Moland Fengkov – Navy Metal

Moland FengkovMoland FENGKOV – FRANCE Photojournaliste indépendant français formé à l’EMI-CFD. Parmi ses travaux, il couvre les troubles politiques ayant précédé le coup d’état en Thaïlande de mai 2014, publie un reportage sur Phuket, paradis des lascars français, ou encore approche un club de tir 100 % féminin au Texas. Par ailleurs, amateur de heavy metal, il couvre le Hellfest, le plus grand festival consacré à ce genre musical en France, et va jusqu’à embarquer pour une croisière de luxe avec à bord 3000 métalleux.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Navy Metal

Chaque année, depuis 2011, Miami (Floride, États-Unis) voit débarquer sur ses plages une population toute de noir vêtue. Venus des quatre coins du monde (75 nationalités différentes en 2018), ces quelque 3000 touristes d’un genre particulier embarquent sur un bateau de croisière pour une escapade en mer de quelques jours dont aucun ne revient indemne.

L'Independence of the Seas

Belly flop contest, concours de plat (saut dans une piscine en tentant de créer les plus grandes éclaboussures d’eau) à bord de L’Independence of the Seas, bateau de croisière au large de la mer des Caraïbes embarquant une croisière consacrée au heavy metal. Un jury composé de musiciens décerne des points, à la manière d’une épreuve de patinage artistique, en fonction de la beauté du saut et de l’ampleur des gerbes d’eau générées par le saut. Le vainqueur gagne une bouteille de champagne et une médaille. Nombre de compétiteurs viennent déguisés. Pendant cette 8e édition de 70000 Tons of Metal, le nom de ce festival flottant, quelques 3000 fans de heavy metal vont faire la fête et assister aux concerts d’une soixantaine de groupes (chaque groupe se produit 2 fois sur différentes scènes, dont une sur le pont supérieur, en extérieur) tout en jouissant des services d’une croisière de luxe classique.

70000 Tons of Metal, le nom de cette croisière de luxe, est exclusivement consacrée aux amateurs de heavy metal. Depuis sa création, il a vu fleurir des émules, mais se targue de rester le 1er et le plus grand festival de heavy metal sur mer.

Corentin Fohlen – Karnaval

PORTRAITS DE COSTUMES LORS DU CARNAVALE DE JACMEL, HAITI 2016.

PORTRAITS DE COSTUMES LORS DU CARNAVALE DE JACMEL, HAITI 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en France en 1981, je découvre la photographie durant mes études de Bandes Dessinées à Bruxelles et change de passion au cours de la dernière année. Après m’être installé à Paris en 2003, je découvre l’univers de l’actualité, l’excitation des manifestations, le défi du journalisme et entre en octobre 2004 au sein d’une petite agence photo, Wostok Press. Après être passé par les agences Gamma puis Abaca, je deviens totalement indépendant et diffuse à l’association Fédéphoto, devenu depuis Divergence.

Jusqu’en 2011 j’ai couvert l’actualité française et internationale : élection présidentielle française en 2007, conflit au Nord-Kivu, guerre en Afghanistan, révolution Orange en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne et à Athènes, séisme en Haïti, révolutions arabes en Egypte et Libye, premières élections libres en Tunisie, famine dans la Corne de l’Afrique… avant de prendre du recul, du temps et orienter mon travail vers des histoires plus longues et une réflexion plus documentaire.

RECOMPENSES

2016

    • 18 février: 2nde place au WORLD PRESS PHOTO, catégorie Spot News Single avec la photo de la marche contre le terrorisme et pour la liberté d’exptression suite aux attentats à Paris.

