Xavier Bourdereau – Sans Rendez-vous

Xavier-Bourdereau-portrait-photographe Sans rendez-vous-Exposition Barrobjectif 2016

 

Photographe, né en 1986 et basé en régions Poitou Charentes et Limousin. J’ai commencé par la photo de spectacle, reportage dans un théâtre (Les Carmes, La Rochefoucauld) sur une saison, puis la danse contemporaine, dans laquelle j’affine mon regard avec la Cie La Cavale (Poitiers) depuis 2012.

 

Je pratique la photographie par des ateliers pédagogiques et aussi de la photo sportive, entre Charente et Massif central. Cela m’a amené à rencontrer une fois le SAMU et ses équipes. Cela reste un souvenir difficile sur lequel je me penche à travers ce projet.

Rapidement, les liens avec la danse se sont fait, improvisation, répétition, chorégraphie, famille et ses interactions. Je me penche sur leur travail depuis 3 mois, à raison de 3 jours par semaine.

J’ai prévu de continuer cette recherche photographique encore quelques mois, jusqu’à l’été. C’est donc un travail en cours. La série présentée ici définitive, mais sera probablement différente de celle prévue à Limoges à l’automne 2016.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Sans Rendez-vous

(Limoges, 23h)

– Bonsoir
– Bonsoir

– Je suis le photographe, je viens pour 3 jours. Je vais venir pendant quelques mois. Le docteur **** vous en a parlé ?
– Oui, ça me dit quelque chose. Va te changer, sinon tu ne pourras pas nous suivre sur les interventions. Il y a des pantalons et des vestes là haut.
– Bonjour-Bonjour-Vous êtes qui ?
– Je suis photographe, je fais un reportage sur le Samu.
– Pourquoi vous faites ça ?
– C’est quoi comme appareil ?
– Tu vas venir souvent ?
– Tu restes combien de temps ?Sans rende-vous - hopital-limoge
– T’as pas trop froid dans ton camion ?
– Vous êtes qui ?
– Le photographe, je fais  un reportage sur le SAMU.
– Ah d’accord, on m’en a parlé. C’est pour faire quoi ensuite ?
– Une expo. Je postule pour un festival de photo reportage en Charente
– Ah c’est bien en noir et blanc
– Moi je veux pas être sur les photos
– Où est-ce qu’on pourra voir les images ?
– L’expo sera dans le hall du CHU.
– Je fais des photos parce que je vous trouve beaux.
– C’est pour quel journal ? C’est pour France 3 ?
– Non, c’est pour le CHU, et je postule pour un festival de photo reportage en Charente

Ah salut ! Alors, t’as fait de bonnes images ?
T’en as beaucoup maintenant, non ?Sans- rendez-vous
C’est pas mal, c’est plus beau que la réalité,
Il y a beaucoup de photos de *****, ça va jaser.
C’est pas mal, ouais.
Est-ce que vous avez vu les photos que j’ai envoyé par mail ?
Oui, je dis rien, mais j’aime beaucoup.
Café ?

– Désolé, tu peux pas monter dans l’hélico…
– Je comprends votre histoire, mais je ne veux pas que vous utilisiez cette photo de moi.
– Pourquoi il nous prends en photo lui ?
– Madame, il y a un photographe, vous ne serez pas sur les photos, ou vous serez floutée.
– Café ?
– Est-ce que je pourrais récupérer des photos ? C’est à but pédagogique.Sans-rendez-vous
– J’espère que tu ne me prends pas en photo, tu m’as déjà eu une fois.
– Vous êtes qui ?
– C’est une commande ? De qui ?
– Ça se verra où ?
– Tu ne vis que de ça ?
– Ben….c’est compliqué.
– Moi non plus, je ne voulais pas de photos, mais en fait elles sont super !
– Comment y vas le photographe ?
– Tu sucres ?
– Si tu veux, on est de garde le week end prochain avec ****.
– Je n’ai pas vu vos photos, ce serait possible d’en voir quelques unes ?
– Merci pour les photos, même si je ne suis pas dessus 😉

