Tony Daoulas – Dubaï métro

Dubaï métroNé dans le sud-Finistère en 1970, je vis et travaille aujourd’hui à Bordeaux après 20 années passées à Paris.
Passionné par les métiers de l’image depuis mon plus jeune âge, c’est à la fin des années 90 que j’effectue un virage professionnel à 180° pour entrer  dans le secteur audiovisuel. Après avoir travaillé sur de nombreux projets pour le cinéma et la télévision, comme régisseur, assistant réalisateur et caméraman, c’est en 2011 que je m’équipe de mon premier boîtier et, en pur autodidacte, réalise mes premiers travaux photographiques.

Portrait de Tony Daoulas

Rapidement, la photographie urbaine s’impose à moi comme une évidence et mes travaux dans le métro parisien notamment, sont repérés et récompensés.

Un large extrait de cette série réalisée dans le métro a été présenté au public du Salon de la Photo de Paris 2013 lors de l’exposition « Paris-New York Underground »; un évènement proposé conjointement avec mon ami photographe et mentor, James Vil.

Fortement inspiré par le cinéma, je vois et j’imagine la rue comme un scénario écrit avec des milliers d’acteurs et de figurants jouant dans des décors naturels. Elle est une mine inépuisable d’inspirations, d’imaginations et de narrations photographiques.
Le décor (souvent très graphique) est un élément fort dans mes travaux de rue, un personnage à part entière sur lequel je m’appuie presque systématiquement pour construire l’image et l’histoire.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Dubaï métro

Ce reportage artistique fait écho à ma série « Paris Underground » présentée au Salon de la Photo de Paris 2013. Il a été réalisé en 2015 pour la société Systra, leader mondial de l’ingénierie ferroviaire et acteur majeur de la construction du métro de Dubaï.

Dubaï métro©Tony DaoulasInauguré le 09.09.2009 à 09h09min, le métro de Dubaï est le plus long métro entièrement automatisé du monde. Il compte à ce jour 49 stations réparties sur 2 lignes: la « Red Line » (52km, dont 5km sous terre) et la « Green Line » (23km dont 8km sous terre).

 

Dubaî métro

Deux nouvelles lignes sont actuellement en projet. De la même manière qu’à Paris, j’ai voulu photographier et présenter le métro de la ville la plus peuplée des Emirats Arabes Unis, sous différents angles, avec 3 axes majeurs : multiculturel, moderne et graphique.     

 

DubaÏ métro

Un voyage aérien et sous-terrain, à la rencontre des hommes et des femmes qui vivent et travaillent dans cette surprenante ville cosmopolite. Occidentaux, asiatiques, émiratis, ingénieurs, ouvriers, employés de bureaux ou de centres commerciaux…tous se croisent dans ces décors mécaniques, luxueux, futuristes et graphiques, uniques au monde.

Dubaï métro

Pasa Imrek – Une école dans Kobané en ruines

Photographe indépendant kurde, Pasa Imrek est installé à Urfa, Turquie.
En mars 2015, il passe 10 jours dans Kobané pour réaliser ce reportage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Une école dans Kobané en ruines

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En septembre 2014, les forces djihadistes de l’Etat islamiste attaque Kobané, ville kurde de Syrie. Pendant les cinq mois de siège, les djihadistes détruisent 12 des 15 écoles de la ville. Les combattants kurdes repoussent les troupes de l’Etat islamiste fin janvier 2015. Les habitants, qui avaient fui en Turquie voisine, retrouvent la ville détruite. Les écoles, ravagées par les combats, manquent de tout: tables, chaises, cahiers, crayons. Les professeurs manquent aussi et certaines classes accueillent 70 élèves.
Au programme, plus d’enseignement en langue arabe comme sous le régime syrien. Les élèves étudient désormais en kurde, leur langue maternelle.
Les cours reprennent mais les professeurs apportent surtout du soutien psychologique aux enfants pour essayer de leur faire oublier les atrocités de la guerre auxquelles beaucoup ont assisté.
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Isabelle Serro – Les magiciens de l’Aluminium

Wizards of the Aluminium Wizards of the Aluminium Pour Isabelle Serro, la photographie est son oxygène, c’est elle qui la fait grandir et lui permet de se consacrer à sa passion de la découverte de l’autre et de territoires qui lui étaient jusque là inconnus.

Du fin fond de l’Amazonie, en passant par les dernières révolutions qui secouent notre planète ou encore au sein de communautés souvent dénigrées, elle apprend au quotidien à marcher sur un fil dans des situations nouvelles, souvent complexes, chargées d’émotions et toujours enrichissantes.

