Sylvain Demange – Cadets’ Circus

Cadets'CircusL’envie de photographier est venue à Sylvain Demange à l’occasion d’un séjour au Pérou en 2005. Au départ, il s’agissait de ramener des souvenirs… Puis, progressivement, il éprouva le besoin de passer du temps avec les personnes rencontrées, de s’intéresser à leur vie quotidienne, de tisser des liens personnels en proposant d’apporter un témoignage au travers du médium de la photographie. Sa démarche photographique repose sur l’illustration d’itinéraires personnels, en apportant un éclairage humaniste sur les scènes de la vie quotidienne, en constante empathie avec son sujet.

La curiosité de Sylvain Demange le motive, il est passionné par la découverte d’univers inconnus et toujours différents. Sylvain est également fortement impliqué dans le témoignage social, au travers de sujets évoquant la souffrance et l’exclusion dans nos sociétés modernes : les difficultés des pêcheurs traditionnels confrontés à la pêche industrielle ou la lutte pour la dignité des personnes en situation d’exclusion au travers de l’actualité du droit au logement en France.

Sylvain, 35 ans, réside et travaille en région parisienne.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Cadets’ Circus

Cadets'Circus

Ceci est une histoire sur l’enfance, le travail , le désir et le temps de partage. Ceci est l’histoire Cadets’ Circus. Fondée en 1927 à Etrechy ( Essonne ) par le Père André Regnault, le Cirque des cadets est aujourd’hui l’un des plus grands cirques amateurs en France avec une troupe d’environ 200 personnes . Ces photos montrent ce que le public ne peut pas voir pendant le spectacle . Ils montrent ce qui se passe dans les coulisses, de l’autre côté du rideau. Le train de la troupe de Septembre à Juin. Il existe des préparations, le stress, les réussites, les erreurs et le travail d’une équipe de bénévoles. Même les costumes, les accessoires et la tente se sont conçues et créées par les femmes et les hommes de Cadets’ Circus .

Cadets'Circus

Cadets'Circus

L’équipe des photographes de Master Films pour Airbus

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Airbus

L’envol d’un A380 ou d’un A350 est un moment magique, leur construction tout un art … Sous le regard complice de photographes privilégiés, nous levons le voile sur les coulisses du fleuron industriel…

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Photo © Pascal Pigeyre

 

 

 

 

 

 

L’équipe des photographes de Master Films

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– Jean Baptiste Accariez
– Alexandre Doumenjou
– Hervé Gousse
– Frédéric Lancelot
– Fabrice Lépissier
– Philippe Masclet
– Pascal Pigeyre
– Sylvain Ramadier
– Céline Sadonne
– Artëm Tchaikovski

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Photo © Frédéric Lancelot

Stéphane Monserant – Ces métiers oubliés

J’ai découvert la photographie en 2002 à l’âge de 25 ans avec l’acquisition d’un premier appareil. Depuis toujours intéressé par l’image, je me suis rapidement inscrit à une association photo à Bordeaux qui m’a appris les bases de la composition ainsi que le développement argentique.

Dès lors, une passion est née et l’idée de vivre de la photo devenait de plus en plus précise. J’ai alors quitté mon métier initial de caviste afin d’intégrer une formation professionnalisante à l’école EFET (Paris 13) en 2009-2010.

Un an après la formation, je suis revenu vivre à Bordeaux avec toujours cette idée en tête de réaliser des reportages à proposer à la presse ou à des concours. Je travaille en tant que photographe indépendant pour des collectivités et des châteaux viticoles.

