrain, avec les moniteurs de la MFR et des professionnels de l’agriculture : contention de bétail, séance de tronçonnage, sélection de bétail, sorties aux abattoirs, au Salon de l’Agriculture de Paris…

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Formés en alternance, Octavien, Thomas, Valentin et les autres travaillent en stage dans différentes exploitations du département. Ils s’épanouissent dans « la vie au grand air, le travail avec les animaux, l’utilisation des engins agricoles, machines et tracteurs ».

Certains effectuent leur stage sur l’exploitation familiale, élevages bovin, porcin ou ovin, pour reprendre la ferme une fois diplômés. Durant son stage, Thomas se lève tôt pour aller nourrir et soigner les bêtes, une cinquantaine de vaches limousines et autant de moutons. Il envisage de développer la petite exploitation familiale et ne vivre bientôt que de l’élevage, alors que ses deux parents ont un emploi « à l’extérieur » pour compléter les revenus de la ferme. Octavien, lui, espère rapidement acquérir une autonomie professionnelle et financière en étant embaucher en tant qu’ouvrier agricole par son maître d’apprentissage.
Éducation théorique, formation pratique, apprentissage de la vie en collectivité et expériences sur le terrain… « Les Apprentis » s’exercent aux techniques agricoles et à la gestuelle paysanne. Des forces nouvelles bientôt prêtent à prendre la relève.

Henri Coldeboeuf – Dimanche après-midi

Photographe amateur depuis 1975, j’écume les manifestations et événements de la région Limousin.
Dans les années 90 cette passion s’est assoupie, mais depuis 2008 elle revit, encore plus intense.

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henricolde@yahoo.fr
Site web de Henri Coldeboeuf

Prix 
– 2ème Grand Prix Nikon 1986
– Prix des Professionnels du magazine PHOTO 1984
– 1er Prix ANGOURAMA 1984

Présence dans les collections
– Fonds Régional d’Art Contemporain Limousin

Expositions
– Festival BARROBJECTIF 2012
– Salon RENDEZ-VOUS IMAGE de Strasbourg 2013
– Voies Off à Perpignan 2013

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Dimanche après-midi

Série sur les loisirs des Français, plus exactement sur les animations de fin de semaine.

J’aime beaucoup ces petites manifestations (compétitions sportives, concours, carnavals, festivals de folklore, cérémonies religieuses, défilés hétéroclites, fêtes aux thèmes improbables,,,) loin des grosses machineries qui ne laissent aucune place à l’imprévu, au hasard, à la poésie.

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Théo-Synchro X – Les cœurs impatients

Depuis plus de 15 ans, Théo Pinganaud couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse magazine française et étrangère (Irak, Pakistan, Algérie, Kosovo, Bosnie, conflit israélo-palestinien). Ses photographies sont publiées dans de nombreux journaux (GEO, Stern, Paris Match, Elle, Marie-Claire, Figaro Magazine).

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photographiques

15, SAMU, paru en 2005 aux Éditions Arléa

24h au théâtre, paru en 2006, autoédition

Louise Michel, paru en mai 2008 aux Éditions Danger Public

VA SAVOIR ! chroniques photographiques d’une année au lycée, paru en 2012

De Groland au grand soir, paru en mai 2012 aux Éditions Capricci

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Les cœurs impatients

Ce reportage présente les derniers jours d’activité d’un médecin de campagne en Charente. Le docteur Dugas exerce à la Rochefoucauld depuis plus de 30 ans, il a cessé son activité en juin de cette année. Contrairement à la plupart de ces collègues qui prennent leur retraite, il a pu trouver un remplaçant. Le docteur Dugas part l’esprit tranquille, ses patients ne seront pas livré à eux-mêmes dans un désert médical. Cette histoire fait partie d’une série de reportages sur la médecine de campagne qui donnera lieu à la publication d’un livre en 2014.

Loïc Mazalrey – Le Paysan Tarnais

C’est en voyant son père s’éclater à faire des photos que Loïc s’est d’abord essayé à la photo en loisir, pour se faire plaisir : c’était en février 2008. Il écouta les conseils de son père, installa Photoshop et ce fut la révélation, à peine quatre mois après avoir commencé la photo, il remportait déjà la coupe de France Couleur, concours avec 782 photos d’amateurs avertis ou professionnels. Devant cette victoire déterminante pour la suite, Loïc s’est attelé encore d’avantage au travail. Il passait donc ses journées à étudier la photo en autodidacte (tutoriel Photoshop, forum critique sur internet). A force de voir des images, son œil s’aiguisait et l’envie de devenir professionnel apparaissait. Il profita d’un travail de photographe-filmeur où il fallait qu’il soit en règle pour s’installer professionnel le 1er janvier 2009. Son travail se partage entre activité de services où il propose photos de mariages, stages photo, communication des entreprises, portraits, grossesse, bébé, et son activité d’artiste ce qui lui permet d’exposer régulièrement ces œuvres (marché de Noël, expo en galerie…). Il est à noter également qu’il est photographe pour le journal Sud-Ouest.photo du photographe