La photographie n’est pas un but pour elle mais un moyen de découvrir et de mettre en valeur l’humain dans des tranches de vie toujours partagées, là où souvent l’optimisme semblerait absent de prime abord.
Prenant de biais les images formatées et pré établies, contournant les chemins déjà tracés, elle se fie à ses ressentis vierges de tout apprentissage préalables et à sa bonne étoile pour rapporter des images de lieux ou de situations souvent jugés hostiles ou sensibles.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les magiciens de l’Aluminium

Pendant mon temps passé en Égypte en 2013, je rencontrais beaucoup de gens de la communauté copte. La communauté copte, qui ont longtemps été victimes de discrimination en Égypte, en direct sur la périphérie du Caire et de consacrer leur vie à la collecte des ordures du Caire.
Ils trient et sélectionnent les détritus de la capitale pour le recyclage. Ils recyclent des canettes de soda et les bombes aérosols, les faire fondre en palettes avant de les vendre à une compagnie d’aluminium. Ce travail est exténuant et risqué. Les conditions de travail sont terribles et le gaz qui reste dans les récipients sous pression est extrêmement dangereux.

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Les travailleurs de l’aluminium ne reçoivent pas la reconnaissance ou le soutien du gouvernement égyptien ou les citoyens égyptiens, mais leur rôle est essentiel dans le maintien des déchets du Caire sous contrôle.
Communauté copte comprend les personnes dignes , ils sont assistants d’aluminium qui font quelque chose d’utile à partir des déchets du Caire.

Wizards of the Aluminium

 

 

 

 

Majid Saeedi \ Prix Lucas Dolega 2014

Majid Saaedi est un photographe documentaireCIS2 - Maijd Saeedi with missing credit iranien. Il a photographié le Moyen-Orient en se focalisant sur les problèmes humanitaires depuis 20 ans. A travers ses photos, Majid se concentre aussi sur les histoires peu couvertes des injustices sociales. Majid est né et à grandi à Téhéran.
Il a commencé la photographe à 16 ans, et a 18 ans, il s’est rendu à la frontière Irakienne pour prendre en photo les réfugiés.
Il collabore à présent avec Getty Images, pour qui il couvre l’Afghanistan et l’Iran. Il a dirigé le service photo de différentes agences en Iran et s’est occupé de nombreux projets ces quinze dernières années.
L’un des intérêts de Majid est la photographie de rue et de capturer la vie ordinaire. Quand il n’est pas derrière l’appareil, Majid aime aussi apprendre la photographie à des étudiants et aider des jeunes photographes.

Majid a gagné de nombreuses récompenses. Il a gagné le titre de « Meilleur Photographe d’Iran » huit fois. Ses photos ont été publiées dans Times, Spiegel, New York Times, Washington Post, Washington Times, Time Magazine et dans des journaux au Moyen-Orient. Majid a voyagé dans de nombreux pays du Moyen-Orient et a photographié l’injustice et les atrocités. Ses travaux les plus récents montrent les Afghans affectés par plusieurs décennies de guerres dans leur pays.

Le jury Lucas Dolega pour cette 3e édition a décerné le Prix Lucas Dolega au photojournaliste iranien Majid Saeedi pour son travail en Afghanistan.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Life in War

L’Afghanistan a été en guerre depuis 50 ans. Parfois quand des pays l’attaques, et parfois lors de guerre civiles. Les Afghans sont un peuple de guerre et de bain de sang. Ils souffrent de traumatismes sérieux qui prennent beaucoup de temps à guérir. La guerre affecte la vie ordinaire des survivants, des enfants perdent leurs parents, des femmes dont les maris meurent et qui doivent prendre en charge leur vie et celle de leurs enfants. Malgré la pauvreté, l’addiction aux drogues, le manque d’éducation, la vie continue en Afghanistan et les Afghans continuent d’espérer de meilleurs lendemains.

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Prix Lucas Dolega

 

Murat Yazar – Réfugiés syriens : la vie en dehors des camps

Né à Urfa en 1978. Après des études de tourisme et management à l’Université d’Harran, Urfa, j’ai suivi une formation en photographie à Fototrek Photograph Center, à Istanbul. Photographe indépendant depuis 2005, j’ai participé à de nombreux “workshops” dans différentes villes de Turquie. Mes projets Karacadag et The Alevis ont été exposés à l’Institut Kurde de Paris en 2008 et 2009, The Saturdays Mothers à Diyarbakir en 2010, The Faces of Mezopotamia à Berlin, Urfa et Antep en 2011, et 100 Reflections of Islam en exposition collective en Hongrie.

