Didier Bizet – L’interminable hiver en mer d’Aral

Après un diplôme des beaux-arts, je travaille en direction artistique pour le compte de clients internationaux. Portrait de Didier BizetEn 2015, je rejoins l’agence Hans Lucas. Mes attirances vont vers les anciens pays du bloc soviétique, où la mélancolie du temps se laisse facilement photographier. L’esthétisme est pour moi un cadre obligatoire, l’information que je dévoile doit être simple, tel un plan cinématographique. Entre photographie d’auteur et documentaire, la photographie est pour moi un vrai apprentissage de l’environnement. Elle me facilite et parfois me donne des réponses à mes propres questionnements sur les sociétés.
dbizet@orange.fr
http://www.didierbizet.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’interminable hiver en mer d’Aral

Mer d 'Aral

Toujours une bonne humeur malgré un travail difficile.

L’hiver, au bord de la mer d’Aral, la température avoisine les –20°. Les yourtes des anciens nomades des steppes kazakhes ont été remplacées par des maisons en briques dont les sols surchauffés au feu de bois sont encore recouverts de tapis. Située à 90km, soit onze heures de piste enneigée, de la ville d’Aral, la petite population de Tastubek s’organise pour sa survie hivernale. L’eau courante fait défaut, et quand le camion-citerne arrive à se frayer un chemin à travers les congères balayées par le vent glacial, on est heureux. Si cette mer de glace est de toute beauté pour les rares touristes se risquant à venir en hiver, la mer d’Aral est pour les Kazakhs une ressource alimentaire de première importance.

Depuis la construction du barrage de Kokaral en 1995, l’eau abondante de poissons est de retour dans la petite mer d’Aral. La pêche en hiver est particulièrement difficile, les filets sont parfois entreposés à plusieurs kilomètres du rivage, et la banquise peut être fragile en voiture ou à moto à la fin de la saison. La saison est longue et ennuyeuse, le froid ralentit la vie. Vêtus de survêtements ou de combinaisons récupérées sur des chantiers, les Kazakhs de la mer d’Aral ne reculent devant aucun sacrifice. Pour certains, l’hiver semble être leur saison préférée, l’été est trop chaud, et au printemps, les pistes boueuses deviennent impraticables.

Mer d'Aral

Les derniers bateaux épaves qui ont fait le tour du monde ne sont plus qu’au nombre de deux. Ils auront disparus d’ici 6 mois, et cela annonce la fin du tourisme en mer d’Aral. En hiver et par -20°, l’accès aux bateaux est très difficile, seules les Jeeps Russes VAZ y parviennent, plus hautes et plus légères, elles roulent tant bien que mal sur la mer d’Aral gelée et enneigée.

Sébastien Husté – Homme de terre tombé à la mer

SebartienHUSTE-groupe-de-marinsJe suis né à Pau en 1969, je pratique la photographie depuis mes 14 ans.

Portrait-SebastienHUSTRE

« Homme de terre tombé à la mer »

Autodidacte, j’ai réalisé mes premières images « en m’incrustant » par hasard dans les loges d’un concert NRJ, où j’ai pu réaliser les portraits des chanteurs vedettes de l’époque. C’était en 1986. Je n’ai cessé depuis d’approfondir mon approche photographique, portant mon regard et ma curiosité sur le monde qui m’entoure, me servant de l’appareil photo comme d’une clé pour ouvrir les portes de nouveaux univers, depuis déjà 25 ans.
En 1989, j’intègre l’équipe de photographes de la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris, et débute le photo reportage. Pendant quelques années, je suis également photographe pour le journal Sud-Ouest et pour le service communication de la ville de Pau.
C’est en réalisant des reportages pour la Chambre de Commerce et d’Industrie que mon intérêt pour le milieu industriel se révèle : portraits d’ouvriers, environnement portuaire, friches et paysages industriels constituent pour moi une véritable source d’inspiration. La poésie de cet univers entre deux époques capte mon attention et mon objectif. Au fil des rencontres, je prends également beaucoup de plaisir à photographier le milieu des artistes, musiciens, peintres, sculpteurs ….
En 2008 commence une belle aventure, sur la Côte Basque. Elle durera 10 ans. L’océan tout proche me donne l’occasion d’aborder la photographie maritime. Une série de portraits de marins pêcheurs sur le port de Saint-Jean de Luz d’abord, puis, de navire en navire, de marin en marin, je découvre un décor, une ambiance, des gueules et des lieux qui me fascinent.SebastienHUSTE_quai-bateau

