Olivier Avez – À 20 cm de l’âme

Olivier Avez, photographe nordiste amoureux de sa région, aime surprendre. Ses clichés sont remarquables par leur sensibilité. Dans l’objectif de cet artiste autodidacte, des scènes de vie commune prennent des dimensions de spectacles émouvants, et des passants anonymes deviennent des sujets puissants, voire parfois dérangeants.
Pour lui, chaque photo est une histoire à partager pour découvrir un lieu, une personne, une situation.
Shoots instinctifs mais aussi posés comme ces portraits de SDF.
Son crédo : donner à sa composition l’expression d’une émotion à partager.
Pour ce nouvel exercice, l’appareil photo en bandoulière, il a glané les attitudes, les postures de ces hommes et femmes de la rue, devant un magasin, sous un porche, ou ailleurs.
Il en a fait des portraits sans fard, sans mise en scène, loin des clichés photoshopés, lisses et maquillés. Il en ressort de très beaux visages.
Un bel hommage à tous ces invisibles rendus visibles, à qui il rend leur beauté, leur humanité.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : À 20 cm de l’âme

Chaque portrait est photographié à vingt centimètres du visage.
Comme j’étais tellement près de son visage, un de mes modèles m’a dit un jour, « Tu veux photographier mon âme ! », d’où le titre de cette série.

Étienne Mariaud – Crazy stripes

Étienne Mariaud, 34 ans, originaire d’Angoulême.

Passionné par la photographie depuis très jeune et depuis 5 ans, c’est en autodidacte que j’aime immortaliser certains moments de vie.
J’aime tout particulièrement la street photographie, mais j’ai un faible pour l’exercice de l’autoportrait.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Crazy stripes

Cette idée de série d’autoportraits a commencé en 2014 après une simple première photo prise un peu pour des essais et qui m’a tout de suite donné l’idée de continuer chaque semaine avec un nouvel autoportrait, en jouant avec des trompe l’œil , puis par la suite de ces photos, jouer avec les lignes de cette marinière, en essayant tout simplement de faire vivre cette marinière et lui donner sa propre histoire .


J’ai fait cette série pour le fun, j’ai toujours voulu rester décalé et dans une certaine forme d’humour !

Alexandre Sattler – Monde de beauté – éclats de joie

« Le voyage et l’immersion culturelle occupent une place déterminante dans les photographies et les documentaires sonores réalisés par Alexandre Sattler.

Né en 1980, Alexandre a grandi dans les montagnes. Son terrain de jeu était la forêt et les fermes avoisinantes. Très vite, il a développé le goût du vivant. Son amour de la nature l’a amené à suivre des études de naturaliste. Par soif de découverte, il décide de partir en Afrique à 20 ans, puis il rentre en France pour finir ses études d’accompagnateur en montagne et de guide naturaliste et reprend la route dès que possible. Alexandre décide en 2002 de partir 6 mois en Australie à la rencontre des peuples aborigènes. Il obtient une bourse de Jeunesse et Sport pour mettre en place une conférence diaporama sur les espèces animales et végétales australiennes.

Dès lors, les voyages et missions en tant qu’expatrié à l’étranger se sont enchaînés, sur les 10 dernières années. Alexandre, photographe voyageur humaniste, a été plus de la moitié de son temps sur les routes à la découverte de la planète et de ses habitants (Japon, Australie, Birmanie, Inde, Népal, Mongolie, Togo, Ghana, Russie, Corée, Laos, Vietnam, Bangladesh, Chine, Maroc, etc.). Dans ses nombreuses pérégrinations, Alexandre s’est toujours appliqué à partager ses expériences de vie à travers la photographie ou la création d’émissions radio.

En 2006, il fonde l’association Regard’Ailleurs, toujours dans l’idée de partager les différences qui nous éloignent et nous unissent.

