Radio 2019

Radio Pinpon a été fondée par Éric Lotterie, infirmier en psychiatrie à l’hôpital de Niort. Ce projet de radio, web associative a reçu le 1er prix National des équipes soignantes en psychiatrie. Entretien avec Louise Rasmont (stagiaire), une festivalière, Chiara Dazi, Justine Byra, Julien Hazemann, Lou Camino, cousine de Pierre Delaunay, Pierre Dalaunay, Jane Evelyn Atwood


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Reportage sur la 20e édition du festival

Vidéo 2019

Jean Gaumy accompagne des scientifiques qui étudient les changements climatiques et le réchauffement de la planète dans l’Arctique. Parallèlement à ce travail Jean Gaumy a poursuivi son travail personnel sur les paysages et les territoires. À l’occasion des visites des scolaires il fait découvrir avec passion son travail aux enfants.

*Jean Gaumy a été élu à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France en 2016, il a été l’invité d’honneur du festival BarrObjectif en 2014

Kasia Stręk est une jeune photographe engagée, elle a parcouru 5 pays la Pologne, les Philippines, l’Irlande, l’Égypte et le Salvador où l’avortement est interdit.
Son exposition récompensée par le Prix Camille Lepage et le Prix Lagardère a été exposée au festival Barrobjectif 2019.
Grâce à ces 2 prix, Kasia va pouvoir poursuivre son reportage sur le manque d’accès à l’avortement et le droit aux contraceptifs aux État-unis d’Amérique et en République Démocratique du Congo.

FR3

Reportage d’FR3 pour les 20 ans du festival BarrObjectif.

France 3 Nouvelle Aquitaine

Pierre DELAUNAY organisateur du festival BarrObjectif

Patrick CHAUVEL 1er invité d’honneur du festival BarrObjectif

Jean GAUMY membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France depuis 2016. Invité d’honneur en 2014

Frédéric SAUTEREAU invité d’honneur en 2011

Le programme 2019

L’invité d’honneur Paolo PELLEGRIN de l’agence MAGNUM PHOTOS

Les 20 photographes sélectioné·es par le jury : Patricia Couturier, Simon Danger, Xavier Lucas, Aurélie Lacouchie, Lidwine Kervella, Rodolphe Marics, Ovidie.

Cyril ABAD – In god we trust, voyage au cœur des excentricités de la foi aux USA

Angélique  BOISSIÈRE – Marées

Hendrik BRAET – La Digue

Justine BYRA – Une longueur d’avance

Lou CAMINO – Humberstone – KNO3 – E252

Hervé CHATEL – Gardians : Un choix de vie

Anne-Charlotte COMPAN – Histoire d’un Katala

Benoit COURTI – Deep Black

Chiara DAZI – Le Derby (de Moldavie)

Benjamin FILARSKI – Lallubhai Compound

Julien HAZEMANN – Min gong Style

Seif KOUSMATE – La jeunesse rwandaise, 25 ans après le génocide

Sébastien LEBAN – L’île perdue

Jérémy LEMPIN – Ils pissent vert et rouge

Marie MAGNIN – Chez Totor – À la croisée des solitudes

Sabrina MARIEZ – Solange

Joseph MELIN – Ikejime, la revanche du Miyabi

Denis MEYER – Les derniers Illyriens

Gérard STARON – Hom(m)es

Emmanuel TARDY – Wild in Black

LES ANCIENS INVITÉ·ES D’HONNEUR

Christopher ANDERSON 2003

Jane Evelyn ATWOOD2012

Patrick BARD 2010

Michel BERNATETS – 2006

Éric BOUVET – 2008

Patrick CHAUVEL – 2000

Jérôme DELAY – 2004

Marie DORIGNY – 2002

Jean GAUMY – 2014

Cédric GERBEHAYE2016

Bénédicte KURZEN 2017

Olivier LABAN-MATTEI – 2015

Patrick MESNER – 2007

Jean-Luc MOREAU-DELERIS – 2001

Emin ÖZMEN – 2018

Marc RIBOUD – 2009

Frédéric SAUTEREAU – 2011

Hans SILVESTER – 2013

Laurent VAN DER STOCKT – 2005

LES EXPOSITIONS PARTENAIRES

PRIX LUCAS DOLEGA : Javier ARCENILLAS – Latidoamerica – La violence en Amérique Latine

