Pasa Imrek – Une école dans Kobané en ruines

Photographe indépendant kurde, Pasa Imrek est installé à Urfa, Turquie.
En mars 2015, il passe 10 jours dans Kobané pour réaliser ce reportage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Une école dans Kobané en ruines

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En septembre 2014, les forces djihadistes de l’Etat islamiste attaque Kobané, ville kurde de Syrie. Pendant les cinq mois de siège, les djihadistes détruisent 12 des 15 écoles de la ville. Les combattants kurdes repoussent les troupes de l’Etat islamiste fin janvier 2015. Les habitants, qui avaient fui en Turquie voisine, retrouvent la ville détruite. Les écoles, ravagées par les combats, manquent de tout: tables, chaises, cahiers, crayons. Les professeurs manquent aussi et certaines classes accueillent 70 élèves.
Au programme, plus d’enseignement en langue arabe comme sous le régime syrien. Les élèves étudient désormais en kurde, leur langue maternelle.
Les cours reprennent mais les professeurs apportent surtout du soutien psychologique aux enfants pour essayer de leur faire oublier les atrocités de la guerre auxquelles beaucoup ont assisté.
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Majid Saeedi \ Prix Lucas Dolega 2014

Majid Saaedi est un photographe documentaireCIS2 - Maijd Saeedi with missing credit iranien. Il a photographié le Moyen-Orient en se focalisant sur les problèmes humanitaires depuis 20 ans. A travers ses photos, Majid se concentre aussi sur les histoires peu couvertes des injustices sociales. Majid est né et à grandi à Téhéran.
Il a commencé la photographe à 16 ans, et a 18 ans, il s’est rendu à la frontière Irakienne pour prendre en photo les réfugiés.
Il collabore à présent avec Getty Images, pour qui il couvre l’Afghanistan et l’Iran. Il a dirigé le service photo de différentes agences en Iran et s’est occupé de nombreux projets ces quinze dernières années.
L’un des intérêts de Majid est la photographie de rue et de capturer la vie ordinaire. Quand il n’est pas derrière l’appareil, Majid aime aussi apprendre la photographie à des étudiants et aider des jeunes photographes.

Majid a gagné de nombreuses récompenses. Il a gagné le titre de « Meilleur Photographe d’Iran » huit fois. Ses photos ont été publiées dans Times, Spiegel, New York Times, Washington Post, Washington Times, Time Magazine et dans des journaux au Moyen-Orient. Majid a voyagé dans de nombreux pays du Moyen-Orient et a photographié l’injustice et les atrocités. Ses travaux les plus récents montrent les Afghans affectés par plusieurs décennies de guerres dans leur pays.

Le jury Lucas Dolega pour cette 3e édition a décerné le Prix Lucas Dolega au photojournaliste iranien Majid Saeedi pour son travail en Afghanistan.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Life in War

L’Afghanistan a été en guerre depuis 50 ans. Parfois quand des pays l’attaques, et parfois lors de guerre civiles. Les Afghans sont un peuple de guerre et de bain de sang. Ils souffrent de traumatismes sérieux qui prennent beaucoup de temps à guérir. La guerre affecte la vie ordinaire des survivants, des enfants perdent leurs parents, des femmes dont les maris meurent et qui doivent prendre en charge leur vie et celle de leurs enfants. Malgré la pauvreté, l’addiction aux drogues, le manque d’éducation, la vie continue en Afghanistan et les Afghans continuent d’espérer de meilleurs lendemains.

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Prix Lucas Dolega

 

Murat Yazar – Réfugiés syriens : la vie en dehors des camps

Né à Urfa en 1978. Après des études de tourisme et management à l’Université d’Harran, Urfa, j’ai suivi une formation en photographie à Fototrek Photograph Center, à Istanbul. Photographe indépendant depuis 2005, j’ai participé à de nombreux “workshops” dans différentes villes de Turquie. Mes projets Karacadag et The Alevis ont été exposés à l’Institut Kurde de Paris en 2008 et 2009, The Saturdays Mothers à Diyarbakir en 2010, The Faces of Mezopotamia à Berlin, Urfa et Antep en 2011, et 100 Reflections of Islam en exposition collective en Hongrie.