Quand il est en France, il travaille pour une radio libre et se forme au journalisme pour les radios indépendantes. Il produit des documentaires sonores, interviews et reportages diffusés sur plus de 50 radios en France. Carbone Zéro et Regard’Ailleurs sont ses émissions diffusées les plus connues.

Que ce soit pour la photographie ou la radio, son studio est le terrain sur lequel il évolue avec son regard curieux et ses oreilles attentives aux rencontres et aux différences.

2014, 2015, 2017 finaliste du concours « Les photographies de l’année » dans la catégorie reportage.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Monde de beauté – éclat de joie

« L’exposition “éclats de joie” accompagne la sortie du livre du même nom. Le livre est le projet de deux citoyens du monde : Alexandre, photographe globe-trotter, et Stéphanie, petite plume intrépide.

Tous deux croient en une idée simple : aimer ce monde nous donne l’énergie de le rendre meilleur.

Vieille dame de l’éthnie des Xi en Chine dans la province du Yunann.

Les images colorées, pleines d’humanité d’Alexandre et la poésie lumineuse de Stéphanie s’unissent alors pour partager leurs plus belles émotions. Des sourires, des paysages, des regards, de l’amour et de la joie…

Alexandre part à la rencontre de cette joie que nous avons oubliée, dans sa sincérité. Les personnes qu’il photographie lui partagent ce qu’ils ont de plus vrai : leur cœur. Car c’est un véritable moment de complicité que cet artiste crée avant de prendre une image. Au-delà d’une simple photo, il saisit chaque instant dans la pureté de la relation.
C’est au travers de toutes les cultures qu’il a côtoyées qu’il nous livre aujourd’hui son bel ouvrage. De ces liens qu’il crée naturellement et avec bienveillance, Alexandre réapprend la joie et nous la transmet avec tendresse et poésie. »

MBirmanie, trois moines se promène dans une pagode avec leur ombrelle pour se protéger des rayons du soleil, au Myanar, dans la ville de Bagan

Sophie Bourgeix – L’autre regard

Sophie Bourgeix, photographe portraitiste

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Passionnée par l’humain, intriguée par les âmes, attirée par la lumière, Sophie met en image la personne, son regard, son sourire et probablement un peu les battements de son cœur. Sophie cherche avant tout à capturer une émotion.

Portrait de Sophie bourgeix

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : L’autre regard

Le projet l’Autre Regard évoque la beauté de nos différences, ou simplement la beauté de l’humain. Se plonger dans leur regard, pour y lire leurs émotions, nos émotions…

Ces portraits sont réalisés  au sein de l’Institut Médico Educatif « Le Colombier » de la Roque d’Anthéron. Un reportage dans le quotidien de cette institution, de l’acceptation de l’autre au moment d’intimité, pour arriver ensuite à cet instant de portrait. Regarder ou se laisser regarder, pour être transporter dans cet univers unique qui est le leur, le notre aussi.

L-autre Regard-1

L'autre Regard-2

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Antonio Gibotta – le voyage d’un pélerin

Antonio Gibotta est né à Avellino au mois d’août 1988, sa passion pour la photo se développe aux côtés de son père, lui-même photographe professionnel de distinction.

Diplômé en 2006, il transforme sa passion en profession, accumulant les expériences et les reportages. Il se forge une identité photographique, reflet de sa personnalité.Antonio Gibotta

Au cœur de son œuvre, notre commune humanité et les questions sociales. Il est primé à de nombreux concours internationaux.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Le voyage d’un pélerin

C’était ma deuxième expérience dans ce train lors d’un pèlerinage organisé par UNITALSI. C’est assez étrange, les patients considèrent ce voyage comme une fête. Ils y retrouvent de vieux amis rencontrés lors de voyages précédents, ils sourient ensemble, partagent leurs émotions. Ce reportage, c’est l’histoire d’Enzo, atteint de spasticité. Il est le pèlerin le plus âgé, un homme d’une grande gentillesse qui partage sont expérience avec tendresse et simplicité. Jour après jour, sa solitude le rend triste. Sa foi l’aide à se sentir aimé et elle lui permet de ne pas se sentir seul.