Mes photos ont été publiées dans IZ Magazine en 2012. Je suis le président de l’association de photographie et de cinéma, MEFSAD, basée à Urfa, à travers laquelle je donne des cours de photo et organise régulièrement des “workshops”.       Murat Yazar

m.niviskar@gmail.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Réfugiés syriens : la vie en dehors des camps

Quand la guerre civile a éclaté en Syrie, ce conflit semblait loin de nous, habitants du sud-est de la Turquie, proche de la frontière syrienne. Mais, rapidement, de nombreux Syriens ont quitté leur pays. Le gouvernement turc a installé et organisé le long de la frontière des camps faits de containers pour accueillir le flux massif et continu de Syriens fuyant les bombes. Dans la province d’Urfa, beaucoup de Syriens se sont installés dans ces camps fermés, encadrés par l’armée et interdits aux journalistes et photographes, mais certains Syriens ont décidé de s’installer dans des campements de fortune, sous des tentes, autour des grandes villes.

J’ai commencé à photographier les campements sauvages de réfugiés au début de l’année 2013 dans ma ville d’Urfa : j’ai visité régulièrement différents campements situés sur les collines qui entourent la ville. La plupart des Syriens que j’ai rencontrés m’ont dit être des Tsiganes, des Karaçi, comme on les appelle ici, population semi-nomade. Ils m’ont dit qu’après avoir fui la guerre en Syrie, ils ne voulaient pas être enfermés dans des camps, ne voulant pas de vie en captivité, entassés les uns sur les autres, sans l’autorisation d’en sortir à leur guise. Cependant, certains de ces Syriens ont quitté ces campements de fortune (à cause de la faim et du froid) pour aller dans le camp fermé d’Akçakale (à 50 kilomètres d’Urfa). Les autorités turques ont d’abord refusé l’accès au camp à ces Syriens qui ont dormi plusieurs jours dehors : je suis allé les rencontrer ces jours-là pour prendre des photos. Un jour que j’allais à nouveau dans un autre campement de réfugiés, les dizaines de tentes qui s’étalaient auparavant sur la colline avaient disparu. La police et l’armée avaient forcés ces réfugiés à quitter leur campement pour les emmener dans des camps fermés. Si certains d’entre eux ont réussi à échapper à la police turque, leurs tentes ont été brûlées. çadìr-6

Alessio Romenzi – Prix Lucas Dolega 2013

Alessio RomenziNé en 1974, Alessio Romenzi est basé au Moyen-Orient. Il a couvert extensivement le Printemps Arabe depuis le début, avec une attention particulière pour l’Égypte et la Libye. Il a ensuite couvert la Syrie, et a été l’un des premiers photographes a rentrer dans le pays clandestinement, alors que le régime de Bachar Al-Assad commençait à utiliser des armes lourdes contre l’opposition et à interdire l’accès aux journalistes.

Ses photos ont été régulièrement publiées dans le monde entier, ainsi que pour des publications d’ONG : Amnesty International, FAO, Unicef, la Croix Rouge, Save the Children, Terres des Hommes, War Child International, parmi d’autres. Quand on lui demande ce qui le motive, il n’a rien de définitif à dire. Il pense simplement qu’un appareil photo est le meilleur moyen qu’il a de ne pas oublier ce qui se passe ailleurs.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Survivre en Syrie

Les troubles qui agitent la République Arabe Syrienne depuis mars 2011 continuent d’affecter les populations civiles, en particulier dans les catégories les plus vulnérables de la population. La situation se détériore dans les villages et villes du pays, laissant les habitants sans protection, abri, nourriture ni eau. Beaucoup de civils ont été tués tandis que les autres survivent dans la peur quotidienne. Bien qu’ils soient nombreux à s’être enfuis et réfugiés dans les pays voisins, ceux qui n’ont pas pu quitter le pays sont constamment exposés à la violence du conflit.
 Je me suis intéressé à la Syrie depuis le début du soulèvement dans le monde arabe, et la guerre civile qui s’est déclenchée a accaparé mon attention. Mais trouver des accès et pouvoir rentrer dans le pays a été très difficile : avec l’accélération des violences et l’instabilité de la situation, ça a été quasi impossible pour les journalistes de savoir quand et comment accéder aux points chauds du conflit. À un moment crucial pour moi, j’ai décidé d’aller au Liban et d’attendre le bon moment pour entrer en Syrie. Cela m’a pris beaucoup de temps de trouver un moyen et ça n’a pas été sans risques. Une fois à l’intérieur, j’ai eu la chance d’être au cœur du conflit et de partager avec les populations civiles leur tragique expérience. J’ai passé plus de deux mois avec des familles syriennes, ainsi qu’avec des membres de l’Armée Syrienne Libre, en essayant de comprendre ce qu’ils pensaient, ressentaient et souffraient. C’est ainsi que j’ai été invité à capter leur vie dans des moments très intimes. Le but de ce travail est de continuer à faire prendre conscience de ce qui se passe en Syrie, et de faire réfléchir sur la destruction et les souffrances que la guerre amène dans la vie des personnes.