2015

    • juin: 1er Prix du Andrei Stenin International Press Photo Contest, current issues, single (réfugiés centrafricains au Congo) / 2nd prix dans la catégorie Top news, single (Maïdan)
    • Avril: 2ème place dans la catégorie « Contemporary issues » aux SONY WORLD PHOTOGRAPHY AWARDS avec le reportage « Une crise de l’humanitaire »

2014

    • Juin: Prix de la photographie Documentaire aux HUMANITY PHOTO AWARDS (HPA), pour le reportage « Canal: un village au Sud-Soudan »
    • Avril: Grand Prix de la PHOTOGRAPHIE DE L’ANNÉE 2014 (APPPF)

EXPOSITIONS / PROJECTIONS

2016

    • Exposition du reportage sur Compostelle, avec la revue 6 MOIS, à la Médiathèque Intercommunale André Labarrère de Pau, FRANCE – du 23 juin au 27 août 2016

2015

    • Exposition à l’Institut Français de Port-au-Prince, HAÏTI – du 2 au 18 décembre 2015
    • Exposition du reportage « Ni Allah ni maître » lors de la première édition du Festival GRAND ANGLE à Épinal, FRANCE – du 14 au 28 novembre 2015
    • Exposition du reportage « Une vie de réfugiés » au festival BARROBJECTIF, Barro, FRANCE – du 19 au 27 septembre 2015
    • Exposition du reportage « In the name of Haïti » au centre d’art contemporain pour PARENTHESE 2015. Saint Restitut, FRANCE – à partir du 7 septembre 2015
    • Projection de mon sujet « Haïti, l’autre pays » lors des projections à Perpignan à l’occasion du FESTIVAL VISA POUR L’IMAGE, FRANCE – 3 septembre 2015
    • Exposition collective au Musée de Moscou à l’occasion du Prix ANDREI STENIN INTERNATIONAL PRESS PHOTO CONTEST, Moscou, RUSSIE – 1er septembre 2015
    • Exposition du reportage « Saut d’eau » au FESTIVAL PHOTO DE DAX – Dax, FRANCE – du 6 juin au 26 juillet 2015

2014

    • Exposition du reportage « In the name of Haïti » au festival BARROBJECTIF – Barro, FRANCE, 20 au 28 septembre 2014
    • Exposition collective au Festival VISA POUR L’IMAGE à l’occasion du Visa d’Or catégorie Presse Quotidienne, pour le journal Libération. Perpignan, FRANCE -sept. 2014
    • Projection du reportage « Centrafrique: un conflit larvé » au Rencontres d’Arles dans le cadre de la nuit de l’année – Arles, FRANCE. juillet 2014
    • Exposition du reportage » Ces rebuts de la société » à la photothèque Rémi Ochlik de la ville de Lézignan-Corbières, FRANCE, 6 juin au 5 juillet 2014
    • Exposition sur « Le Quotidien des Reporters » au Festival International de Dessin de Presse de Virton – Virton, BELGIQUE, 26 mai au 2 juin 2014
    • Exposition collective “Shift” à la THIRD FLOOR GALLERY sur la révolution en Ukraine de 2014 – Cardiff, ANGLETERRE, vendredi 2 mai au 22 juin 2014
    • Projection de la série » War is Over » aux Rencontres photographiques de Montpellier / Boutographies – Montpellier, FRANCE, 17 mai – 1er juin 2014
    • Exposition sur les problématiques de la reconstruction en Haïti, lors des Rencontres photographiques L’OEIL URBAIN – Corbeil-Essonnes, FRANCE, 4 avril- 18 mai 2014
    • Exposition de mon travail sur Haïti, au Bar 61, à l’occasion du lancement du site et concept de EPIC-STORIES – Paris, FRANCE, du 14 au 28 février 2014
    • Exposition, lors des 15ème Rencontres Internationales du Dessin de Presse (RIDEP), sur « Le Quotidien des Reporters » – Carquefou, FRANCE, du 6 au 9 février 2014
    • Exposition sur la commande « Nos Frères » pour la Fondation Raoul Follereau – Lescar, FRANCE, du 21 janvier au 3 février 2014

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Karnaval

PORTRAITS DE COSTUMES LORS DU CARNAVALE DE JACMEL, HAITI 2016.Le carnaval de Jacmel, petite ville balnéaire du sud de l’île d’Haïti, est une institution. Chaque année avant la période des Gras, les habitants de cette ville historique célèbrent le carnaval en faisant preuve d’une créativité débordante. Les déguisements sont confectionnés dans les nombreux ateliers regroupés dans le « quartier des artisans ». Les masques en papiers mâchés sont leur spécialité : d’énormes figurines humaines ou animales sont façonnées puis portées durant le défilé du dimanche après-midi.PORTRAITS DE COSTUMES LORS DU CARNAVALE DE JACMEL, HAITI 2016.