Manu Allicot – Les Mains d’Or

Manu Allicot est né à Périgueux (24), son regard artistique rend son travail particulièrement personnel et reconnaissable.Portrait manu allicot Ses voyages , expériences dans d’autres pays Suisse, Canada, Espagne, Ecosse etc… et inspirations l’attirent naturellement vers un graphisme visuel, coloré et contrasté. Du repérage de détails aux mises en scène dans l’espace, en passant par la prise de vues qu’elles   soient de vies, de reportages ou de paysages, il saisit les expressions avec des portraits posés ou pris  à «la volée», la lumière douce d’un objet vous invitant à rentrer dans son viseur.

Ses représentations tendent à concevoir l’espace photographié en tableau afin de toujours magnifier ce qu’il perçoit. Avide d’ épanouissement, il se perfectionne suite à un travail de fond pour compléter son potentiel dans le graphisme-photo puis dans la photo-vidéo artistique par drone. Ayant une culture du visuel depuis toujours et possédant un goût pour la créativité dans l’image, il parvient en 2015 a devenir finaliste Meilleur Ouvrier de France en photographie d’art.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Les Mains d’Or

La main, Aristote l’a définie il y a plus de 25 siècles comme« la reine de tous les outils, de tous les instruments ». Je m’inscris dans cette philosophie qui était également celle de mon père Artisan Plombier Chauffagiste, l’être humain est intelligent parce qu’il a une main… et non le contraire ! L’ Artisanat et le travail manuel, c’est précisément l’intelligence de la main. C’est la modestie de l’outil et l’excellence du résultat. C’est le savoir-faire humain ! manu-allicot-le-tailleur-de-pierre-

Le Tailleur de pierre : Lui c’est une fierté de l’artisanat d’art. Avec son burin et son marteau, il taille sans relâche un matériau réputé trés résistant, mais offrant néanmoins la facilité de quelques veines favorables.
Avec leur lourdes oeuvres, ils sont heureux de participer aux nombreuses manifestations d’art qui ourlent le Périgord. En recherchent savamment les matériaux qui leur permettent d’y briller.

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Le Vannier de châtaigner : Cousin trés proche des feuillardiers, le vannier de chataigner présente la particularité de travailler sur ce matériaux assez souple qui permet de fabriquer des paniers ou de petits éléments d’intérieur.

 

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Le Luthier: C’est l’artiste de la maison, l’orfèvre du bout de bois, sa virtuosité musicale en fait un spécialiste tous azimuthes des clefs de sol et de fa réunies, mais surtout des instruments à cordes tous confondus.Les bois en tous genres sont ses compagnons de route et il passe de longues, trés longues heures à accorder ses violons, pour innover, créer et développer de nouvelles formes, mariages d’essence boisées et de techniques, persuadés de la fabuleuse universalité de la musique.

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Le Potier : Avec ses trucs anciens comme la corde pour assurer la rotondité, il éprouve le bonheur de ceux qui à la fois batissent du concret et manient des chiffres sacrés comme le nombre d’or. Il reste un druide du savoir faire artisanal de toujours.

 

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Le Marechal ferrant: Ce «Chausseur de chevaux» accompagnait sa présence agreste d’une profonde odeur de corne issue de la nuit des temps, lorsqu’un destrier se présentait à l’échoppe du «maréchal». Ce métier n’est pas perdu. Il avait ses règles et ses dangers. Les énormes clous de fer devaient coïncider parfaitement avec le sabot.

Pour découvrir l’univers «photo-graphique» de Manu Allicot vous pouvez vous rendre sur son site www.dementia-photos.com ou sa galerie en ligne pour commander des tirages de ses oeuvres sur le site 1x.com

Théo Synchro X – Les princes de l’ombre

Depuis plus de 15 ans, Théo Pinganaud couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse magazine française et étrangère (Irak, Pakistan, Algérie, Kosovo, Bosnie, conflit israélo-palestinien). Ses photographies sont publiées dans de nombreux journaux (GEO, Stern, Paris Match, Elle, Marie-Claire, Figaro Magazine).