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Emilio Morenatti – Prix Lucas Dolega 2012

Emilio Morenatti a commencé sa carrière de photojournaliste dans un journal local, à Jerez de la Frontera en Espagne.
En 1992, il rejoint l’agence EFE, la principale agence de news espagnole et s’installe à Séville. De là, il couvre de nombreux événements nationaux et internationaux, dont plusieurs Jeux Olympiques et la guerre d’Irak en 2002.
Fin 2003, il part pour l’Afghanistan comme correspondant pour l’agence Associated Press. Basé à Kaboul, il couvre la transition démocratique qui suit la chute du régime Taliban. En 2005, AP l’envoie au Moyen-Orient pour couvrir le conflit entre Gaza et Jérusalem.
En 2006, pendant qu’il couvre le conflit à Gaza City, il est kidnappé par des soldats avant d’être libéré un jour plus tard, indemne.
En 2008, il est nommé Photographe d’Actualité de l’année par Pictures of the Year International.
En 2009, il est l’un des deux journalistes d’AP (ainsi que deux soldats américains) gravement blessé en Afghanistan. Il perd son pied gauche dans l’explosion, et est évacué dans un hôpital à Dubai. Il est maintenant basé à Barcelone.

Les nombreuses récompenses reçues par Emilio Morenatti incluent des prix comme le Fuji Eureopean Press Awards en 1996 et des National Headliner Awards en 2005 et 2006. Il a également gagné le prix du Photographe de l’année en 2010, lors de la compétition du meilleur photojournaliste, sponsorisé par la National Press Photographers Association.

Cette année, il a reçu le prix Lucas Dolega

Exposition BarrObjectif 2012 : Déplacés en Tunisie 

Quand la révolution libyenne a commencé, plus de 250.000 travailleurs émigrés ont fui les combats en Libye vers les pays voisins, principalement en Tunisie et en Égypte.

À la frontière entre la Tunisie et la Libye, des milliers de réfugiés se sont entassés dans les camps pouvant accueillir 20.000 personnes, en attendant leur évacuation. Ceux qui venaient de Libye ont déclaré avoir tenté de fuir, mais ont été retenu par la violence des combats sur la route.

Cette série d’images est une chronique de la vie de ces réfugiés.

Renaud Joubert – Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Je suis Reporter-photographe pour le quotidien charentais, la Charente Libre. Passionné de photographie, curieux, je sais regarder, mettre en scène et anticiper les évènements. Mes activités de graphiste m’ont permis de développer mon sens de l’illustration et de l’image.

À travers mes clichés, je m’efforce de rendre accessible au plus grand nombre une vision partagée des faits de société, des événements culturels et sportifs dans lesquels nous baignons.

Son site : http://renaudjoubert.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Kaboul, lundi 3 septembre 2012, 7h30 du matin, 14 véhicules blindés du bataillon Wild Geese, composé de soldats du 92e RI de Clermont-Ferrand et du 1er RIMa quittent le camp de Warehouse pour securiser la highway seven où sont régulièrement dissimulés des mines artisanales par les insurgés. L’objectif, la base opérationnelle avancée (FOB) de Surobi.


Passé le « check point » de Kaboul, tenu par la police afghane, les véhicules français s’engagent sur la highway 7. Un axe majeur qui relie la capitale afghane au Pakistan : un périple rythmé par la traversée des gorges de Maïpar ! Cette route taillée dans la montagne borde un précipice de plusieurs dizaines de mètres.
Régulièrement, les forces françaises y croisent des groupes de militaires de l’ANA (Armée Nationale Afghane) postés aux abords de la falaise pour assurer la sécurité de cet axe stratégique.
Chaque jour, plusieurs centaines de camions pakistanais, reconnaissables à leurs décorations bariolées, empruntent cette route escarpée pour approvisionner la capitale de marchandises, la plupart du temps en provenance du port de Karachi.

Les camions chargés bien au delà de leur capacité gravissent péniblement la côte tandis que les véhicules français, en concurrence avec les voitures et les autobus afghans, tentent de se frayer un passage dans les bouchons. Les accidents de la circulation sont les seuls dangers que les automobilistes ont à craindre.

Sur les abords de la route, de jeunes enfants vendent des chips et des boissons fraîches aux conducteurs. Des carcasses de chars russes témoignent du conflit des années 80 contre la résistance afghane moudjahidine.

Ce jour-là, le convoi militaire français n’atteindra pas sa destination. Les pannes successives d’un véhicule blindé et d’un AMX 10 RC va obliger le convoi à s’arrêter plus tôt que prévu. Les véhicules français abandonnent la highway 7 pour emprunter une piste en direction dela COPde Naghlu. Un camp militaire français surplombant le lac de Naghlu. Un panorama magnifique. Un désert d’eau et de rocaille où poussent quand même quelques échoppes de fortune dans lesquelles on peut acheter des poissons, péchés quelques heures plus tôt au bord de la route dans une eau trop bleue pour être honnête.