Stéphane Monserant 

 
Site internet
Exposition – Prix

Finaliste du Grand prix Photo Reportage Etudiant Paris Match 2010 pour le sujet Tibet : Tradition malgré répression

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ces métiers oubliés

L’artisanat en France, c’est plus de 250 métiers répartis sur quatre secteurs d’activités : l’alimentation, le bâtiment, la production et le service. Présent sur l’ensemble du territoire, c’est un acteur de la vie locale. Par son activité, il dynamise l’économie, l’emploi et joue un rôle essentiel en faveur du service de proximité. Si l’on connaît la grande majorité des métiers, certaines activités sont inconnues du grand public et sont devenues très rares dans l’hexagone. L’absence d’école enseignant certains métiers, les coûts de production moins élevés dans les pays émergents, le désintérêt de la jeunesse pour les travaux manuels ou, tout simplement, le manque de connaissance du grand public, sont autant de raisons qui font la rareté de ces activités. Travaillant la plupart du temps seul, ou en équipe réduite, ces hommes et femmes ont fait de leur plaisir leur activité professionnelle. Qu’ils soient horloger, héraldiste, bottier ou noteur, tous sont des passionnés qui ne changeraient pour rien au monde de situation. C’est grâce à eux, toujours prêts à enseigner leur savoir-faire à autrui, que ces métiers oubliés ne deviennent pas des métiers disparus.

Marie Claude Steger

Marie-Claude Steger, réparatrice de phonographes. Passionnée de mécanique et de phonographe, Marie-Claude a ouvert sa boutique il y a 40 ans, dans une ancienne boucherie de Saint-Ouen. Etant pratiquement seule à exercer cette activité, elle restaure et répare les phonographes pour le plus grand bonheur des amateurs de 78 tours

Pierre Corthay

Pierre Corthay, bottier. Depuis toujours passionné de cuir, c’est à l’âge de 16 ans que Pierre décide de s’engager dans les Compagnons du Devoir. Aujourd’hui mondialement connu, il fait parti d’un des derniers bottiers de France à travailler entièrement à la main.

Reinhardt Von Nagel

Reinhard von Nagel, facteur de clavecins. Après avoir crée l’atelier von Nagel en 1963, Reinhard eut un premier contact avec le monde du clavecin en 1969. Depuis, il fabrique ces instruments rares avec passion dans son atelier du 11ème arrondissement

Philippe Martial

Philippe Martial, gainier. Ce métier consiste à habiller une boite ou un livre avec du cuir. Philippe est artisan depuis 1971 et son activité est complétée par la dorure sur cuir et la reliure.

 

Isabelle Serro – Les magiciens de l’Aluminium

Wizards of the Aluminium Wizards of the Aluminium Pour Isabelle Serro, la photographie est son oxygène, c’est elle qui la fait grandir et lui permet de se consacrer à sa passion de la découverte de l’autre et de territoires qui lui étaient jusque là inconnus.

Du fin fond de l’Amazonie, en passant par les dernières révolutions qui secouent notre planète ou encore au sein de communautés souvent dénigrées, elle apprend au quotidien à marcher sur un fil dans des situations nouvelles, souvent complexes, chargées d’émotions et toujours enrichissantes.

La photographie n’est pas un but pour elle mais un moyen de découvrir et de mettre en valeur l’humain dans des tranches de vie toujours partagées, là où souvent l’optimisme semblerait absent de prime abord.
Prenant de biais les images formatées et pré établies, contournant les chemins déjà tracés, elle se fie à ses ressentis vierges de tout apprentissage préalables et à sa bonne étoile pour rapporter des images de lieux ou de situations souvent jugés hostiles ou sensibles.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les magiciens de l’Aluminium

Pendant mon temps passé en Egypte en 2013, je rencontrais beaucoup de gens de la communauté copte. La communauté copte, qui ont longtemps été victimes de discrimination en Egypte, en direct sur la périphérie du Caire et de consacrer leur vie à la collecte des ordures du Caire.
Ils trient et sélectionnent les détritus de la capitale pour le recyclage. Ils recyclent des canettes de soda et les bombes aérosols, les faire fondre en palettes avant de les vendre à une compagnie d’aluminium. Ce travail est exténuant et risqué. Les conditions de travail sont terribles et le gaz qui reste dans les récipients sous pression est extrêmement dangereux.