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photographiques

    • 15, SAMU, paru en 2005 aux Éditions Arléa
    • 24h au théâtre, paru en 2006, autoédition
    • Louise Michel, paru en mai 2008 aux Éditions Danger Public
    • VA SAVOIR ! chroniques photographiques d’une année au lycée, paru en 2012
    • De Groland au grand soir, paru en mai 2012 aux Éditions Capricci

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les princes de l’ombre

La grève chez Leroy Somer vue par trois photographes

Camile Relet/Yohann Bonnet/ Théo-Synchro-X

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Stéphane Monserant – Ces métiers oubliés

J’ai découvert la photographie en 2002 à l’âge de 25 ans avec l’acquisition d’un premier appareil. Depuis toujours intéressé par l’image, je me suis rapidement inscrit à une association photo à Bordeaux qui m’a appris les bases de la composition ainsi que le développement argentique.

Dès lors, une passion est née et l’idée de vivre de la photo devenait de plus en plus précise. J’ai alors quitté mon métier initial de caviste afin d’intégrer une formation professionnalisante à l’école EFET (Paris 13) en 2009-2010.

Un an après la formation, je suis revenu vivre à Bordeaux avec toujours cette idée en tête de réaliser des reportages à proposer à la presse ou à des concours. Je travaille en tant que photographe indépendant pour des collectivités et des châteaux viticoles.

Stéphane Monserant 

 
Site internet
Exposition – Prix

Finaliste du Grand prix Photo Reportage Étudiant Paris Match 2010 pour le sujet Tibet : Tradition malgré répression

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ces métiers oubliés

L’artisanat en France, c’est plus de 250 métiers répartis sur quatre secteurs d’activités : l’alimentation, le bâtiment, la production et le service. Présent sur l’ensemble du territoire, c’est un acteur de la vie locale. Par son activité, il dynamise l’économie, l’emploi et joue un rôle essentiel en faveur du service de proximité. Si l’on connaît la grande majorité des métiers, certaines activités sont inconnues du grand public et sont devenues très rares dans l’hexagone. L’absence d’école enseignant certains métiers, les coûts de production moins élevés dans les pays émergents, le désintérêt de la jeunesse pour les travaux manuels ou, tout simplement, le manque de connaissance du grand public, sont autant de raisons qui font la rareté de ces activités. Travaillant la plupart du temps seul, ou en équipe réduite, ces hommes et femmes ont fait de leur plaisir leur activité professionnelle. Qu’ils soient horloger, héraldiste, bottier ou noteur, tous sont des passionnés qui ne changeraient pour rien au monde de situation. C’est grâce à eux, toujours prêts à enseigner leur savoir-faire à autrui, que ces métiers oubliés ne deviennent pas des métiers disparus.

Marie Claude Steger

Marie-Claude Steger, réparatrice de phonographes. Passionnée de mécanique et de phonographe, Marie-Claude a ouvert sa boutique il y a 40 ans, dans une ancienne boucherie de Saint-Ouen. Etant pratiquement seule à exercer cette activité, elle restaure et répare les phonographes pour le plus grand bonheur des amateurs de 78 tours

Pierre Corthay

Pierre Corthay, bottier. Depuis toujours passionné de cuir, c’est à l’âge de 16 ans que Pierre décide de s’engager dans les Compagnons du Devoir. Aujourd’hui mondialement connu, il fait parti d’un des derniers bottiers de France à travailler entièrement à la main.

Reinhardt Von Nagel

Reinhard von Nagel, facteur de clavecins. Après avoir crée l’atelier von Nagel en 1963, Reinhard eut un premier contact avec le monde du clavecin en 1969. Depuis, il fabrique ces instruments rares avec passion dans son atelier du 11ème arrondissement

Philippe Martial

Philippe Martial, gainier. Ce métier consiste à habiller une boite ou un livre avec du cuir. Philippe est artisan depuis 1971 et son activité est complétée par la dorure sur cuir et la reliure.