SebastienHUSTE_depart-bateauSebastienHUSTE_coque-bateau

Chaque prise de vue reste un émerveillement. Je navigue aux cotés des pilotes maritimes, capitaines, matelots de remorqueurs et autres marins embarqués sur d’énormes cargos ; j’ai peu à peu fait mien cet univers où se mêlent les Hommes et les éléments. Je me définie ainsi comme « Homme de terre tombé à la mer » Aujourd’hui connu et reconnu au sein du milieu maritime, je suis membre de l’Académie des Arts et Sciences de la Mer. Auteur d’un livre sur le port de Bayonne, mes photos sont régulièrement exposées, afin de faire découvrir les activités maritimes et portuaires au grand public.
Photographe intuitif, je ne respecte aucune règle qu’impose parfois la technique photographique pour réaliser des images parfaites. je me contente d’observer, de rêver, de vagabonder, appareil en bandoulière. A la fois inspiré par le cinéma, la musique, la peinture et les gens que je rencontre depuis si longtemps, je reste passionné et curieux, ouvert à la découverte de tout ce qui peut stimuler mon envie de réaliser de belles images. la fédération européenne de la photographie récompense mes photographies maritimes en m’attribuant le Qualified Européan Photographer, à Angleterre le 21 juin 2015.
En novembre 2015, j’ai débuté une série sur les mineurs de charbon de Silésie en Pologne,dans la région de la ville de Katowice.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Homme de terre tombé à la mer

Mes premières images sur le milieu maritime sont réalisées en octobre 2008 sur le port de pêche de saint jean de luz.

SebastienHUSTE_capitaine-bateau
Je souhaitais rencontrer et photographier des personnages dans un environnement que je ne connaissais pas à l’époque. Je me suis donc présenté un matin couvert et pluvieux, sur les quais de ce port Basque, en espérant y être favorablement accueilli par les marins pécheurs que j’oserai aborder, afin de leur proposer de m’accorder un peu de temps pour une série de portraits. Ces gens m’ont finalement agréablement accueilli et durant ces dernières années, les portes de cet univers se sont progressivement ouvertes, offrant à ma curiosité de photographe, la possibilité de photographier les différents métiers et personnages que l’on peut rencontrer sur un port. J’ai plaisir, à travers mes images, à mettre en lumière tous ces hommes qui travaillent jours et nuits sur les quais des ports de France et à faire découvrir au grand publique ce qu’un port, dont la plupart ignorent à quel point il peut être fascinant. Je photographie ce que je vois sur les quais ou sur un bateau. Je dirige mon objectif sur les Lamaneurs et les officiers de port qui assistent les navires qui tentent d’accoster, les pilotes et les marins qui sont à bord, ainsi que les remorqueurs qui poussent ces immenses structures de métal vers les quais afin de les amarrer. J’y observe des hommes qui s’agitent au bas des coques des cargos, coiffés de leurs casques, et que je peux distinguer grâce à leurs vêtements fluorescents… cet univers représente depuis quelques années, une source d’inspiration inépuisable.