Reportage video sur le pélérinage d ‘Enzo

Reportage photo sur le pélérinage d’Enzo

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Antonio Gibotta : La Crémation en Inde

Jean-Daniel Guillou – La caravane amoureuse

Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : La caravane amoureuse

Notre société tend à nous diviser, à nous contraindre à fixer des normes. J’ai rencontré pourtant des personnes qui aspirent à expérimenter autre chose que la limitation et la souffrance inconsciente que la société consumériste nous plonge quotidiennement.

Marc Vella et sa caravane Amoureuse : des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons partent pour exprimer en musique leur émerveillement aux autres. C’est en Ethiopie, dans la vallée de l’Omo que nous avons rencontrés les ethnies Dorzé, Mursi, Konzo, Hamer, Karo, Marc se met au piano et la magie opère, les notes s’égrènent. Les enfants ont envie de danser, les farandoles se lancent. Hommes et femmes regardent puis jouent en duo avec Marc. La musique est un langage universel qu’hommes et femmes de tous pays comprennent.

La musique possède tellement d’effets positifs, bénéfiques provenant d’un langage affectif qui a des répercussions sur la globalité du corps, avec un lien direct au cœur. On écoute avec nos oreilles, mais on vibre avec l’ensemble de notre être. Tout comme un instrument, notre corps est une caisse de résonance servant à recevoir et amplifier les vibrations extérieures ; les rencontres, les émotions.

En ce début de 3ème millénaire, les hommes doivent encore faire bien du chemin avant de comprendre que tous, quelles que soient leurs différences, restent avant tout des êtres humains dignes du plus grand respect. S’il est difficile de s’aimer, il sera d’autant plus difficile d’aimer les autres.

La différence est encore trop souvent un obstacle aujourd’hui, afin que les hommes communiquent en toute simplicité. Elle deviendra vraiment une richesse lorsque chaque individu se rendra enfin compte qu’il ne peut prétendre faire partie de la meilleure race qui soit, qu’il ne peut prétendre croire le meilleur Dieu, qu’il ne mène pas la vie la plus exemplaire qui soit, qu’il ne détient pas à lui seul la vérité absolue. Ce jour-là n’est pas encore venu mais le monde de demain ne peut se construire en gommant les différences mais plutôt en les additionnant.

Il n’existe pas de baguette magique qui va tout solutionner mais j’ai vécu une exceptionnelle aventure en Ethiopie un « retour » dans le berceau de l’humanité. J’ai vécu des rencontres simples, puissantes et libératrices. Cette rencontre avec l’autre c’est accueillir ce qui est là pour nous, en ce moment, que ce soit du découragement, de la peine ou quelques belles émotions que ce soit. Ouvrons la porte de notre cœur et invitons ce qui est là. Laissons-nous toucher par les émotions qui nous habitent sans nous y attacher. Lorsque notre cœur est ouvert, prenons conscience de ce qui est là et acceptons cette émotion, ressentons-là avec délicatesse et légèreté. Ne cherchons pas à nous débarrasser de quoique ce soit. Soyons présent et laissons là nous toucher. Il n’y a rien à faire. C’est la présente aimante qui accueille tout en son sein.

C’est que du bonheur ! comme dit mon ami Pierrot.D

Marc Vella, a parcouru avec son piano environ 200000 km sur les chemins de plus de quarante pays pour célébrer l’humain. Il a reçu de nombreuses récompenses, prix de Composition à Paris en 1985 et 1er prix de Composition à Rome au TIM en 1999. Conférencier et écrivain, il est le créateur des concerts d’émergence et donne régulièrement des Master Class. Concepteur de la caravane amoureuse entrant dans la décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix avec comme chef de file : L’UNESCO. Il emmène avec lui des personnes pour dire je t’aime aux autres.