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Les travailleurs de l’aluminium ne reçoivent pas la reconnaissance ou le soutien du gouvernement égyptien ou les citoyens égyptiens, ma is leur rôle est essentiel dans le maintien des déchets du Caire sous contrôle.
Communauté copte comprend les personnes dignes , ils sont assistants d’aluminium qui font quelque chose d’utile à partir des déchets du Caire.

Wizards of the Aluminium

 

 

 

 

Théo Synchro X – Les princes de l’ombre

Depuis plus de 15 ans, Théo Pinganaud couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse magazine française et étrangère (Irak, Pakistan, Algérie, Kosovo, Bosnie, conflit israélo-palestinien). Ses photographies sont publiées dans de nombreux journaux (GEO, Stern, Paris Match, Elle, Marie-Claire, Figaro Magazine).

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photographiques

    • 15, SAMU, paru en 2005 aux Éditions Arléa
    • 24h au théâtre, paru en 2006, autoédition
    • Louise Michel, paru en mai 2008 aux Éditions Danger Public
    • VA SAVOIR ! chroniques photographiques d’une année au lycée, paru en 2012
    • De Groland au grand soir, paru en mai 2012 aux Éditions Capricci

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les princes de l’ombre

La grève chez Leroy Somer vue par trois photographes

Camile Relet/Yohann Bonnet/ Théo-Synchro-X

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Mathieu Chazal – Les apprentis

Le photographe Matthieu Chazal, né en 1975, a débuté en 2012 un projet documentaire sur le thème de la ruralité en Charente. Il veut proposer une vision du monde rural, de ses mouvements et ses transitions à travers différentes séries de photographies en noir et blanc. Ce travail tentera de proposer un arrêt, un temps de pause, propice à la réflexion sur le devenir agricole et rural. Il propose ici la série « Les Apprentis », faits de portraits posés et de scènes prises sur le vif. Un regard sur les futurs agriculteurs, le travail à la ferme, leurs relations à la terre et aux animaux.
Diplômé en philosophie et en journalisme, Matthieu Chazal a été journaliste, notamment au journal « Sud Ouest », jusqu’en 2005, avant de se lancer dans la photographie documentaire. Après des reportages au Niger sur les Touaregs et au Sénégal sur la lutte, sport national, il s’installe à Istanbul en 2007. Il s’intéresse aux minorités, aux frontières et aux migrants, de la Mer Noire à la Mésopotamie. Le projet sur la ruralité en Charente, département où il a grandit, est un retour aux sources : il installe un labo photo argentique à l’association Thélème, située à Chasseneuil-sur-Bonnieure, et y anime des ateliers photo, notamment avec les élèves de la MFR de La Péruse. Il tente de trouver l’équilibre entre des projets aux longs cours dans des territoires lointains, et des sujets en Charente, proche et familière.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 :  Les apprentis

Ils ont entre 14 et 18 ans et se destinent à une carrière agricole. Octavien, Vincent, Thomas ou Valentin sont en apprentissage à la Maison familiale et rurale (MFR) de la Péruse, en Charente-Limousine.
Cette MFR fait partie d’un réseau de 440 établissements créés à partir de 1937 et répartis en zone rurale sur tout le territoire français. Les MFR forment en alternance plus de 70 000 jeunes et adultes par an aux métiers agricoles, surtout, mais aussi aux métiers de bouches, services à la personne, commerce…
La MFR de la Péruse accompagne des jeunes vers la filière agriculture et élevage. Certains sont fils d’agriculteurs, d’autres en recherche d’une rapide autonomie professionnelle, d’autres encore en situation d’échec scolaire dans le système classique. Aux cours théoriques en salle de classe, tous les jeunes préfèrent les ateliers pratiques sur le terrain, avec les moniteurs de la MFR et des professionnels de l’agriculture : contention de bétail, séance de tronçonnage, sélection de bétail, sorties aux abattoirs, au Salon de l’Agriculture de Paris…

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Formés en alternance, Octavien, Thomas, Valentin et les autres travaillent en stage dans différentes exploitations du département. Ils s’épanouissent dans « la vie au grand air, le travail avec les animaux, l’utilisation des engins agricoles, machines et tracteurs ».