Les accoutrements festifs sont souvent inspirés de l’imaginaire vodou, des métiers publics, des personnages de fiction ou encore des animaux sauvages peuplant de lointaines contrées (tigres, lions, éléphants…).

Depuis que je travaille sur Haïti (depuis janvier 2010), je n’ai jamais eu l’occasion d’assister au carnaval de Jacmel. Il s’agit pourtant de l’évènement le plus charismatique et populaire du pays. J’avais déjà vu de nombreuses photos séduisantes mais cette thématique n’était pas une priorité dans mon travail global sur le pays. Mon projet de raconter l’autre face d’Haïti, loin des poncifs de la misère et de la violence, étant presque terminé (mais en aurais-je un jour terminé avec Haïti?), je me suis décidé à montrer l’une des facettes de la créativité haïtienne. Pour cela j’ai tout de suite pensé à installer un studio photo en extérieur. Beaucoup d’images existaient, et je ne voulais pas faire les mêmes images que les expatriés ou photographes qui débarquent dans la ville, à cette période.PORTRAITS DE COSTUMES LORS DU CARNAVALE DE JACMEL, HAITI 2016.

Aidé de deux assistants et amis haïtiens, Wood et Djennie, je me suis installé en fin de matinée dans une ruelle adjacente à l’avenue d’où partaient les groupes. Mon studio comportait un fond de tissu noir et j’ai utilisé mon flash Prophoto B1 dont je me sers pour mes portraits en France. C’était la première fois que je réalisais une séance en pleine rue, avec comme gageur de le faire en Haïti.
Wood tenait le flash, relativement instable sur son pied léger et Djennie servait de rabatteuse auprès des carnavaliers.
Il fallait sans cesse négocier auprès d’eux. En Haïti, il est toujours très compliqué de photographier dans la rue. Souvent les gens demandent de l’argent. Je mets un point d’honneur à refuser: jamais je n’ai payé pour faire une photo, et j’ai un très grand mépris pour les photographes pros ou amateurs qui pervertissent la relation de confiance et d’échange en sortant directement un billet. C’est même méprisant et condescendant pour les personnes photographiées.

Club Photo de Ruelle – Mainfonds 2015

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 :  Mainfonds 2015

19ème Coupe d’Europe de Montgolfières
24ème Coupe du Monde des Dames

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En 2015 dans la spécialité « Montgolfières », seules 7 compétitions au Monde ont reçu l’agrément de la Fédération Aéronautique Internationale. Parmi elles, la Coupe d’Europe organisée par le Foyer Rural de Mainfonds-Aubeville est devenue depuis 1993 et au fil des ans un événement incontournable dans le ciel d’été Charentais.
Grâce au partenariat avec l’organisation, quelques adhérents du Club Photo de Ruelle sur Touvre ont été intégrés au coeur de l’édition 2015.
En témoins privilégiés de l’événement (au sol, en vol et parmi le public), ils vous proposent une sélection d’images afin de découvrir quelques-uns des aspects techniques de cette discipline de loisir et de compétition.

Photographies

Didier ARDOUIN, Pascal DULAC, Martine GUYOT, Christian LERME, Loïc PETITEAU, Danièle RAINAUD, Sébastien TOURRETTE

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Les enveloppes sont en nylon ou en polyester, leur volume en compétition est limité à 3000 m3. Elles sont munies à leur sommet d’une soupape permettant d’évacuer l’air chaud en vol ou de se dégonfler très rapidement à l’atterrissage.Jusqu’au moment du décollage, la nacelle est amarrée au véhicule de l’équipe au sol positionné à proximité.

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Si on est habitué aux couleurs bigarrées des enveloppes, d’autres formes d’art liées à la montgolfière sont représentées. Une montgolfière s’élance, une acrobate amarrée à la nacelle…

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Les vols ont lieu au lever et au coucher du soleil, afin de bénéficier de meilleurs conditions de stabilité de l’air.C’est également à ces moments que la campagne charentaise autour de Mainfonds se dévoile de la plus belle manière.