 

L’équipe des photographes de Master Films pour Airbus

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Airbus

L’envol d’un A380 ou d’un A350 est un moment magique, leur construction tout un art … Sous le regard complice de photographes privilégiés, nous levons le voile sur les coulisses du fleuron industriel…

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Photo © Pascal Pigeyre

 

 

 

 

 

 

L’équipe des photographes de Master Films

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– Jean Baptiste Accariez
– Alexandre Doumenjou
– Hervé Gousse
– Frédéric Lancelot
– Fabrice Lépissier
– Philippe Masclet
– Pascal Pigeyre
– Sylvain Ramadier
– Céline Sadonne
– Artëm Tchaikovski

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Photo © Frédéric Lancelot

Isabelle Serro – Les magiciens de l’Aluminium

Wizards of the Aluminium Wizards of the Aluminium Pour Isabelle Serro, la photographie est son oxygène, c’est elle qui la fait grandir et lui permet de se consacrer à sa passion de la découverte de l’autre et de territoires qui lui étaient jusque là inconnus.

Du fin fond de l’Amazonie, en passant par les dernières révolutions qui secouent notre planète ou encore au sein de communautés souvent dénigrées, elle apprend au quotidien à marcher sur un fil dans des situations nouvelles, souvent complexes, chargées d’émotions et toujours enrichissantes.

La photographie n’est pas un but pour elle mais un moyen de découvrir et de mettre en valeur l’humain dans des tranches de vie toujours partagées, là où souvent l’optimisme semblerait absent de prime abord.
Prenant de biais les images formatées et pré établies, contournant les chemins déjà tracés, elle se fie à ses ressentis vierges de tout apprentissage préalables et à sa bonne étoile pour rapporter des images de lieux ou de situations souvent jugés hostiles ou sensibles.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les magiciens de l’Aluminium

Pendant mon temps passé en Égypte en 2013, je rencontrais beaucoup de gens de la communauté copte. La communauté copte, qui ont longtemps été victimes de discrimination en Égypte, en direct sur la périphérie du Caire et de consacrer leur vie à la collecte des ordures du Caire.
Ils trient et sélectionnent les détritus de la capitale pour le recyclage. Ils recyclent des canettes de soda et les bombes aérosols, les faire fondre en palettes avant de les vendre à une compagnie d’aluminium. Ce travail est exténuant et risqué. Les conditions de travail sont terribles et le gaz qui reste dans les récipients sous pression est extrêmement dangereux.

Wizards of the Aluminium

Les travailleurs de l’aluminium ne reçoivent pas la reconnaissance ou le soutien du gouvernement égyptien ou les citoyens égyptiens, mais leur rôle est essentiel dans le maintien des déchets du Caire sous contrôle.
Communauté copte comprend les personnes dignes , ils sont assistants d’aluminium qui font quelque chose d’utile à partir des déchets du Caire.

Wizards of the Aluminium

 

 

 

 

Sylvain Demange – Cadets’ Circus

Cadets'CircusL’envie de photographier est venue à Sylvain Demange à l’occasion d’un séjour au Pérou en 2005. Au départ, il s’agissait de ramener des souvenirs… Puis, progressivement, il éprouva le besoin de passer du temps avec les personnes rencontrées, de s’intéresser à leur vie quotidienne, de tisser des liens personnels en proposant d’apporter un témoignage au travers du médium de la photographie. Sa démarche photographique repose sur l’illustration d’itinéraires personnels, en apportant un éclairage humaniste sur les scènes de la vie quotidienne, en constante empathie avec son sujet.

La curiosité de Sylvain Demange le motive, il est passionné par la découverte d’univers inconnus et toujours différents. Sylvain est également fortement impliqué dans le témoignage social, au travers de sujets évoquant la souffrance et l’exclusion dans nos sociétés modernes : les difficultés des pêcheurs traditionnels confrontés à la pêche industrielle ou la lutte pour la dignité des personnes en situation d’exclusion au travers de l’actualité du droit au logement en France.