FESTIVAL DE DAX : Francis MESLET – Mind Travels

LES JOURNÉES DU REPORTAGE DE BOURISP : Lucas SANTUCCI – Le Desman des Pyrénées

PRIX CAMILLE LEPAGE : Kasia STREK – Le Prix du Choix

Cyril Abad _ In God we Trust, voyage au cœur des excentricités de la foi aux USA

DRIVE-IN CHRISTIAN CHURCH. Chaque dimanche, le révérend Rob s’exprime sur le balcon de l’église chrétienne Drive-In, devant un parking. Le sermon est diffusé en direct sur la bande passante 88.5 FM.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : In God we Trust, voyage au cœur des excentricités de la foi aux USA

Ce reportage est une exploration de la société américaine au travers du prisme religieux.

Dans un environnement social particulièrement morose couronné par l’élection de Donald Trump (qui a recueilli plus de 80 % du vote blanc chrétien), la religion est plus que jamais un marqueur pertinent pour mieux appréhender l’évolution de la société américaine.

Dans ce reportage je m’intéresse à la manière dont l’offre religieuse (exclusivement d’obédience protestante : plus de 52 % de la population américaine) se réinvente en suivant les évolutions du libéralisme.

J’ai pu identifier un certain nombre de groupes ou niches aux spécificités originales parfois insolites et ciblés par les églises.

Ces groupes sont de véritables indicateurs de l’évolution sociale, restant persuadé que c’est à la marge qu’on trouve les ébauches des grandes évolutions.


BIOGRAPHIE

Photographe indépendant depuis une dizaine d’années. Basé à Paris. Membre de l’agence Hans Lucas.

Son travail documentaire interrogeant la place de l’homme dans une société en perpétuel changement est largement influencé par la photographie de rue. Son écriture photographique est volontairement décalée, intuitive et picturale.

Son travail a été publié entre autres dans la revue 6Mois, National Geographic, D la Repubblica, DE VOLKSKRANT,  Stern magazine, Le Monde, la revue 24H01, Society, le magazine EBDO, Fisheye Magazine, Le Parisien Mag, La Croix, Le Nouvel Obs, La revue Long Cours, Le magazine 75, La Vie, Paris Match, Wider Mag, Libération, Le Pèlerin, Alternatives économiques, Les Echos,  etc….

Prix Mentor 2017, lauréat du Miami Street Photography Festival 2017, lauréat du prix MAP 2013, lauréat du prix 2015 Regards double .

Angélique Boissière _ Marée

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Marée

« Ils disent que je suis aqueuse.

Aqueuse est en leur bouche un mot tranchant car ils ne savent plus se baigner nus, et pour mieux vivre, ils ont fait de ma nudité un défaut. Ils disent que je suis instable, que je vais et que je viens pour abolir dès le lendemain l’ouvrage de la veille. Par moi pourtant furent accomplies des myriades de renaissances, mais l’orgueil des enfants déborde : il leur cache jusqu’au voile qui les aveugle. Ils crient si je tarde, ils crient si je me montre froide, sans comprendre que leur cœur est abstrait de la mesure du monde, et qu’ils ne lui commandent pas.

Ils ne me commandent pas.

J’abreuve et me retire avec ou sans eux : je les précède, leur survis, et ma muette leçon n’a nul besoin d’être entendue. Je porte la vie comme le sang maintient la leur. Je porte leur reflet et leur négation, et ils ferment les yeux face au paradoxe. Leurs paupières sont vides quand je suis le plein. En moi, la vérité pure, l’innocence dans ce qu’elle offre de tendre et de cruel. En moi l’âpreté de l’hiver et la torpeur de l’été, en moi nourriture, vie, repos, mort. Si l’on veut m’aimer, que l’on me prenne pour ce que je suis, rien d’autre.

J’ondule, indifférente à la crainte et à l’admiration ; je suis, et cela doit nous être suffisant.