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Le vent est à la fois l’un des principaux ennemis de la montgolfière et son seul moyen de se déplacer. Au delà de 20 km/h il peut interdire le décollage mais s’il n’est pas assez présent, le vol sera court. Comme les aéronefs, les montgolfières sont immatriculées par la Direction Générale de l’Aviation Civile.

Club Photo de Ruelle
http://www.club-photo-ruelle.com
club.photo.ruelle@gmail.com
06 73 28 49 79

Jean-Pierre Bouron – Bignac, sous les lumières des Sarabandes

Les Lumière des Sarabandes

Les lumières des Sarabandes

 

 

Les lumières des Sarabandes

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Bignac, sous les lumières des Sarabandes

Fin juin, le Festival des Sarabandes à lieu dans un village. Les portails s’ouvrent, les granges se libérent les scènes prennent leur place, les décors envahissent les rues, les artistes exposent un peu partout…
Bignac se transforme et devient piétonnier pour les futurs Sarabandiers. 3 jours de Fêtes, mais la nuit … le village prend des lumières : la féerie, la magie… tout devient alors splendides, avec les concerts y mêlant leur musique…
Le ciel de cette fin juin rend le lieu magnifique, c’est sûr, le village est totalement sublimé.Les lumières des Sarabandes

Les lumières des Sarabandes

Frederic Riolon – Paddock

Contemplant l’enfilade des colonnes de la salle des chevaliers de l’Abbaye du Mont Saint-Michel, l’oeil pragmatique de l’architecte refera les calculs de charges effectués par ses prédécesseurs alors qu’ils concevaient l’édifice. Dans la simplicité rustique et le silence de ce même lieu, un moine entendra un lointain appel à la prière, car pour lui tout y symbolise la présence du divin. Arpentant l’endroit, le sculpteur retrouvera pour sa part, dans ces piles et dans ces murs de pierres, les gestes et les difficultés connus par ses pairs alors qu’ils avaient à maîtriser la matière. Que l’on soit architecte, moine ou sculpteur notre regard diffère fondamentalement car il est comme lesté par nos préoccupations, notre histoire, nos pratiques, nos aspirations. Henri Bergson nous en avait averti :  nos perceptions du réel sont orientées par ce que nous voulons en faire.
F-Riolon-Paddock-19Jamais, assurément, je n’aurais été attentif à ces lignes de fuite qui se coupent dans un infini imaginaire, jamais je n’aurais été saisi par la lumière de l’aube ou celle du crépuscule lorsqu’elles allongent les ombres portées au sol, jamais mon regard n’aurait été arrêté par les aspérités granuleuses d’un mur usé par le temps avant de faire de la photographie. Quand je pars avec mon appareil mes perceptions ne sont justement plus asservies. Ma vision devient désintéressée et par là même libérée. L’esthétique chasse l’utile. Tout se passe comme si je regardais enfin, et vraiment, les choses pour elles mêmes, pour ce qu’elles sont, comme si j’accueillais le réel et que se dévoilait ainsi son étonnante richesse. L’expérience est sans nul doute fort banale pour le photographe aguerri, pour moi qui pratique l’exercice depuis 2012, c’est une immense découverte doublée d’une source de joie renouvelée.

Fred Riolon

C’est un heureux hasard qui m’a mené sur de pareils chemins, un cadeau offert à mon épouse, une optique pour son réflex qu’elle n’aura finalement guère le loisir d’utiliser car j’ai très vite annexé l’objet. Avant cela, la photographie n’était qu’une belle étrangère. Elle a depuis bouleversé mon temps libre, mes rêveries, mon regard – dès qu’il peut échapper à l’empire d’un métier envahissant – et mes fréquentations virtuelles. Je vais en effet chaque fois que possible admirer le génie des maîtres : Salgado, Maier, Koudelka, Cartier Bresson, Capa, Smith, Erwitt et d’autres encore. J’apprends à regarder. J’apprends aussi l’humilité, à laquelle nous ramènent ces mots de Constantine Manos : « Faire une belle photo est facile. Faire de très belles images est difficile. Produire des images fantastiques est presque impossible « .