Christian Thibaud – Mer de lumières…

Troisième prix du Grand Prix d’Auteur du festival photographique 2013 de Saint-Benoit (86)

Ma quête …
J’ai toujours aimé et pratiqué la photo mais ce n’est que depuis une dizaine d’années que cette pratique est devenue une passion exclusive à laquelle je consacre l’essentiel de mon temps libre. Je suis à la recherche constante de ces moments rares et privilégiés où tous les éléments se conjuguent harmonieusement pour obtenir une belle image. Ma quête est celle de la Lumière, la Belle Lumière, celle qui transforme des lieux parfois banals en instants magiques. Ce sont des moments où photographe et nature entrent en harmonie, des moments de Beauté et de Plénitude que j’essaie, au moins en partie, de retransmettre à travers mes photographies.SONY DSC

Mes deux thèmes de prédilection sont les Lumières de la Terre et de la Mer. Ces deux thèmes, en dehors de ce Grand Prix d’Auteur, sont toujours représentés car, pour moi, ils sont complémentaires et me sont tous deux nécessaires comme peuvent l’être le Ying et le Yang.

Informations techniques
J’effectue moi-même tous mes tirages. L’effet ductile, laiteux de l’eau sur la plupart des photos de mer, l’effet de filé, de mouvement des nuages sur certaines photos, ne sont pas dus à une manipulation logicielle mais tout simplement à la pose longue. C’est-à-dire que le temps de pose est de plusieurs secondes avec l’appareil-photo obligatoirement sur trépied. La couleur bleue de certaines photos est due à l’heure de la prise de vue, à savoir après le coucher du soleil, ce que l’on appelle « l’heure bleue ».

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Mer de lumières…

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Toutes les photos présentées ont été réalisées en Vendée et en Charente-Maritime.

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Site internet : www.christianthibaud.fr
Mél : christian@christianthibaud.fr

Jean Gaumy

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Jean Gaumy est l’une des figures majeures de la photographie française. Passé par l’ agence Gamma, il a rejoint l’agence Magnum en 1977, il reçoit par deux fois le prestigieux Prix Nadar en 2002 et en 2010.

Jean Gaumy nous emmènera au Japon à Fukushima, au Pôle Nord avec le voilier polaire le Vagabond, au Kyrgystan, à bord du plus récent des sous-marins nucléaires lanceur de missiles nucléaires – « le Redoutable », au phare de Cordouan etc..
Une année riche et une formidable occasion de découvrir le travail photographique de Jean Gaumy, photographe de l’agence Magnum depuis 40 ans.

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Vidéo Jean Gaumy à l’agence Magnum

Le site de Jean Gaumy

Jacques Hamel – Arte Xáveg

D’origine normande, Jacques Hamel vit et travaille à Dax depuis 1991 comme formateur en informatique.

En 1982, une photo d’identité sera le déclencheur qui lui fera découvrir l’art photographique. Cet événement marquant fera que cette passion, qu’il exercera en autodidacte, ne le quittera plus.

 

Portrait Jacques Hamel

Contact
photo@jacqueshamel.com
Site web Jacques Hamel

Diverses publications et expositions individuelles et collectives :
« Marines », « Sol y Sombra», « Espagne intemporelle, entre profane et sacré», « Arte Xávega, pêche en mer traditionnelle».
2005, 2006 et 2007 – Réalisation de l’affiche du Festival Paso Passion de Dax.
2007 – Réalisation de l’affiche des Fêtes de Tyrosse.
1998, 2004, 2006, 2012 et 2014 – Salon photographique de Mimizan.
2003 – Projection de la série « Marines» et nominé dans la catégorie « Regard sur la mer» au Festival international de la mer à Vannes.
2011, 2012 et 2013 – Festival photographique de Dax.
2013 – Festival de Photoreportage BarrObjectif avec la série « Espagne intemporelle, entre profane et sacré»

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Arte Xáveg, nom portugais pour cette forme de pêche en mer traditionnelle, encore visible sur la côte portugaise, mais pour combien de temps ? 

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Qui n’a jamais vu ces célèbres images de pêcheurs du Portugal, essentiellement prises à Nazaré dans les années 50-60, par nombre de grands photographes comme Edouard Boubat, Sabine Weiss, Jean Dieuzaide ?