Certains effectuent leur stage sur l’exploitation familiale, élevages bovin, porcin ou ovin, pour reprendre la ferme une fois diplômés. Durant son stage, Thomas se lève tôt pour aller nourrir et soigner les bêtes, une cinquantaine de vaches limousines et autant de moutons. Il envisage de développer la petite exploitation familiale et ne vivre bientôt que de l’élevage, alors que ses deux parents ont un emploi « à l’extérieur » pour compléter les revenus de la ferme. Octavien, lui, espère rapidement acquérir une autonomie professionnelle et financière en étant embaucher en tant qu’ouvrier agricole par son maître d’apprentissage.
Education théorique, formation pratique, apprentissage de la vie en collectivité et expériences sur le terrain… « Les Apprentis » s’exercent aux techniques agricoles et à la gestuelle paysanne. Des forces nouvelles bientôt prêtent à prendre la relève.

Gwenn Dubourthoumieu – Les mangeurs de cuivre

Gwenn Dubourthoumieu s’est intéressé à la photographie alors qu’il travaillait en Afrique pour des ONG humanitaires. Professionnel depuis avril 2010, son travail est régulièrement récompensé. Cette année, Gwenn Dubourthoumieu a remporté le concours Sophot et à été nomé finaliste de la 53ème Bourse du Talent (catégorie reportage) et de la bourse Afthermath. L’année précédente, il a remporté la 2ème place aux NPPA Best of Photojournalism Awards dans la catégorie  «The Art of Entertainment», fait parti des 12 photoreporters sélectionnés au festival en Baie de St Brieuc, a été sélectionné dans la catégorie «Fine Art – Portrature» aux Sony World Photography Awards, a reçu le prix spécial du jury au 8th Days Japan International Awards et a été nomé finaliste du Photo Philanthropy Award dans la catégorie professionelle. En 2011, Gwenn Dubourthoumieu a reçu la mention spéciale au prix Roger Pic et le prix de l’enquête au Festival Européen de Journalisme de Lille pour son reportage sur les enfants sorciers de Kinshasa. La même année, il remporte la bourse «Getty Images Grants for Good» pour sa série «Des Vies Violées» traitant du problème des violences sexuelles en République Démocratique du Congo. En 2010, il faisait déjà partie des finalistes de cette même bourse et avait reçu le Prix Spécial du Jury au Festival SCOOP d’Angers pour son travail «État d’Armes».

Gwen Dubourthoumieu

Prix et récompenses et expositions

2013 : Lauréat du MSH Photography Fellowship Grand Prize. 
2013 : Lauréat du concourt Sophot.
2013 : Exposition Barrobjectif 2013 : Les Jecokes et les Palais de Mobutu.
2012 : Finaliste : Photo Philanthropy Awards.
2012 : Coup de Coeur de la 50ème Bourse du Talent – catégorie portrait
2012 : 2ème place – NPPA Best of Photojournalism Awards 2012 – catégorie «The Art of Entertainment».
2012 : Prix Spécial du Jury – 8ème Festival International du Photojournalisme «Days Japan» de Tokyo.
2012 : Sélectionné aux Sony World Photography Awards – catégorie «Fine Art – portraits».
2011 : Prix de l’enquête – Festival Européen du Journalisme / Scoop Grand Lille –
2011 : Mention spéciale du Jury – Prix Scam Roger Pic.
2010 : Prix Spécial du Jury – Festival du Scoop et du Journalisme d’Angers – 2010.
2009 :  Finaliste du concours international de photojournalisme “Le Tremplin Photo de l’EMI”.