EXPOSITION BARRO 2015 : Paddock

Quoique mes préférences aillent à la photo de rue et au portrait, c’est une série-reportage réalisée sur le circuit des remparts en 2014 que j’ai le plaisir de présenter. Mon intention était de célébrer cette étrange alchimie faite d’élégance rétro et de mécanique brutale, de rivalité et de confraternité façon « aviateur des fifty’s », de retrouvailles festives au paddock et de tension palpable à l’abord du circuit, de charme « so british » et d’esthétique virile. Une lumière de fin d’été faisant pressentir octobre se mêle au charme rare d’une compétition automobile intra-muros ; l’atmosphère y est véritablement singulière, il s’agissait d’essayer de la faire vivre en images.F-Riolon-Paddock-6F-Riolon-Paddock-4

Eddy Rivière et Michel Cathelineau – Le Grand Prix de la Meule Bleue

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Au printemps 2014, 15 chefs d’entreprise Vendéens  imaginent « le Grand Prix de la Meule Bleue ».Leur challenge est de réunir 150 entreprises, représentées par leurs dirigeants et 10 collaborateurs pour un parcours bucolique de 40 kilomètres sur la mythique Mobylette Bleue le long des routes de Vendée.

Eddy Rivière et Michel Cathelineau, photographes, sont missionnés pour couvrir ce challenge des préparatifs au jour J. Cet évènement hors du commun qu’ils vivront de l’intérieur leur donne l’idée de la réalisation d’un livre.Les deux auteurs

Le 27 septembre 2014, 154 meules bleues, chevauchées par leurs pilotes capés de  bleu et casqués de rose, précédés par une caravane publicitaire composée de 300 véhicules et déployée sur  plusieurs kilomètres, prennent le départ sur la Place Napoléon à la Roche sur Yon. Des milliers de spectateurs assistent au départ et se retrouvent massés tout au long du parcours jusqu’à l’arrivée dans la petite commune de La Rabatelière où une immense fête les attends.
Un souvenir inoubliable pour les participants et les spectateurs, immortalisé dans le livre «  Grand Prix de la Meule Bleue : j’y étais ! »

Page Facebook Eddy Rivière

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Ian Wilson – Speedography

Je suis né et j’ai été éduqué en Irlande du Nord, et j’ai eu une caméra de cinéma ou SLR et dans mes mains dès mon plus jeune âge. Mon père m’a initié à la photographie et au sport automobile, deux passions que j’ai appréciées toute ma vie. J’ai besoin de comprendre mon sujet photographiques, qu’il soit fixe ou en mouvement afin que mon travail prenne vie. J’aime explorer différentes techniques, différents éclairages, styles dans un effort pour saisir quelque chose de différent, d’unique. Il y a encore tant à explorer, avec mon appareil photo ici en France!

I was born and educated in Northern Ireland, and have had a cine camera or and SLR in my hands from an early age. My father introduced me to photography and motor racing then

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too, two passions I have enjoyed all my life. I need to understand my subject, moving or stationary, to make the resulting work come alive. I enjoy exploring different techniques, lighting, style in an effort to capture something different and unique. There is much more to do and to explore, with my camera here in France !

EXPOSITION BARROBJECTIEF 2014 : Speedography

Je photographie à Angoulême, le Circuit des Remparts depuis 2002, et j’ai développé différentes façons d’utiliser l’appareil photo en jouant sur la vitesse, les couleurs,  les textures afin de capturer l’atmosphère de cet événement unique. L’art est de bien comprendre le sujet, l’environnement, et ce que vous voulez atteindre. Mon appareil photo n’est pas seulement un véhicule, il est un outil, comme un crayon, un pinceau, utilisé pour créer une forme d’art en repoussant les limites.

Speedography

I have been photographing at Angouleme, the Circurts des Remparts since 2002, and I have been developing different ways of using the camera, to explore speed, colour, texure and to capture the atmosphere of this unique event. The art is to fully understand the subject, the surroundings, and what you want to achieve. My camera is not just a vehicle, it is a tool, like a pen, a brush, used to create an art form. Pushing boundaries.

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Henri Coldeboeuf – Dimanche après-midi

Photographe amateur depuis 1975, j’écume les manifestations et événements de la région Limousin. Dans les années 90 cette passion s’est assoupie, mais depuis 2008 elle revit, encore plus intense.