Contact

courriel : lomazphotos@hotmail.fr

site : www.loicmazalreyphotographe.com

Distinctions

Lauréat de la Coupe de France Couleur 2009 avec la Fédération Photographique de France avec la photo Bestialité

Lauréat du Concours International d’Allauch-Marseille en 2009

85ème prix au concours La vie est belle organisé par le magazine Compétence Photo

Coup de cœur du jury à la Coupe de France Couleur en 2010 avec la photo Afrika

Balançoire sélectionnée pour participer à la Biennale Internationale NB 2011

Transparence sélectionnée pour illustrer Alain Marty, Le Guide des Grands Amateurs de Vin 2011

Coup de cœur du jury pour la photo Zébré, Concours International d’Allauch 2010

Coup de cœur du jury pour la photo Mouvement au Concours International d’Allauch 2010.

Lauréat n°10, sur 2842 photos, au concours Skyprods sur le thème des animaux en 2011

Bestialité 2 primée au 12ème Salon d’Art Photographique de Wervicq-Sud,

1er prix Noir et Blanc du Salon International de Tulle pour Nuits et Brouillards

4ème place au concours Mouvement du magazine Destination Photo

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Léo : Le Paysan Tarnais

Situé non loin de Cordes-sur-ciel, site touristique par excellence, Marnaves a su garder son caractère rural. Un boulanger y fabrique encore son pain, mais jusqu’à quand ? L’artisan doute sérieusement que quelqu’un veuille un jour reprendre l’affaire.

Les campagnes ne sont plus à la mode, c’est un fait, et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai voulu témoigner, à ma façon, de la vie ces laissés pour compte qui connaissent pourtant la valeur travail !

Quand j’ai fait part de mon souhait à Léo, le paysan, de faire un reportage sur lui, il m’a dit : « mais tu sais, je n’ai rien d’exceptionnel, je vis très simplement ». Eh bien c’est justement cela qui me plaît, mon cher Léo. Dans une société où tout est devenu si rapide, j’ai trouvé important de nous remémorer les valeurs qui ont fonctionné pendant si longtemps. Pas de gaspillage, pas de fioritures, pas d’artifices, bref le bon sens paysan ! Et le travail, toujours le travail.

À 80 ans, Léo est inépuisable, même les jeunes de vingt ans ne pourraient pas le suivre. Quand je lui demande « Quand vous êtes malade, vous faites comment ? », il me répond : « Je n’ai pas le droit d’être malade, il faut bien rentrer les vaches, donner à manger aux cochons. Qui le ferait à ma place ? ». Inutile de lui parler de vacances : connaît pas ! Ses animaux sont un peu sa seconde famille, il passe tellement de temps avec eux, il les connaît par cœur ! Alors, comment ne pas les aimer ? Quel homme pourrait passer la moitié de son temps avec ses bêtes et ne pas éprouver le moindre sentiment ? Eh bien oui, Léo fait attention à ses animaux, il s’en préoccupe, certainement plus que dans les exploitations agricoles intensives ! Et puis, Léo connaît la valeur de l’argent, alors oui, il fait attention à ses petits protégés aussi pour ça.

Bon, assez de blabla, comme dirait Confucius « une image vaut mieux que mille mots»!

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Jean-Michel Leligny – 2°20’ ou La France par le milieu

Après une formation BTS photo à l’École Nationale Louis-Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens. Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986, il travaille pour différents magazines européens, est distribué par l’agence Sipa puis Diaf. Parallèlement, de 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions (Galerie BIP à Paris ; Jeunes créateurs au château de Maisons-Laffitte ; Château de Brecey ; Festival des jeunes créateurs à Val d’Isère). Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque, vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et ayant quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.

jean michel leligny

www.leligny.fr

mail: jm@leligny.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF : 2°20’ ou La France par le milieu

2°20’, plus exactement 2°20’14”, c’est la longitude du méridien de Paris. C’est aussi le tracé de la méridienne verte, imaginée par Paul Chémetov en l’an 2000 afin de fêter dignement le nouveau millénaire. Cet axe traverse la France par le milieu, de Dunkerque au nord, au col de Pal à la frontière Espagnole. On y a planté des arbres pour former une ligne visible depuis l’espace sur laquelle on viendrait célébrer chaque année « Liberté, Égalité et Fraternité ».

Mais le temps a fait son œuvre, beaucoup d’arbres sont morts avant d’avoir vécus, et la méridienne est redevenue une ligne imaginaire de plus de 1000Km, propice à porter un regard sur notre territoire. L’espace d’un été, je suis devenu photographe, voyageur et cycliste, à la rencontre de cette France du milieu.