Il est des âmes qui viennent à moi sans craindre cette nudité. Elles s’écorchent les pieds à ma rencontre, restent accroupies au bord de mes flancs, frissonnent sous mes embruns. Ainsi exposées, vulnérables contre ma force, elle ont abandonné leur fardeau pour mieux s’abreuver. Elles s’unissent en moi sans jamais se confondre, deviennent paysage en observant mon portrait, et leur unité grandit quand à travers elles je me fais multiple.

L’homme les a appelées nymphes parce qu’il pensait que seul le divin était capable de se montrer nu. Dieu est mort, et la vêture a pris sa place, mais pas la mienne. Je reste là, au milieu de moi-même, au milieu d’elles, insensibles au dédain que la marche du monde nous porte, à nous autres aqueuses. »

BIOGRAPHIE

À 27 ans, Angélique Boissière présente son premier livre : Marée. L’occasion pour elle de se dévoiler, de dépasser sa nature un peu réservée. L’occasion pour vous de mieux la connaître, de découvrir la femme derrière la photographe. Elle est bercée dès son plus jeune âge dans une culture artistique. Esthète dans l’âme, elle fait ses études littéraires et une école d’arts appliqués. Par la suite elle devient graphiste. En 2014, elle se lance dans la photographie argentique, avec de nombreuses inspirations en tête. Sally Mann, Francesca Woodman ou quelques grands noms de la haute-couture Paolo Roversi, Helmut Newton…Si elle a d’abord posé, elle s’est sentie plus photographe que modèle. Parce qu’on fond d’elle sommeillent des histoires…
Et quelles histoires nous raconte-telle ? Angélique nous parle de l’énigme du temps. Un temps épais, long, qui traine, et ce, alors même que nous vivons dans une ère de l’immédiat. L’argentique lui permet de prendre ce temps, de choisir minutieusement cette seconde durant laquelle elle appuie sur le déclencheur. Une photographie, ce n’est jamais un instant. Un simple fragment. Et pourtant, il est suffisamment long pour évoquer l’infini, la solitude, le silence, le mystère, peut-être même la mort…Ce faisant, ses portraits en noir et blanc au moyen format ressemblent à des souvenirs, empreints de nostalgie.
La jeune femme nous donne à voir une élégance surannée, sans pourtant qu’on puisse précisément la dater. Une élégance qui lui vient de ses longues années de danse classique et des heures passées à dessiner des modèles vivants. Elle transmet simplement une certaine conception de la beauté, sans la prétention d’élaborer un discours théorique rationnel.
Angélique une des rares femmes photographes à se consacrer essentiellement au nu féminin. Selon ses propres mots, elle fait du « portrait nu « . Mais si la nudité est présente dans ses travaux, elle n’est jamais qu’une manière de s’approcher d’une forme d’essence de l’Homme, dans la lignée de la longue tradition artistique du nu en Occident. Elle donne à voir ces femmes dans leur seule beauté, dépouillées de tout artifice, ramenées dans une espèce d’égalité originelle. Reste alors la pureté de l’émotion cristallisée par le grand noir et blanc.
Malgré ses débuts relativement récents, son travail a été remarqué lors de nombreuses expositions : au festival Beijing Photo à Pékin (2016), durant sa rétrospective à la Peep Art galerie à Bruxelles (2017), pendant le festival européen de la photographie de nu à Arles (2017), à la Galerie Claude Samuel à Paris et à la Maison de photographie de Lille, dans le cadre de l’exposition 30 under 30 women photographer (2018).
Loin d’être grisée par ses premiers succès, elle avoue humblement qu’elle ne considère jamais son travail achevé. Une éternelle perfectionniste : la jeune femme concède au bas mot qu’il manque encore des clichés à son livre. Dans sa pratique photographique, elle se cherche, inlassablement. Peut-être est-ce la raison pour laquelle ses travaux disent beaucoup d’elle. Elle aime à répéter parfois les propos d’Oscar Wilde : « tout portrait peint avec sincérité est le portrait de l’artiste et non du modèle… ». Alors au fond, à quoi bon cette note biographique ?

Hendrik Braet _ La Digue

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : La Digue

De prime abord, l’aspect de notre côte belge ne ferait pas croire que notre littoral fait à peine soixante-cinq kilomètres. Les quatorze communes de ce littoral sont reliées, presque sans interruption, par une longue promenade qu’on appelle La Digue, et la Digue reflète les populations belges. Chacune à sa manière définit sa tranche de la côte : touristes à glacière venus pour la journée, Flamand laborieux à la retraite qui a pu s’offrir un appartement (et c’est pourquoi il y a tant de grands immeubles à proximité de la plage), fils à papa qui mènent la grande vie à Knokke, et d’autres encore.