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henricolde@yahoo.fr
Site web de Henri Coldeboeuf

Prix 
– 2ème Grand Prix Nikon 1986
– Prix des Professionnels du magazine PHOTO 1984
– 1er Prix ANGOURAMA 1984

Présence dans les collections
– Fonds Régional d’Art Contemporain Limousin

Expositions
– Festival BARROBJECTIF 2012
– Salon RENDEZ-VOUS IMAGE de Strasbourg 2013
– Voies Off à Perpignan 2013

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Dimanche après-midi

Série sur les loisirs des Français, plus exactement sur les animations de fin de semaine.

J’aime beaucoup ces petites manifestations (compétitions sportives, concours, carnavals, festivals de folklore, cérémonies religieuses, défilés hétéroclites, fêtes aux thèmes improbables,,,) loin des grosses machineries qui ne laissent aucune place à l’imprévu, au hasard, à la poésie.

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Eric Bouvet – Burning Man

Après des Études à l’école Estienne Éric Bouvet devient en 1982, reporter photographe.

Ses deux pays de prédilection sont l’Afghanistan et la Tchétchénie. Dans chacun d’eux, il s’est rendu au moins une dizaine de fois.
Il a couvert également les conflits internationaux et les grands événements comme les funérailles de Khomeiny, la chute du mur de Berlin, la révolte étudiante de Tien An Men à Pékin, la libération de Mandela en Afrique du Sud, les funérailles de Rajiv Gandhi, les Jeux Olympiques de Séoul, la chute du Concorde à Goussainville, le tremblement de terre en Algérie …

Il a obtenu de nombreux prix dont le Visa d’Or du Festival du Photo-journalisme de Perpignan pour son travail en Tchétchénie en 2000 et Éric s’est vu à nouveau remettre un VISA d’or cette année 2012 dans la catégorie News pour son reportage sur Bab al-Azizia (Libye), réalisé depuis la caserne fortifiée de Mouammar Kadhafi en août 2011

Il a aussi obtenu plusieurs World Press Photo : 2éme prix natures séries – Gaz toxiques, Cameroun (1987) ; 1er prix news features – Les funérailles de Khomeiny (1990) ; deuxième prix spot news – La guerre du Golfe (1991) ; 3éme prix news stories – Commandos Russes, Tchétchénie (1995).

 ÉRIC BOUVET, Reporter Photographe,

www.ericbouvet.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Burning Man : l’art déjanté à ciel ouvert

Pour le festival Burning Man, 60 000 artistes d’un jour sont venus s’éclater, planer et créer dans le désert du Nevada.

Toute la journée, on a doublé des vans et des pick-up chargés de tentes et de matelas. Une véritable transhumance mécanique. Depuis San Francisco, il faut environ huit heures pour rejoindre Black Rock City, capitale éphémère de la planète de « L’homme qui brûle ». Burning Man, festival le plus déjanté de toute l’histoire des grands rassemblements « rock ». Le problème, mais c’est aussi ce qui fait le charme et le succès de l’endroit, c’est qu’ici les organisateurs n’organisent rien. Question programmation artistique, ils se contentent de donner le thème de l’année. En 2012, c’était « Fertilité 2.0 ». Aux festivaliers d’improviser !

Du point de vue matériel, c’est encore pire. Hormis des aires de stationnement et des toilettes publiques mobiles, Black Rock City ne propose aucun service. Il n’y a pas une gargote. Au contraire ! Burning Man a chassé les marchands du temple. Les transactions commerciales y sont prohibées, l’argent banni. Il vaut mieux s’équiper avec sérieux et faire des provisions abondantes. D’eau surtout. Le thermomètre grimpe à 40° dès le matin. Ceux qui ont l’intention de prendre une douche sont priés de se munir d’un système de recyclage des eaux usagées. Avec la gratuité, c’est le second principe fondateur de Burning Man : on ne laisse pas de traces. Au terme d’une semaine de folie, le désert du Nevada devra être rendu à sa pureté originelle. Tout cela a un prix : de $200 à $450 le ticket d’entrée, selon qu’on le prend plus ou moins tôt. Comptez $5 000 pour louer un mobil-home, $1 500 pour un van. Burning Man a souvent été taxé de « Woodstock pour bobos ».