Bourses et subventions

2013 : Finaliste de la bourse Aftermath Project.
2012 : Lauréat de la bourse du festival «photoreporter» de la baie de St Brieuc –
2011 : Lauréat de la bourse “Getty Images Grants for Good”.
2010 : Co-lauréat avec Simon Sanahujas de la bourse “Défit Jeune” du Conseil Régional de Champagne-Ardennes pour le projet “Sur la piste de Tarzan” – 2010
2010 : Finaliste de la bourse “Getty Images Grants for Good” – 2010

Livres

2012 – “À la poursuite de Dracula” – Ed “Les Moutons Electriques”.
2010 – “Sur la Piste de Tarzan” – Ed “Les Moutons Electriques”.
2009 – “Conan the Texan” (traduction) – Ed “Les Moutons Electriques”.
2008 – “Conan le Texan” – Ed. “Les Moutons Electriques”.

 

Conan le texaneSur la piste de Tarzan

 

La poursuite de Dracula

 

 

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les mangeurs de cuivre

La « ceinture de cuivre » katangaise, à l’extrême sud-est de la République démocratique du Congo, recèle 10 % des réserves mondiales de cuivre et 34 % de celles de cobalt. Début 2011, le cours du cuivre a atteint son record historique : 10 000 dollars la tonne sur le London Metal Exchange. Depuis, la tendance s’est confirmée, maintenant le cours à plus de 8000 dollars la tonne. Profitant de ce boom sans précédent et d’une libéralisation organisée par la Banque Mondiale au début des années 2000, d’immenses fortunes se bâtissent à la faveur d’une gestion particulièrement opaque des revenus du secteur minier. Jusqu’à présent, seules quelques multinationales et une poignée d’individus proches du pouvoir a les moyens d’en profiter. Paradoxalement, la situation des quelques 200 000 « creuseurs » katangais qui survivent grâce à cette activité et constituent encore la majorité de la main d’œuvre, s’est aggravée. Les investissements des multinationales occidentales, indiennes ou chinoises les ont chassés des sites les plus riches. Forcés à revendre leur production à bas prix aux partenaires gouvernementaux ou contraints de se rabattre sur l’exploitation des rejets industriels, ils amoindrissent encore leur espérance de vie comme leurs revenus.

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Véritable « scandale géologique », la République Démocratique du Congo peut s’enorgueillir de posséder un des sols les plus riches de la planète. Les abondantes ressources en cuivre de la province du Katanga justifieraient à elles seules ce statut. De la colonisation au  régime dictatorial de Mobutu, l’exploitation minière Katangaise a constitué un enjeu économique de taille pour les pouvoirs en place. En créant une entreprise publique détenant le monopole de l’extraction minière au Katanga, la Gécamines, l’Etat  s’est longtemps garanti un fonds inépuisable de revenus (l’entreprise représentait 85% des revenus d’exportation et 42% des recettes de l’Etat Congolais à la fin des années 80). Mais la gestion prédatrice du Maréchal Mobutu a eu raison de la santé de la « vache à lait ». La ruine de la Gécamines et la guerre en RDC à la fin des années 1990 ont ainsi inauguré une vaste libéralisation du secteur, marquant le coup d’envoi d’une anarchique « ruée vers le cuivre ».

La province du Katanga a semblé alors abandonnée à l’initiative des plus modestes. Tout le monde tentait sa chance ; armés de pelles et de pioches, souvent pieds nus, les anciens employés de la Gécamines furent rapidement rejoints par des dizaines de milliers de candidats au travail. Motivés par une nécessité économique qui s’apparentait à la survie, ces creuseurs artisanaux travaillaient sans aucune mesure de protection ou de sécurité et s’exposaient chaque jour à des accidents qui pouvaient leur coûter la vie. Aujourd’hui encore, on en dénombre près de 150.000 dans la Province. Parmi eux, on compte un nombre significatif de femmes, mais aussi d’enfants, parfois très jeunes, logés à la même enseigne. Beaucoup ont quitté l’école, ont laissé tomber leurs études ou ont abandonné l’agriculture pour devenir « creuseur ».