Jean-Daniel Guillou / Faïza photographie

Jean-Daniel Guillou expose au festival depuis 2015. Retrouvez ces anciens reportages et sa biographie en suivant les liens ci-dessous.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 de J-D Guillou : Sara la Kali
EXPOSITION BARROBJECTIF 2014  de J-D Guillou : Le petit Gaël
EXPOSITION BARROBJECTIF 2013  de J-D Guillou : Toutes à l’école, Happy Chandara
EXPOSITION BARROBJECTIF 2012 de J-D Guilou : Les yeux du monde

Vincent Lévrier – Arizo

Afin de planter un décor, il faut se déplacer à Angers. Vincent LEVRIER est né en 1990. Fils d’un père militaire de carrière et d’une mère nourrice, Vincent grandira au grès des déplacements familiaux et à ses retours dans le Poitou Charente.

C’est en 2001 qu’il assiste sans le vouloir à la naissance d’une nouvelle personnalité grâce aux archives photographiques de son père. Avec un appareil photo compact il se lance dans la prise des clichés sans idées préconçues, sans tutelle et surtout sans limite. Aujourd’hui, installé à LILLE, Vincent partage ces photographies mais aussi son regard. Qui saisit dans leurs suspensions, leurs mouvements, le visage et le corps des femmes et des hommes qui illustrent un temps que d’autres n’auraient pas connu.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Arizo

Arizo – (Langage urbain anglo saxon)

Nom féminin – Jeune et belle femme qui souhaite séduire et être séduite par tous les hommes….

 

 

 

 

Cette exposition photographie raconte l’histoire d’une perte et d’une destruction amoureuse d’une jeune femme en mal d’identité et d’amour.
Atteinte au plus profond de son âme.

 

 

ARIZO est un rappel de la fugacité de la vie, où l’encre coule et s’écoule…

Anne-Sophie Mauffré-Rochelet – C’est votre enfant ? Sur les chemins de l’handiparentalité

Anne-Sophie-MauffreAnne-Sophie Mauffré-Rochelet est née à Paris en 1972, étudie à l’école supérieure Estienne et développe ensuite à Prisma Presse pendant une dizaine d’années, ses compétences techniques comme chef de fabrication dans différents magazines. À l’aube de ses 30 ans, alors qu’une marée noire menace les îles Galapagos, Anne-Sophie boucle son sac et part faire un tour du monde en solitaire, voyage qui change sa vie.  Suivre son instinct, rencontrer, voir, témoigner… Dès son retour en France, se libérer du temps pour se nourrir de belles rencontres de hasard devient une douce évidence. Le métier de photographe s’impose alors à elle. Régine David, sa voisine et grand-mère adoptive, artiste peintre parisienne et atteinte de troubles de la mémoire, devient son premier reportage intimiste, d’où est tiré un livre, «Souvent, Régine oublie», témoignage visuel et sonore qui lui permet par la suite de trouver ses premières missions photographiques en économie sociale et solidaire, notamment avec des premières commandes institutionnelles évoquant les carrières médico sociales, le maintien à domicile, le handicap moteur et sensoriel.

La vocation profonde d’Anne-Sophie est celle de raconter des jolies histoires, simples et vraies. Son éthique n’est pas de faire du spectaculaire mais de rendre compte de la vie quotidienne des hommes. Depuis un reportage réalisé sur Thich Nhat Hanh et la communauté bouddhiste du Village des Pruniers à Thénac en Dordogne, puis une immersion 24h/24 parmi les résidents dans un EPHAD en Bourgogne avec une vieille chambre photographique datant du 19ème siècle, photographier devient pour elle un vrai temps de prière et de méditation. S’investir depuis 1 an dans le projet Handiparentalité à Bordeaux est une vraie source de joie pour elle. Anne-Sophie vit actuellement à Bergerac avec son mari et leurs deux petits garçons.Portrait Anne -Sophie Mauffré

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : C’est votre enfant ? Sur les chemins de l’handiparentalité