Classiques, hippies, punks, rastas… chaque tribu a son camp

La nuit tombe sur Black Rock tandis qu’un comité d’accueil vérifie les billets et demande en riant aux nouveaux arrivants de se soumettre au rite de passage obligé pour devenir un Burner : se rouler dans la poussière. Il faut « faire l’amour avec la playa », la plage, ainsi qu’on appelle ce lac desséché qui a perdu le goût des vagues depuis des millénaires. Chacun rejoint ensuite son « camp » ; son véhicule ne bougera plus. Les Burners se groupent pour la plupart par affinités. L’art extrême et les looks délirants sont le quotidien. Chaque tribu a son camp. Elles sont toutes là. Il y a bien évidemment les classiques, hippies, punks, rastas, mais de plus en plus de nouveaux genres inspirés par l’heroic fantasy et l’exubérance totale.

Burning Man a des allures de carnaval. Comme à la belle époque de Venise, il ne s’agit pas seulement d’être déguisé, presque tous les festivaliers le sont outrageusement, mais plus encore d’une rupture avec les codes en vigueur. Comme la fille des rues de la Renaissance qui se métamorphosait en marquise, le Burner se projette au cœur du spectacle. Il n’y a pas de têtes d’affiche à Burning Man. « C’est exactement l’opposé d’un festival normal, d’une expérience passive où tout est programmé, prédigéré », précise le site de l’événement. Le maître mot de « L’homme qui brûle », c’est participer. Donner de soi. Entendu dans un sens très large. On peut donner un concert de rock, une représentation théâtrale, un happening, un cours de gymnastique orientale, un dîner esquimau, un apéro géant… Il n’y a pas de bars dans l’enceinte du festival, mais rien n’empêche d’offrir une « French Bistro Afternoon » avec bourgogne frais, ou un « cocktail caraïbe » en plein désert. Ce sont des one-time events, qui sont répertoriés dans le petit guide édité par la Black Rock Society, la compagnie mère de la manifestation. Happening permanent pétri d’utopie, Burning Man est une drôle d’expérience humaine.

Une fille se promène avec un petit panneau qui mentionne « Baisers pour tous ». On peut se contenter, dixit le service de presse, de « faire le café pour les copains qui campent à côté ». Mais pas question d’être timide, ou pire, de virer voyeur. Il faut s’aimer, donner, participer.

Toutes les œuvres d’art doivent finir dans les flammes

Larry Harvey, le père de Burning Man, le jeune Californien qui mit le feu sur une plage à une effigie d’homme en bois en juin 1986, adore théoriser. Les Burners sont régis par dix principes. Le premier est « l’inclusion solidaire radicale ». En clair, tout le monde est le bienvenu.

« Exchanghibition Bank », un arbre fait de billets de banque fantaisistes entouré par des banquiers d’opérette. Une installation de Dadara, un artiste-sculpteur-performeur hollandais qui l’a offerte à Burning Man.

Les Burners disent que « décrire le Burning Man à quelqu’un qui n’y a jamais été, c’est comme tenter de décrire les couleurs à un aveugle de naissance ». Vrai. On connaissait les raves, les teufs jusqu’à l’aube, les orgies des bords de la mer Noire, les nuits hallucinées des tropiques. Burning Man est la fête ultime. C’est comme se promener dans un rêve. Une danseuse épuisée se repose dans une balançoire en forme de cœur en néon rose. Un incendie parfaitement maîtrisé embrase une maquette géante de Wall Street. Toutes les œuvres d’art réalisées à l’occasion de Burning Man doivent finir dans les flammes. Le plaisir comme la beauté est forcément éphémère. Une énorme araignée montée sur un châssis de bus assure le transport des fêtards amateurs d’art entre les divers « événements ». C’est un « véhicule mutant » ou « voiture artistique ». Ce sont des chefs-d’œuvre de loufoquerie. Muffin géant, chariot de western, sous-marin jaune, monstre préhistorique, ils errent à travers la « playa » de bars improvisés en dance-floors disco et autres performances d’allumés. Tout autour, le désert est piqué de « créations », pardon, de « dons » ! Ici, une guitare électrique surdimensionnée surlignée de néons fluo, là, trois lettres géantes EGO, un peu plus loin un bateau pirate en train de sombrer dans le sable. Cracheurs de feu, danseuses orientales, cow-boys nudistes avec Stetson, patrouilles de policemen en bas résille, pseudo-Bédouins dépoitraillés, Mongols de pacotille, c’est le grand Magic Circus.