Ayant parcouru l’Espagne pendant 5 ans à la recherche de sa culture traditionnelle, je reviens 15 ans plus tard au Portugal à la rencontre de ces pêcheurs. En fonction de la météo, vous pourrez encore les apercevoir à Furadouro, Torreira, Praia de Tocha, ou encore Praia de Mira. J’ai choisi comme port d’attache Torreira, petite station balnéaire derrière la ria d’Aveiro, au sud de Porto, pour 3 séjours en 2012 et 2013.

Mer forte et vent puissant. Sur la longue plage, 2 bateaux en bois au loin, fièrement calés sur le sable, parfois cachés par les dunes, attendent toute l’année un départ. Il n’y a pas si longtemps, fierté de tout un village, ils trônaient en plein centre de la plage. Et même si l’été ils sont encore la principale attraction touristique de la ville, ils ont été repoussés à l’écart. Là où autrefois les filets séchaient sur le sable, se trouvent aujourd’hui des bars branchés sur pilotis : changement d’époque, cohabitation impossible.

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De retour du Luxembourg il y a 9 ans, Marco a repris l’un de ces bateaux. Toute l’année, 7 jours sur 7, il espère une météo clémente pour affronter l’océan. Pas toujours gagné. Pour exemple, en mai dernier, lors de mon deuxième séjour de plus d’une semaine, je n’ai pu réaliser des images qu’un seul jour. Grain trop gros pour sortir.

Hommes et femmes de toutes générations composent son équipe, avec des tâches bien précises. Certains vont partir en mer pour lancer le filet qui sera ensuite tiré jusqu’à la plage. D’autres resteront sur le sable pour enrouler le cordage de la sortie en cours, préparer le filet pour la sortie suivante ou trier le poisson encore frétillant. Depuis 15 ans déjà, le tracteur a remplacé les bœufs. Utilisé pour mettre le bateau à la mer,  tirer le filet sur la plage, remonter le poisson une fois trié sur le sable, il a ainsi un peu facilité ce travail si difficile. C’est indéniable même si on ne peut  que regretter la disparition progressive de l’aspect typique de cette pêche. Mais de nos jours, les exigences économiques sont impitoyables : dans un Portugal déjà rudement touché par la crise, pas de sortie en mer, pas de travail, pas de poisson, pas d’argent.

En posant mon regard sur ces scènes de pêche, je me suis posé la question de leur avenir. Quelle jeune génération s’aventurera à prendre la relève de cette tradition aujourd’hui fragilisée ? Pourtant, nul doute, que leurs techniques s’inscrivent complètement dans la vision moderne du développement durable, respectueuse des ressources de la mer, loin, si loin de celles des chalutiers industriels.

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Bruno Lasnier – Itinérance sur l’Icefjord

Bruno Lasnier pratique la photographie depuis l’adolescence. Il est né en 1964 à Soyaux (charente) et il vit en Gironde. Il est introduit dans le monde de la corrida et il collabore avec la presse spécialisée. Il poursuit en parallèle un travail d’auteur sur le personnage emblématique du Torero  et il  a publié de nombreux ouvrages en rapport avec la Tauromachie. Mais ce n’est pas son seul sujet de prédilection : Le paysage, l’environnement et le patrimoine sont des thématiques qu’il affectionne particulièrement. Il a publié un livre sur l’estuaire la Gironde et un autre sur le patrimoine industriel de la filière bois dans les Landes. Ses images sont régulièrement exposés et sont présentes dans des collections privées ou institutionnelles. Après avoir sillonné le littoral Atlantique Européen de l’Islande aux Açores pendant de nombreuses années, il a réalisé en 2009 un livre ‘Terres Atlantiques’ avec des images panoramiques. En 2013 il décide de porter son regard sur de nouveaux territoires où la mer est toujours omniprésente. Il nous présente des images réalisées dans l’ouest du Groenland lors d’un périple sur l’Icefjord dans la baie de Disko. Au-delà de la beauté des paysages liée à la présence des Icebergs et à la lumière singulière du jour polaire, Bruno Lasnier nous montre ou vit la population. L’architecture est dépouillée, limitée à l’essentiel, sur des territoires de terre et de pierre sans arbre et avec très peu de végétation. Les êtres humains cohabitent avec la dureté de la nature brute et sauvage dans un mode de vie partagé entre modernité croissante et traditions. Ces images nous sensibilisent aussi à la protection de l’environnement et à la prise en compte de l’impact des changements climatiques.