Mes photos ont été publiées dans IZ Magazine en 2012. Je suis le président de l’association de photographie et de cinéma, MEFSAD, basée à Urfa, à travers laquelle je donne des cours de photo et organise régulièrement des “workshops”.       Murat Yazar

m.niviskar@gmail.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Réfugiés syriens : la vie en dehors des camps

Quand la guerre civile a éclaté en Syrie, ce conflit semblait loin de nous, habitants du sud-est de la Turquie, proche de la frontière syrienne. Mais, rapidement, de nombreux Syriens ont quitté leur pays. Le gouvernement turc a installé et organisé le long de la frontière des camps faits de containers pour accueillir le flux massif et continu de Syriens fuyant les bombes. Dans la province d’Urfa, beaucoup de Syriens se sont installés dans ces camps fermés, encadrés par l’armée et interdits aux journalistes et photographes, mais certains Syriens ont décidé de s’installer dans des campements de fortune, sous des tentes, autour des grandes villes.

J’ai commencé à photographier les campements sauvages de réfugiés au début de l’année 2013 dans ma ville d’Urfa : j’ai visité régulièrement différents campements situés sur les collines qui entourent la ville. La plupart des Syriens que j’ai rencontrés m’ont dit être des Tsiganes, des Karaçi, comme on les appelle ici, population semi-nomade. Ils m’ont dit qu’après avoir fui la guerre en Syrie, ils ne voulaient pas être enfermés dans des camps, ne voulant pas de vie en captivité, entassés les uns sur les autres, sans l’autorisation d’en sortir à leur guise. Cependant, certains de ces Syriens ont quitté ces campements de fortune (à cause de la faim et du froid) pour aller dans le camp fermé d’Akçakale (à 50 kilomètres d’Urfa). Les autorités turques ont d’abord refusé l’accès au camp à ces Syriens qui ont dormi plusieurs jours dehors : je suis allé les rencontrer ces jours-là pour prendre des photos. Un jour que j’allais à nouveau dans un autre campement de réfugiés, les dizaines de tentes qui s’étalaient auparavant sur la colline avaient disparu. La police et l’armée avaient forcés ces réfugiés à quitter leur campement pour les emmener dans des camps fermés. Si certains d’entre eux ont réussi à échapper à la police turque, leurs tentes ont été brûlées. çadìr-6

Renaud Joubert – Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Je suis Reporter-photographe pour le quotidien charentais, la Charente Libre. Passionné de photographie, curieux, je sais regarder, mettre en scène et anticiper les évènements. Mes activités de graphiste m’ont permis de développer mon sens de l’illustration et de l’image.

À travers mes clichés, je m’efforce de rendre accessible au plus grand nombre une vision partagée des faits de société, des événements culturels et sportifs dans lesquels nous baignons.

Son site : http://renaudjoubert.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Kaboul, lundi 3 septembre 2012, 7h30 du matin, 14 véhicules blindés du bataillon Wild Geese, composé de soldats du 92e RI de Clermont-Ferrand et du 1er RIMa quittent le camp de Warehouse pour securiser la highway seven où sont régulièrement dissimulés des mines artisanales par les insurgés. L’objectif, la base opérationnelle avancée (FOB) de Surobi.


Passé le « check point » de Kaboul, tenu par la police afghane, les véhicules français s’engagent sur la highway 7. Un axe majeur qui relie la capitale afghane au Pakistan : un périple rythmé par la traversée des gorges de Maïpar ! Cette route taillée dans la montagne borde un précipice de plusieurs dizaines de mètres.
Régulièrement, les forces françaises y croisent des groupes de militaires de l’ANA (Armée Nationale Afghane) postés aux abords de la falaise pour assurer la sécurité de cet axe stratégique.
Chaque jour, plusieurs centaines de camions pakistanais, reconnaissables à leurs décorations bariolées, empruntent cette route escarpée pour approvisionner la capitale de marchandises, la plupart du temps en provenance du port de Karachi.

Les camions chargés bien au delà de leur capacité gravissent péniblement la côte tandis que les véhicules français, en concurrence avec les voitures et les autobus afghans, tentent de se frayer un passage dans les bouchons. Les accidents de la circulation sont les seuls dangers que les automobilistes ont à craindre.

Sur les abords de la route, de jeunes enfants vendent des chips et des boissons fraîches aux conducteurs. Des carcasses de chars russes témoignent du conflit des années 80 contre la résistance afghane moudjahidine.

Ce jour-là, le convoi militaire français n’atteindra pas sa destination. Les pannes successives d’un véhicule blindé et d’un AMX 10 RC va obliger le convoi à s’arrêter plus tôt que prévu. Les véhicules français abandonnent la highway 7 pour emprunter une piste en direction dela COPde Naghlu. Un camp militaire français surplombant le lac de Naghlu. Un panorama magnifique. Un désert d’eau et de rocaille où poussent quand même quelques échoppes de fortune dans lesquelles on peut acheter des poissons, péchés quelques heures plus tôt au bord de la route dans une eau trop bleue pour être honnête.