Un voyage de près de 1800Km sur cet axe Nord-Sud pour se confronter à un monde réel, sans fard, en toute simplicité, à travers 8 régions, 20 départements, 337 communes. Un voyage pour partir à la rencontre d’une France que l’on ne connaît plus, loin des cartes postales et des représentations médiatiques.

Pourquoi le vélo ? Il est à la fois l’éloge de la lenteur et un moyen écologique de se déplacer. Si notre société nous oblige à « produire » et à vivre de plus en plus rapidement, jusqu’à la frénésie, les photographies de 2°20’ se présentent comme des espaces de pause.

« Lorsque l’on est sur son vélo, on n’est plus photographe, mais avant tout un voyageur qui ressent dans sa chair, dans ses muscles, le froid, le chaud, la pluie, le vent, le relief, la douleur, l’usure des kilomètres. Il y a une confrontation physique avec la géographie, le relief, le climat, mais aussi avec la maladie qui m’a touchée. L’effort et la lenteur permettent de porter un regard différent. Ce mode de déplacement, non agressif, permet la rencontre. Le cycliste devient vite sujet de curiosité, même si au départ, ce sont toujours les mêmes questions qui surgissent. D’où venez-vous, où allez vous ? Au final, les mêmes que dans la vie : Quel est votre parcours, quels sont vos projets ? Il faut prendre un peu de temps pour échapper à cette vision réductrice de l’être humain, pour découvrir sa richesse par d’autres détours… »

L’ensemble du travail est réalisé au moyen format selon un protocole établi. Rouler et photographier chaque jour, quelle que soit l’envie, l’inspiration, comme un travail répétitif. Une seule prise de vue à chaque fois, réalisée sur trépied. Des prises de vue frontales, des personnages photographiés de face, comme s’ils étaient spectateurs du vélo qui passe, sans aucune mise en scène, un peu comme une photo de famille. Les hommes et les femmes dans leur environnement, avec un plan large, beaucoup de vide autour, comme si malgré les facilités de communications, nous étions condamnés à la solitude.

2°20 a été nominé au Prix HSBC pour la Photographie 2012.

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Tony Hayère – Rien ne bouge

Tony Hayère a grandi à Angoulême, une petite ville de Charente dont les remparts enferment mais donnent à voir loin. Il vit depuis quatre ans à Paris où il progresse dans divers domaines artistiques tels que la réalisation d’œuvres radiophoniques, la réalisation de documentaires de création et la photographie.

Il commence la pratique de cette dernière en 2007 au club-photo argentique d’Angoulême où il apprend à développer et à tirer ses propres clichés. Longtemps tourné vers une écriture auto-biographique, il se tourne plus tard vers les autres.

Diplômé d’un Master d’Écriture Documentaire de Création à Angoulême, son travail tend aujourd’hui à exprimer, au travers de dispositifs et d’outils de fiction, la complexité du réel. Il aime particulièrement le paradoxe, car celui-ci est le signe d’une présence humaine, mais aussi parce que seul sera capable de le saisir un regard qui prend le temps et qui lentement s’approche : l’acceptation de celui-ci est, selon lui, le plus grand des défis lancé au XXIème siècle.

EXPOSITION BARROBJECTIF : Rien ne bouge

Ce travail photographique a commencé en Août 2012 pour se terminer en Août 2013. Il est réalisé à l’abattoir de Confolens, en Charente, avec ses employé(e)s (les photographies présentées ici ont fait l’objet d’une exposition au sein des murs de l’abattoir, en partenariat avec la communauté de commune du Confolentais).

Ces clichés sont d’abord l’oeuvre du temps ; le temps d’une relation, la recherche d’une posture et d’un regard envers des hommes, des femmes, leur espace. Ce travail est fait, avant tout, avec eux.

Je sais que j’avais besoin de rencontrer l’autre sur un terrain difficile, compliqué, hostile.

Au début, je ne fais qu’osciller entre deux états contraires, que bouger entre deux points de vue : avec eux, sur la chaîne, dans la technique, dans le travail de la chair, dans les rires et la besogne; et puis parfois mon oeil accroche le regard d’un animal pris de stupeur, ou l’un de ses mouvements de résistance face à la mort, alors le sens de mon travail se perd et avec lui, moi.

Et puis j’oublie l’animal, ou plutôt non, il reste toujours là, plus présent même, comme la trame de fond, persistante, d’une rencontre humaine qui se veut aux limites, à l’extrême. Les éclats d’Hervé, la jeunesse de Yoan, la joie de Christelle, la timidité de Sébastien… Le sang est là, mais l’humanité des hommes l’efface et c’est la dureté du travail qui surgit, c’est la « mine ».
L’empathie est une feignante, elle prend les routes, s’épargnant les chemins.

Rien ne bouge lorsque l’on tue. Rien ne s’effondre, rien n’apparaît. Rien, ni même la sensation que quelque chose s’élève ou s’en va. Dans la recherche permanente de la bonne distance, mon regard comprend que sans ces hommes dans mon cadre, il ne reste que le vide, car eux seuls sauvent la vie.