 

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 EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Itinérance sur « l’Icefjord »

C’est la mer qui apporte presque tout aux habitants du Groenland. Il n’y a pas de route pour relier les villages entre eux et le seul moyen pour bouger est de se déplacer sur la mer avec la glace omniprésente.

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J’ai sillonné en bateau « l’Icefjord » et ses alentours et j’ai choisi de considérer la vue des navigants embarqués ou des pêcheurs relayant un port à l’autre. Le climat et la fonte des glaces perturbent les déplacements : en quelques heures un chemin tracé à travers les ‘glaçons’ peut devenir impraticable. Le silence n’est rompu que par le bruit des moteurs ou celui des icebergs qui craquent : les Inuits disent que « Les icebergs chantent ». Dans ces contrées arctiques sans nuit entre mi Mai et début Aout, la lumière singulière du jour polaire influence les couleurs : la mer peut afficher des reflets métalliques, la glace des bleus pastel et le ciel peut s’effacer ou s’embraser. Les photographies réalisées à travers les vitres de bateaux révèlent des passages improbables dans cet « Icefjord » qui est à la fois glace, eau douce, eau salée, fleuve et mer. D’être ainsi « recadrées » par la fenêtre du bateau, cela donne aux formes et aux choses une présence plus significative. Avec les traces et le ruissellement, les contours s’estompent et les glaces ressemblent parfois à des monstres marins ou il semble qu’elles se noient.

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Dans l’autre partie de mes images, c’est le regard de celui qui est descendu du bateau. Un regard sans la fenêtre, sur la terre, dans les villages d’Ilulissat, Ilimanaq et Oqartsuq où vit une population relativement jeune (40 % des habitants ont moins de 30 ans). On y trouve une architecture dépouillée, limitée à l’essentiel, sur des territoires de terre et de pierre sans arbre et avec très peu de végétation. Il règne une ambiance étrange et une atmosphère particulière de « flottement entre deux eaux ». Les êtres humains cohabitent avec la dureté de la nature brute et sauvage dans un mode de vie partagé entre modernité et traditions, dont on voit les traces au quotidien.

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Philippe Pécher – Un soir dans le Golfe

Photographe professionnel à Couzeix près de Limoges depuis plus de 17 ans.

Ses domaines d’intervention vont de la photo studio (publicité, culinaire) au reportage d’entreprise en passant par la photo de mariage et la photo aérienne.

Passionné par le littoral en général et notamment celui de la Bretagne, il est l’auteur depuis plusieurs années de nombreuses images de paysages marins, le plus souvent hors-saison, notamment sur les îles de la Mer d’Iroise au large du Finistère.

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Contact
tel : 06 09 82 28 20
contact@philippepecher.com
Site de Philippe Pécher

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Un soir dans le Golfe

Le soir : le moment où la lumière disparaît peu à peu… quel cauchemar pour les photographes ! Nous, il nous en faut de la lumière…

Pourtant les lueurs immobiles du jour qui s’achève sont parfois plus majestueuses par leurs couleurs et leurs reflets que le grand soleil et le ciel bleu tant convoité par beaucoup…

En quelques soirs d’errance autour du Golfe du Morbihan au mois de mars dernier, je me suis rapproché une fois de plus de mon cher littoral comme attiré par les derniers moments de clarté des jours déjà moins courts de la fin de l’hiver.