Sylvain, 35 ans, réside et travaille en région parisienne.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Cadets’ Circus

Cadets'Circus

Ceci est une histoire sur l’enfance, le travail , le désir et le temps de partage. Ceci est l’histoire Cadets’ Circus. Fondée en 1927 à Etrechy ( Essonne ) par le Père André Regnault, le Cirque des cadets est aujourd’hui l’un des plus grands cirques amateurs en France avec une troupe d’environ 200 personnes . Ces photos montrent ce que le public ne peut pas voir pendant le spectacle . Ils montrent ce qui se passe dans les coulisses, de l’autre côté du rideau. Le train de la troupe de Septembre à Juin. Il existe des préparations, le stress, les réussites, les erreurs et le travail d’une équipe de bénévoles. Même les costumes, les accessoires et la tente se sont conçues et créées par les femmes et les hommes de Cadets’ Circus .

Cadets'Circus

Cadets'Circus

Yohan Bonnet – Leroy Somer

Conflit social à Noël

Né en 1980 à Angoulême, Yohan Bonnet est photographe indépendant depuis 2006.
Il a étudié la photographie à l’Institut Régional des Techniques de l’Image et du Son (IRTIS) de Rochefort-sur-Mer. Il travaille essentiellement sur l’actualité sociale et politique pour la presse magazine  et collabore occasionnellement avec The Associated Press et l’AFP.
Lorsque l’actualité sociale et politique le permet, Yohan travaille sur des sujets documentaires sur le long cours.
Le photojournaliste Yohan Bonnet

Il garde constamment un oeil sur l’actualité, les réseaux d’informations, les milieux de la photographie et spécifiquement du photojournalisme qui motive tous ses projets. Passionné de glisse et surtout de surf, il s’évade régulièrement  sur les plages de l’océan atlantique…Yohan Bonnet est membre du studio Hans Lucas.

Ses photographies ont été publié dans de nombreux magazines français et internationaux : Paris Match, VSD, Le Figaro, Libération, Le Monde, The Times, Le Nouvel Obs, La Croix, Alternatives Economiques, Marianne, l’Humanité, La Vie, L’Express, The Guardian, Herald Sun, Pélerin, GQ, Corriere Della Sera, Le Journal Du Dimanche, Sup Journal , Terre Sauvage, Le Parisien Magazine, M le magazine du Monde…

Conflit social à Noël

 

Olivier Touron – Les vacances à l’Usine !

Olivier Touron 
(né en 1969, France), suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier. En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…) Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la

2014-04-05-O-TOURON-par-D-Alkembrecher

Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.

Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines.
En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).
Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises ou institutions, ou par le biais d’agences.

Site web de Olivier Touron
tél. : +33 603 226 708
courriel : otouron@nordnet.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les vacances à l’Usine ! Voyage au cœur du mythe industriel allemand

À l’heure de la crise économique et des questions sur l’avenir industriel européen, où les usines en France ferment et se délocalisent, les Allemands affichent une santé insolente. Plus encore, quand chez nous le patrimoine industriel se transforme en logements, salle de spectacle ou musée, ou reste en friche, nos voisins ouvrent les portes de leurs usines incroyables et exhibent aux touristes incrédules leur industrie en marche.

TOURON-Voyage-dans-l-industrie-Allemande-04

Voici un road trip à travers l’Allemagne et différents sites qui illustrent cette volonté de miser sur le made in Germany et cette fierté nationale affichée.TOURON-Voyage-dans-l-industrie-Allemande-03

Profitons-en pour questionner cette image et voir si derrière la façade illuminée ne se cache pas un village Potemkine. Le miracle allemand, mais à quel prix social ?TOURON-Voyage-dans-l-industrie-Allemande-02TOURON-Voyage-dans-l-industrie-Allemande-01

Jacques Hamel – Arte Xáveg

D’origine normande, Jacques Hamel vit et travaille à Dax depuis 1991 comme formateur en informatique.Portrait Jacques Hamel

En 1982, une photo d’identité sera le déclencheur qui lui fera découvrir l’art photographique. Cet événement marquant fera que cette passion, qu’il exercera en autodidacte, ne le quittera plus.