Aux débordements de la mer sauvage, la Belgique oppose une rage de bâtir et un glissement territorial. La mer ne se laisse pas débiter en tranches, mais sitôt arrivés sur la plage, nous sommes enfermés dans nos différentes cases.

Un regard sur la plage révèle des choses pas croyables. Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un appartement louent une des nombreuses cabanes de plage ; dans certaines communes du littoral, on tombe d’un bar exotique au suivant.

Bref, on trouve difficilement la paix et la poésie le long de notre littoral belge, mais saisir en images le Belge et son littoral, sous tous les angles, sous toutes les formes, ce fut excitant !

BIOGRAPHIE

Hendrik Braet, né en 1974, est photographe de documentaire. Belge, son travail est centré sur sa propre culture. Sa devise : « Tout se passe très près ! »

Hendrik a fait ses études à l’université de Gand, et aux Beaux-Arts de Gand. Licencié en Sciences Po, il a aussi un diplôme de photographie.

Il vit à Gand avec sa femme Elsie Vercaigne, et sa fille Charlotte, qui a sept ans.

Justine Byra _ Une longueur d’avance

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Une longueur d’avance

Sa silhouette d’athlète se dessine dans le bassin, elle effleure l’eau de ses petites mains, avec puissance, elle se déplace et trace son chemin. La longueur est finie, elle me sourit .

Le quotidien de cette jeune femme de 23 ans en ferait pâlir certains. Levée aux aurores, petit déjeuner riche en protéines, traitements en tout genre, le tout avant de rejoindre le grand bain et d’enchaîner les kilomètres.

Une vie intense et exigeante, celle de Carla atteinte de trisomie 21 et championne d’Europe de natation catégorie – sport adapté.

Ce rythme elle l’a choisi il y a 5 ans et il a tout chamboulé.

Avec une fille multi-médaillée aux quatre coins du monde, Nadine et Jean-Marie ont dû s’adapter. Un emploi du temps millimétré et équilibré où chaque intervenant prend la place de confident.

Le papa est devenu chauffeur, la maman agente et manager à plein temps. Elle a fondé l’association  » Une ligne avec Carla  » afin de récolter fonds et sponsors.

Une implication familiale sans failles où le bien-être de Carla est primordial.

L’eau est son royaume, son exutoire, sa liberté.

Un milieu où la différence est effacée, où l’importance n’est que dans la performance.

Petite championne deviendra grande. Sa résilience la devance.

BIOGRAPHIE

Il y a des rencontres que l’on ne peut oublier. Un regard et le cours d’une vie peut changer.
La mienne a basculé le jour où je l’ai rencontrée.

Tapie dans l’ombre depuis ma plus tendre enfance, je ne lui ai vraiment accordé d’importance que le jour où elle est venue me chercher. Elle m’a tendu la main et une histoire est née.

J’ai durant ma scolarité cherché cette étincelle que j’avais dans le regard étant petite lorsque tout n’était qu’émerveillement. Grâce à elle je l’ai retrouvée et le monde me paraît de jour en jour étonnement fascinant.

Discrètement et timidement elle s’est initiée dans ma vie.

Mon année à la faculté Art du spectacle et audiovisuel de Metz m’aura enrichie et confortée dans mon choix de me consacrer pleinement à elle. Je veux la connaître dans les moindres détails, je veux la vivre comme elle-même peut vivre, je veux la comprendre et l’appréhender.

Cependant, cela ne suffisait pas à mes yeux…Mes deux années de BTS Photographie au Lycée Jean Rostand , m’auront révélée.
J’ai compris que mon avenir se jouerait ici, qu’elle ferait partie intégrante de ma vie. Les stages au sein du Journal L’Union et aux côtés de la photographe Françoise Huguier n’auront été qu’une confirmation de ma passion pour le reportage.

Il est temps pour moi aujourd’hui de prendre mon envol à ses côtés.

À nous deux maintenant chère photographie…