Attiré par ce miroir géant que sait être la mer toute calme aux confins de ses nombreux bras, îlots et petits ports protégés.

Attiré par le spectacle de ces lumières irréelles aux aspects graphiques et colorimétriques impropables.

Le soir, le rouge orangé du soleil, le bleu « nuit » des ciels et des reflets, les jaunes des lumières artificielles se dévoilent et mettent en évidence des lieux qui plus tôt étaient plongés dans l’anonymat et tout devient simple et beau.

Aidé de mon fidèle pied Manfrotto plus stable que moi, mon Canon Eos 5D III se laisse aller à prendre son temps de pose interminable : les rochers, la nature et toutes traces de la présence humaine se figent mais l’eau, le ciel, les nuages et les reflets s’en donnent à coeur joie…ils se mettent à trembler, ont-ils peur du noir ?

Tout se mélange dans l’image et le rendu devient parfois incertain ou déroutant.

Larmor-Baden 5 Au bout d’un moment, ma fidèle lumière du soir, qui a bien voulu faire le tour du Golfe avec moi, s’en est allé définitivement…

Elle est sans doute partie se reposer pour éclater aux yeux de mes collègues amoureux de celle du matin…Elle me laisse seul dans le noir.Locmariaquer 5

Un celèbre photographe talentueux de Ruffec va encore me dire : « Philippe il n’y a encore personne sur tes images ! ». Peut-être qu’au fond il y a MOI…

Mikaël Helleux – Bazar

trombinePhotographie de rue, de bord de mer.

Photographie argentique de Bretagne et d’ailleurs. Le bord de mer pour le vent et les nuages, les soleils d’hiver, le ressac, les enfants et les chiens de mer.

Photographies argentiques en N&B pour souligner les aspects graphiques du réel, en privilégiant les constructions de la main de l’homme sur le littoral, quais, jetées, brise-lames, escaliers… y chercher des lignes, assembler et dissocier les éléments et les espaces dans le viseur, une façon de rechercher (une quête sans fin…) un nombre d’or.

Et puis attendre. Infiniment attendre que les vivants passent dans le champ. Que les enfants intrépides se jettent de la digue, que les couples errent sur le quai ou que les chiens prennent la pose devant l’horizon.

« Il ne lui aura fallu qu’un cent vingt cinquième de seconde pour que, par exemple, le plongeur en suspension dans l’air y rencontre du bout des doigts le jaillissement d’un soleil étoilé. Pour que de l’imprédictible survienne. Ainsi. En ce lieu. A ce moment. Exactement.

Mais combien de temps, guetteur en attente d’il ne sait encore quoi, son œil de chat aura-t-il contemplé, ouvert comme vaticinant, le possible qui vient, qui vient de Rien parmi les milliards d’autres possibles, autant de rêves restant rêves en lui ? Certains traverseront la réalité, d’autres pas ; mais pour qu’un possible réalisé existe vraiment, encore faut-il que quelqu’un d’entre nous s’en fasse le voyant.(…)

Voir. La musique des courbes, des accords de lignes, les silences d’un paysage, l’absence qui sature, l’objet qui la souligne en jouant avec elle…(…)

Voir comme un peintre ou un enfant, qui ne s’attend surtout pas à l’attendu mais se fie, tendu vers lui, à l’inattendu incertain qui arrive sûrement. »

Nathalie Woog de Cacqueray

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Bazar

Une série que j’appelle « Bazar » et qui est le fruit d’une plongée au tréfonds de mes planches contact. En extraire des fragments d’image pour n’en garder qu’une vision étroite du réel. Une représentation du bord de mer par l’entrebâillement d’une porte ou par le trou de la serrure. Comme des cadrages par les meurtrières des remparts Malouins ou comme si la main portée au front tenait lieu de visière sous le soleil éclatant du littoral breton (on appelle cela ici une éclaircie passagère…).