En théorie, le développement de l’industrie minière au Katanga, en apportant de meilleures conditions de travail et de l’équipement professionnel, aurait dû profiter aux travailleurs. Mais en pratique et de manière paradoxale, ce boom minier a encore aggravé la situation des « creuseurs ». Les investissements des multinationales occidentales, indiennes ou chinoises les ont chassés par dizaines de milliers des sites les plus riches. Ils se sont trouvés ballottés d’une mine à l’autre et bien souvent contraint de se rabattre sur l’exploitation des rejets ou des eaux usées  des industries, diminuant encore leur espérance de vie comme leurs revenus.

Les révoltes sont fréquentes mais brutalement réprimées.

Jean-Daniel Guillou – Le petit Gaël

Né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance, il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de L’Arche de Zoé. Emprisonné au Tchad pendant deux semaines, il s’est retrouvé au cœur de l’actualité.

Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables. Il appartient à la famille des photojournalistes au long cours et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse. Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quel que soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.

Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.

Portrait Jean-Daniel.Guillou

Contact

tel : 06 85 52 91 10
courriel : jdguillou@hotmail.com
Site web de Jean-Daniel Guillou

Exposition Barrobjectif 2013 : Toutes à l’école, Happy Chandara, Cambodge
Exposition Barrobjectif 2012 : Les yeux du monde
Exposition Barrobjectif 2011, 2010, 2008, 2007, 2006, 2005

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le petit Gaêl

Eric Taraud est le patron du petit Gaël, Vincent, Christophe, Tristan et Steve sont les marins du fileyeur  et vivent  tous sur l’Ile d’Yeu.

Le petit gaël est un fileyeur de 23 mètres et celui-ci pratique la pêche au merlu.

Ils partent pour des marées de 8 à 15 jours, le travail est très dur, le bateau transporte 3 kilomètres de filet  et en moyenne ils ramassent 12 à 18 tonnes de merlus par semaine.

Qu’ils prennent ou non du poisson, le boulot est éreintant, à bord ils se lèvent vers  5 heures du matin, pour envoyer les filets et lorsqu’ils les remontent, plus tard, il faut démailler les poissons, les algues, les crabes et divers débris flottants.

Ils finissent vers 23 heures pour reprendre quelques heures plus tard. Après trois ou quatre jours, l’épuisement est total.

Le plus dur, aujourd’hui, c’est l’incertitude de ce qu’ils vont gagner, qui dépend de la ressource, mais aussi des fluctuations des prix en raison des gros navires venus d’Espagne et qui balancent leurs énormes filets.Guillou-1 Guillou-2 Guillou-3

Jacques Hamel – Arte Xáveg

D’origine normande, Jacques Hamel vit et travaille à Dax depuis 1991 comme formateur en informatique.

En 1982, une photo d’identité sera le déclencheur qui lui fera découvrir l’art photographique. Cet événement marquant fera que cette passion, qu’il exercera en autodidacte, ne le quittera plus.

 

Portrait Jacques Hamel

Contact
photo@jacqueshamel.com
Site web Jacques Hamel

Diverses publications et expositions individuelles et collectives :
« Marines », « Sol y Sombra», « Espagne intemporelle, entre profane et sacré», « Arte Xávega, pêche en mer traditionnelle».
2005, 2006 et 2007 – Réalisation de l’affiche du Festival Paso Passion de Dax.
2007 – Réalisation de l’affiche des Fêtes de Tyrosse.
1998, 2004, 2006, 2012 et 2014 – Salon photographique de Mimizan.
2003 – Projection de la série « Marines» et nominé dans la catégorie « Regard sur la mer» au Festival international de la mer à Vannes.
2011, 2012 et 2013 – Festival photographique de Dax.
2013 – Festival de Photoreportage BarrObjectif avec la série « Espagne intemporelle, entre profane et sacré»

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Arte Xáveg, nom portugais pour cette forme de pêche en mer traditionnelle, encore visible sur la côte portugaise, mais pour combien de temps ? 

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Qui n’a jamais vu ces célèbres images de pêcheurs du Portugal, essentiellement prises à Nazaré dans les années 50-60, par nombre de grands photographes comme Edouard Boubat, Sabine Weiss, Jean Dieuzaide ?