Sage femme vivant en fauteuil roulant, Béatrice Idiard Chamois crée à l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM), à Paris, la première consultation française d’obstétrique, dédiée aux femmes en situation de handicap moteur ou sensoriel. En écoutant une émission à la radio sur son parcours, je décide de la rencontrer sur son lieu de travail. Sa spontanéïté est telle qu’elle me met immédiatement en contact avec Florence Mejecase Neugebauer, maman d’un enfant, et présidente de l’association Handiparentalité en Aquitaine (33). Florence a elle aussi créé un lieu d’entraide spécifique pour les parents en situation de handicap moteur ou sensoriel au sein du Centre papillon, lieu associatif déjà existant sur Bordeaux pour les parents valides. Cette structure unique est composée de professionnels de la petite enfance, de la santé et de la justice. L’association met en outre à disposition le prêt de matériel de puériculture adapté ou adaptable.
Florence vit à 100 à l’heure dans son fauteuil roulant avec sa maladie des os de verre, elle donne des conférences, rencontre les partenaires, a toujours un mot gentil au téléphone pour 
aider les parents à surmonter leurs propres doutes et à s’affranchir davantage du regard des gens. Florence, épaulée par sa collègue puéricultrice, accompagne avec joie les parents à trouver des solutions très pratiques comme l’aménagement de leur environnement avec l’arrivée de bébé.

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L’idée du projet photographique se pose très naturellement entre femmes devenues mamans. Notre désir est de briser les idées préconçues sur le handicap et la parentalité. Je commence alors à me rendre régulièrement chez AdelineFlorenceAntinéaJessica et Valérie, des Mam’handis pétillantes et militantes ! Ce travail débuté depuis un an est dévoilé à Barrobjectif en commençant par la vie de Florence et aussi celle d’Adeline, une autre femme pleine d’énergie, professeure d’allemand et maman de deux enfants, dont une petite fille née au tout début du projet.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Anne-Sophie Mauffré : Souvent, Régine oublie

Loïc Mazalrey – Prêtres d’aujourd’hui

PretresDAujourdhui-surfeur©MAZALREYLoïc Mazalrey est né le 25 Juin 1985 à Bergerac. Nourri enfant par la passion d’un père photographe, Loïc, très tôt abandonne son premier métier de paysagiste pour se consacrer à l’âge de 24 ans exclusivement à la photographie.

Photographe de news au Journal Sud-ouest en Dordogne, il alterne avec joie et habileté photographies d’actualité locale et reportages intimistes de gens ordinaires. Formé sur le terrain, autodidacte, il aime avant tout être la mémoire des mondes qui vacillent. Ses premiers essais photographiques ont reçu de nombreux prix à des concours amateurs et professionnels mais aussi des coups de coeurs dans la presse spécialisée.
Certaines photos artistiques, comme celles de sa compagne Emilie sont exposées dans des galeries parisiennes. « Léo et Jeanine » est son premier sujet personnel, il obtiendra le Grand Prix d’Auteur de la Fédération Photographique de France avec ce sujet.
Il est maintenant membre de l’agence Dalam depuis 2014.
Loïc Mazalrey à exposé à Barrobjectif en 2013.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 :  Prêtres d’aujourd’hui