Contact
photo@jacqueshamel.com
Site web Jacques Hamel

Diverses publications et expositions individuelles et collectives :
« Marines », « Sol y Sombra», « Espagne intemporelle, entre profane et sacré», « Arte Xávega, pêche en mer traditionnelle».
2005, 2006 et 2007 – Réalisation de l’affiche du Festival Paso Passion de Dax.
2007 – Réalisation de l’affiche des Fêtes de Tyrosse.
1998, 2004, 2006, 2012 et 2014 – Salon photographique de Mimizan.
2003 – Projection de la série « Marines» et nominé dans la catégorie « Regard sur la mer» au Festival international de la mer à Vannes.
2011, 2012 et 2013 – Festival photographique de Dax.
2013 – Festival de Photoreportage BarrObjectif avec la série « Espagne intemporelle, entre profane et sacré»

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Arte Xáveg, nom portugais pour cette forme de pêche en mer traditionnelle, encore visible sur la côte portugaise, mais pour combien de temps ?  jacques_hamel_portugal011Qui n’a jamais vu ces célèbres images de pêcheurs du Portugal, essentiellement prises à Nazaré dans les années 50-60, par nombre de grands photographes comme Edouard Boubat, Sabine Weiss, Jean Dieuzaide ?

Ayant parcouru l’Espagne pendant 5 ans à la recherche de sa culture traditionnelle, je reviens 15 ans plus tard au Portugal à la rencontre de ces pêcheurs. En fonction de la météo, vous pourrez encore les apercevoir à Furadouro, Torreira, Praia de Tocha, ou encore Praia de Mira. J’ai choisi comme port d’attache Torreira, petite station balnéaire derrière la ria d’Aveiro, au sud de Porto, pour 3 séjours en 2012 et 2013.

Mer forte et vent puissant. Sur la longue plage, 2 bateaux en bois au loin, fièrement calés sur le sable, parfois cachés par les dunes, attendent toute l’année un départ. Il n’y a pas si longtemps, fierté de tout un village, ils trônaient en plein centre de la plage. Et même si l’été ils sont encore la principale attraction touristique de la ville, ils ont été repoussés à l’écart. Là où autrefois les filets séchaient sur le sable, se trouvent aujourd’hui des bars branchés sur pilotis : changement d’époque, cohabitation impossible.

jacques_hamel_portugal006De retour du Luxembourg il y a 9 ans, Marco a repris l’un de ces bateaux. Toute l’année, 7 jours sur 7, il espère une météo clémente pour affronter l’océan. Pas toujours gagné. Pour exemple, en mai dernier, lors de mon deuxième séjour de plus d’une semaine, je n’ai pu réaliser des images qu’un seul jour. Grain trop gros pour sortir.

Hommes et femmes de toutes générations composent son équipe, avec des tâches bien précises. Certains vont partir en mer pour lancer le filet qui sera ensuite tiré jusqu’à la plage. D’autres resteront sur le sable pour enrouler le cordage de la sortie en cours, préparer le filet pour la sortie suivante ou trier le poisson encore frétillant. Depuis 15 ans déjà, le tracteur a remplacé les bœufs. Utilisé pour mettre le bateau à la mer,  tirer le filet sur la plage, remonter le poisson une fois trié sur le sable, il a ainsi un peu facilité ce travail si difficile. C’est indéniable même si on ne peut  que regretter la disparition progressive de l’aspect typique de cette pêche. Mais de nos jours, les exigences économiques sont impitoyables : dans un Portugal déjà rudement touché par la crise, pas de sortie en mer, pas de travail, pas de poisson, pas d’argent.

En posant mon regard sur ces scènes de pêche, je me suis posé la question de leur avenir. Quelle jeune génération s’aventurera à prendre la relève de cette tradition aujourd’hui fragilisée ? Pourtant, nul doute, que leurs techniques s’inscrivent complètement dans la vision moderne du développement durable, respectueuse des ressources de la mer, loin, si loin de celles des chalutiers industriels.

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