Ayant parcouru l’Espagne pendant 5 ans à la recherche de sa culture traditionnelle, je reviens 15 ans plus tard au Portugal à la rencontre de ces pêcheurs. En fonction de la météo, vous pourrez encore les apercevoir à Furadouro, Torreira, Praia de Tocha, ou encore Praia de Mira. J’ai choisi comme port d’attache Torreira, petite station balnéaire derrière la ria d’Aveiro, au sud de Porto, pour 3 séjours en 2012 et 2013.

Mer forte et vent puissant. Sur la longue plage, 2 bateaux en bois au loin, fièrement calés sur le sable, parfois cachés par les dunes, attendent toute l’année un départ. Il n’y a pas si longtemps, fierté de tout un village, ils trônaient en plein centre de la plage. Et même si l’été ils sont encore la principale attraction touristique de la ville, ils ont été repoussés à l’écart. Là où autrefois les filets séchaient sur le sable, se trouvent aujourd’hui des bars branchés sur pilotis : changement d’époque, cohabitation impossible.

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De retour du Luxembourg il y a 9 ans, Marco a repris l’un de ces bateaux. Toute l’année, 7 jours sur 7, il espère une météo clémente pour affronter l’océan. Pas toujours gagné. Pour exemple, en mai dernier, lors de mon deuxième séjour de plus d’une semaine, je n’ai pu réaliser des images qu’un seul jour. Grain trop gros pour sortir.

Hommes et femmes de toutes générations composent son équipe, avec des tâches bien précises. Certains vont partir en mer pour lancer le filet qui sera ensuite tiré jusqu’à la plage. D’autres resteront sur le sable pour enrouler le cordage de la sortie en cours, préparer le filet pour la sortie suivante ou trier le poisson encore frétillant. Depuis 15 ans déjà, le tracteur a remplacé les bœufs. Utilisé pour mettre le bateau à la mer,  tirer le filet sur la plage, remonter le poisson une fois trié sur le sable, il a ainsi un peu facilité ce travail si difficile. C’est indéniable même si on ne peut  que regretter la disparition progressive de l’aspect typique de cette pêche. Mais de nos jours, les exigences économiques sont impitoyables : dans un Portugal déjà rudement touché par la crise, pas de sortie en mer, pas de travail, pas de poisson, pas d’argent.

En posant mon regard sur ces scènes de pêche, je me suis posé la question de leur avenir. Quelle jeune génération s’aventurera à prendre la relève de cette tradition aujourd’hui fragilisée ? Pourtant, nul doute, que leurs techniques s’inscrivent complètement dans la vision moderne du développement durable, respectueuse des ressources de la mer, loin, si loin de celles des chalutiers industriels.

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Olivier Touron – Les vacances à l’Usine !

Olivier Touron 
(né en 1969, France), suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier. En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…) Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.

Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines.
En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).
Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises ou institutions, ou par le biais d’agences.

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Site web de Olivier Touron
tél. : +33 603 226 708
courriel : otouron@nordnet.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les vacances à l’Usine ! Voyage au cœur du mythe industriel allemand

À l’heure de la crise économique et des questions sur l’avenir industriel européen, où les usines en France ferment et se délocalisent, les Allemands affichent une santé insolente. Plus encore, quand chez nous le patrimoine industriel se transforme en logements, salle de spectacle ou musée, ou reste en friche, nos voisins ouvrent les portes de leurs usines incroyables et exhibent aux touristes incrédules leur industrie en marche.

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Voici un road trip à travers l’Allemagne et différents sites qui illustrent cette volonté de miser sur le made in Germany et cette fierté nationale affichée.TOURON-Voyage-dans-l-industrie-Allemande-03

Profitons-en pour questionner cette image et voir si derrière la façade illuminée ne se cache pas un village Potemkine. Le miracle allemand, mais à quel prix social ?TOURON-Voyage-dans-l-industrie-Allemande-02TOURON-Voyage-dans-l-industrie-Allemande-01