Qui sont les prêtres du 21ème siècle ? Des hommes dévoués à l’Eglise, qui gardent un lien fort avec le monde qui les entoure. Certains, pour ne pas dire beaucoup, nourrissent même des passions qui ne lassent pas de surprendre. Christophe aime le surf, Philippe, l’aviation, Patrick, la moto. Christian s’éclate à la radio quand Emmanuel collectionne les tracteurs. Tous vous diront qu’aimer Dieu n’est pas incompatible avec une passion, bien au contraire : on peut aimer le Créateur, le servir et cultiver son jardin secret. Bien souvent, on en ressort même plus fort et plus proche de ses contemporains.PretresDAujourdhui©MAZALREY-Loïc Être prêtre, bien plus aujourd’hui qu’hier, c’est vivre avec ses concitoyens et échapper au huis-clos. A quoi cela tient-il ? Peut-être à des parcours de vie, des cheminements personnels qui ne sont plus aussi rectilignes que par le passé… À l’image de Philippe, ancien pilote de chasse dans l’armée française, ou encore de Patrick qui a vécu en concubinage aux Etats-Unis, de plus en plus de prêtres ont mené des vies « ordinaires », plus ou moins éloignées de la religion, avant d’entrer dans l »Église. L’appel de Dieu, souvent tardif, n’en a été que plus fort et sincère. Mais, reste en eux, comme un legs de leur passé, cet indéfectible désir de compréhension de l’autre, cette envie d’aller vers lui et de lui tendre la main.PretresDAujourdhui-critique-cinema©MAZALREYjpg EXPOSITION BARROBJECTIF de Loïc Mazalrey en 2013 : Le Paysan Tarnais

Dorothy Shoes – Django du voyage

portrait Dorothy Shoes

Dorothy Shoesnée en 1979 est photographe professionnelle.

Venant du monde du théâtre, d’un premier cursus de comédienne, mon travail mélange le travail de reportage et de témoignage social avec celui de mise en scène plasticienne créant ainsi une signature singulière. Montrer autrement, décaler le connu de son assise pour le mettre face à une nouvelle lecture.

Impliquée depuis toujours auprès des personnes mises en marge de notre société, j’ai à de nombreuses reprises travaillé auprès de personnes handicapées mentales et moteurs mais également en prison auprès de mineurs et d’adultes. Aujourd’hui je termine la série « ColèresS Planquées », l’anagramme de sclérose en plaques.

      • 2010 : 1er prix national « La Bourse du Talent Portrait »
      • 2010 : Lauréate « Aide à la Création » DRAC Centre
      • 2010 : 1er prix national « Parole photographique »
      • 2011 : Admission à « La Cité Internationnale des Arts » de Paris
      • 2011 : Parution du livre « Django du Voyage » aux éditions du Rouergue
      • 2014 : Lauréate « Aide à la Création » DRAC Centre
      • 2015 : Sélectionnée pour « la Triennale d’Art Contemporain » Vendôme
      • 2016 : Parution du livre « ColèresS Planquées » aux éditions Actes Sud

Expositions solo & collectives 2008-2016 : Paris, Barcelone, Moscou, Montréal,  New York, Colombo, Jakarta, Acra, Kiev et dans de nombreuses villes françaises.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Django du voyage

 

Django du voyage (17)

Si j’ai choisi de présenter cette série plutôt qu’une autre c’est pour offrir un nouveau regard sur ces personnes de communauté tzigane qui, depuis la nuit des temps, subissent leur mauvaise réputation, notamment en milieu champêtre.
Ce serait pour moi une bien belle victoire humaine que d’emmener Django « le voleur de poules » dans une ferme pour réconcilier tout du moins le temps de l’exposition gitans et paysans.

Été 2010, notre pays recule encore, le gouffre dans le dos, la chute est pour bientôt.
Alors que l’actualité concernant les gens du voyage est terrifiante, j’ai décidé d’aller trouver Django, sur son camp (de communauté gitane) et de lui prêter ma voix.
J’ai invité Django dans mon imaginaire, Django m’a invitée dans sa réalité.
A nous deux, nous avons parlé ce langage de cœur et d’écho.
Les photos de Django sont une rencontre, un échange, un partage..
Un lien… presque clandestin dans la fissure du mur.
– Tu vois la route ?
Sur cette route, il y a un chemin, tu vois, un chemin qui se précipite à droite vers les arbres. Prends-le.
Et puis il y aura un tournant, un deuxième, des herbes hautes, puis un pont où passent les trains.
Nous dormons juste là, sous le ventre des trains.
J’aime cette adresse.

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