Le crépuscule tombe dans d’insensés orangés. Des Burners se recueillent face au soleil couchant, d’autres se défoncent. Le Burning Man Tip Sheet, l’imprimé distribué à l’entrée qui explique comment fonctionne le festival, stipule que « les drogues sont illégales ». Chaque année, les rangers du Bureau of Land Management, l’office fédéral d’aménagement du territoire, procèdent à des dizaines d’arrestations. C’est peu au regard des plus de 50 000 « participants », ainsi que les Burners aiment s’appeler. Sous les étoiles, Black Rock City s’incruste dans le désert comme un croissant de lune. Face à l’arc de cercle où vivent les résidents se dresse la sculpture de Burning Man, qui finira dans un autodafé joyeux le dernier samedi du festival. Aux portes du néant, à grand renfort de libations et de « good vibrations », on brûlera les souvenirs, on célébrera l’éphémère comme art de vie.

C’est quoi, au fait, Burning Man ? Le dernier rendez-vous « hype » du moment ? Ça fait plus de vingt ans que ça dure ! Vieux rêve post-hippie ou big moment de détente pour jeunes génies stressés de la Silicon Valley, c’est l’endroit où on se lâche complètement. Mais avec classe. Aucune pub, aucun sponsoring ne pollue cette rencontre. Les frais sont couverts par les tickets d’entrée. Une aube somptueuse se lève. La magie de la nuit s’estompe. Éric, qui n’a pas complètement oublié son métier de photographe, exulte : « Je suis comme un gamin, j’en ai plein les mirettes. »

Frédéric Pluviaud – Littératures Métisses : portraits croisés

39 ans, ingénieur à Météo-France, mes études de météorologie m’ont d’abord mené dans un univers scientifique sans rapport direct avec la photographie. Mes premières photos furent alors orientées vers la nature (orages, nuages, éclipse de soleil en 1999…) avant que je m’intéresse plus précisément au travail en Noir & Blanc.

Rapidement, ma pratique de la photo m’a fait rejoindre le Club Photo d’Angoulême Atelier Focale 16  dont je suis récemment devenu le président, et un petit collectif d’auteurs-photographes (www.grainsdefolie.net), cofondé avec un ami d’enfance.

Depuis 2001, je photographie en particulier la scène musicale angoumoisine (La Nef, Musiques Métisses). La photo de concert reste un plaisir intense, grâce aux musiciens et à ce qu’ils apportent ; la photo de reportage « humaniste » est la plus difficile mais aussi la plus exaltante. De manière plus anecdotique et parfois plus introspective, je me consacre aussi à des recherches artistiques à travers le paysage, mais aussi le portrait…

Le site du collectif : http://www.grainsdefolie.net

Exposition BarrObjectif 2012 : Littératures Métisses : portraits croisés

En 2009, je décide de changer de point de vue sur le festival Musiques Métisses, qui ne se limite pas aux musiciens : « Littératures Métisses » accueille chaque année une petite dizaine d’auteurs afin d’animer des débats, des rencontres autour de leur œuvre. Ceci se traduit (pour la quatrième année en 2012) par des portraits plutôt intimistes sur le site du festival, comme pour garder une trace de leur passage. Chaque année un fil conducteur anime ma démarche : en 2009 je débute par des portraits où chaque auteur communique avec ses mains ; en 2010 chacun (com)pose autour d’un canapé rouge ; en 2011, c’est en compagnie d’un miroir que je demande à chaque auteur de poser. En 2012, chacun partage une pile de livres comme compagnon de portrait…

Chaque année, « tirer le portrait » c’est aussi et avant tout faire de belles rencontres, croiser un instant des auteurs passionnants, passionnés et souvent charismatiques. Moments privilégiés et ô combien enrichissants…

L’expostion « Portraits d’auteurs » est gracieusement prêtée par le FESTIVAL MUISIQUES METISSES- ANGOULÊME